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A Prague, Macron doit préciser sa position sur l’Ukraine et les munitions | TV5MONDE

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Emmanuel Macron se rend mardi à Prague où il devrait préciser son soutien à une initiative tchèque en vue d’acheter des munitions non européennes pour l’Ukraine et écarter toute “logique d’escalade” après ses propos controversés sur la possibilité d’envoyer des troupes occidentales dans ce pays en guerre.

La visite en République tchèque vise à mettre en scène cette “attention particulière” portée à l’Europe centrale par le président français, a expliqué son entourage à la presse.

A un moment où il semble de plus en plus vouloir imposer son leadership dans le soutien à Kiev et le bras de fer avec la Russie, il va rencontrer son homologue Petr Pavel, qu’il avait reçu à Paris en décembre et avec lequel il va donner une conférence de presse en début d’après-midi. Et signer avec le Premier ministre Petr Fiala un plan d’action 2024-2028 pour le partenariat stratégique bilatéral.

Emmanuel Macron se sait attendu. Au cours d’une conférence internationale organisée le 26 février au palais présidentiel de l’Elysée, il avait esquissé plusieurs pistes pour renforcer l’appui militaire fourni à l’armée ukrainienne, qui essuie des revers sur le front, face à ce qu’il a dénoncé comme un “durcissement” du Kremlin.

Plus de 25 pays, essentiellement européens, doivent maintenant détailler ces solutions nouvelles, toujours sous la houlette de la France, et le président français doit ensuite se rendre d’ici à la mi-mars en Ukraine.

Parmi les idées qui ont pris la lumière à Paris la semaine dernière figure une initiative tchèque visant à acheter des munitions hors Union européenne, en raison de la pénurie actuelle qui complique la vie des soldats ukrainiens sur le champ de bataille, pour ensuite les leur livrer. Dès la mi-février, Petr Pavel avait évoqué quelque 800.000 munitions qui pourraient être envoyées en Ukraine “en quelques semaines” si les financements nécessaires (1,5 milliard de dollars, soit 1,38 milliard d’euros, selon le Financial Times) étaient rassemblés.

“Ambiguïté stratégique”

Longtemps réservé, Emmanuel Macron a annoncé la semaine dernière que son pays participerait à cette initiative mais sans chiffrer sa contribution contrairement à d’autres Etats comme les Pays-Bas, qui ont promis 100 millions d’euros. Les autorités tchèques espèrent qu’il le fera mardi.

La visite “sera l’occasion de discuter de cette initiative” et éventuellement d’apporter ces “précisions”, s’est borné à dire un conseiller français. Tout en relativisant la portée de ce mécanisme “ad hoc” et “d’urgence” sur la base de participations “bilatérales”, tandis que Paris plaide toujours pour que l’argent européen serve à financer la production d’armes au sein de l’Union européenne, au nom de sa souveraineté et du développement de son industrie de défense.

Mais il y a une semaine, Emmanuel Macron a aussi semé le trouble parmi les autres alliés de Kiev.

En appelant à un “sursaut” des Occidentaux, il a voulu rétablir une “ambiguïté stratégique” pour que le président russe Vladimir Poutine sache que tout sera fait pour l’empêcher de “gagner cette guerre”.

Et il a donc expliqué que l’envoi en Ukraine de militaires occidentaux ne pouvait pas “être exclu” à l’avenir, même s’il a reconnu qu’il n’existait pas de “consensus” à l’heure actuelle. Le gouvernement français a ensuite précisé qu’il s’agirait de missions non combattantes.

Mais des Etats-Unis à l’Allemagne en passant par la grande majorité des autres alliés, les dirigeants se sont succédé pour se démarquer des propos du président français et assurer qu’il n’était pas question d’envoyer des soldats sur le sol ukrainien, offrant une image de division dans le camp occidental.

Vladimir Poutine a quant à lui mis en garde contre une “menace réelle” de guerre nucléaire en cas d’escalade.

“Nous ne sommes pas en guerre contre le peuple russe et nous refusons d’entrer dans une logique d’escalade”, a répondu à distance lundi Emmanuel Macron dans un entretien au journal tchèque Pravo, tout en assumant de lancer ce “débat” sur “tout ce qu’il est possible de faire pour soutenir l’Ukraine”.

Sur le plan économique, sa visite vise aussi à appuyer la candidature du groupe d’électricité français EDF qui ambitionne de rafler le marché d’un programme nucléaire civil tchèque pouvant inclure la construction de jusqu’à quatre réacteurs.

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‘Simplification!’ Bruno Le Maire dévoile son ‘plan d’action’ anti-paperasse pour les entreprises | TV5MONDE

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“Balzac”, “Kafka” et “Ubu” contre le 21e siècle: le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a présenté mercredi en conseil des ministres un plan visant à débarrasser les entreprises de “la paperasse”, via notamment un nouveau bulletin de salaire.

Après le Premier ministre Gabriel Attal, qui a présenté mardi des mesures de “débureaucratisation” de l’administration à destination des particuliers, M. Le Maire a dévoilé mercredi comment l’Etat allait aider des patrons de TPE et PME “fatigués, exaspérés” par les tâches administratives auxquelles ils consacrent “en moyenne huit heures par semaine”, l’équivalent de trois points de PIB par an.

Il y a en France 400.000 normes applicables, les huit principaux codes comptent 23.000 pages… contre 828 en 1833, et entreprises et administrations s’envoient chaque année 253 millions de courriers, met en avant Bercy.

Pour les petits patrons, “on est parfois chez Kafka”, a remarqué la ministre des Entreprises, Olivia Grégoire.

D’où ce “plan d’action : simplification!”, en 50 mesures dont la moitié feront l’objet d’un projet de loi discuté à partir du 3 juin au Sénat.

Il comprend quelques mesures s’appliquant également aux particuliers; une possible future feuille de paye simplifiée, qui devrait passer de 55 à 15 lignes, ou des astreintes pour les assureurs qui ne respectent pas les délais d’indemnisation.

M. Le Maire a aussi annoncé la suppression des 1.800 formulaires administratifs Cerfa d’ici à 2030, dont 80% d’ici à 2026. Cela dans le cadre d’une philosophie “dites le nous une fois”, pour éviter de multiplier la communication des mêmes documents à plusieurs administrations.

Il a annoncé aussi “une revue complète” sur trois ans des 2.500 autorisations administratives. L’obligation pour l’employeur d’envoyer les arrêts-maladie à la Sécu est supprimée.

La commande publique, “qui obéit à des règles dignes de Balzac”, sera également simplifiée, avec le dépôt de tous les appels d’offres publics sur une plateforme unique, Place, en 2027.

“Trouille”

M. Le Maire a confirmé l’institution d’un “test PME”, pour évaluer l’impact de nouvelles normes pour les petites et moyennes entreprises, avant leur application.

“Certains patrons disent qu’ils ont la trouille d’avoir fait une erreur, mais il n’y a aucune raison d’avoir peur de l’administration”, a-t-il observé.

Il a ainsi annoncé que le rescrit, la possibilité de demander au fisc de se prononcer sur tel ou tel point, afin d’éviter des problèmes ultérieurs, serait élargi à d’autres administrations comme la Direction générale de la concurrence, de la consommation, et de la répression des fraudes (DGCCRF) ou aux Douanes.

“Toujours dans cette logique de confiance”, des peines de prison prévues pour certains manquements déclaratifs seront supprimées, au profit de sanctions moins lourdes. “Les chefs d’entreprise ne sont pas des bandits en puissance”, a dit M. Le Maire.

Tandis que le ministre de l’Industrie Roland Lescure observait “qu’Ubu est encore un peu roi dans notre pays”, M. Le Maire a dévoilé des mesures de simplification spéciales pour les industriels.

Notamment, “les grands projets industriels n’auront plus à organiser un débat au titre de la Commission nationale du débat public (CNDP)” et la compensation environnementale des projets pourra s’effectuer “dans un délai raisonnable”, et non plus immédiatement.

Il s’est toutefois opposé “avec colère” à l’idée que Bercy reculerait ainsi sur l’écologie.

Chaque année enfin, sera organisée une nouvelle revue des mesures “inutiles ou trop lourdes”. Le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini a assuré de “l’engagement de l’administration à installer le plan dans la durée”.

Les patrons ont plutôt bien réagi au plan : “Je veux y croire”, a indiqué à l’AFP François Asselin, président de la CPME, “car il semble que Bercy ait embarqué toute l’administration” sur ce projet.

Le Medef pour sa part “soutient l’esprit” du texte, qui néanmoins “n’épuise pas l’ensemble du chantier de simplification”.

Le premier syndicat patronal a cependant mis en garde contre “des signaux contradictoires”, évoquant la transposition en France de directives européennes complexes comme la CSRD et le devoir de vigilance, ou encore l’accord trouvé mardi sur le Compte épargne temps universel (Cetu) entre une autre organisation, l’U2P, et des syndicats.

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Fin de vie: le projet de loi entame sa course de fond à l’Assemblée | TV5MONDE

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Prélude d’un parcours qui pourrait durer jusqu’à deux ans, le projet de loi sur la fin de vie arrive lundi à l’Assemblée, où la commission spéciale va vivre un mois assidu d’auditions, dans un climat politique que chacun souhaite “apaisé”.

Le départ du marathon législatif autour de cette grande réforme sociétale du deuxième quinquennat Macron a été donné lundi à 18h00, deux semaines après la présentation du texte en Conseil des ministres.

Première sur la ligne, la ministre de la Santé Catherine Vautrin, qui porte ce texte sensible, a évoqué “une certaine impatience dans notre société d’avoir ce débat”, “important”, souhaitant “un esprit d’humanité, d’écoute et de respect” au Parlement.

Outre un effort accentué en faveur des soins palliatifs, elle a mis en avant la volonté, avec la possible aide à mourir, de “répondre aux souffrances insupportables de quelques personnes auxquelles la loi en vigueur n’apporte pas de réponses suffisantes” mais aussi la “recherche d’équilibre” et de “garanties”.

Suivront, entre autres, des représentants du corps médical mardi, des cultes mercredi, d’associations jeudi, ou encore des psychologues, philosophes, sociologues, anciens ministres et parlementaires comme Alain Claeys et Jean Leonetti, auteurs de la dernière grande loi sur la fin de vie.

“L’important est qu’on puisse offrir à nos collègues un panel assez large d’acteurs” pour se forger un choix éclairé, a dit en amont auprès de l’AFP la présidente de la commission Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), qui a porté ce sujet comme ministre déléguée à la Santé.

Puis, à partir du 13 mai, les 71 membres de cette commission entreront dans le vif du texte, décortiqué au fil de ses 21 articles et des amendements déposés, avant que l’hémicycle ne s’empare du projet remanié, à partir du 27 mai.

Le rapporteur général Olivier Falorni a souhaité lundi “une grande traversée parlementaire qui prenne tout le temps nécessaire”, mais “pas de façon inconsidérée” car “beaucoup de Français attendent cette loi, notamment beaucoup de malades”.

Au cœur des questionnements, le fait de proposer à certains patients le moyen de se suicider et, quand ils sont incapables d’accomplir le geste fatal, de le faire pour eux.

Cette “aide à mourir” sera réservée aux patients majeurs, nés en France ou résidant de longue date dans le pays, et en mesure d’exprimer clairement leur volonté. Le texte exclut explicitement les maladies psychiatriques.

Il faudra également ressentir des souffrances intolérables et impossibles à traiter, physiques ou psychologiques. Enfin, le pronostic vital devra être engagé à court ou moyen terme.

“Respect des convictions”

Alors que le reste des travaux à l’Assemblée sont en pause cette semaine – vacances obligent – les députés de la commission vont pouvoir “se concentrer uniquement sur le sujet”, se félicite Mme Firmin Le Bodo.

Dans une Assemblée où la situation de majorité relative a exacerbé les passions, la question du climat des débats sera centrale.

“Les députés ont conscience que ça sera très regardé et très suivi. Vous n’allez pas vous jeter dans une arène comme pour un PSG-OM”, a métaphorisé en amont l’Insoumise Caroline Fiat, l’une des quatre co-rapporteurs thématiques de la loi. “On peut être en désaccord mais il faut faire attention aux mots qu’on prononce”, a-t-elle glissé.

Gabriel Attal a également appelé au “plus grand respect des convictions de chacun”, souhaitant que les députés “manifestent le sens de la responsabilité” due “aux malades et aux familles”.

Sur ce sujet sociétal autant qu’intime, les groupes politiques ne donneront pas de consigne de vote. Gauche et camp présidentiel devraient représenter l’essentiel des soutiens à son volet controversé sur l’aide à mourir face à l’hostilité dominant à droite et à l’extrême droite.

“A travers ce débat, c’est un rendez-vous avec tous les Français”, car “la fin de vie concerne chaque famille, chaque personne, nous touchons à l’intime”, a aussi relevé Catherine Vautrin.

Alors que le sujet risque de réveiller de forts clivages éthiques et religieux, la philosophe Elisabeth Badinter a fait savoir dimanche dans La Tribune que son défunt mari Robert Badinter, ex garde des Sceaux à l’initiative de l’abolition de la peine de mort, aurait voté cette loi, contrairement à ce que certains opposants affirment.

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Convocation de Panot: pour Glucksmann, les ‘différends politiques’ ne doivent pas ‘se régler devant la justice’ | TV5MONDE

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La tête de liste PS-Place publique aux élections européennes, Raphaël Glucksmann, a estimé mercredi que les “différends politiques” ne devaient pas “se régler devant la justice”, au lendemain de l’annonce de la convocation de l’Insoumise Mathilde Panot pour “apologie du terrorisme”.

La cheffe des députés LFI a annoncé mardi sa convocation par la police, dans le cadre d’une enquête en lien avec un communiqué de son groupe parlementaire après les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre.

Ce texte avait provoqué une vive polémique, en raison du refus des Insoumis de qualifier de “terroriste” le mouvement islamiste palestinien et les massacres qu’il a commis.

Se disant en “confrontation extrêmement profonde” avec LFI sur ce sujet, M. Glucksmann a estimé sur France 2 que “ce qu’ils ont fait est une faute politique morale grave” mais “ce n’est pas une apologie”.

“Je suis extrêmement contre (le fait) que les différends politiques, aussi violents, aussi profonds soient-ils, se règlent devant la justice”, a ajouté le chef de file social-démocrate.

“Combattons sans relâche les dérives, mais politiquement”, a-t-il insisté, soulignant que le scrutin européen du 9 juin sera “l’occasion de trancher sur le fond”, en particulier “sur le rapport à la violence (et) au terrorisme”.

“Qu’on laisse le débat politique se faire en France sans le criminaliser”, a tancé de son côté le député LFI Éric Coquerel sur franceinfo. Pour lui, le “procureur” à l’origine de la convocation “reproche” au mouvement créé par Jean-Luc Mélenchon son “analyse politique” sur le conflit entre Israël et le Hamas qui lui est “reproché”.

A droite et à l’extrême droite, on a surtout raillé des “arroseurs arrosés”.

“Ca faisait davantage sourire LFI lorsque ça arrivait aux autres de se retrouver devant des tribunaux”, a persiflé sur franceinfo le député RN Sébastien Chenu. Il a rappelé néanmoins que s’il “combat” les positions de LFI, “la politique ne peut se terminer devant les tribunaux”, encore moins en période électorale.

“Que ceux qui mettent le feu viennent pleurnicher sur le fait qu’ils sont brûlés, faut quand même pas se foutre du monde”, a estimé son collègue à l’Assemblée Jean-Philippe Tanguy (RN) sur BFMTV-RMC, tout en reconnaissant qu'”on ne devrait pas convoquer les opposants politique”.

Moins nuancé, le président des sénateurs LR, Bruno Retailleau, s’est félicité sur Cnews-Europe 1 d’un “retour à l’envoyeur, arroseur arrosé”, dénonçant la “dérive du wokisme à l’islamisme” d’une “gauche radicale (qui) épouse tous les combats anti-républicains”.

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Glucksmann veut couper l’herbe sous le pied de Macron et dégaine son discours sur l’Europe | TV5MONDE

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Raphaël Glucksmann, tête de liste du parti socialiste et de Place publique aux européennes, veut couper l’herbe sous le pied d’Emmanuel Macron avec un “grand discours” sur l’Europe mercredi soir lors d’un meeting à Strasbourg, à la veille de celui du chef de l’Etat à la Sorbonne.

“Ce sera un moment important”, prévient l’entourage de l’eurodéputé et leader de Place publique, qui va présenter “sa vision pour L’union européenne”, son “plan Europe 2030”, qui sera articulé sur trois axes: “Défense, Ecologie, Solidarités”.

L’essayiste de 44 ans, qui avait convaincu un peu plus de 6% des électeurs aux européennes de 2019, est actuellement en dynamique, crédité de 12 à 14% des intentions de vote, selon les instituts de sondage.

Il espère toujours pouvoir renverser les courbes, et prendre la deuxième place, actuellement occupée par la candidate de la majorité présidentielle Valérie Hayer, qui stagne derrière Le RN Jordan Bardella.

Jouant sur l’idée d’un vote utile à gauche, il tente notamment de grignoter les électeurs déçus d’Emmanuel Macron et de l’insoumis Jean-Luc Mélenchon.

Alors qu’Emmanuel Macron arrive à la rescousse de son camp avec un discours sur l’Europe jeudi à la Sorbonne, Raphaël Glucksmann entend bien “reprendre le drapeau européen” des mains du chef de l’Etat, comme il le répète dans ses meetings.

“Quand un défi est lancé, il est relevé”, note l’eurodéputé socialiste Christophe Clergeau: Raphaël Glucksmann “va donner sa vision d’avenir du projet européen, en contrepoint du discours de Macron”.

La tête de liste, pro-européen convaincu, reconnaît avoir apprécié le premier discours du chef de l’Etat sur l’Europe, toujours à la Sorbonne, en septembre 2017. Mais il relève qu’aujourd’hui, “on peut trouver que le premier discours était bien, mais derrière il y a sept années de bilan”.

“Refaire le même discours sept ans plus tard, c’est Shakespeare, c’est +words, words, words+”. (“des mots, des mots, des mots”, dans Hamlet, ndlr), a-t-il souligné sur LCP.

S’il salue “la mutualisation des dettes” lors de la crise Covid, qu’il met au crédit du chef de l’Etat, il l’accuse aussi d’avoir bloqué des avancées sociales au niveau européen.

Raphaël Glucksmann va “montrer le grand écart entre le discours de Macron et la réalité”, abonde Christophe Clergeau, insistant sur les projets bloqués par la France, comme celui sur “la protection des travailleurs des plateformes” numériques.

“Ressusciter la gauche de Jaques Delors”

Et Raphaël Glucksmann entend bien souligner ses différences avec Valérie Hayer, qui mène “une liste de droite libérale”, a-t-il martelé sur LCP. “Ce qui nous différencie, c’est notre rapport à la solidarité sociale, à la transition écologique”.

Pour lui, avec cette élection, “on est en train de faire renaitre” en France le clivage gauche-droite, qui “n’a jamais disparu à l’échelle européenne”, où le groupe majoritaire au parlement est la droite du PPE, devant le groupe socialiste (S&D). Le groupe du camp présidentiel, Renew, est en troisième position.

“Ce que nous faisons, nous, c’est de ressusciter la gauche de Jacques Delors et de Robert Badinter”, a-t-il défendu.

Lors du meeting de Strasbourg, où sont notamment attendus Nicolas Schmit, commissaire européen et candidat à la présidence de la Commission européenne pour le groupe socialiste, et Catherine Trautmann, ancienne maire PS de Strasbourg et ex-eurodéputée, Raphaël Glucksmann devrait parler institutions, budget, élargissement de l’UE, et évoquer la question de la défense européenne, un sujet qui tient à coeur à ce fervent partisan du soutien à l’Ukraine.

Parmi les autres propositions qu’il a déjà mises sur la table, une “révolution écologique européenne” qui passera par un “protectionnisme écologique européen” et “un +Buy European Act+” dans le secteur de la transition écologique.

Il défend aussi l’idée d’une taxation des plus riches et des superprofits. “Tout notre projet est fait pour parler aux victimes de la globalisation, ramener de l’emploi, parler de réindustrialisation”, dit-il encore.

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‘Attristé’ par les annulations à Lille, Mélenchon donne une conférence à Sciences Po | TV5MONDE

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“J’ai été choqué” par ces annulations : doublement interdit de conférence la semaine dernière à Lille, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé lundi soir à Sciences Po Paris devant un public d’étudiants acquis à sa cause.

Dans le grand amphithéâtre Emile Boutmy plein à craquer où il a été applaudi à de nombreuses reprises, notamment quand il a évoqué la situation à Gaza, le triple candidat à la présidentielle a salué “l’attitude ouverte et respectueuse de cet établissement”, dénonçant par contraste ceux “qui ont cédé aux pressions” et “se sont mis à genoux”.

Une référence à sa conférence annulée jeudi dernier à Lille par l’université. Les Insoumis avaient alors voulu relocaliser l’évènement dans une salle privée, mais il avait été aussi annulé, cette fois par la préfecture du Nord.

“L’ennemi n’est pas seulement l’extrême droite (…) mais c’est l’immense chaîne des lâchetés de ceux qui cèdent avant d’avoir combattu”, a asséné le tribun de 72 ans, appelant à “briser la chaîne du légal pour passer à la chaîne du légitime”.

A Science Po, le fondateur de LFI a aussi développé des concepts de sciences politiques, en les illustrant par des questions d’actualité.

Citant notamment les écrivaines Christine de Pizan et Colette Audry, il a en tout cas adopté un ton plus apaisé que la semaine dernière – quand il s’en était pris aux “délateurs, ceux qui aiment aller susurrer à l’oreille du maître” et avait dressé un parallèle entre le président de l’université de Lille et le responsable nazi Adolf Eichmann.

Alors que ses adversaires politiques fustigent les “provocations” de l’ancien sénateur socialiste, la comparaison a également fait grincer des dents à gauche.

“C’est indéfendable, ce qu’a dit Jean-Luc Mélenchon, indéfendable”, a affirmé lundi matin le patron des communistes Fabien Roussel, dénonçant des “propos excessifs qui discréditent tout le reste”.

“Apologie du terrorisme” –

“Aucun d’entre nous n’a la moindre tentation d’apologie du terrorisme”, a également déclaré depuis Sciences Po le responsable de la gauche radicale, en réaction à la convocation par la police pour “apologie du terrorisme” de la candidate aux européennes Rima Hassan, septième sur la liste des Insoumis pour le scrutin du 9 juin.

“Il paraît qu’il y a toute une liste de gens qui seraient poursuivis pour apologie du terrorisme. Voilà maintenant une incrimination qui n’a pas le début du commencement de la moindre démonstration”, a-t-il assuré.

Rima Hassan a de son côté annoncé qu’elle allait participer à une conférence mercredi à Sciences Po Saint Germain en Laye sur “La Palestine et Gaza”.

– “Mobilisation de la jeunesse”

Prévue de longue date, la conférence de Jean-Luc Mélenchon à Sciences Po était une nouvelle étape de sa tournée des universités, commencée il y a plusieurs semaines et qui l’a déjà amené à Nantes, Créteil, Nanterre ou Clermont-Ferrand.

Une conférence de l’ancien sénateur socialiste à l’université de Bordeaux avait été annulée en octobre et une autre à Rennes l’a également été il y a deux semaines.

“La mobilisation de la jeunesse étudiante est un de nos objectifs. On sait que si on veut faire un bon score il faut amener à l’élection des gens qui en général ne viennent pas, comme les jeunes ou les quartiers populaires”, expliquait récemment le député Matthias Tavel, directeur de la campagne de la tête de liste Manon Aubry pour les européennes.

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Lancement du ‘Beauvau de la Sécurité civile’ pour repenser un modèle ‘sous tension’ | TV5MONDE

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Le gouvernement a ouvert mardi au ministère de l’Intérieur un cycle de concertations pour repenser le modèle de la Sécurité civile, en première ligne face au dérèglement climatique et à la désertification médicale, sans pour autant que les finances ne suivent.

“Notre modèle est solide, mais il est sous tension”, a souligné le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à l’ouverture de ce “Beauvau de la Sécurité civile” qui doit réunir sur plusieurs mois tous les acteurs du secteur, y compris les financeurs – départements et communes.

Près de trente ans après la loi de départementalisation des services d’incendie et de secours (Sdis), “il est temps de faire un bilan, de dialoguer, de débattre et réfléchir à ce que nous pouvons politiquement moderniser”, a-t-il ajouté.

Cinq réunions sont programmées jusqu’à l’automne pour discuter notamment des missions de la sécurité civile, de la gouvernance des Sdis et du financement.

“La première des choses, c’est de redéfinir le champ missionnel” des sapeurs-pompiers, estime Jean-Paul Bosland, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).

“On prend de plein fouet la désertification médicale”, sans oublier “les conséquences du dérèglement climatique” – feux de forêts, inondations … -, souligne le lieutenant-colonel.

Il réclame une augmentation des effectifs à 250.000 sapeurs-pompiers volontaires, contre 197.000 actuellement, et à 45.000 professionnels, contre 41.000 actuellement.

“Il faut remettre ce système à plat” a de son côté plaidé François Sauvadet, président de Départements de France, mettant en avant l'”accroissement des risques”.

“On arrive au bout d’un système de financement”, a déploré le président UDI de la Côte-d’Or, alors que les Sdis sont essentiellement financés par les départements et les communes. “On a fait notre part d’effort, peut-on aller au-delà? Je ne crois pas”, a-t-il ajouté.

Pour Olivier Richefou, président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS), la question de la gouvernance doit être abordée avant celle du financement. “C’est celui qui décide, qui paye, et les deux choses sont intimement liées”, a-t-il estimé.

La FNSPF et Départements de France comptent également sur ce Beauvau de la Sécurité civile pour défendre le modèle français basé sur le volontariat, aujourd’hui menacé par une directive européenne relative au temps de travail.

“Nous serons attentifs à étudier toutes les questions, y compris celles qui fâchent”, a assuré Gérald Darmanin,qui a notamment évoqué l’acquisition d’une flotte de drones, la place de l’intelligence artificielle, le lien avec les métiers de la santé ou encore les difficultés de recrutement.

Un premier rendez-vous qui laisse Anthony Chauveau, président du syndicat de pompiers SPASDIS-CFTC “perplexe”. “J’ai peur qu’on veuille finalement essayer de moderniser tout en gardant notre organisation actuelle”, craint-il.

L’intersyndicale des sapeurs-pompiers professionnels a elle déposé un préavis de grève pour la journée du 16 mai, et appelé à une mobilisation à Paris, pour réclamer notamment une refonte du financement des Sdis, la revalorisation de la prime de feu, actuellement de 25% du salaire, ou une révision des mesures de fin de carrière.

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Mathilde Panot à son tour convoquée par la police pour ‘apologie du terrorisme’ | TV5MONDE

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Après Rima Hassan, 7e sur la liste LFI aux européennes, la cheffe de file des députés Insoumis Mathilde Panot a annoncé mardi être à son tour convoquée par la police dans le cadre d’une enquête pour “apologie du terrorisme”. En cause, un communiqué publié par le groupe parlementaire le jour des attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre.

“C’est la première fois dans toute l’histoire de la Cinquième République qu’une présidente d’un groupe d’opposition à l’Assemblée nationale est convoquée pour un motif aussi grave”, a assuré l’élue dans un communiqué, en dénonçant “une instrumentalisation grave de la justice visant à bâillonner des expressions politiques”.

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a aussitôt fustigé “un événement sans précédent dans l’histoire de notre démocratie”.

“On sait dorénavant qui menace la liberté de conscience et pourquoi : protéger un génocide !”, a-t-il ajouté, en référence à la situation à Gaza décrite par les Insoumis comme un “génocide”.

Le 7 octobre, le groupe LFI avait publié un texte qui avait suscité la polémique car il mettait notamment en parallèle l’attaque du mouvement islamiste du Hamas, décrite comme “une offensive armée de forces palestiniennes”, et “l’intensification de la politique d’occupation israélienne” dans les territoires palestiniens.

En privé, de nombreux élus Insoumis avaient reconnu après coup que le communiqué avait été mal rédigé, d’autant que le monde commençait à prendre connaissance de l’ampleur des massacres commis par le mouvement islamiste.

La rédaction en avait été imputée à la députée de Paris Danièle Obono, ce que le groupe LFI avait nié.

Quelques jours plus tard, cette élue avait estimé dans une interview que le Hamas était “un mouvement de résistance qui se définit comme tel” et qui “résiste à une occupation”.

Des propos à la suite desquels le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait saisi la justice pour “apologie du terrorisme”.

“L’apologie du terrorisme consiste à présenter ou à commenter favorablement des actes terroristes”, selon une définition du ministère de la Justice.

Une branche du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) est également visée par une enquête pour ce motif. Le 7 octobre, le parti d’extrême gauche avait diffusé un communiqué dans lequel il “rappelait son soutien aux Palestinien/nes et aux moyens de lutte qu’ils et elles ont choisi pour résister”.

“Très bien”

“Ma cliente répondra à cette convocation et il ne peut y avoir de doute quant à l’issue judiciaire qui y sera donnée tant aucun de ses propos ne peuvent être qualifiés de la sorte”, a réagi auprès de l’AFP l’avocate de Mathilde Panot, Me Jade Dousselin, rappelant que la convocation émanait d’un “procureur de la République” en charge de l’enquête.

“Les convocations judiciaires sont à l’initiative de l’Organisation juive européenne”, a assuré pour sa part le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard.

Comme plusieurs représentants de LFI, Mathilde Panot a bien fait l’objet d’une plainte de la part de l’Organisation juive européenne (OJE) concernant des propos tenus après l’attaque du 7 octobre.

“Mme Panot est convoquée, c’est très bien”, a simplement indiqué à l’AFP Me Muriel Ouaknine-Melki, avocate et présidente de l’OJE, refusant de commenter plus.

Le sénateur LR Stéphane Le Rudulier a pour sa part rappelé sur X avoir saisi la justice “contre plusieurs élus LFI”. “Six mois plus tard, le travail paie”, a-t-il ajouté.

“Toute une liste de gens”

Cette nouvelle intervient quatre jours après que la candidate aux élections européennes Rima Hassan, septième sur la liste LFI de Manon Aubry, a également annoncé sa convocation par la police judiciaire pour “apologie du terrorisme”.

“J’estime n’avoir rien à me reprocher, m’être toujours exprimée de manière critique à la fois envers le Hamas et son mode opératoire terroriste mais aussi d’Israël”, avait-elle réagi vendredi auprès de l’AFP.

Les Insoumis ont fait de la guerre au Proche-Orient et de la défense de la cause palestinienne le grand axe de leur campagne pour les élections européennes du 9 juin, dénonçant régulièrement un “génocide” à Gaza. Leur liste est créditée d’environ 8% dans les sondages, distancée par les socialistes.

LFI déplore également la condamnation d’un responsable de la CGT la semaine dernière, également pour apologie du terrorisme, un délit créé en 2015 pendant la vague d’attentats islamistes.

La semaine dernière, deux conférences du triple candidat à la présidentielle sur la situation au Proche-Orient ont été annulées à Lille, d’abord à l’université puis dans une salle privée.

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L’Insoumise Mathilde Panot convoquée par la police pour ‘apologie du terrorisme’ | TV5MONDE

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La cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot a annoncé mardi être convoquée par la police dans le cadre d’une enquête pour “apologie du terrorisme” ouverte à la suite d’un communiqué du groupe parlementaire publié le 7 octobre, jour de l’attaque sans précédent menée par le Hamas contre Israël.

“C’est la première fois dans toute l’histoire de la Cinquième République qu’une présidente d’un groupe d’opposition à l’Assemblée nationale est convoquée pour un motif aussi grave”, a assuré l’élue dans un communiqué.

“J’alerte solennellement sur cette instrumentalisation grave de la justice visant à bâillonner des expressions politiques”, a ajouté la députée du Val-de-Marne.

Le 7 octobre, le groupe LFI avait publié un texte qui avait suscité la polémique car il mettait notamment en parallèle l’attaque du Hamas, décrite comme “une offensive armée de forces palestiniennes” et “l’intensification de la politique d’occupation israélienne” dans les territoires palestiniens.

Cette nouvelle intervient quatre jours après que la candidate aux élections européennes Rima Hassan, septième sur la liste insoumise de Manon Aubry, a également annoncé sa convocation par la police judiciaire pour “apologie du terrorisme”.

“J’estime n’avoir rien à me reprocher, m’être toujours exprimée de manière critique à la fois envers le Hamas et son mode opératoire terroriste mais aussi d’Israël”, avait-elle réagi vendredi auprès de l’AFP.

Les Insoumis dénoncent une instrumentalisation de la justice, assurant qu’on leur fait payer leur soutien aux Palestiniens et leur utilisation du terme “génocide” pour qualifier la situation à Gaza.

La semaine dernière, deux conférences de Jean-Luc Mélenchon sur la situation au Proche-Orient ont été annulées à Lille, d’abord à l’université puis dans une salle privée. “Un abus de pouvoir de république bananière”, avait fustigé le leader des Insoumis.

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A Béziers, Robert Ménard instaure un couvre-feu pour les moins de 13 ans | TV5MONDE

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Le maire de Béziers (Hérault), Robert Ménard, a instauré un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans dans plusieurs quartiers, a-t-il indiqué mardi, jour où syndicats et associations de gauche vont manifester “contre les idées d’extrême droite” dans cette ville.

Ex-proche de Marine Le Pen aujourd’hui fâché avec le Rassemblement national, M. Ménard a signé lundi un arrêté municipal stipulant que “tout mineur âgé de moins de 13 ans ne pourra, sans être accompagné d’une personne majeure, circuler de 23H00 à 06H00 sur la voie publique” dans trois “quartiers prioritaires”.

L’interdiction s’applique “toutes les nuits” du 22 avril au 30 septembre. “En cas d’urgence ou de danger immédiat pour lui ou pour autrui”, ces mineurs pourront être “reconduits à (leur) domicile ou au commissariat”, prévoit l’arrêté.

“Les parents des enfants concernés pourront faire l’objet de poursuites pénales”, prévient le texte.

Dans son arrêté, le maire de Béziers justifie sa décision par le “nombre croissant de jeunes mineurs livrés à eux-mêmes en pleine nuit”, ainsi que par une “aggravation du nombre de faits”, notamment de “violences urbaines”, citant l’incendie d’une école il y a quatre ans, en 2019, et les “émeutes de juillet 2023”.

Interrogé par l’AFP, M. Ménard n’a pas cité de chiffres précis mais affirme que la délinquance des moins de 13 ans constitue un “angle mort” des statistiques parce qu’on ne les amène pas devant le juge et qu’on ne les condamne pas”.

En France, la responsabilité pénale d’un mineur peut être engagée, même si son âge et sa apacité de discernement sont pris en compte par les juges des enfants qui les suivent.

Selon la “première photographie de la délinquance et insécurité en 2023”, publiée début 2024 par le ministère de l’Intérieur, les moins de 13 ans ont représenté 2% des mis en cause dans les atteintes aux personnes (contre 36% pour les 30 à 44 ans) et 1% des mis en cause pour vols violents (contre 44% pour les 18 à 29 ans).

En 2018, le Conseil d’Etat avait annulé un arrêté similaire pris en 2014 par Robert Ménard pointant l’absence “d’éléments précis de nature à étayer l’existence de risques particuliers relatifs aux mineurs de moins de 13 ans”.

M. Ménard a assuré que sa décision n’avait aucun lien avec la “Marche pour les libertés, contre les idées d’extrême droite” organisée à Béziers mardi à l’initiative de plusieurs syndicats et à laquelle doivent participer la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, et celui de la FSU, Benoit Teste.

Mardi, le maire Horizons de Nice, Christian Estrosi, a estimé sur BFMTV que “le maire de Béziers a raison” et qu’il souhaitait “renouveler” un arrêté sur les mineurs de moins de 13 ans, qui avait été en vigueur entre 2009 et 2020.

Un tel couvre-feu “relève davantage de la politique de façade”, a regretté l’élue d’opposition (Ecologiste), Juliette Chesnel-Le Roux, reprochant à M. Estrosi “le rabotage des budgets école et logement”.

En 2009, le couvre-feu à Nice avait aussi suscité la perplexité de syndicats de policiers nationaux, se disant peu enclins “à faire la nounou”.

Depuis lundi, un couvre-feu pour les mineurs est en vigueur à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, pour une durée d’un mois “renouvelable”.

D’autres villes en France ont pris des arrêtés similaires pour les mineurs sur des durées limitées, comme Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) qui le fait depuis 2004 pour les moins de 13 ans.

cor-siu-bur-aco/iw/tes

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La vente à la sauvette de cigarettes fait tousser les élus de Seine-Saint-Denis | TV5MONDE

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Pour quelques minutes, les vendeurs de “Marlboro bled” se sont volatilisés: sur un haut lieu de vente à la sauvette de cigarettes, les maires de dix villes de Seine-Saint-Denis ont dénoncé de concert la “gangrène” de ce trafic dans leur département populaire.

Pour marquer les esprits, les élus ont installé lundi soir une estrade au milieu du très fréquenté carrefour des Quatre-Chemins, quartier populaire à cheval sur Aubervilliers et Pantin, bloqué pour l’occasion à la circulation. La forte présence policière a fait fuir les nombreux vendeurs à la sauvette de tabac qui y officient habituellement.

Sous une banderole jaune proclamant “Fausses cigarettes, vrais problèmes”, les élus des dix communes de gauche (Pantin, La Courneuve, Noisy-le-Sec, Montreuil…) ont, au micro, réclamé à l’Etat plus de moyens pour lutter contre ce fléau porteur de tensions.

“Nous sommes rassemblés pour dire que nous en avons marre du trafic de cigarettes de contrefaçon qui gangrène nos espaces publics, qui fait qu’aujourd’hui la situation est difficile sur le terrain, mal vécue par les commerçants et les habitants”, dit à l’AFP le maire PS de Pantin, Bertrand Kern.

Si le trafic de cigarettes n’est pas un phénomène récent, il a très visiblement pris de l’ampleur depuis la fin du Covid. Selon les maires protestataires, qui se basent sur des chiffres de l’industrie du tabac, le nombre de points de vente illégaux de tabac en Île-de-France est passé de cinq avant la pandémie à plus de 80 actuellement.

À travers la banlieue parisienne, il est courant de voir des grappes de vendeurs alpaguer l’usager à la sortie des stations de transports en commun les plus fréquentées. S’ils s’envolent sitôt qu’apparaît un uniforme de police, il ne leur faut que quelques minutes pour revenir, à peine les forces de l’ordre parties.

“On est sur un constat d’impuissance collective, d’impuissance publique”, a lancé à la tribune Loline Bertin, adjointe au maire PCF de Montreuil, soulignant que “les villes ne peuvent plus vider l’océan de la misère à la petite cuillère”.

Condamnations rares

Quelques jours avant cette action, les responsables de la police et de la justice de Seine-Saint-Denis avaient tenté de déminer le terrain en tenant eux aussi une conférence de presse.

Installés devant un photogénique mur de paquets de cigarettes, issus des 32.772 paquets saisis lors des trois semaines (25 mars-12 avril) d’une opération “Place nette XXL” dans le département, le directeur territorial Michel Lavaud et le procureur de Bobigny Eric Mathais ont mis en avant leur volonté de “déstabiliser les réseaux”, notamment en multipliant les actions en gares.

Dans ces ventes à la sauvette se retrouvent généralement des cigarettes de contrebande en provenance du Maghreb ou des cigarettes contrefaites produites en Europe de l’Est. Achetée 20-25 euros au fournisseur, une cartouche de dix paquets se revend 50 euros au client.

“C’est un trafic qui emprunte aux codes et modes opératoires des trafics de stupéfiants (stockage, acheminement, revente), c’est un trafic de rue mais qui dans la plus-value financière est en-deçà du trafic de stupéfiants”, a indiqué Michel Lavaud.

La vente à la sauvette ne constitue un délit que depuis une loi de 2011. Si elle est théoriquement passible de six mois d’emprisonnement et 3.750 euros d’amende, il est toutefois rare de faire condamner les vendeurs, a reconnu le procureur.

Seul un vendeur multirécidiviste serait susceptible de faire l’objet d’un jugement en comparution immédiate, avec un résultat pénal plutôt décevant du point de vue du parquet.

“La première fois on lui confisquerait juste ses cigarettes, la deuxième fois ses cigarettes et son argent, la troisième fois il serait déféré devant un délégué du procureur, la quatrième fois il passerait en CRPRC-déférement (procédure de plaider-coupable, NDLR), la cinquième fois il passerait en comparution immédiate”, a énuméré Eric Mathais, à titre d’exemple.

Mais une fois devant le tribunal, “les peines prononcées sont objectivement moins importantes, à situation équivalente, que celles prononcées en matière de stupéfiants”, a-t-il regretté.

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