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A La Réunion, Borne soigne les élus et évite les casseroles | TV5MONDE

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Des annonces pour La Réunion, et quelques manifestants munis de casseroles tenus à distance par un imposant dispositif de sécurité: Élisabeth Borne a entamé jeudi sa première visite outre-mer, trois jours à La Réunion visant encore et toujours à tourner la page de la réforme des retraites.

Pour cette première incursion ultramarine près d’un an après son arrivée à Matignon, l’objectif est limpide: aborder des sujets de “vie quotidienne”, y apporter des solutions “concrètes”, et démontrer que l’exécutif sait travailler avec les élus locaux, toutes tendances confondues, “dans l’intérêt général”, loin des négociations insolubles à l’Assemblée nationale.

La Première ministre est arrivée peu après 07h00 heure locale (05h00 heure de Paris) à Saint-Denis-de-La-Réunion. Le cortège a quitté l’aéroport sous un imposant dispositif policier, évitant les quelques dizaines de manifestants qui attendaient son arrivée.

Après un dépôt de gerbe au Monument aux morts de Saint-Denis, Mme Borne a pris la route verdoyante de Salazie, au centre de l’île. Au programme: la visite du projet Meren (aménagement hydraulique) lancé par le département.

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La Première ministre a annoncé un soutien de l’État à hauteur de 30 millions d’euros, s’attirant les “sincères remerciements” du président du département, Cyrille Melchior.

Rebelote une heure plus tard au Conseil régional, avec les “belles annonces” saluées par la présidente Huguette Bello, une proche de Jean-Luc Mélenchon : poursuite en 2024 du plan d’investissement dans les compétences pour les demandeurs d’emploi, et 60 millions d’euros pour soutenir un lycée des métiers de la mer, et un projet sur le tourisme vert.

Les casseroles, “pas constructif”

A Salazie, une des communes les plus pauvres de La Réunion, Mme Borne a également inauguré une maison France Service. Elle s’est ensuite entretenue avec des élus et des habitants.

De nombreux sujets –désenclavement, logement, agriculture, transports publics scolaires– ont été évoqués au cours d’une heure d’échanges polis.

Les opposants et leurs casseroles sont maintenus à bonne distance. Un dispositif de sécurité digne d’un siège entourait le Conseil départemental, pour une trentaine de manifestants.

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Devant la préfecture, où Mme Borne s’est rendue en début de soirée, une vingtaine de personnes munies de casseroles et de cornes de brume ont été repoussées sans heurts par les forces de l’ordre.

“On a combattu pendant trois mois cette réforme des retraites non seulement pare qu’elle est injuste, mais aussi parce qu’ici à La Réunion, la pauvreté, la misère, les bas salaires, le mal-logement sont légion. Et ne pas entendre la parole de la population est injuste et indigne”, a déclaré, parmi eux, Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale de la FSU.

“Je suis à la disposition de l’intersyndicale si elle souhaite qu’on puisse parler. S’il s’agit de taper sur des casseroles, ce n’est pas très constructif”, a déclaré la Première ministre, balayant les critiques d’un déplacement sous cloche.

Entre cérémonies et entretiens officiels, séquences dédiées à l’écologie, au logement, à l’emploi ou à l’agriculture, un intense programme continuera de rythmer la visite de Mme Borne, accompagnée de quatre ministres: Christophe Béchu (Transition écologique), Marc Fesneau (Agriculture), Olivier Klein (Logement) et Jean-François Carenco (Outre-mer).

Mayotte pas prévu

Vendredi, elle rencontrera notamment le groupe de dialogue interreligieux de La Réunion. Une partie de la journée sera ensuite consacrée au RSA et au projet “France Travail”, bientôt à l’Assemblée, dont La Réunion est un des départements expérimentateurs.

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Quelque 230.000 des 860.000 habitants de La Réunion perçoivent le RSA.

Sans majorité absolue à l’Assemblée, fragilisée par l’utilisation du 49.3 sur les retraites, Élisabeth Borne affronte une équation politique des plus incertaines, nantie d’une nouvelle feuille de route gouvernementale imposante et mouvante -l’exécutif a une nouvelle fois changé de calendrier sur le volet immigration- et d’une clause de revoyure présidentielle fixée au 14 juillet.

C’est cette feuille de route, qui s’étend au delà des “cent jours” décrétés par le chef de l’État, que Mme Borne exposera à La Réunion. En amont d’un Comité interministériel sur l’outre-mer prévu “dans les prochaines semaines”, selon Matignon.

En revanche, selon Matignon, pas d’incursion prévue à Mayotte où se poursuit l’opération “Wuambushu” menée par les autorités françaises pour déloger des bidonvilles des sans-papiers, en grande majorité venus des îles voisines des Comores.

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En politique, les maires mères grandes oubliées des institutions | TV5MONDE

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En politisant la question du congé maternité des élues comme avant elle plusieurs députées, la maire écologiste de Poitiers Léonore Moncond’huy a réveillé un angle mort de la vie politique française, alors que le Sénat débat mardi d’un “statut de l’élu local”.

Avec seulement 20% de femmes, les exécutifs municipaux ont du mal à faire une place aux élues, malgré leur forte progression (45%) dans les conseils depuis la loi sur la parité en 2000.

Elue en 2020 maire de Poitiers, 90.000 habitants, Léonore Moncond’huy prévoit de prendre deux mois de congé maternité mi-mars.

Quelle ne fut pas sa surprise en constatant que non seulement son remplacement n’était pas garanti, mais que ses revenus seraient en plus sérieusement réduits.

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A l’Assemblée, la députée écologiste Eva Sas et l’Insoumise Mathilde Hignet avaient déjà alerté avant elle sur le fait que la maternité ne leur ouvrait aucun droit au remplacement.

Interpellée par la maire de Poitiers, la ministre chargée des Collectivités territoriales, Dominique Faure, a reconnu que les communes ne pouvaient pas mettre en place de “complément employeur” pour maintenir le niveau de rémunération des élues ayant interrompu leur activité professionnelle. “Une évolution législative (…) est donc nécessaire”, a-t-elle assuré.

Quant au remplacement, le code du travail prévoit un “droit à suspension du contrat de travail” pour l’élu chargé de l’intérim. Mais les textes ne sont pas limpides, rapporte le site “Maire info”.

Sur le terrain, les anomalies ne manquent pas. “Certains organismes de sécurité sociale n’attribuent pas d’indemnités journalières aux maires en congé maternité, considérant qu’elles continuent d’exercer leur mandat”, note Daniel Cornalba, membre de l’Association des petites villes de France (APVF).

“Trois vies”

“Les dispositions pour les gardes d’enfant et les autorisations d’absence d’une entreprise sont notoirement insuffisantes aujourd’hui”, abonde la députée PS Christine Pirès-Beaune.

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Elue elle aussi en 2020, la maire de Châtel-en-Trièves (Isère) Fanny Lacroix évoque une “charge mentale intenable” pour les jeunes élues.

“Malgré l’évolution de la société, ce sont encore les femmes qui assument l’organisation familiale et c’est compliqué d’avoir trois vies, une vie familiale, une vie professionnelle et une vie d’élue”, témoigne-t-elle.

Une situation d’autant plus compliquée dans les petites communes, où le faible niveau des indemnités oblige à conserver une activité professionnelle.

“Avec 900 euros nets par mois, j’ai voulu continuer à exercer mon activité, mais j’ai tenu deux ans avant un arrêt maladie”, poursuit Fanny Lacroix, séparée et mère de deux enfants, qui réclame le droit des maires “à pouvoir vivre leur vie de mère”.

“Etre une femme et avoir des enfants est un angle mort du monde politique depuis fort longtemps”, reconnaît la politologue Mariette Sineau, co-autrice de “Femmes et République”, rappelant que la France “fait partie des pays où la politique, tant sous la royauté que la République, a été longtemps un univers exclusivement masculin”.

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“Il reste un plafond de verre pour les élues locales qui se demandent toujours si elles pourront concilier leur vie de famille avec leur engagement politique de maires”, rappelle Johanna Rolland, maire PS de Nantes et présidente de l’association France urbaine.

A deux ans des municipales, le gouvernement entend redonner de l’attractivité aux mandats en s’appuyant sur deux initiatives parlementaires pour créer un “statut de l’élu local”.

“Nous avons comme objectif de permettre au maximum de citoyens de se présenter, quel que soit leur sexe, leur âge ou leur catégorie socioprofessionnelle”, préfère souligner Françoise Gatel, rapporteure d’un premier texte examiné mardi au Sénat.

Certaines voix plaident pour aller plus loin et professionnaliser la fonction d’élu en l’assortissant d’une limitation du cumul dans le temps.

Mais pour Delphine Dulong, professeure de science politique à l’Université Paris 1, “il y a en France une difficulté à reconnaître que le mandat électif peut être potentiellement aussi chronophage que n’importe quel autre job”.

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Avoir des élus représentatifs de la société est pourtant “un vrai enjeu démocratique”, observe Daniel Cornalba, rappelant que les maires affichent une moyenne d’âge de 60 ans.

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A Prague, Macron appelle les alliés de l’Ukraine à ‘ne pas être lâches’ | TV5MONDE

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Emmanuel Macron a appelé mardi à Prague les alliés de l’Ukraine à “ne pas être lâches” face à une Russie “devenue inarrêtable”, semblant assumer ses propos controversés sur la possibilité d’envoyer des troupes occidentales dans ce pays en guerre.

“Nous abordons à coup sûr un moment de notre Europe où il conviendra de ne pas être lâches”, a lancé le président français au début de sa visite en République tchèque. “On ne veut jamais voir les drames qui viennent”, a-t-il prévenu devant la communauté française.

Il a évoqué “des puissances devenues inarrêtables” qui “sont en train d’étendre la menace chaque jour, de nous attaquer nous mêmes davantage”. “Il nous faudra être à la hauteur de l’Histoire et du courage qu’elle implique”, a-t-il insisté.

La visite en République tchèque vise à mettre en scène son “attention particulière” portée à l’Europe centrale, a expliqué son entourage à la presse.

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A un moment où il semble de plus en plus vouloir imposer son leadership dans le soutien à Kiev et le bras de fer avec la Russie, il va rencontrer son homologue Petr Pavel, qu’il avait reçu à Paris en décembre. Et signer avec le Premier ministre Petr Fiala un plan d’action 2024-2028 pour le partenariat stratégique bilatéral dans lequel “les questions de défense seront clés” dans le contexte de guerre actuel, a-t-il dit.

“Ambiguïté stratégique”

Emmanuel Macron se sait attendu. Au cours d’une conférence internationale le 26 février au palais présidentiel de l’Elysée, il avait semé le trouble parmi les autres alliés de Kiev en assumant une “ambiguïté stratégique” pour que le président russe Vladimir Poutine sache que tout sera fait pour l’empêcher de “gagner cette guerre”.

Il a alors expliqué que l’envoi en Ukraine de militaires occidentaux ne pouvait pas “être exclu” à l’avenir, même s’il a reconnu qu’il n’existait pas de “consensus” à l’heure actuelle. Le gouvernement français a ensuite précisé qu’il s’agirait de missions non combattantes.

Mais des Etats-Unis à l’Allemagne en passant par la grande majorité des autres alliés, les dirigeants se sont succédé pour se démarquer des propos du président français et assurer qu’il n’était pas question d’envoyer des soldats sur le sol ukrainien, offrant une image de division dans le camp occidental.

Vladimir Poutine a lui mis en garde contre une “menace réelle” de guerre nucléaire en cas d’escalade.

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“Nous ne sommes pas en guerre contre le peuple russe et nous refusons d’entrer dans une logique d’escalade”, a répondu à distance Emmanuel Macron dans le journal tchèque Pravo, tout en assumant de lancer ce “débat” sur “tout ce qu’il est possible de faire pour soutenir l’Ukraine”.

Il y a une semaine, il avait esquissé plusieurs pistes pour renforcer l’appui militaire fourni à l’armée ukrainienne, qui essuie des revers sur le front.

Parmi ces solutions figure une initiative tchèque visant à acheter des munitions hors Union européenne, en raison de la pénurie actuelle qui complique la vie des soldats ukrainiens sur le champ de bataille, pour ensuite les leur livrer.

Dès la mi-février, Petr Pavel avait évoqué quelque 800.000 munitions qui pourraient être envoyées en Ukraine “en quelques semaines” si les financements nécessaires (1,5 milliard de dollars, selon le Financial Times) étaient rassemblés.

Longtemps réservé, Emmanuel Macron a annoncé la semaine dernière que son pays participerait à cette initiative mais sans chiffrer sa contribution, contrairement à d’autres Etats comme les Pays-Bas qui ont promis 100 millions d’euros. Les autorités tchèques espèrent qu’il le fera mardi.

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La visite “sera l’occasion de discuter de cette initiative” et éventuellement d’apporter ces “précisions”, s’est borné à dire un conseiller français. Tout en relativisant la portée de ce mécanisme “ad hoc” et “d’urgence” sur la base de participations “bilatérales”, tandis que Paris plaide toujours pour que l’argent européen serve à financer la production d’armes au sein de l’Union européenne, au nom de sa souveraineté et du développement de son industrie de défense.

Sur le plan économique, sa visite vise aussi à appuyer la candidature du groupe d’électricité français EDF qui ambitionne de rafler le marché d’un programme nucléaire civil tchèque pouvant inclure la construction de jusqu’à quatre réacteurs.

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Statut de l’élu local: le Sénat veut lutter contre la crise des vocations | TV5MONDE

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Inquiet face aux démissions en pagaille à deux ans des élections municipales, le Sénat examine mardi un texte sur le “statut de l’élu local” pour encourager les vocations, une initiative parlementaire qui cohabite avec une proposition concurrente à l’Assemblée nationale.

“Si nous voulons garder cette force de l’engagement local dans notre pays, il est urgent d’agir”. La sénatrice centriste Françoise Gatel (UDI) défend dans l’hémicycle une proposition de loi soutenue par toutes les sensibilités politiques: 309 des 348 sénateurs l’ont signée, dont l’intégralité des présidents de groupe parlementaire !

La gauche comme la droite, majoritaire au Sénat avec ses alliés centristes, partagent en effet un constat alarmant. Au 31 janvier 2024, plus de 4% des maires élus en 2020 avaient démissionné, rattrapés par la lassitude, l’insécurité ou le manque de reconnaissance financière.

“Si on veut donner l’envie à certains de s’impliquer pour 2026, il nous faut rassurer sur l’entrée dans la vie d’élu, l’exercice du mandat et la sortie éventuelle”, résume la sénatrice Les Républicains Jacqueline Eustache-Brinio.

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Le texte, issu de travaux menés de longue date par la chambre des territoires, s’attaque ainsi à ces trois pans de la vie d’élu – avant, pendant et après – en instaurant un véritable statut.

Congé maternité

Outre la question des indemnités, dont les sénateurs veulent augmenter les plafonds, la chambre haute entend faciliter la conciliation entre l’exercice du mandat et celui d’une activité professionnelle.

Ainsi, elle propose de doubler la durée du “congé électif” pour les candidats aux élections locales, le portant à 20 jours. Et de créer un label “Employeur partenaire de la démocratie locale” avec des réductions d’impôt à la clé pour les entreprises employant des élus.

Les plaintes récentes de la maire écologiste de Poitiers Léonore Moncond’huy, qui a dénoncé une perte de revenus lors d’un congé maternité à venir en raison de l’impossibilité de cumuler ses indemnités journalières avec une partie de ses indemnités de fonction, s’inviteront aussi dans l’hémicycle.

“Nous proposons de corriger ce dispositif avec une approche universelle pour qu’il n’y ait pas de baisse de revenus dans le cas où l’élu est empêché”, détaille Françoise Gatel, citant le congé maternité mais aussi l’arrêt maladie, le congé d’adoption, de paternité ou l’accident du travail.

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Mais pour résister à la censure constitutionnelle, la mesure devra être soutenue par le gouvernement en raison des dispositifs constitutionnels limitant le champ d’action du Parlement lorsqu’il crée de nouvelles dépenses pour l’Etat.

Cela devrait être le cas: dans une lettre à l’édile de Poitiers, la ministre déléguée aux Collectivités territoriales Dominique Faure a promis qu’une “évolution législative” serait défendue sur le sujet, laissant présager un accord avec l’exécutif.

Guerre de chambres

L’amélioration du “statut de l’élu” fait partie des chantiers lancés par le Premier ministre Gabriel Attal, qui a indiqué vouloir s’appuyer sur les travaux parlementaires en cours.

“Quand (les) violences s’ajoutent aux lourdeurs du mandat, à l’addition des normes qui contraignent de plus en plus l’action des élus, parfois malheureusement, certains baissent les bras”, a souligné M. Attal fin janvier.

Transpartisan, le dossier suscite même une certaine concurrence entre les deux chambres du Parlement, car une proposition de loi similaire est en attente d’examen à l’Assemblée nationale.

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Portée par Violette Spillebout (Renaissance) et par le communiste Sébastien Jumel, cette initiative se retrouve doublée par celle du Sénat, alors qu’une source parlementaire de l’Assemblée assure qu’un “accord informel” avait été scellé pour que les députés aient la priorité sur le texte.

“On ne nous a jamais demandé quoi que ce soit”, réplique Françoise Gatel. “On n’est pas dans une logique de compétition, mais cela fait des mois que nous travaillons dessus. Je n’ai pas d’égo ni d’état d’âme”, ajoute la sénatrice UDI, la référente N.1 sur les Collectivités territoriales au Sénat.

“Les deux propositions s’enrichissent mutuellement. Ce qui nous guide, c’est l’intérêt des élus”, arbitre auprès de l’AFP Dominique Faure, attendue au banc mardi.

Autre volet législatif sur les élus, un texte renforçant les sanctions prévues en cas de violence contre des élus locaux a déjà été adopté par les deux chambres du Parlement ces dernières semaines.

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A Prague, Macron doit préciser sa position sur l’Ukraine et les munitions | TV5MONDE

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Emmanuel Macron se rend mardi à Prague où il devrait préciser son soutien à une initiative tchèque en vue d’acheter des munitions non européennes pour l’Ukraine et écarter toute “logique d’escalade” après ses propos controversés sur la possibilité d’envoyer des troupes occidentales dans ce pays en guerre.

La visite en République tchèque vise à mettre en scène cette “attention particulière” portée à l’Europe centrale par le président français, a expliqué son entourage à la presse.

A un moment où il semble de plus en plus vouloir imposer son leadership dans le soutien à Kiev et le bras de fer avec la Russie, il va rencontrer son homologue Petr Pavel, qu’il avait reçu à Paris en décembre et avec lequel il va donner une conférence de presse en début d’après-midi. Et signer avec le Premier ministre Petr Fiala un plan d’action 2024-2028 pour le partenariat stratégique bilatéral.

Emmanuel Macron se sait attendu. Au cours d’une conférence internationale organisée le 26 février au palais présidentiel de l’Elysée, il avait esquissé plusieurs pistes pour renforcer l’appui militaire fourni à l’armée ukrainienne, qui essuie des revers sur le front, face à ce qu’il a dénoncé comme un “durcissement” du Kremlin.

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Plus de 25 pays, essentiellement européens, doivent maintenant détailler ces solutions nouvelles, toujours sous la houlette de la France, et le président français doit ensuite se rendre d’ici à la mi-mars en Ukraine.

Parmi les idées qui ont pris la lumière à Paris la semaine dernière figure une initiative tchèque visant à acheter des munitions hors Union européenne, en raison de la pénurie actuelle qui complique la vie des soldats ukrainiens sur le champ de bataille, pour ensuite les leur livrer. Dès la mi-février, Petr Pavel avait évoqué quelque 800.000 munitions qui pourraient être envoyées en Ukraine “en quelques semaines” si les financements nécessaires (1,5 milliard de dollars, soit 1,38 milliard d’euros, selon le Financial Times) étaient rassemblés.

“Ambiguïté stratégique”

Longtemps réservé, Emmanuel Macron a annoncé la semaine dernière que son pays participerait à cette initiative mais sans chiffrer sa contribution contrairement à d’autres Etats comme les Pays-Bas, qui ont promis 100 millions d’euros. Les autorités tchèques espèrent qu’il le fera mardi.

La visite “sera l’occasion de discuter de cette initiative” et éventuellement d’apporter ces “précisions”, s’est borné à dire un conseiller français. Tout en relativisant la portée de ce mécanisme “ad hoc” et “d’urgence” sur la base de participations “bilatérales”, tandis que Paris plaide toujours pour que l’argent européen serve à financer la production d’armes au sein de l’Union européenne, au nom de sa souveraineté et du développement de son industrie de défense.

Mais il y a une semaine, Emmanuel Macron a aussi semé le trouble parmi les autres alliés de Kiev.

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En appelant à un “sursaut” des Occidentaux, il a voulu rétablir une “ambiguïté stratégique” pour que le président russe Vladimir Poutine sache que tout sera fait pour l’empêcher de “gagner cette guerre”.

Et il a donc expliqué que l’envoi en Ukraine de militaires occidentaux ne pouvait pas “être exclu” à l’avenir, même s’il a reconnu qu’il n’existait pas de “consensus” à l’heure actuelle. Le gouvernement français a ensuite précisé qu’il s’agirait de missions non combattantes.

Mais des Etats-Unis à l’Allemagne en passant par la grande majorité des autres alliés, les dirigeants se sont succédé pour se démarquer des propos du président français et assurer qu’il n’était pas question d’envoyer des soldats sur le sol ukrainien, offrant une image de division dans le camp occidental.

Vladimir Poutine a quant à lui mis en garde contre une “menace réelle” de guerre nucléaire en cas d’escalade.

“Nous ne sommes pas en guerre contre le peuple russe et nous refusons d’entrer dans une logique d’escalade”, a répondu à distance lundi Emmanuel Macron dans un entretien au journal tchèque Pravo, tout en assumant de lancer ce “débat” sur “tout ce qu’il est possible de faire pour soutenir l’Ukraine”.

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Sur le plan économique, sa visite vise aussi à appuyer la candidature du groupe d’électricité français EDF qui ambitionne de rafler le marché d’un programme nucléaire civil tchèque pouvant inclure la construction de jusqu’à quatre réacteurs.

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La France devient le premier pays au monde à inscrire l’IVG dans sa Constitution | TV5MONDE

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Un vote pour l’Histoire: la France est devenue lundi le premier pays au monde à inscrire explicitement dans sa Constitution l’interruption volontaire de grossesse (IVG), après une approbation très large du Parlement réuni en Congrès au Château de Versailles, saluée par une longue ovation.

Sous un tonnerre d’applaudissements, la résidence des rois de France et son gigantesque hémicycle ont vibré au moment où députés et sénateurs ont parachevé l’examen de cette révision constitutionnelle historique, fruit d’une bataille politique et féministe engagée de longue date.

Le consensus a été massif, avec un vote favorable de 780 parlementaires, contre seulement 72 voix opposées, issues essentiellement de la droite et de l’extrême droite. Un score de près de 92% des suffrages exprimés, bien plus que la majorité des trois cinquièmes requise pour modifier le texte suprême.

“La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse”. Introduite à l’article 34 de la Constitution, cette phrase fait de la France une pionnière dans le monde avec une référence aussi claire à l’IVG dans son texte fondamental, à rebours de plusieurs pays où le droit à l’avortement recule, aux Etats-Unis comme en Europe de l’Est.

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“Fierté française, message universel”, a écrit sur X Emmanuel Macron, invitant les Français à une symbolique cérémonie de scellement de la Constitution “ouverte au public” le 8 mars, journée internationale des droits des femmes.

Le Premier ministre Gabriel Attal a salué “une étape qui restera dans l’Histoire” et “une deuxième victoire pour Simone Veil”. “La France est fidèle à son héritage (…) patrie des droits de l’homme et aussi et surtout les droits de la femme”.

“Moment magique”

L’annonce des résultats du vote par la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, première femme à présider le Congrès, a causé une explosion de joie sur les fauteuils rouge vif de l’hémicycle et sur la place du Trocadéro à Paris, où plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées pour visionner les débats sur écran géant, fumigènes et drapeaux à la main.

Pendant que plusieurs parlementaires entonnaient l’hymne des femmes dans l’hémicycle, la Tour Eiffel s’est mise à scintiller, affichant des messages féministes en plusieurs langues.

Mme Braun-Pivet a fait part de sa “fierté pour toutes les femmes qui se sont battues” pour le droit à l’avortement.

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Signe de la dimension planétaire de ce vote, le Vatican a vivement critiqué l’inscription de l’IVG dans la loi fondamentale française, arguant qu’il “ne peut y avoir de +droit+ à supprimer une vie humaine”.

L’émotion a été au rendez-vous au château de Versailles, plusieurs parlementaires confiant leur exaltation devant ce moment rare dans une vie d’élu, au cinquantenaire du vote de la loi Veil ayant légalisé l’avortement en France en 1974.

Si la gauche a réservé ses prises de parole uniquement à des oratrices au Congrès, les groupes Renaissance et Les Républicains ont eux choisi quatre hommes pour résumer les positions de leurs groupes.

“Ce combat-là rentre dans la grande histoire, c’est très rare”, a salué la cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot, à l’initiative de cette révision à l’Assemblée. Elle a reconnu vivre un “moment un peu magique”, arborant une tenue verte, couleur de ralliement des militantes pro-avortement en Amérique latine. “Plus jamais les faiseuses d’anges, les cintres, les aiguilles, les mortes”, a renchéri la sénatrice écologiste Mélanie Vogel.

“Nous continuerons pour celles qui résistent à Trump, Bolsonaro, Orbán, Milei, Poutine, Giorgia Meloni”, avait lancé à la tribune la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, recevant à plusieurs reprises une standing ovation du Congrès, sous les yeux d’une trentaine de journalistes étrangers sur quelque 150 accrédités.

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Consensus

Emmanuel Macron avait fait de cette réforme l’une des promesses phares du volet sociétal de sa politique ces derniers mois, embrassant les différentes initiatives parlementaires de la gauche, soutenue par la majorité.

La formulation de “liberté garantie” à l’IVG est l’aboutissement de longs débats au Parlement et particulièrement au Sénat, où une partie de la droite étaient réticente, dont le président Gérard Larcher qui s’est finalement abstenu lundi.

Le chef des députés LR Olivier Marleix a pointé le “risque” de créer “un droit absolu”. Mais “ce vote, nous le devons à la liberté des femmes”, a-t-il concédé, reconnaissant les “menaces” planant sur l’avortement dans le monde.

Plus offensive, Marine Le Pen a raillé “un jour à la gloire d’Emmanuel Macron”.

Dans une journée globalement consensuelle, plusieurs responsables insoumis et écologistes ont néanmoins accusé M. Attal “d’invisibiliser” les initiatives de plusieurs femmes de gauche.

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Les opposants à l’IVG ont de leur côté manifesté à Versailles dans l’après-midi, ralliant plus de 500 personnes qui ont appelé à “protéger la vie”.

A l’opposé, la présidente nationale du Planning familial, Sarah Durocher, a salué un “jour historique” mais alerté sur la nécessité d’ouvrir le chantier des moyens pour “l’accès à l’avortement”.

parl-ama/sde/or

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IVG dans la Constitution: le Congrès s’ouvre à Versailles, Attal souligne une ‘étape fondamentale’ | TV5MONDE

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Le Parlement est réuni lundi en Congrès à Versailles pour faire de la France le premier pays au monde à inscrire explicitement dans sa Constitution l’interruption volontaire de grossesse (IVG), “une étape fondamentale” selon Gabriel Attal.

Ce débat historique a été ouvert peu après 15H30 dans le décor très solennel du château et son gigantesque hémicycle où les 925 parlementaires sont appelés à graver

“Nous avons une dette morale” envers toutes les femmes “qui ont souffert dans leur chair”, a ajouté le chef du gouvernement, entré dans le Palais accompagné de Jean Veil, fils de Simone Veil, qui avait porté en 1974 la loi légalisant l’avortement en France.

La France est “à l’avant-garde, elle est à sa place”, avait salué quelques instants plus tôt Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, première femme à présider le Congrès.

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La plupart des autres parlementaires se sont rendus au Congrès en bus, immortalisant pour certains cette scène inhabituelle.

“La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse”. Introduite à l’article 34, la phrase fera de la France une pionnière, à rebours de plusieurs pays où le droit à l’avortement recule, aux Etats-Unis ou en Europe de l’Est.

La cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot, à l’initiative de cette révision à l’Assemblée, a salué une “promesse” pour “les femmes qui luttent partout dans le monde”, arborant une tenue verte, couleur de ralliement des militantes pro-avortement en Amérique latine.

“Nous continuerons pour celles qui résistent à Trump, Bolsonaro, Orbán, Milei, Poutine, Giorgia Meloni, sans oublier bien sûr les mollahs et les dictateurs théocratiques”, a prolongé la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, recevant à plusieurs reprises une standing ovation du Congrès.

“Un combat”

En écho au vote de la France, le Vatican a vivement réagi: “A l’ère des droits humains universels, il ne peut y avoir de +droit+ à supprimer une vie humaine”, a affirmé dans un communiqué l’Académie pontificale pour la Vie.

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À quatre jours du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, et au cinquantième anniversaire du vote de la loi Veil, la réunion du Congrès parachève une longue bataille politique initiée par la gauche, portée par les associations féministes et finalement embrassée par le gouvernement.

L’émotion était palpable chez les défenseures du projet, notamment chez la ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, arrivée en tenant sa mère par la main. “C’est un moment particulier, une part de nos histoires intimes et familiales. C’est un combat qu’elle m’a transmis”, a-t-elle dit.

Une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés est requise pour approuver la révision constitutionnelle, la première depuis 2008. Elle devrait être atteinte sans difficulté, après les votes massifs de l’Assemblée nationale (493 députés contre 30) et du Sénat (267 voix contre 50) en sa faveur.

Même la droite et l’extrême droite, historiquement opposées ou politiquement sceptiques, ont fini par voter majoritairement pour la réforme.

Le vote du Sénat, longtemps considéré comme le principal verrou au projet, a notamment été frappant, avec un écart de voix inattendu dans un hémicycle encore très circonspect il y a un an, dans le sillage du président Gérard Larcher (Les Républicains), opposé.

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Mobilisation

Le chef des députés LR Olivier Marleix a lui pointé le “risque” de créer “un droit absolu”. Mais “nous le devons à la liberté des femmes”, a-t-il reconnu.

Plus offensive, Marine Le Pen a raillé “un jour à la gloire d’Emmanuel Macron”, avant que sa collègue Hélène Laporte n’estime que “la liberté que nous consacrons aujourd’hui ne sera jamais qu’une demi-liberté”.

Plusieurs centaines de partisans de la réforme assistaient au vote grâce à une retransmission sur écran géant au Trocadéro, à Paris, à l’initiative de la mairie et de la Fondation des femmes. Un “scintillement spécial” de la Tour Eiffel est prévu au moment du vote.

“C’est un jour historique, un message à l’ensemble des féministes”, s’est félicitée Sarah Durocher, présidente nationale du Planning familial, évoquant néanmoins “une première étape” avant d’ouvrir le chantier des moyens pour “l’accès à l’avortement”.

Les opposants à l’IVG avaient eux prévu de se mobiliser à Versailles dans l’après-midi.

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parl/sde/vk

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IVG dans la Constitution: le Parlement à quelques heures d’un vote historique | TV5MONDE

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Dans le décor solennel du Château de Versailles, le Parlement se réunit lundi après-midi en Congrès pour faire de la France le premier pays au monde à inscrire explicitement dans sa Constitution l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Tests sonores, étiquetage des places… Dans l’aile du Midi du château, les préparatifs battent leur plein lundi pour que le gigantesque hémicycle édifié à la fin du XIXe siècle soit prêt à accueillir les 925 parlementaires appelés à graver l’avortement dans le marbre du texte fondamental.

“La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse”. Introduite à l’article 34, la phrase fera de la France une pionnière, à rebours de plusieurs pays où le droit à l’avortement recule, aux Etats-Unis ou en Europe de l’Est.

“Quand les droits des femmes sont attaqués dans le monde, la France se lève et se place à l’avant-garde du progrès”, a lancé sur X le Premier ministre, Gabriel Attal, qui prendra la parole après l’ouverture du Congrès à 15h30, pour concrétiser la promesse du président de la République, Emmanuel Macron.

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Le chef du gouvernement sera accompagné par ses ministres Marie Lebec (Parlement), Eric Dupond-Moretti (Justice) et Aurore Bergé (égalité femmes-hommes) pour le vote. “Souvent, on a galvaudé le mot d’+historique+, mais là, je crois que c’est approprié”, a estimé cette dernière sur TF1 lundi matin.

“Moment crucial”

À quatre jours du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, et au cinquantième anniversaire du vote de la loi Veil ayant légalisé l’avortement en France en 1974, la réunion du Congrès parachève une longue bataille politique initiée par la gauche, portée par les associations féministes et finalement embrassée par le gouvernement.

Une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés est requise pour approuver la révision constitutionnelle, la première depuis 2008. Elle devrait être atteinte sans difficulté, après les votes massifs de l’Assemblée nationale (493 députés contre 30) et du Sénat (267 voix contre 50) en sa faveur.

“Il n’y a pas de suspense, mais le moment est crucial”, a résumé lundi sur France 2 Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, première femme à présider un Congrès, évoquant “un moment important pour les femmes du monde entier”.

En l’inscrivant dans la Constitution, la France “érige l’IVG au rang des libertés fondamentales”, a salué la sénatrice PS, Laurence Rossignol, sur franceinfo.

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“C’est aussi inscrire dans la Constitution que la liberté ne se décline pas tout à fait de la même manière quand on est un homme et quand on est une femme”, a souligné un peu plus tard au même micro la députée écologiste Sandrine Rousseau.

Le Sénat “pas imperméable au pays”

Même la droite et l’extrême droite, historiquement opposées ou politiquement sceptiques, ont fini par voter majoritairement pour la réforme.

Le vote du Sénat, longtemps considéré comme le principal verrou au projet, a notamment été frappant, avec un écart de voix inattendu dans un hémicycle encore très circonspect il y a un an.

Opposés à la réforme, les trois hommes forts de la Haute assemblée – le président Gérard Larcher (Les Républicains) et les chefs de file LR et centriste Bruno Retailleau et Hervé Marseille – ont ainsi été désavoués dans leurs rangs.

“Nous avons montré que nous étions plus forts qu’eux”, a savouré l’écologiste Mélanie Vogel, en première ligne sur cette réforme au Sénat.

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“Le Sénat, y compris la droite sénatoriale, n’est pas imperméable au pays”, s’est félicitée Laurence Rossignol, alors que la constitutionnalisation de l’IVG est soutenue par plus de 80% des Français selon divers sondages.

La formulation retenue “ne crée pas de droit opposable (et) ne fait que redire quel est le rôle du Parlement”, a expliqué lundi sur France inter la sénatrice LR, Agnès Canayer, qui fait partie de ceux qui ont “changé d’avis”.

“On arrive à avoir ce moment historique et moi, je suis très honorée d’être la première à l’avoir fait voter à l’Assemblée”, s’est félicitée la présidente du groupe La France insoumise, Mathilde Panot.

Le texte de cette dernière, adopté au Palais-Bourbon en 2022, évoquait le “droit” à l’avortement.

Après de longs débats juridiques, la rédaction a finalement évolué vers une version de compromis au profit d’une “liberté garantie”, défendue par le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, auprès des parlementaires les moins convaincus.

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Jusqu’au résultat du vote, attendu à partir de 18h30, les associations de défense des droits des femmes auront les yeux rivés sur Versailles, où les orateurs des différents groupes politiques rappelleront successivement leur position.

Alors que les opposants à l’IVG ont annoncé une mobilisation à Versailles dans l’après-midi, les partisans de la réforme se sont donné rendez-vous au Trocadéro, à Paris, où une retransmission du vote sur écran géant est organisée à l’initiative de la mairie et de la Fondation des femmes.

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IVG dans la Constitution: le Parlement à Versailles pour un vote historique | TV5MONDE

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Le Parlement se réunit lundi en Congrès au Château de Versailles pour faire de la France le premier pays au monde à inscrire explicitement dans sa Constitution l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et protéger le droit à l’avortement en recul dans nombre de pays.

Logée dans l’aile du Midi de la résidence des rois de France, la prestigieuse salle du Congrès s’apprête à accueillir un moment d’histoire: les 925 parlementaires du pays, sénateurs et députés, sont appelés à graver l’avortement dans le marbre du texte fondamental.

“La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse”. Introduite à l’article 34, la phrase fera de la France une pionnière, à rebours de plusieurs pays où le droit à l’avortement recule, aux Etats-Unis ou en Europe de l’Est.

“Quand les droits des femmes sont attaqués dans le monde, la France se lève et se place à l’avant-garde du progrès”, a lancé sur X le Premier ministre Gabriel Attal, qui prendra la parole après l’ouverture du Congrès à 15h30, pour concrétiser cette promesse d’Emmanuel Macron.

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A quatre jours du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, et au cinquantième anniversaire du vote de la loi Veil ayant légalisé l’avortement en France en 1974, la réunion du Congrès viendra parachever une longue bataille politique initiée par la gauche, portée par les associations féministes et finalement embrassée par le gouvernement après plusieurs initiatives parlementaires.

Confortable majorité

Une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés est requise pour approuver cette révision constitutionnelle, la première depuis 2008. Elle devrait être atteinte sans difficulté, après les votes massifs de l’Assemblée (493 députés contre 30) et du Sénat (267 voix contre 50) en faveur de cette inscription.

Soutenue par plus de 80% de la population française selon divers sondages, la constitutionnalisation de l’IVG s’est progressivement imposée dans le paysage politique.

Même la droite et l’extrême droite, historiquement opposées ou politiquement sceptiques, ont fini par voter majoritairement pour la réforme, malgré certaines réticences.

Le vote du Sénat, longtemps considéré comme le principal verrou à ce projet, a notamment été frappant, avec un écart de voix inattendu dans un hémicycle encore très circonspect il y a un an.

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Opposés à la réforme, les trois hommes forts de la Haute assemblée – le président Gérard Larcher (Les Républicains) et les chefs de file LR et centriste Bruno Retailleau et Hervé Marseille – ont ainsi été désavoués dans leurs rangs.

“Nous avons montré que nous étions plus forts qu’eux”, a savouré l’écologiste Mélanie Vogel, en première ligne sur cette réforme au Sénat. “On arrive à avoir ce moment historique et moi, je suis très honorée d’être la première à l’avoir fait voter à l’Assemblée”, s’est félicitée la présidente du groupe La France insoumise, Mathilde Panot.

“Une inspiration”

Le texte de cette dernière, adopté au Palais Bourbon en 2022, évoquait le “droit” à l’avortement.

Après de longs débats juridiques, la rédaction a finalement évolué vers une version de compromis au profit d’une “liberté garantie”, défendue corps et âme par le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti auprès des parlementaires les moins convaincus.

“Il faut graver les choses dans notre Constitution pour mieux protéger les femmes, pour s’assurer que personne ne touchera à l’avortement”, a martelé dimanche le garde des Sceaux sur Radio J.

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Les voix dissonantes se sont faites discrètes ces derniers jours: la Conférence des évêques de France a fait part de sa “tristesse”, tandis que la tête de liste du parti Reconquête! aux élections européennes, Marion Maréchal, a raillé un “gadget juridique”.

Jusqu’au résultat du vote, attendu autour de 18h30, les associations de défense des droits des femmes auront les yeux rivés sur Versailles, où les orateurs des différents groupes politiques rappelleront successivement leur position.

Alors que les opposants à l’IVG ont annoncé une mobilisation à Versailles dans l’après-midi, les partisans de la réforme se sont donné rendez-vous au Trocadéro à Paris où une retransmission du vote sur écran géant est organisée à l’initiative de la mairie et de la Fondation des femmes.

“C’est un événement mondial, une inspiration pour les femmes du monde entier. Cela a dépassé nos rêves!” a réagi à l’AFP Claudine Monteil, pionnière féministe qui fut la plus jeune signataire en 1971 du “Manifeste des 343”, un appel historique à la légalisation de l’avortement en France.

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Chlordécone aux Antilles: les députés reconnaissent la ‘responsabilité’ de l’Etat | TV5MONDE

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L’Assemblée nationale a adopté jeudi en première lecture une proposition de loi reconnaissant symboliquement la “responsabilité” de l’Etat dans les ravages de la chlordécone, un pesticide utilisé aux Antilles jusqu’en 1993 malgré les alertes sur sa nocivité.

Le texte porté par le député PS de Guadeloupe, Elie Califer, a été voté à l’unanimité des 101 votants, les groupes de la majorité s’étant abstenus, et va poursuivre son chemin parlementaire au Sénat.

Ce vote “est une victoire de la représentation nationale, une victoire de la République de la fraternité”, a salué dans l’hémicycle Elie Califer à l’issue des débats: “Nous avons fait un travail que nos territoires vont regarder”.

La proposition de loi prévoit que la “République française reconna(isse) sa responsabilité dans les préjudices sanitaires, moraux, écologiques et économiques” causés par l’utilisation de ce pesticide en Martinique et en Guadeloupe.

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La France doit avoir pour objectif “la dépollution des terres” et “l’indemnisation de toute les victimes de cette contamination, qu’elles aient eu lieu ou non dans le cadre d’une activité professionnelle”, poursuit le texte.

Plusieurs amendements portés par les groupes GDR (à majorité communiste), LFI ou Ecologistes ont toutefois été ajoutés, parfois contre l’avis même d’Elie Califer.

Le texte établit ainsi que la République française doit reconnaître les préjudices “moraux” du scandale, une mention qui ne figurait pas dans la version initiale. A aussi été adopté un amendement visant à la “mise en place d’une campagne de prévention sur l’ensemble du territoire national”.

La France s’assigne en outre “l’objectif d’établir publiquement la responsabilité des décideurs politiques dans ce scandale d’Etat”, une expression qui a provoqué d’âpres débats.

“Il ne faut pas vouloir partir dans tous les sens”, a ainsi regretté le ministre délégué à la Santé, Frédéric Valletoux, la députée macroniste Charlotte Parmentier-Lecocq rappelant que les faits remontent à “plus de 30 ans” et disant craindre une chasse aux sorcières.

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– “Responsabilité des décideurs” –

La chlordécone, pesticide répandu dans les bananeraies pour lutter contre le charançon, a été interdite aux Etats-Unis dès 1975, mais est restée autorisée en France jusqu’en 1990, et même jusqu’en 1993 – quinze ans après les premières alertes de l’OMS – aux Antilles, où elle a bénéficié d’une dérogation.

Plusieurs élus ont en outre souligné les prévalences de maladie comme le cancer de la prostate. Un amendement prévoit la mise en place d’un dépistage systématique du cancer de la prostate à partir de 45 ans pour les populations de Guadeloupe et Martinique.

Les députés macronistes, très réservés, avaient retiré avant la séance un amendement visant à remplacer l’idée de “responsabilité” de l’Etat par “sa part de responsabilité dans l’ampleur des dommages”.

Durant les débats, Charlotte Parmentier-Lecocq a estimé qu’il n’y avait “aucune ambiguïté” quant à la “part de responsabilité” de l’Etat, mais que “d’autres responsabilités ont été à l’œuvre”, celles de propriétaires d’exploitation ou d’élus locaux de l’époque.

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Un autre amendement, actant la création d’une “instance indépendante” pour évaluer les actions de dépollution et de protection des populations, avec la remise d’un rapport au plus tard pour fin 2025, a été adopté.

Pour la MoDem Maud Petit, dont le groupe s’est abstenu en raison des changements “incohérents” apportés, les responsabilités sont “à la fois scientifiques, économiques et politiques”.

“Malheureusement, les débats se sont déroulés de telle manière que j’ai l’impression que nous avons parfois dressé des gibets”, a renchéri le LR Philippe Juvin.

Aux Antilles, où le non-lieu prononcé en janvier 2023 par deux juges d’instruction parisiennes enquêtant sur le scandale avait provoqué beaucoup d’amertume, le vote était scruté de près.

Le collectif “Lyannaj pou dépoliyé Gwadloup” (Alliance pour la dépollution de la Guadeloupe) regrettait notamment un texte qui ne va pas assez loin, notamment en n’impliquant pas les producteurs de l’époque.

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“Nous sommes favorables, bien sûr, à une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat”, souligne Laurence Maquiaba, membre de ce collectif, “mais nous ne pouvons pas considérer que l’Etat est seul responsable, les pollueurs doivent aussi être concernés”.

En Martinique aussi, les militants attendent plus. Pour Philippe Pierre-Charles, porte-parole du collectif “Matinik doubout, gaoulé kont chlordécone” (Martinique debout – révolte contre la chlordécone), cette reconnaissance est “un élément non négligeable” mais doit ouvrir la porte à un programme de réparation”.

“Et là, ce n’est pas encore ce qui est mis clairement sur la table”, regrette-t-il.

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Européennes: l’écologiste Marie Toussaint refuse un débat sur CNews | TV5MONDE

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L’eurodéputée écologiste Marie Toussaint, tête de liste pour les européennes, a annoncé dimanche qu’elle déclinait l’invitation de CNews pour un débat avant les élections, refusant de “participer à l’effort de trumpisation de l’espace médiatique” mené selon elle par la chaîne.

“Je répondrai à tous les médias respectueux de la déontologie de leur profession. Votre antenne n’entre malheureusement plus dans cette catégorie”, écrit la candidate dans un courrier à Serge Nedjar, directeur général de CNews, et au milliardaire Vincent Bolloré, qui contrôle Vivendi, propriétaire du groupe Canal+.

Elle explique avoir été invitée pour un “grand débat” des élections européennes le 30 mai prochain, mais refuse de mettre sa “parole au service d’un équilibrage acrobatique des temps de paroles des médias du groupe Bolloré”.

L’eurodéputée indique avoir pris sa décision après avoir observé la chaîne considérer, dans une infographie, l’avortement comme une des principales causes de mortalité dans le monde. CNews avait présenté ses excuses après cette séquence.

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“Votre chaîne n’est désormais qu’une simple officine de propagande au service d’un combat civilisationnel”, ajoute Marie Toussaint, regrettant que l’antenne du canal 16 de la TNT, classée deuxième chaîne d’info de France, invite “80% d’intervenants politiques teintés à droite ou à l’extrême droite”.

Les vedettes de CNews, Pascal Praud, Laurence Ferrari et Sonia Mabrouk, étaient auditionnées cette semaine à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une commission d’enquête sur les fréquences TNT. Cyril Hanouna doit à son tour être auditionné le 14 mars.

La chaîne est déjà régulièrement boycottée par de nombreux élus de gauche, notamment issus de la France insoumise (LFI) et des écologistes.

CNews, ainsi que l’autre chaîne du groupe Canal+, C8, ont aussi déjà été sanctionnées par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel. CNews s’est notamment vu infliger une amende de 50.000 euros fin janvier pour une séquence de septembre 2022, concernant un sondage sur le thème de l’insécurité.

L’appel à candidatures pour 15 fréquences de la télévision numérique terrestre a été lancé mercredi, avec pour enjeu pour ces deux chaînes de conserver leur place sur la TNT, quelques jours après une décision très commentée du Conseil d’Etat sommant l’Arcom de muscler son contrôle de CNews.

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Rencontre ton âme sœur ici

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