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après le 1er mai, les syndicats au défi de l’unité pour la suite

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Après une 13e journée de mobilisation réussie lors du 1er mai, les syndicats doivent décider mardi de la suite à donner au mouvement contre la réforme des retraites en gérant leurs divergences face aux invitations de l’exécutif à reprendre le dialogue sur d’autres sujets.

Les responsables syndicaux se réunissent en visioconférence dans la matinée, au lendemain d’un 1er mai qui a rassemblé près de 800.000 manifestants en France selon la police (et 2,3 millions selon la CGT).

Sans atteindre les niveaux record de la fin janvier, lorsque près de 1,3 million de personnes avaient défilé selon le ministère de l’Intérieur, la mobilisation lors de cette première fête du Travail unitaire depuis 2009 est restée forte après 12 journées de défilés et bien au-delà d’un 1er mai classique.

Pour Frédéric Souillot (FO), “cette mobilisation massive et déterminée nous oblige à continuer dans l’unité syndicale à combattre cette loi” bien qu’elle ait été pour l’essentiel validée par le Conseil constitutionnel et doive entrer en vigueur en septembre.

Pour entretenir la contestation, les syndicats ont maintenant “deux échéances dans le viseur”, selon Sophie Binet (CGT).

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A très court terme, ils attendent la décision du Conseil constitutionnel qui doit se prononcer mercredi sur une deuxième demande de référendum d’initiative partagée (RIP).

Mais, refroidis par la première décision des Sages le 14 avril qui avait rejeté cette première demande, ils se montrent prudents. Laurent Berger y croit “plus ou moins” alors que, pour Sophie Binet, “le RIP a été rédigé pour ne pas fonctionner”.

– Objectif 8 juin –

A moyen terme, les syndicats mettent davantage d’espoir dans la discussion à l’Assemblée nationale le 8 juin d’une proposition de loi du groupe Liot visant à abroger la réforme.

Pour Mme Binet qui rappelle que la motion de censure n’a échoué “qu’à neuf voix près” après l’usage du 49-3, les députés ont “la sortie du conflit entre les mains”. Un vote favorable ne serait que le début d’un parcours parlementaire, mais ce serait une claque pour l’exécutif. “Il y a forcément un risque parce que nous sommes dans une majorité relative”, a reconnu le ministre du Travail Olivier Dussopt sur LCI lundi soir.

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Cette date pourrait servir de motif à l’organisation d’une nouvelle journée d’action.

Mais d’ici là, les syndicats vont devoir s’efforcer de gérer leurs divergences qui apparaissent face aux invitations pressantes de l’exécutif à reprendre le dialogue sur un agenda qui va de la réforme de France Travail, du RSA ou du lycée professionnel à des négociations sur l’emploi des seniors ou les conditions de travail.

Elisabeth Borne doit envoyer des invitations en ce sens aux syndicats dans les jours qui viennent, sans qu’elle ait précisé le format de ces rencontres, bilatérales ou multilatérales.

D’ores et déjà, Laurent Berger a annoncé que la CFDT “irait discuter” avec la Première ministre tandis que Sophie Binet a botté en touche, rappelant que l’intersyndicale avait prévu de prendre la décision “ensemble”.

Mais “l’agenda gouvernemental, avec la réforme du travail et du lycée professionnel, ne nous convient pas”, a-t-elle prévenu.

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“On n’a jamais dit qu’on était d’accord sur tout(…) C’est pas la fin de l’intersyndicale. Demain on s’exprimera en commun et on dira ce qu’on va faire dans les semaines à venir”, a relativisé Laurent Berger, invité lundi de l’émission Quotidien sur TMC.

Mais, si la proposition de loi Liot n’est pas votée le 8 juin, “je ne vais pas raconter d’histoire, je ne vais pas dire qu’on va faire une 15ème, 16ème, 17ème journée de mobilisation qui fera céder le gouvernement et le président de la République”, a-t-il reconnu.

Les autres syndicats “réformistes”, CFE-CGC et CFTC ont déjà dit eux aussi qu’ils iraient également aux réunions avec l’exécutif. “On ne peut pas indéfiniment sécher les réunions à Matignon. Il faut un rapport de force rénové, c’est l’écriture d’un nouveau chapitre”, a plaidé François Hommeril (CFE-CGC).

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Européennes de juin : l’extrême droite française, en tête des sondages, lance sa campagne | TV5MONDE

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A cent jour des élections européennes, le parti d’extrême droite Rassemblement national (RN) est donné largement favori en France, emmené par sa jeune tête de liste, Jordan Bardella.

A 28 ans, il va donner dimanche le coup d’envoi de sa campagne, par un premier meeting géant à Marseille (sud), pour tenter d’asseoir une dynamique que rien ne semble pour l’instant pouvoir enrayer.

Jusqu’ici, le RN s’impose inlassablement en tête de tous les sondages sur les intentions de vote – 30% selon une étude BVA Xsight pour la radio RTL paru mercredi.

En moins de cinq ans, Jordan Bardella, président du RN depuis 2021 alors que Marine Le Pen se tient en réserve pour une candidature à la prochaine élection présidentielle, s’est imposé dans un paysage politique en plein renouvellement.

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Dimanche à Marseille, dans une salle où plus de six mille personnes sont attendues, il aura droit à un honneur inédit: une prise de parole en dernier, après Marine Le Pen.

Tout un symbole, cinq ans après une première candidature en tant que tête de liste du RN pour les Européennes, où il était apparu davantage comme un prête-nom, voire une caution jeune pour la patronne de l’extrême droite française.

Arrivé en tête (23,34%), il a ensuite méthodiquement investi le paysage politique et médiatique, porté par un talent de débatteur et une télégénie certaine. En 2022, lors de la troisième candidature à l’Elysée de Marine Le Pen, il était l’un de ses porte-parole les plus dévoués.

Le scrutin européen du 9 juin doit parachever cette ascension fulgurante, avec une double condition: “arriver en tête et avec un score supérieur à celui de 2019” (23,34%), résume l’un de ses proches.

Une ambition que les sondeurs et les experts jugent tous raisonnable.

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Mais les stratèges du parti de Marine Le Pen s’autorisent en privé à viser la barre des 30% et espèrent surclasser d’au moins dix points le parti du président Macron, avec lequel ils avaient fait jeu quasi-égal en 2019.

En assumant de “nationaliser” le scrutin pour en faire des “élections de mi-mandat” contre l’exécutif et la majorité, ces européennes doivent être le marche-pied à une quatrième candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle dans trois ans.

Selon l’institut de sondages BVA, un tiers des Français entend utiliser son bulletin de vote aux Européennes pour “exprimer (son) opposition à la politique actuelle”.

Mais certains s’inquiètent d’un statut de favori qui pourrait démobiliser l’électorat – un talon d’Achille historique du RN, qui l’avait notamment empêché de remporter la moindre région aux élections régionales de 2021, au mépris des pronostics.

pab/sde/dch/mm/cls/roc

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L’édition 2024 du Salon de l’agriculture sous le sceau de la colère | TV5MONDE

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Le Salon de l’agriculture ferme ses portes dimanche au terme d’une 60e édition marquée par la colère des agriculteurs, qui restent circonspects face aux multiples annonces gouvernementales et fiers d’avoir présenté leur travail aux centaines de milliers de visiteurs.

Le syndicat agricole majoritaire FNSEA avait donné le ton dès la veille de l’ouverture, le 23 février, en organisant une marche, achevée en veillée d’armes devant l’entrée du Parc des expositions à Paris.

Au petit matin, des dizaines de manifestants forcent une grille et entrent, décidés à se faire entendre du chef de l’Etat.

Au milieu des allées du Hall 1, l’incontournable pavillon des vaches, cochons et ovins, des empoignades ont lieu entre la sécurité – visiblement dépassée – et des militants arborant des signes distinctifs de trois syndicats, FNSEA, Jeunes agriculteurs et Coordination rurale.

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Le programme de la visite d’Emmanuel Macron est chamboulé. Après une rencontre avec les représentants officiels des syndicats et filières, il débattra finalement avec quelques agriculteurs choisis dans les rangs des syndicats.

Le Salon ouvre au public avec une heure de retard, et le Hall 1, plus de six heures plus tard. “Du jamais vu” pour ses organisateurs.

L’habituelle déambulation du président est maintenue, mais dans des stands vidés de leurs visiteurs, bloqués par des cordons de CRS, et parfois sous des huées.

“On montre les muscles une fois de plus contre un peuple qui souffre et qui en a marre”, tempête Moïse Blin, éleveur en Bretagne.

Moins d’excès

Après cette première journée tumultueuse, la vie du Salon reprend dans une ambiance bon enfant mais ponctuée jusqu’au bout de sifflets ou “coups de gueule”.

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Les visiteurs s’empressent autour de son égérie, la vache Oreillette, s’attendrissent devant l’éclosion de poussins ou s’étonnent devant les attributs d’un taureau Aubrac. Ils se régalent des spécialités régionales, grimpent dans la moissonneuse-batteuse, assistent aux concours d’animaux.

La fête donne, comme toujours, lieu à certains débordements mais loin des excès constatés l’an dernier. Si bars à vin, stands de brasseries et de cocktails commencent les dégustations à 11h, mini gobelets aux bords des comptoirs, la vente d’alcool est interdite à 18H45 et les pintes de bières, bannies le week-end.

Un premier bilan chiffré sera donné dimanche soir, mais les organisateurs sont d’ores et déjà “très satisfaits du nombre de visiteurs”.

Après des semaines de mobilisation dans la rue et d’engagements gouvernementaux, allant de centaines de millions d’aides d’urgence à la promesse d’un choc de simplification, le Salon a été l’occasion de présenter de nouveaux gages.

Jet d’oeufs

Accédant à une demande forte de la FNSEA, Emmannuel Macron s’est engagé à reconnaître l’agriculture “comme un intérêt général majeur de la nation française”, répondant à la Coordination rurale, il a évoqué “un plan de trésorerie d’urgence”, et à la Confédération paysanne, a ouvert un débat sur des “prix planchers”.

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Cette dernière annonce a fait bondir la FNSEA, qui y voit le risque d’aboutir à des “prix plafonds” et une contrainte de plus dans certaines filières où cela n’a pas de sens, comme les céréales destinées à l’export.

Attendu de pied ferme au salon, le gouvernement a multiplié les annonces: plans pour l’élevage et le blé dur, 40 millions d’euros supplémentaires pour l’agriculture bio, 100 millions de plus pour la filière fruits et légumes. Ont aussi été publiés des décrets sur la dénomination des viandes ou les métiers en tension.

Ministres, élus ou candidats, le défilé des politiques a été permanent, sur fond de campagne pour les élections européennes.

Les ministres Christophe Béchu (Transition écologique) et Marc Fesneau (Agriculture) ont été la cible d’oeufs, tandis que Gabriel Attal a déambulé tranquillement; à l’extrême droite, Marion Maréchal s’est vue aspergée de bière quand le président du RN Jordan Bardella a multiplié les selfies.

Le président de la République s’est placé dès le début en opposition à l’extrême droite, dénonçant un lien entre la Coordination rurale et le RN.

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Le deuxième syndicat agricole, qui défend son apolitisme, s’est en tout cas rappelé au souvenir de l’exécutif vendredi matin en débarquant par surprise avec tracteurs et ballots de paille au pied de l’Arc de Triomphe.

Signes que les agriculteurs restent sur la brèche.

jum-ni-myl-sb-bb/abb/

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L’édition 2024 du Salon de l’agriculture sous le sceau de la colère | TV5MONDE

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Le Salon de l’agriculture ferme ses portes dimanche au terme d’une 60e édition marquée par la colère des agriculteurs, qui restent circonspects face aux multiples annonces gouvernementales et fiers d’avoir présenté leur travail aux centaines de milliers de visiteurs.

Le syndicat agricole majoritaire FNSEA avait donné le ton dès la veille de l’ouverture, le 23 février, en organisant une marche, achevée en veillée d’armes devant l’entrée du Parc des expositions à Paris.

Au petit matin, des dizaines de manifestants forcent une grille et entrent, décidés à se faire entendre du chef de l’Etat.

Au milieu des allées du Hall 1, l’incontournable pavillon des vaches, cochons et ovins, des empoignades ont lieu entre la sécurité – visiblement dépassée – et des militants arborant des signes distinctifs de trois syndicats, FNSEA, Jeunes agriculteurs et Coordination rurale.

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Le Salon ouvre au public avec une heure de retard, et le Hall 1, plus de six heures plus tard. “Du jamais vu” pour ses organisateurs.

L’habituelle déambulation du président est maintenue, mais dans des stands vidés de leurs visiteurs, bloqués par des cordons de CRS, et parfois sous des huées.

“On montre les muscles une fois de plus contre un peuple qui souffre et qui en a marre”, tempête Moïse Blin, éleveur en Bretagne.

Moins d’excès

Après cette première journée tumultueuse, la vie du Salon reprend dans une ambiance bon enfant mais ponctuée jusqu’au bout de sifflets ou “coups de gueule”.

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La fête donne, comme toujours, lieu à certains débordements mais loin des excès constatés l’an dernier. Si bars à vin, stands de brasseries et de cocktails commencent les dégustations à 11h, mini gobelets aux bords des comptoirs, la vente d’alcool est interdite à 18H45 et les pintes de bières, bannies le week-end.

Un premier bilan chiffré sera donné dimanche soir, mais les organisateurs sont d’ores et déjà “très satisfaits du nombre de visiteurs”.

Après des semaines de mobilisation dans la rue et d’engagements gouvernementaux, allant de centaines de millions d’aides d’urgence à la promesse d’un choc de simplification, le Salon a été l’occasion de présenter de nouveaux gages.

Jet d’oeufs

Accédant à une demande forte de la FNSEA, Emmannuel Macron s’est engagé à reconnaître l’agriculture “comme un intérêt général majeur de la nation française”, répondant à la Coordination rurale, il a évoqué “un plan de trésorerie d’urgence”, et à la Confédération paysanne, a ouvert un débat sur des “prix planchers”.

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Attendu de pied ferme au salon, le gouvernement a multiplié les annonces: plans pour l’élevage et le blé dur, 40 millions d’euros supplémentaires pour l’agriculture bio, 100 millions de plus pour la filière fruits et légumes. Ont aussi été publiés des décrets sur la dénomination des viandes ou les métiers en tension.

Ministres, élus ou candidats, le défilé des politiques a été permanent, sur fond de campagne pour les élections européennes.

Les ministres Christophe Béchu (Transition écologique) et Marc Fesneau (Agriculture) ont été la cible d’oeufs, tandis que Gabriel Attal a déambulé tranquillement; à l’extrême droite, Marion Maréchal s’est vue aspergée de bière quand le président du RN Jordan Bardella a multiplié les selfies.

Le président de la République s’est placé dès le début en opposition à l’extrême droite, dénonçant un lien entre la Coordination rurale et le RN.

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Corse: heurts entre indépendantistes et forces de l’ordre, deux ans après l’agression d’Yvan Colonna | TV5MONDE

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Des affrontements ont éclaté en Corse samedi après-midi entre une dizaine de personnes encagoulées et les forces de l’ordre, en marge d’une manifestation à Bastia à l’appel de mouvements indépendantistes, deux ans après l’agression mortelle du militant indépendantiste Yvan Colonna dans sa cellule.

La manifestation a réuni 650 personnes, selon la préfecture de Haute-Corse.

Des jeunes hommes, vêtus de tenue de peintre en bâtiment ou encagoulés, ont lancé plusieurs cocktails Molotov sur les forces de l’ordre, positionnées en nombre à proximité de la préfecture de Haute-Corse, dans le centre-ville de Bastia.

Les forces de l’ordre ont répliqué avec des grenades lacrymogènes, au cours d’incidents qui ont duré environ deux heures dans deux rues adjacentes à la préfecture.

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L’un des manifestants a été pris en charge par les pompiers et transporté au centre hospitalier de Bastia, pour des brûlures au second degré, selon le service d’incendie et de secours de la Haute-Corse.

La manifestation, partie du palais de justice, a été organisée à l’appel du collectif Patriotti et de l’Associu Sulidarità, qui milite pour les “prisonniers politiques corses”, ou encore du parti indépendantiste Nazione, qui compte une élue à l’assemblée de Corse.

“Basta à a ripressione” (NDLR: stop à la répression) et “Per i diritti di u populu corsu” (NDLR: pour les droits du peuple Corse) étaient les deux mots d’ordre de la manifestation.

Ce rassemblement est intervenu au deuxième anniversaire de l’agression d’Yvan Colonna au sein du centre de détention d’Arles (Bouches-du-Rhône), où il purgeait une peine pour son rôle dans l’assassinat du préfet Claude Erignac en 1998 à Ajaccio. Le militant indépendantiste était décédé 20 jours plus tard, un événement qui avait provoqué des violences en Corse.

Lors d’une prise de parole, devant la préfecture, Jean-Philippe Antolini, porte-parole du mouvement Nazione, a demandé “la fin des arrestations arbitraires stigmatisant les militants indépendantistes”, mais aussi “la reconnaissance du peuple corse sur sa terre”: “Sur cette terre, il n’y a qu’un seul peuple, c’est le peuple corse.”

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Le discours a également dénoncé “l’Etat français assassin, responsable de la mort d’Yvan Colonna.”

Une banderole brandie par plusieurs jeunes manifestants a également visé les élus corses qui participent au processus de Beauvau, le ministère de l’Intérieur, sur une éventuelle autonomie pour l’île: “Nous avons mangé des lacrymos, pour vous voir vous gaver à Beauvau.”

Lors d’un dîner lundi, une délégation d’élus corse et Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, s’étaient mis d’accord sur cinq propositions pour avancer vers une autonomie de la Corse, dans le cadre de discussions entamées depuis deux ans. Le prochain point d’étape aura lieu mi-mars, dans un format similaire.

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Européennes: l’agriculture premier obstacle dans la campagne écologiste | TV5MONDE

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A près de 100 jours des élections européennes, les Ecologistes tentent toujours de faire la paix avec les agriculteurs, alors que la campagne de leur tête de liste Marie Toussaint, entamée depuis décembre, semble patiner.

Au moment où l’agriculture s’est imposée comme un des premiers thèmes de campagne de ces élections après la colère du monde paysan en janvier, et que l’exécutif a fait des écologistes “des bouc-émissaires”, les Verts ont assuré voir reçu un “excellent accueil” du monde paysan, au salon de l’agriculture.

Loin des jets d’oeufs et sifflets qui ont visé les ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture Christophe Béchu et Marc Fesneau, la délégation, menée par la cheffe du parti Marine Tondelier et la tête de liste aux européennes Marie Toussaint, a en effet pu rencontrer toutes les organisations syndicales, y compris la Coordination rurale, la plus hostile aux écologistes.

En visite vendredi, les écologistes étaient loin d’être en terrain conquis, tant les agriculteurs se disent étranglés par les normes, en particulier environnementales.

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Les écologistes ont fait assaut d’amabilité. “On est d’accord avec vous”, “c’est ce qu’on dit depuis toujours”, “ce que vous dites, c’est dans notre programme”, répète Marine Tondelier.

Les échanges restent polis, mais la critique pointe souvent de la part du monde paysan. Alors qu’une partie des représentants de la Coordination rurale était encore en garde à vue après une action près de l’Arc de triomphe, Marine Tondelier joue la connivence: “Pour le gouvernement vous êtes des agroterroristes, nous on est des écoterroristes”.

“C’est peut-être plus juste pour vous que pour nous”, réplique Christian Convers, secrétaire général du syndicat.

Un peu plus tôt, c’est l’éleveur de vaches Salers, Alexis Picarougne qui s’est indigné: “On vous aime, mais il faut que vous nous aimiez”, a-t-il lancé. “Il faut arrêter de dire qu’on est des pollueurs.”

L’échange prend un tour plus intense, sur la question des mégabassines, des retenues d’eau jugée nécessaires par certains agriculteurs mais que dénoncent les écologistes. L’eurodéputé Benoit Biteau, lui-même agriculteur présent dans la manifestation de Sainte-Soline, s’échauffe. “Par vos méthodes, vous êtes en train de détruire l’agriculture française”, lui répond l’éleveur.

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La “douceur” de Toussaint

A l’écart de ces échanges, Marie Toussaint qui prône “la douceur” pour sa campagne, joue la carte du sérieux. Elle questionne sur la proposition de prix planchers des produits agricoles, rappelle que les paysans sont les premiers touchés par les pesticides, et appelle à transformer la Politique agricole commune (PAC), pour que les subventions favorisent les efforts fournis vers la transition écologique.

Entrée en campagne début décembre, l’eurodéputée peine encore à se faire connaître.

Celle qui a fait condamner l’Etat français en 2021 pour ses manquements dans la lutte contre le réchauffement climatique, fait l’objet de quelques critiques en interne, notamment depuis son premier meeting, où une séance de “booty therapy”, une danse basée sur le déhanchement, a provoqué la stupeur.

Mais Marine Tondelier n’a pas d’inquiétude sur sa candidate: “8%, c’est le même niveau que Yannick Jadot à la même époque en 2019”. Il avait finalement atteint 13,4%.

“L’agriculture est au coeur du projet écologique et la liste écologiste est en dynamique”, veut croire aussi la cheffe des députés Cyrielle Chatelain.

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Et l’eurodéputé David Cormand assure que “la campagne se met en place tranquillement”. Une campagne “de terrain, de déplacements, selon un plan établi. On fait nos gammes et on va ramasser les graines qu’on a semées”.

Pour lui, le débat sur l’agriculture est à ce titre “extrêmement bénéfique pour les Ecologistes, notre parole a été écoutée. C’est un sujet européen, sur lequel nous sommes solides”.

Prochain déplacement pour Marie Toussaint, les Antilles, où elle se rend dès samedi avec Priscillia Ludowsky, ancienne gilet jaune martiniquaise, avec qui elle a écrit un livre contre les violences environnementales et en position éligible sur la liste écologiste.

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Action à l’Arc de Triomphe et sifflets au Salon de l’agriculture: la colère n’est pas éteinte | TV5MONDE

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A deux jours de la clôture d’un Salon de l’agriculture sans heurts hormis le premier jour, une action surprise de la Coordination rurale vendredi matin à l’Arc de Triomphe et un jet d’œufs sur des ministres venus au salon montrent que les agriculteurs attendent encore beaucoup du gouvernement dans les prochaines semaines.

Après la visite chahutée du chef de l’État samedi, suivie d’annonces sur les prix planchers et des aides à la trésorerie, les syndicats agricoles ont rendez-vous avec Emmanuel Macron mi-mars, avant la présentation d’une loi d’orientation agricole au printemps.

Les blocages routiers sont levés dans le pays depuis début février, et les agriculteurs ont largement fait une pause pendant “leur” salon, à Paris, mais les actions de vendredi illustrent la capacité d’initiative de la base du mouvement agricole.

Dans l’après-midi, les ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture, Christophe Béchu et Marc Fesneau, ont été visés par des sifflets et des jets d’œufs au Salon de l’Agriculture. “On s’aperçoit que depuis trois semaines, rien n’avance”, a déclaré l’un des manifestants.

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L’action, menée par des agriculteurs se revendiquant de la fédération départementale de la FNSEA de Seine-et-Marne, a suscité la colère de M. Fesneau. “Si ceux qui ont fait ça pensent que c’est intelligent de jeter des œufs pour résoudre les problèmes, je pense qu’ils font une erreur”, a-t-il dénoncé sur RTL. “Ca ne m’empêchera pas et ça ne me déviera pas de la route qui est la mienne”, a ajouté le ministre.

Le secrétaire général de la FNSEA Hervé Lapie a lui regretté auprès de l’AFP “d’en arriver à de telles actions”, appelant au respect des personnes.

L’irruption à l’aube jeudi matin de tracteurs et ballots de paille au pied de l’Arc de Triomphe, lieu hautement symbolique et théâtre de violences lors de la crise des “gilets jaunes” en 2018, préfigurait une journée mouvementée. Selon la préfecture de police, 66 personnes ont été interpellées.

“On ne lâchera rien”, a affirmé la présidente de la Coordination rurale (CR) Véronique Le Floc’h, à l’origine de cette action.

Une fois la place évacuée, peu après 9H30, la circulation a repris et un convoi de tracteurs a pris la route du château de Versailles, où des agriculteurs ont installé une vingtaine de tracteurs près de la statue équestre de Louis XIV, escortés par la police.

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La direction de la FNSEA n’envisage pas d’appeler à une nouvelle mobilisation nationale après le Salon, a assuré à l’AFP Hervé Lapie, qui privilégie le travail avec le gouvernement.

“S’il faut repartir sur des actions syndicales parce que ça bloque, on le fera. Mais je pense que notre objectif, ce n’est pas de faire de l’action syndicale pour faire de l’action syndicale, pour être visible”, a-t-il expliqué.

“Ce qu’on veut voir, c’est la traduction concrète. Au moment où je vous parle, on n’y est pas encore”, a souligné le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, au côté de Christophe Béchu, après un rendez-vous au salon. Le ministre a pris soin de relever que le blocage mené par la CR le matin était “le fait d’un syndicat minoritaire”.

Pas d’appel à manifester

A la fin du salon, “dimanche soir, tout ne sera pas réglé et tout le monde le sait d’ailleurs”, a déclaré Marc Fesneau, sur France Bleu Occitanie.

Plus de 400 millions d’euros de mesures d’urgence ont été annoncés par le gouvernement, qui a promis un choc de simplification, le renforcement des lois Egalim pour protéger le revenu des agriculteurs et qui a placé l’agriculture au rang d’un “intérêt général majeur”. L’exécutif a promis d’alléger les contraintes, notamment environnementales, au prix de concessions décriées par les ONG et des scientifiques sur les pesticides.

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A la pointe de la mobilisation, au côté de la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs n’envisagent pas non plus à ce stade de retourner dans la rue. “Nous n’avons jamais rompu le dialogue, il faut continuer à travailler”, a déclaré à l’AFP leur président Arnaud Gaillot.

Alors que la CR, deuxième syndicat agricole, née en 1991 d’une scission avec la FNSEA, multiplie les accusations de “cogestion” désastreuse à son encontre, Arnaud Gaillot déplore “un populisme sans solution”.

“Remettre en cause le dialogue des syndicats majoritaires avec le gouvernement, c’est un déni de démocratie”, affirme-t-il, accusant la CR de “surenchère”.

De son côté, la Confédération paysanne, troisième syndicat classé à gauche, ne prévoit “pas de mobilisation dans les jours à venir”, mais n’appelle pas non plus à la démobilisation, a déclaré à l’AFP Stéphane Galais, un de ses secrétaires nationaux.

bur-js-sb-myl-agu/abb/LyS

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Derrière un Salon de l’agriculture calme, la colère n’est pas éteinte | TV5MONDE

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A deux jours de la clôture d’un Salon de l’agriculture qui s’est “plutôt bien passé” de l’avis général des syndicats agricoles, une action surprise de la Coordination rurale vendredi matin à l’Arc de triomphe interroge sur une éventuelle reprise de la mobilisation sur fond de concurrence entre syndicats.

Après la visite chahutée du chef de l’Etat samedi, suivie d’annonces sur les prix planchers et des aides à la trésorerie, les syndicats ont rendez-vous avec Emmanuel Macron à la mi-mars, avant la présentation d’une grande loi d’orientation agricole.

L’irruption de tracteurs et ballots de paille avant l’aube au pied de l’Arc de Triomphe, lieu hautement symbolique et théâtre de violences lors de la crise des “gilets jaunes” en 2018, a rappelé la colère profonde du monde agricole.

“On ne lâchera rien”, a affirmé la présidente de la Coordination rurale (CR) Véronique Le Floc’h à l’AFP. “On ne peut pas dire qu’on va aider les agriculteurs et en même temps signer des accords de libre-échange”, a-t-elle ajouté, en référence à des accords commerciaux approuvés la veille par le Parlement européen avec le Chili et le Kenya.

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Les forces de l’ordre ont encerclé quelques dizaines de manifestants sur un trottoir en haut des Champs Elysées, et 66 ont été interpellés, selon la préfecture de police. Parmi elles, Patrick Legras, agriculteur dans la Somme et l’une des figures de la Coordination rurale, a confirmé le syndicat.

Une fois la place évacuée, peu après 9H30, la circulation a repris et un convoi de tracteurs a pris la route du château de Versailles, où une vingtaine de tracteurs sont arrivés vers midi, escortés par la police.

“On continue le mouvement parce qu’on n’est pas entendus, on n’a rien de structurel”, dit l’un des manifestants, Nicolas Bongay, 40 ans, président de la CR du Doubs.

A la FNSEA, le syndicat majoritaire et concurrent de la CR, pas question pour l’instant d’appeler à une nouvelle mobilisation nationale après le Salon, a dit à l’AFP son numéro deux, Hervé Lapie, qui privilégie le travail avec le gouvernement.

“S’il faut repartir sur des actions syndicales parce que ça bloque, on le fera. Mais je pense que notre objectif, ce n’est pas de faire de l’action syndicale pour faire de l’action syndicale, pour être visible”, a-t-il dit.

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“Ce qu’on veut voir, c’est la traduction concrète. Au moment où je vous parle, on n’y est pas encore”, a aussi souligné le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, aux côtés du ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, après un rendez-vous au Salon. Le ministre a pris soin aussi de souligner que le blocage mené par la CR le matin était “le fait d’un syndicat minoritaire”.

Pas d’appel à manifester

A la fin du Salon, “dimanche soir, tout ne sera pas réglé et tout le monde le sait d’ailleurs”, a déclaré le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, sur France Bleu Occitanie.

Plus de 400 millions d’euros de mesures d’urgence ont été annoncés par le gouvernement, qui a promis un choc de simplification, le renforcement des lois Egalim pour protéger le revenu des agriculture et qui a placé l’agriculture au rang d’un “intérêt général majeur”. L’exécutif a promis d’alléger les contraintes, notamment environnementales, au prix de concessions décriées par les ONG et des scientifiques sur les pesticides.

A la pointe de la mobilisation, au côté de la FNSEA, les Jeunes agriculteurs n’envisagent pas non plus à ce stade de retourner dans la rue. “Nous n’avons jamais rompu le dialogue, il faut continuer à travailler”, dit à l’AFP leur président Arnaud Gaillot.

Alors que la Coordination rurale, deuxième syndicat né en 1991 d’une scission avec la FNSEA, multiplie les accusations de “cogestion” désastreuse à son encontre, Arnaud Gaillot déplore “un populisme sans solution”.

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“Remettre en cause le dialogue des syndicats majoritaires avec le gouvernement, c’est un déni de démocratie”, affirme-t-il.

De son côté, la Confédération paysanne, troisième syndicat classé à gauche, ne prévoit “pas de mobilisation dans les jours à venir”, mais n’appelle pas non plus à la démobilisation, a déclaré à l’AFP Stéphane Galais, un de ses secrétaires nationaux.

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Action surprise autour de l’Arc de Triomphe, la tension agricole toujours vive | TV5MONDE

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A deux jours de la clôture d’un Salon de l’agriculture qui s’est “plutôt bien passé” de l’avis général des syndicats agricoles, une action surprise de la Coordination rurale vendredi matin à l’Arc de triomphe interroge sur une éventuelle reprise de la mobilisation sur fond de concurrence entre syndicats.

Après la visite chahutée du chef de l’Etat samedi, suivie d’annonces sur les prix planchers et des aides à la trésorerie, les syndicats ont rendez-vous avec Emmanuel Macron à la mi-mars, avant la présentation d’une grande loi d’orientation agricole.

L’irruption de tracteurs et ballots de paille avant l’aube au pied de l’Arc de Triomphe, lieu hautement symbolique et théâtre de violences lors de la crise des “gilets jaunes” en 2018, a rappelé la colère profonde du monde agricole.

“On ne lâchera rien”, a affirmé la présidente de la Coordination rurale (CR) Véronique Le Floc’h à l’AFP. “On ne peut pas dire qu’on va aider les agriculteurs et en même temps signer des accords de libre-échange”, a-t-elle ajouté, en référence à des accords commerciaux approuvés la veille par le Parlement européen avec le Chili et le Kenya.

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“On est monté ce (vendredi) matin pour déposer une gerbe à l’Arc de Triomphe pour rendre hommage à tous les agriculteurs qui se suicident”, a déclaré à l’AFP Axel Masson, éleveur dans le Loir-et-Cher. “On n’est toujours pas entendu par l’Etat”.

Les militants de la CR étaient “en route pour le château de Versailles quand ils ont décidé de faire un crochet par l’Arc de Triomphe. Ce n’était pas prévu, c’était une initiative des militants” dans le feu de l’action, a précisé Mme Le Floc’h.

L’action est toutefois pleinement assumée, la CR ayant rapidement écrit sur X ce message: “La Coordination rurale prend symboliquement et pacifiquement l’Etoile” et demande “des actes rapidement pour sauver nos 45% d’exploitations en détresse financière”.

Les forces de l’ordre ont encerclé quelques dizaines de manifestants sur un trottoir en haut des Champs Elysées, et 66 ont été interpellés, selon la préfecture de police. Parmi elles, Patrick Legras, agriculteur dans la Somme et l’une des figures de la Coordination rurale, a confirmé le syndicat.

Une fois la place évacuée, peu après 9H30, la circulation a repris et un convoi de tracteurs a pris la route du château de Versailles, où une vingtaine de tracteurs sont arrivés vers midi, escortés par la police.

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“On continue le mouvement parce qu’on n’est pas entendus, on n’a rien de structurel”, dit l’un des manifestants, Nicolas Bongay, 40 ans, président de la CR du Doubs.

“Syndicat minoritaire”

Interrogée sur cette action, la ministre déléguée à l’Agriculture, Agnès Pannier-Runacher, a rappelé sur Sud Radio qu’”une manifestation qui n’est pas déclarée est donc une manifestation illégale”.

Le gouvernement répond à la colère en “prenant des mesures très concrètes, des mesures d’urgence. (…) Aujourd’hui, l’argent descend dans les cours de ferme”, a-t-elle martelé.

“Trop tirer sur la corde peut être contre productif”, a commenté son collègue du gouvernement, Christophe Béchu (Transition écologique), en visite au Salon, en prenant soin de souligner que l’action était du “fait d’un syndicat minoritaire”.

A la fin du Salon, “dimanche soir, tout ne sera pas réglé et tout le monde le sait d’ailleurs”, a déclaré le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, sur France Bleu Occitanie.

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Plus de 400 millions d’euros de mesures d’urgence ont été annoncés par le gouvernement, qui a promis un choc de simplification, le renforcement des lois Egalim pour protéger le revenu des agriculture et qui a placé l’agriculture au rang d’un “intérêt général majeur”. L’exécutif a promis d’alléger les contraintes, notamment environnementales, au prix de concessions décriées par les ONG et des scientifiques sur les pesticides.

A la pointe de la mobilisation, au côté de la FNSEA, les Jeunes agriculteurs n’envisagent pas à ce stade de nouvelle mobilisation dans la rue. “Nous n’avons jamais rompu le dialogue, il faut continuer à travailler”, a déclaré à l’AFP leur président Arnaud Gaillot.

Alors que la Coordination rurale, deuxième syndicat né en 1991 d’une scission avec la FNSEA, multiplie les accusations de “cogestion” désastreuse à son encontre, Arnaud Gaillot déplore “un populisme sans solution”.

“Remettre en cause le dialogue des syndicats majoritaires avec le gouvernement, c’est un déni de démocratie”, affirme-t-il.

De son côté, la Confédération paysanne, troisième syndicat classé à gauche, ne prévoit “pas de mobilisation dans les jours à venir”, mais n’appelle pas non plus à la démobilisation, a déclaré à l’AFP Stéphane Galais, un de ses secrétaires nationaux.

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JO-2024: Macron inaugure le Village olympique et salue ‘l’aventure d’un siècle’ | TV5MONDE

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“L’aventure d’un siècle” : Emmanuel Macron a salué la réalisation “dans un temps record” du Village olympique des Jeux de Paris, inauguré jeudi à Saint-Denis et capable d’accueillir plus de 14.000 athlètes, ainsi que son “exemplarité sociale et environnementale”.

“On est tous en train de participer à l’aventure d’un siècle”, a-t-il lancé aux équipes qui ont réalisé le site, gigantesque épicentre des JO bâti en sept ans, martelant que tout ce qui a été fait aura “marqué le siècle”.

“Nous sommes au rendez-vous des engagements qui avaient été pris”, le chantier a été réalisé “dans les temps”, “malgré le Covid”, et dans des “conditions sociales exemplaires”, notamment en termes de “sécurité” des ouvriers, a-t-il ajouté. “C’est une étape essentielle de ces Jeux” qui se tiendront du 26 juillet au 11 août).

Point d’orgue de ce moment festif, le directeur général de la Solideo (la Société de livraison des ouvrages olympiques), Nicolas Ferrand, a symboliquement remis la clé du site au président du comité d’organisation des Jeux, Tony Estanguet.

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“On a fait du Village olympique non seulement une vitrine mais aussi un manifeste sur les grandes questions urbaines du 21e siècle”, s’est félicité Nicolas Ferrand.

“Un village pour les athlètes”

Construit en sept ans, il regroupe quelque 82 bâtiments, 3.000 appartements et 7.200 chambres sur un site qui s’étend sur 52 hectares entre Saint-Denis, l’île Saint-Denis et Saint-Ouen, au nord de Paris.

“C’est assez fort ce que la Solideo et les constructeurs sont parvenus à faire, il faut le souligner”, note un cadre d’une société ayant travaillé sur cet immense chantier. “Le milieu était sceptique sur la capacité à monter un village de cette taille en si peu de temps”.

Hormis un retard, évalué à “quelques semaines” par Nicolas Ferrand, pour les bâtiments situés sur l’île Saint-Denis, le calendrier prévu pour la livraison a été tenu.

Mais le travail n’est pas terminé: pour pouvoir accueillir les 206 délégations olympiques, les organisateurs vont avoir du pain sur la planche d’ici à l’ouverture des Jeux.

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Les appartements sont en effet livrés nus et il faut désormais les équiper, installer le mobilier (lits, tables de chevet…), aménager les centres de services pour les athlètes.

“Cela représente plus de 345.000 pièces en tout qui vont être acheminées. Des couettes, des tables de chevet, des lits – il y en aura 14.250 -, 8.200 ventilateurs et 5.535 sofas”, détaille Laurent Michaud, directeur des villages olympiques et paralympiques au comité d’organisation de Paris 2024.

“Il y aura deux athlètes par chambre de 12 m2 et une salle de bains pour quatre personnes. Tout le monde sera logé à la même enseigne”.

L’équipement de ces appartements, tout comme les nombreux services dont vont jouir les athlètes et leur staff pendant leur séjour, vont être assurés par les sponsors.

“C’est un village qu’on a travaillé avec des athlètes pour des athlètes (…) pour que chaque athlète puisse retrouver l’ensemble des besoins dont il aura besoin”, résume Laurent Michaud.

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Cité éphémère

Le temps des JO, le village va fonctionner comme une cité classique mais éphémère.

Les athlètes pourront par exemple faire laver leur linge dans des laveries temporaires avec près de 600 machines à laver et sèche-linge. L’entretien des appartements dans plus de 70 résidences sera assuré par 12 conciergeries disséminées dans le village.

Seules les cuisines seront absentes des appartements. Les sportifs auront un accès 24 heures sur 24 à l’imposante nef de la Cité du cinéma transformée en un restaurant géant avec une déclinaison en six thèmes culinaires (Italie, Asie, France…) pour près de 3.200 places assises et 40.000 repas servis par jour. Un deuxième restaurant sera installé sur l’île Saint-Denis et des food-trucks “seront répartis sur le village.

Une épicerie, un commissariat, un salon de coiffure, une salle de fitness, un bar (sans alcool), un centre multiconfessionnel… Les athlètes ne devraient manquer de rien. Même une poste sera installée de façon temporaire dans cette ville qui ne disposera pas de maire.

Une polyclinique de 3.000 m2, à la place de l’école d’ostéopathie Dahnier, sera également à leur disposition 24 heures sur 24 pour des soins, un scanner ou une IRM.

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La circulation se fera à vélo ou en navettes électriques “qui tourneront 24h sur 24”, ajoute Laurent Michaud.

Une fois les Jeux paralympiques (28 août-8 septembre) terminés, les appartements seront reconfigurés pour accueillir habitants et entreprises dans ce nouveau quartier au nord de Paris.

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Agriculteurs: action de la Coordination rurale autour de l’Arc de Triomphe, 66 interpellations | TV5MONDE

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Mottes de paille, tracteurs et arrestations à l’Arc de Triomphe: la Coordination rurale a organisé une action surprise vendredi matin dans le haut des Champs-Elysées, qui a mené à 66 interpellations.

D’autres actions avaient lieu ailleurs à Paris: quatre tracteurs bloquaient la sortie du périphérique porte d’Ivry, d’autres se positionnaient au niveau de la sortie de l’A4 à Charenton, selon la police.

“Un convoi de tracteurs est en route pour le château de Versailles”, où ils seront attendus par un dispositif policier, a-t-on ajouté de même source.

Axel Masson, éleveur dans le Loir-et-Cher, a expliqué à l’AFP qu’ils étaient une centaine rassemblés dès 04H00 vendredi matin “dans le calme et dans le respect” devant l’Arc de Triomphe. Tracteurs et ballots de paille se sont installés sur la célèbre avenue au petit jour.

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Vers 09H40, la manifestation au pied de l’Arc a pris fin, selon une journaliste AFP.

Un peu plus tôt, les services de la mairie de Paris ont nettoyé les lieux et la circulation a repris sur la célèbre avenue.

Soixante-six interpellations ont eu lieu, selon la préfecture de police. Parmi elles, Patrick Legras, l’une des figures de la Coordination rurale, confirme le syndicat, à la veille du dernier weekend du Salon de l’Agriculture.

Le syndicat avait annoncé sur X être mobilisé “pour sauver” l’agriculture française”, avant le dernier week-end du Salon de l’agriculture. “La Coordination rurale prend symboliquement et pacifiquement l’Etoile”, a-t-il également écrit, demandant “des actes rapidement pour sauver nos 45% d’exploitations en détresse financière”.

“On est monté ce matin pour déposer une gerbe à l’Arc de Triomphe pour rendre hommage à tous les agriculteurs qui se suicident”, a précisé M. Masson. “On n’est toujours pas entendu par l’État”, a-t-il ajouté.

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“Ecouter la colère”

Alors qu’ils devaient se rendre initialement au château de Versailles dans une manifestation autorisée, “les agriculteurs ont fait ce détour pour aller sur la tombe du soldat inconnu”, affirme Christian Convers, secrétaire général de la Coordination rurale, joint par l’AFP. Mais “ils n’ont pas eu le temps d’aller bien plus loin puisque les forces de police se sont tout de suite interposées et la discussion a tourné court”.

Interrogée sur cette action, la ministre déléguée à l’Agriculture et à la Souveraineté alimentaire Agnès Pannier-Runacher a rappelé que “tout le monde doit respecter la loi et une manifestation qui n’est pas déclarée est donc une manifestation illégale”.

Mais “cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas écouter la colère des agriculteurs et c’est ce que nous faisons en prenant des mesures très concrètes, des mesures d’urgence”, a-t-elle martelé sur Sud Radio, affirmant qu’”aujourd’hui l’argent descend dans les cours de ferme”.

Face à la colère agricole, vive depuis plusieurs semaines, l’exécutif s’efforce de répondre aux agriculteurs qui manifestent pour obtenir un meilleur revenu et moins de contraintes administratives et environnementales, au prix de concessions sur les pesticides, notamment.

Emmanuel Macron s’est notamment prononcé pour des prix plancher afin de garantir de meilleurs revenus, mais cette idée est loin de faire l’unanimité dans le monde agricole.

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De leur côté, les banques ont promis des gestes afin de desserrer l’étau financier pour les exploitations les plus fragiles.

Pour autant, ces mesures ne semblent pas avoir convaincu le milieu agricole, d’où l’action à l’endroit hautement symbolique de l’Arc de Triomphe, qui a été le théâtre de violences lors de la crise des “Gilets jaunes” en 2018.

La Coordination rurale, 2e syndicat agricole français, est connue pour être un porte-voix véhément de la colère paysanne. Née en 1991 d’une scission avec le syndicat majoritaire FNSEA, elle est pourfendeuse des accords de libre-échange et habituée aux actions musclées.

“Pour l’instant il n’y a pas de résultat pour l’avenir. Le salon s’est assez bien passé, mais si ça continue comme ça, la colère ne va pas s’arrêter”, prévient M. Convers.

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