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Arlette Laguiller sur la liste de LO aux Européennes | TV5MONDE

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Arlette Laguiller, figure historique de Lutte ouvrière (LO), âgée de 83 ans, figurera symboliquement sur la liste de son parti aux élections européennes, comme en 2019, a-t-on appris lundi auprès du parti.

L’ancienne candidate à la présidentielle sera en dernière position sur la liste.

Lors de son congrès annuel qui avait lieu le weekend dernier, LO a voté “à l’unanimité” une motion actant de “notre participation aux élections européennes”, a indiqué lors d’une conférence de presse la porte-parole du parti trotskiste Nathalie Arthaud, qui en assumera la tête de liste, avec Jean-Pierre Mercier, autre porte-parole.

“L’Europe, comme la France, comme tous les pays dans le monde, est gouvernée par les politiciens de la bourgeoisie. Nous pensons qu’il faut renverser la grande bourgeoisie et instaurer des institutions qui seraient dirigées par les travailleurs eux-mêmes”, a expliqué Nathalie Arthaud.

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“Mais nous ne voulons sûrement pas rajouter des frontières”, a-t-elle ajouté, fustigeant “ceux qui vont dans le sens d’un nationalisme exacerbé. Nous sommes pour un monde sans frontière dirigé par les travailleurs”.

Le parti trotskiste ne se fait pas d’illusion sur ses chances d’envoyer un député au parlement européen. Lors des trois précédentes élections européennes, il n’a pas dépassé 1% des suffrages alors qu’il faut 5% pour avoir des élus.

“On n’est pas électoraliste”, a précisé Jean-Pierre Mercier. “On tient à faire entendre cette voix internationaliste, cette voix communiste révolutionnaire”, a-t-il ajouté.

“Ce ne sera pas une voix de trop pour faire entendre une opposition radicale à toutes ces idées racistes, xénophobes, qui empoisonnent et sont diffusées 24 heures sur 24”, a complété Nathalie Arthaud. “Ca ne sera pas une voix de trop que d’affirmer le fait que quand on appartient aux classes populaire, bien sûr qu’on vit mélangé et avec des intérêts communs”.

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Au Salon de l’agriculture, un face-à-face qui s’annonce tendu entre Macron et les agriculteurs | TV5MONDE

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Un comité d’accueil d’agriculteurs a dormi devant le Salon de l’agriculture avant la visite samedi d’Emmanuel Macron en terrain miné, tant la colère se cristallise désormais sur sa personne après la bourde élyséenne autour de l’invitation des Soulèvements de la Terre, collectif écologiste honni de nombreux exploitants.

Devant le Salon à Paris, sur l’esplanade où s’est installé le syndicat majoritaire, la FNSEA, la nuit a été calme. Quelques exploitants ont dormi sur la paille, et les mines sont fatiguées. Un groupe d’agriculteurs du syndicat concurrent, la Coordination rurale, est arrivé vers 6H du matin.

Le chef de l’Etat viendra bien inaugurer le Salon de l’agriculture comme les présidents le font d’habitude depuis Jacques Chirac, “mais pas comme tous les ans”, a prévenu vendredi soir le patron du syndicat agricole majoritaire FNSEA Arnaud Rousseau. Sous-entendu, ce ne sera pas une promenade de santé à l’abri des huées et des manifestations de défiance.

“C’est sûr que Macron risque d’être sifflé dans les allées mais il faut qu’on avance, qu’on continue à discuter pour faire aboutir les choses, concrètement”, confie à l’AFP son vice-président, Luc Smessaert, agriculteur dans l’Oise.

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Le chef de l’Etat prévoit de rencontrer les responsables de “tous les syndicats agricoles avant l’ouverture officielle” puis “d’aller au contact de tous ceux qui veulent échanger comme je le fais chaque année”, selon un message sur X.

Les présidents français passent généralement des heures, voire la journée entière, au Salon, et les incidents ne sont pas inhabituels. Nicolas Sarkozy avait lancé “Casse-toi, alors, pauvre con!” en 2008 à un homme qui refusait de lui serrer la main. François Hollande s’était fait huer et insulter par des éleveurs en 2016.

Arnaud Rousseau a prévenu le président “qu’avant de défiler et faire des photos, il fallait d’abord annoncer aux paysans ce qu’ils attendaient et qu’ils réclamaient depuis des semaines”, lors d’un discours devant ses troupes de la FNSEA et du syndicat allié Jeunes agriculteurs (JA) dans la soirée devant les portes du salon, porte de Versailles à Paris.

Les manifestants ont copieusement sifflé le nom du président. Sous une pancarte “Manu Tchao!”, Romain Garnier explique: “Si ça ne bouge pas, il faut qu’il parte. Avec ce qu’il nous a donné pour l’instant, c’est tchao.”

“Franchement”, lâche un cadre de la FNSEA, “on ne maîtrise rien. Ils sont chauds bouillants”.

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Arnaud Rousseau et son homologue Véronique Le Floc’h, présidente de la Coordination rurale, 2e syndicat agricole français, ont tout de même accepté de voir le président – “s’il peut rentrer”, a ajouté Mme Le Floc’h.

“Bras d’honneur”

La crise, qui couvait depuis l’automne, a explosé à partir du 18 janvier, menant à deux semaines de blocages d’autoroutes, finalement levés le 1er février. Le Premier ministre Gabriel Attal a fait plusieurs salves d’annonces sur des dizaines de sujets: pesticides, normes, simplifications administratives, aides aux éleveurs ou aux viticulteurs, contrôles dans les grandes surfaces contre la fraude sur l’origine française des produits, nouvelle loi consacrant l’agriculture comme un intérêt fondamental de la nation…

Les ONG environnementales dénoncent un recul écologique, notamment sur les pesticides dont l’usage ne sera plus mesuré comme auparavant, mais leur discours contre l’agriculture intensive, tout comme celui du syndicat altermondialiste Confédération paysanne, est peu audible face aux protestations existentielles des agriculteurs.

Ceux-ci ont accepté de débloquer les routes car ils apprécient que leurs revendications commencent à être prises en compte par l’exécutif. Mais ils continuent d’exiger des actes rapides et concrets pour améliorer leurs revenus, et répondre à leur demande de dignité.

Les adhérents des syndicats majoritaires, surtout dans les grandes cultures céréalières, ont surtout été furieux d’apprendre que l’Elysée voulait les faire débattre samedi, parmi d’autres ONG, avec le collectif radical des Soulèvements de la Terre, qui s’était illustré en mars 2023 lors d’une journée d’affrontements autour d’un chantier de réservoir artificiel d’eau à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) et que le gouvernement a échoué à dissoudre.

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“Le président, il nous a fait un énorme bras d’honneur hier alors, ce qu’on attend maintenant c’est qu’il annonce des choses”, a expliqué vendredi Vincent Bouvrain, agriculteur en Seine-et-Marne, dans la manifestation parisienne de la FNSEA.

L’idée d’un grand débat, sur le modèle de ceux organisés au moment de la crise des “gilets jaunes”, a donc tourné court, conduisant à son annulation vendredi soir. Reste à savoir combien de temps Emmanuel Macron ira “au contact” des participants au Salon.

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A l’heure du laitier, un face-à-face qui s’annonce tendu entre Macron et les agriculteurs | TV5MONDE

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Un comité d’accueil d’agriculteurs campe devant le Salon de l’agriculture avant la visite samedi d’Emmanuel Macron en terrain miné, tant la colère se cristallise désormais sur sa personne après la bourde élyséenne autour de l’invitation des Soulèvements de la Terre, collectif écologiste honni de nombreux exploitants.

Le chef de l’Etat viendra bien inaugurer le Salon de l’agriculture comme les présidents le font d’habitude depuis Jacques Chirac, “mais pas comme tous les ans”, a prévenu vendredi soir le patron du syndicat agricole majoritaire FNSEA Arnaud Rousseau. Sous-entendu, ce ne sera pas une promenade de santé à l’abri des huées et des manifestations de défiance.

Le chef de l’Etat prévoit de rencontrer les responsables de “tous les syndicats agricoles avant l’ouverture officielle” puis “d’aller au contact de tous ceux qui veulent échanger comme je le fais chaque année”, selon son message sur X.

Les présidents français passent généralement des heures, voire la journée entière, au Salon, et les incidents ne sont pas inhabituels. Nicolas Sarkozy avait lancé “Casse-toi, alors, pauvre con!” en 2008 à un homme qui refusait de lui serrer la main. François Hollande s’était fait huer et insulter par des éleveurs en 2016.

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Arnaud Rousseau a prévenu le président “qu’avant de défiler et faire des photos, il fallait d’abord annoncer aux paysans ce qu’ils attendaient et qu’ils réclamaient depuis des semaines”, lors d’un discours devant ses troupes de la FNSEA et du syndicat allié Jeunes agriculteurs (JA) dans la soirée devant les portes du salon, porte de Versailles à Paris.

Les manifestants ont copieusement sifflé le nom du président. Sous une pancarte “Manu Tchao!”, Romain Garnier explique: “Si ça ne bouge pas, il faut qu’il parte. Avec ce qu’il nous a donné pour l’instant, c’est tchao.”

“Franchement”, lâche un cadre de la FNSEA, “on ne maîtrise rien. Ils sont chauds bouillants”.

Arnaud Rousseau et son homologue Véronique Le Floc’h, présidente de la Coordination rurale, 2e syndicat agricole français, ont tout de même accepté de voir le président – “s’il peut rentrer”, a ajouté Mme Le Floc’h.

“Bras d’honneur”

La crise, qui couvait depuis l’automne, a explosé à partir du 18 janvier, menant à deux semaines de blocages d’autoroutes, finalement levés le 1er février. Gabriel Attal a fait plusieurs salves d’annonces sur des dizaines de sujets: pesticides, normes, simplifications administratives, aides aux éleveurs ou aux viticulteurs, contrôles dans les grandes surfaces contre la fraude sur l’origine française des produits, nouvelle loi consacrant l’agriculture comme un intérêt fondamental de la nation…

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Les ONG environnementales dénoncent un recul écologique, notamment sur les pesticides dont l’usage ne sera plus mesuré comme auparavant, mais leur discours contre l’agriculture intensive, tout comme celui du syndicat altermondialiste Confédération paysanne, est peu audible face aux protestations existentielles des agriculteurs.

Ceux-ci ont accepté de débloquer les routes car ils apprécient que leurs revendications commencent à être prises en compte par l’exécutif. Mais ils continuent d’exiger des actes rapides et concrets pour améliorer leurs revenus, et répondre à leur demande de dignité.

Les adhérents des syndicats majoritaires, surtout dans les grandes cultures céréalières, ont surtout été furieux d’apprendre que l’Elysée voulait les faire débattre samedi, parmi d’autres ONG, avec le collectif radical des Soulèvements de la Terre, qui s’était illustré en mars 2023 lors d’une journée d’affrontements autour d’un chantier de réservoir artificiel d’eau à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) et que le gouvernement a échoué à dissoudre.

“Le président, il nous a fait un énorme bras d’honneur hier alors, ce qu’on attend maintenant c’est qu’il annonce des choses”, a expliqué vendredi Vincent Bouvrain, agriculteur en Seine-et-Marne, dans la manifestation parisienne de la FNSEA.

L’idée d’un grand débat, sur le modèle de ceux organisés au moment de la crise des “gilets jaunes”, a donc tourné court, conduisant à son annulation vendredi soir. Reste à savoir combien de temps Emmanuel Macron ira “au contact” des participants au Salon.

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Salon de l’agriculture: face au boycott, Macron renonce à son grand débat | TV5MONDE

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“Dont acte”: le président Emmanuel Macron a annulé vendredi le grand débat qu’il avait imaginé samedi dans l’enceinte du Salon de l’agriculture, mais a proposé aux syndicats agricoles de les voir, avant une visite qui s’annonce mouvementée, son nom ayant été sifflé vendredi soir.

L’idée d’un grand débat, sur le modèle de ceux organisés au moment de la crise des “gilets jaunes”, a tourné court, tant la mention jeudi d’une invitation du collectif écologiste des Soulèvements de la Terre, même rapidement annulée, a hérissé les agriculteurs.

Dans un message sur X vendredi en fin d’après-midi, Emmanuel Macron a revu une nouvelle fois les conditions de sa présence à l’inauguration de l’événement: “Les syndicats agricoles (…) avaient voulu un +débat+ ouvert. Ils en demandent aujourd’hui l’annulation. Dont acte.”

“J’inviterai demain [samedi] matin tous les syndicats agricoles avant l’ouverture officielle du salon. Je serai là pour l’ouvrir et irai au contact de tous ceux qui veulent échanger comme je le fais chaque année”, a-t-il ajouté.

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“C’est une très bonne nouvelle”, a réagi sur France Info l’un des vice-présidents du syndicat agricole majoritaire FNSEA, Luc Smessaert.

“On lui avait déjà dit qu’on n’avait (…) pas besoin d’un débat type +gilets jaunes+. On avait besoin surtout qu’un président de la République vienne dire aux agriculteurs français +On vous soutient+”, a-t-il poursuivi.

Mais le numéro un du syndicat Arnaud Rousseau, a prévenu le président “qu’avant de défiler et faire des photos, il fallait d’abord annoncer aux paysans ce qu’ils attendaient et qu’ils réclamaient depuis des semaines”, devant ses troupes de la FNSEA rassemblées dans la soirée devant les portes du Salon. Ces adhérents ont copieusement sifflé le nom du président, augurant une visite tendue samedi. Les présidents français passent généralement des heures, voire la journée entière, au Salon de l’agriculture.

M. Rousseau a confirmé ensuite sur BFMTV qu’il serait “là demain matin à l’invitation du président de la République”.

De son côté, Véronique Le Floc’h, présidente de la Coordination rurale, 2e syndicat agricole français, a dit à l’AFP accepter ce rendez-vous avec le président, ajoutant simplement “s’il peut rentrer”.

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“Le président, il nous a fait un énorme bras d’honneur hier [jeudi avec les Soulèvements de la Terre] alors, ce qu’on attend maintenant c’est qu’il annonce des choses”, a commenté auprès de l’AFP Vincent Bouvrain, agriculteur en Seine-et-Marne, dans la manifestation parisienne coorganisée vendredi avec les Jeunes Agriculteurs (JA).

Le cortège comptant 14 tracteurs et des centaines de manifestants est arrivé à la tombée de la nuit devant le parc des expositions de la Porte de Versailles, théâtre habituel du salon.

Une partie des manifestants va rester camper à proximité du salon pour la nuit.

La capitale avait accueilli un autre cortège de tracteurs dans la journée, à l’initiative du syndicat rival Coordination rurale. Après avoir stationné plusieurs heures derrière les Invalides, ils ont commencé à rebrousser chemin vers 17H00 comme convenu avec les autorités.

“Pas de sens”

L’exécutif s’efforce depuis un mois de répondre aux agriculteurs qui manifestent pour obtenir un meilleur revenu et moins de contraintes administratives et environnementales, au prix de concessions sur les pesticides, notamment.

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Le gouvernement a encore annoncé vendredi que les éleveurs ayant perdu des chèvres ou des brebis à cause du loup seraient mieux indemnisés, et que le protocole de tir contre l’animal protégé était assoupli.

Il a cependant suffi que l’Élysée évoque la présence des Soulèvements de la Terre, écologistes connus pour leur combat radical contre l’agriculture intensive et que le gouvernement a vainement tenté de dissoudre, pour rallumer la mèche de la colère qui semblait retomber depuis trois semaines.

Une “erreur de communication”, selon l’Élysée.

“Arnaud Rousseau a fait pression pour ne pas se retrouver face à nous et Macron s’est couché. Qu’il soit rassuré: nous n’aurions pas participé à cette supercherie, mais merci pour le spectacle!” ont ironisé Les Soulèvements de la Terre sur X.

Le collectif Riposte alimentaire, qui avait aspergé la Joconde de soupe, a dit lui aussi avoir été invité initialement à ce qu’un porte-parole a qualifié de “mascarade”, vendredi sur BFMTV.

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“Ce grand débat n’avait clairement pas de sens. (…) Des grands problèmes, un grand débat et rien derrière, c’est la marque de fabrique de ce gouvernement”, a réagi la porte-parole de la Confédération paysanne Laurence Marandola, sur RTL.

Interrogée en direct sur la possibilité de rencontrer le président avant l’ouverture du salon, Mme Marandola a réservé sa réponse.

“Ça va être un salon d’explications, un salon qui pourrait être un peu viril — ou peut être viril, mais correct — parce que le monde agricole a besoin tout de suite de réponses précises sur +On fait quoi, quand?+”, a déclaré à l’AFP le président du salon Jean-Luc Poulain.

bur-ni-sb-myl/ico/LyS

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La tour Eiffel toujours fermée, blocage persistant entre direction et syndicats | TV5MONDE

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La tour Eiffel s’achemine vers son sixième jour de grève consécutif samedi, s’approchant du record de son histoire récente, après l’échec d’un premier round de négociations entre la direction et les syndicats, mécontents de la gestion du site.

Vendredi au cinquième jour du conflit social, “l’assemblée générale du personnel a voté la reconduction de la grève”, ont confirmé dans un communiqué l’intersyndicale composée de la CGT et FO.

Un peu plus tôt, le délégué syndical CGT, Stéphane Dieu, avait annoncé à l’AFP la poursuite du mouvement car la “seule avancée” obtenue jeudi est “que la mairie s’est mise à la table des négociations”.

Mais l’intersyndicale attend surtout “des avancées concrètes sur le modèle économique général” plutôt que “des tentatives de (la) direction de dévier le cœur du combat sur des questions salariales, ce que refusent les salariés”, écrit-elle.

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Jeudi, lors d’une réunion jugée “constructive” par Jean-François Martins, le président de la Société d’exploitation (Sete), la direction avait évoqué un accord “signé dans les quinze jours” au sujet des “conditions d’emploi et de rémunération” des salariés.

“On a refusé, ce n’était pas le sujet”, a rétorqué vendredi Stéphane Dieu. L’intersyndicale n’a pas fait état de revendications salariales et dit se battre uniquement contre le modèle économique “intenable” imposé par la mairie.

A ce sujet, la direction a proposé “la création d’une instance de suivi permanent” de la trajectoire financière “afin de renforcer le dialogue avec la Ville” de Paris.

L’intersyndicale lui demande qu’elle “explicite les modalités pratiques et marges de manœuvre” de cette future instance “en cas de dérapage du modèle économique”, répond Stéphane Dieu.

Une nouvelle assemblée générale doit se tenir samedi matin, ce qui implique sauf progrès majeur d’ici là un sixième jour de fermeture consécutif à l’heure d’ouverture du monument, visité le week-end par environ 20.000 visiteurs par jour.

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Si elle devait perdurer au-delà de dimanche après-midi, cette grève serait la plus longue de l’histoire récente de la tour. A l’automne 1998, le monument était resté fermé six jours et demi.

Le conflit en cours avait déjà entraîné sa fermeture le 27 décembre, jour du centième anniversaire de la disparition de son architecte Gustave Eiffel.

Ardoise

L’équilibre économique de la tour Eiffel, qui a retrouvé en 2023 une fréquentation supérieure à ce qu’elle était avant le Covid-19, avec 6,3 millions de visiteurs, a été fragilisé par quelque 130 millions d’euros de manque à gagner lors des deux années de crise sanitaire (2020 et 2021).

Pour faire face, la Sete a été recapitalisée à hauteur de 60 millions d’euros en 2021. Mais aux pertes de recettes s’est ajoutée une ardoise équivalente – environ 130 millions d’euros – de surcoûts de travaux de rénovation, principalement liés à l’actuelle campagne de peinture, compliquée par la découverte de traces de plomb.

Pour adapter le contrat de délégation de service public, débuté en 2017, à ces nouveaux paramètres, la direction et la mairie préparent un avenant qui doit être soumis en mai au Conseil de Paris.

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Jeudi, la direction en a communiqué les grandes orientations: tarifs d’entrée augmentés de 20%, plan contractuel d’investissement augmenté de 145 millions d’euros et contrat prolongé d’un an – 2031 au lieu de 2030 – “afin de lisser les investissements et leurs amortissements”.

Quant à la redevance versée par la Sete à la mairie, si elle passe progressivement de 8 à 50 millions d’euros -ce que lui reprochent les syndicats-, l’avenant prévoit une “révision à la baisse des modalités de calcul” qui conduira in fine à “un effort” de 51 millions d’euros de la mairie, détaille la Sete.

Mais pas de quoi convaincre les syndicats qui n’ont encore reçu “aucune proposition écrite précise”, déplore Stéphane Dieu.

Jeudi soir, la ministre de la Culture Rachida Dati, opposante principale de la maire de Paris Anne Hidalgo, a plaidé pour que la tour Eiffel soit classée monument historique, ce qui permettrait selon elle à l’État, “si nécessaire, d’engager des travaux d’office”.

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Agriculteurs: le ‘grand débat’, marque de fabrique de Macron, tourne au fiasco | TV5MONDE

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Un fiasco avant même l’ouverture du Salon de l’agriculture: Emmanuel Macron a été contraint vendredi de renoncer au grand débat qu’il avait concocté pour le lendemain, ajoutant un couac de communication majeur au dossier déjà explosif de la crise des agriculteurs.

L’image était déjà dans toutes les têtes: comme au temps des Gilets jaunes, le chef de l’Etat allait monter sur le “ring” pour échanger “sans filtre”, des heures durant, avec tous les acteurs de la crise et en ressortir fort d’un cap nouveau.

C’est raté: l’annonce de l’invitation du collectif écologiste Soulèvements de la Terre, connu pour ses actions violentes sur des enjeux agricole mais dont la présence pouvait symboliser la pluralité du débat à l’heure où l’exécutif essuie des critiques autour de l’écologie, a tourné au psychodrame.

Suscitant l’incompréhension jusqu’au gouvernement – qui entendait encore il y a quelques mois dissoudre lesdits Soulèvements -, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau qualifiant l’invitation “d’inopportune”.

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La FNSEA, syndicat agricole majoritaire, a aussitôt vu rouge, refusant de s’asseoir à la même table que ceux dont le “coktail Molotov est le mode d’expression” – selon les mots de M. Fesneau – et fustigeant un président de la République qui n’a “rien compris aux problématiques” des agriculteurs.

Après une journée d’atermoiements, l’Elysée a renoncé. “Les syndicats agricoles (…) avaient voulu un +débat+ ouvert. Ils en demandent aujourd’hui l’annulation. Donc acte”, a écrit le chef de l’Etat sur le réseau X, ajoutant qu’il recevrait leurs représentants samedi matin avant l’ouverture du Salon.

L’Elysée, qui avait cité jeudi ce collectif parmi les associations environnementales invitées au côté des agriculteurs, industriels et de la grande distribution, avait dans un premier temps tenté d’éteindre l’incendie en plaidant “l’erreur” de communication.

Une “erreur” attribuée par plusieurs sources aux conseillers de l’Elysée suivant le dossier, Benoît Faraco, ancien porte-parole de la Fondation Hulot et ancien conseiller de l’eurodéputé Renaissance Pascal Canfin, et Mathias Ginet, ce dernier étant également conseiller agriculture du Premier ministre.

“Lapin sorti du chapeau”

“À ce niveau d’inconséquence ce n’est plus une connerie, c’est un symptôme, à tout le moins une alerte”, juge un cadre de la majorité.

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Le ricochet a été tout aussi cinglant du côté de la grande distribution. Michel-Edouard Leclerc, médiatique représentant du leader du secteur E.Leclerc, a dénoncé une “annonce foireuse” et décliné l’invitation avant même de l’avoir reçue.

Cette idée de grand débat, élargie à toute la filière, suscite aussi nombre d’interrogations alors que les agriculteurs ont déjà beaucoup échangé avec le Premier ministre Gabriel Attal et attendaient avant tout des actes du président.

“J’ai dit qu’on avait déjà débattu, qu’un nouveau débat, pendant des heures, avec des représentants nationaux des syndicats ne servirait à rien”, a indiqué Véronique Le Floc’h, présidente de la Coordination rurale à l’AFP.

“Il y avait un dialogue qui s’était établi, un semblant de confiance, et on était au stade où il y avait des attentes sur la concrétisation des annonces qui avaient été faites”, renchérit le politologue Eddy Fougier, déplorant un “lapin qu’on sort du chapeau” à chaque crise via un grand débat ou une convention citoyenne.

Cette fois, Emmanuel Macron “s’est pris un mur”, juge-t-il.

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“Un peu usé”

Pour Benjamin Morel, maître de conférence en droit public à l’université Paris 2 Panthéon-Assas, le chef de l’Etat est pourtant “plutôt bon dans ce type d’exercice”, “dans l’interaction” avec le public.

Très attendu au Salon, il entendait monter à son tour en première ligne et dénouer la crise après avoir laissé son Premier ministre poser les jalons de la désescalade ces dernières semaines.

Mais le grand débat c’est un outil “plutôt adapté” en l’absence “d’interlocuteur” bien identifié, “structuré”, comme les gilets jaunes, pas pour le monde agricole, analyse Benjamin Morel.

“Cette méthode de sortie de crise apparaît comme étant un peu usée”, estime-t-il aussi. Elle a véhiculé “l’idée qu’on aurait jeté du sable pour endormir les gilets jaunes, une image pas forcément positive”, selon lui.

Dans la majorité, au contraire, certains y voient une méthode éprouvée qui peut encore faire ses preuves, eu égard à toute la “solennité” de l’exercice et au “charisme” du chef de l’Etat.

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“Le président de la République va entendre les demandes, prendre l’opinion publique à témoin (de ce qu’il est possible de faire, NDLR) et tracer la route de la souveraineté”, veut croire un cadre de la majorité.

mdv-sb-vl-bpa/pab/rhl

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Avant l’ouverture du Salon, tracteurs dans les rues de Paris, imbroglio sur un débat agricole | TV5MONDE

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Les tracteurs défilent vendredi dans les rues de Paris à la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture dans un climat de vif mécontentement ravivé par la proposition d’Emmanuel Macron d’un grand débat auquel les agriculteurs refusent de prendre part.

Le président de la République a suscité jeudi soir l’ire des syndicats en comptant parmi les invités d’horizons très divers Soulèvements de la Terre, collectif que l’exécutif voulait dissoudre avant que la décision ne soit annulée par le Conseil d’Etat. L’Elysée a fait marche arrière dès jeudi soir, mais la colère demeure.

“Je ne serai pas l’acteur de quelque chose que je considère comme particulièrement cynique et qui ne permet pas le dialogue dans de bonnes conditions”, a fustigé le président de la FNSEA Arnaud Rousseau sur BFM TV/RMC vendredi matin, refusant de prendre part au débat.

Pour lui, l’invitation des Soulèvements de la Terre montre que l’exécutif n’a “rien compris aux problématiques des agriculteurs”.

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Jeudi soir, déjà, le patron du premier syndicat agricole français qualifiait cette invitation de “provocation inacceptable pour les agriculteurs”. Il a rapidement été rejoint par son homologue des Jeunes Agriculteurs, Arnaud Gaillot.

Face aux réactions de colère et d’incompréhension des syndicats, l’Elysée a rapidement reculé, annonçant jeudi soir que le collectif, qualifié un temps d’”éco-terroriste” par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, n’était finalement plus invité, “pour garantir la sérénité des débats”.

Vendredi matin, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau s’est désolidarisé de l’initiative prise par l’Elysée, qualifiant d’”inopportune” l’invitation faite aux Soulèvements de la Terre.

“Je comprends parfaitement l’incompréhension, pour ne pas dire la colère qui s’est exprimée”, a ajouté Marc Fesneau, pour qui les Soulèvements de la Terre ne sont pas légitimes à s’exprimer: “Leur mode d’expression, c’est le casque, c’est le masque et c’est le cocktail Molotov”.

De son côté, l’opposition a vertement critiqué le choix de l’exécutif. “Décidément, Macron n’incarne rien d’autre que la confusion, le mépris et le désordre”, a réagi la cheffe de file de l’extrême droite Marine Le Pen. Le président des Républicains Eric Ciotti a lui dénoncé un “+en même temps+ macroniste (…) insupportable”.

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Ce nouveau soubresaut dans la crise qui traverse le monde agricole depuis le début de l’année percute l’ouverture du Salon de l’agriculture. “Il faut être honnête, on n’a jamais autant de crises dans la crise”, a déploré Arnaud Lemoine, organisateur de l’événement, vendredi matin sur RTL, évoquant “une équation compliquée cette année”.

Deux cortèges de tracteurs –

En tout, quelques centaines de personnes, responsables syndicaux, industriels et dirigeants d’associations environnementales ou de la grande distribution sont attendues au débat, avait indiqué jeudi l’Elysée, en précisant qu’Emmanuel Macron souhaitait un échange “le plus riche possible, à bâtons rompus, dans un état d’esprit républicain mais sans filtre”.

Le président du Salon de l’agriculture, Jean-Luc Poulain, a confié à l’AFP s’attendre à des échanges “virils”.

Les diverses annonces du gouvernement et de l’Union européenne depuis le début du mouvement de fronde des agriculteurs semblent les laisser sur leur faim.

Blocages de routes et contrôles dans les supermarchés: les actions coup de poing ont repris de plus belle mercredi après une intervention du Premier ministre Gabriel Attal récapitulant les chantiers engagés ces dernières semaines pour améliorer et simplifier la vie des agriculteurs, sur les pesticides, les saisonniers ou la rémunération.

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Au niveau national, les services de renseignements constatent, selon une source policière, que la base du monde agricole reste “assez difficile à canaliser en particulier dans certains départements”.

Deux cortèges de tracteurs différents défilent vendredi à Paris.

Une trentaine de tracteurs de la Coordination rurale s’est réunie dans la matinée avenue de Versailles à Paris et s’est ébranlée vers 10H15 avec pour objectif les Invalides vers midi.

Le second, emmené par la FNSEA et les Jeunes agriculteurs, se terminera devant le Salon de l’agriculture en début de soirée, avant l’ouverture des portes samedi.

– Aussi “un temps festif”

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La FNSEA reconnaît que le salon se présente cette année “comme un temps éminemment politique”. Mais l’organisation souhaite aussi que l’événement reste un “temps festif”.

Malgré le contexte difficile, le salon n’a pas dérogé à la tradition : sa vache égérie, Oreillette, une Normande de cinq ans, est descendue vendredi de sa bétaillère vers 08h20 devant une nuée de journalistes, a reniflé le bitume du parc des expositions de la Porte de Versailles, puis été amenée vers la salle où elle sera présentée en majesté pendant les neuf jours du salon.

“Je suis moins stressé maintenant qu’elle est arrivée”, a souligné son propriétaire, François Foucault.

jum-agu-hrc-ni/uh/cco

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Le sénateur Reconquête! Stéphane Ravier condamné pour diffamation contre SOS Méditerranée | TV5MONDE

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Le sénateur du parti d’extrême droite Reconquête! Stéphane Ravier a été condamné vendredi à une amende de 3.000 euros par le tribunal correctionnel de Marseille pour diffamation à l’encontre de l’ONG de secours en mer SOS Méditerranée.

Les faits remontent à 2018 lorsque M. Ravier, alors encore membre du Rassemblement national (RN, extrême droite), avait accusé l’ONG portant secours aux réfugiés en détresse en mer et dont le siège est à Marseille “d’être complice du trafic d’êtres humains”.

Outre une amende de 3.000 euros, le sénateur depuis rallié au parti d’Eric Zemmour a été condamné à verser la somme symbolique d’un euro à SOS Méditerranée au titre du préjudice moral.

M. Ravier, présent lors du délibéré, a indiqué faire appel de cette décision.

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Le 7 octobre 2018, le sénateur d’extrême droite avait mis en cause sur Twitter (devenu X) SOS Méditerranée, félicitant aussi le mouvement d’extrême droite Génération Identitaire, dissout en 2021, pour leur action violente devant le siège de l’ONG à Marseille.

Deux jours plus tôt, 22 militants de Génération Identitaire s’étaient introduits au siège de l’ONG à Marseille où ils avaient déployé une banderole accusant SOS Méditerranée d’être “complice du trafic d’êtres humains”. La directrice générale de SOS Méditerranée, Sophie Beau, avait raconté que le personnel de l’ONG avait “été brutalisé, certains (employés) plaqués” puis “éjectés de force de leur bureau”.

Dénonçant une “scène unique de violences”, le tribunal avait condamné le 20 octobre 2022 deux des militants de Génération identitaire à des peines de prison ferme allant jusqu’à un an pour cette action.

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Avant l’ouverture du Salon de l’Agriculture, premier couac autour du débat voulu par Macron | TV5MONDE

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Sous pression des agriculteurs, encore inassouvis par les promesses et actes du gouvernement, Emmanuel Macron s’apprête à visiter le Salon de l’Agriculture dans un climat tendu samedi après avoir voulu inviter les Soulèvements de la Terre à un grand débat avec le monde agricole, suscitant la colère des syndicats.

“L’invitation par le PR (président de la République, ndlr) au #SIA d’un groupuscule dont la dissolution a été demandée par son propre gouvernement est une provocation inacceptable pour les agriculteurs. J’avais accepté de participer à un débat. Dans ces conditions, je refuse de prendre part à ce qui ne sera qu’une mascarade”, a déclaré le patron du premier syndicat agricole, Arnaud Rousseau, sur X jeudi soir.

Il a rapidement été rejoint par son homologue des Jeunes Agriculteurs, Arnaud Gaillot.

Le rétropédalage a été enclenché par l’Elysée une heure plus tard avec l’annonce que le collectif, qualifié un temps d’”éco-terroriste” par Gérald Darmanin, n’était finalement plus invité “pour garantir la sérénité des débats”.

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Mais le mal était fait et l’opposition a vertement critiqué le choix de l’exécutif. “Décidément, Macron n’incarne rien d’autre que la confusion, le mépris et le désordre”, a réagi la cheffe de file de l’extrême droite Marine Le Pen. Le président des Républicains Eric Ciotti a lui dénoncé un “+en même temps+ macroniste (…) insupportable”.

L’Elysée avait en fin d’après-midi fait part de son intention d’organiser un débat, format inédit pour la visite d’un chef de l’Etat au Salon de l’agriculture (24 février-3 mars), entre Emmanuel Macron et “l’ensemble des acteurs du monde agricole”.

“Sans filtre” –

Quelques centaines de personnes, responsables syndicaux, industriels et dirigeants d’associations environnementales ou de la grande distribution sont attendues, a indiqué jeudi l’Elysée en précisant qu’Emmanuel Macron souhaitait un échange “le plus riche possible, à bâtons rompus, dans un état d’esprit républicain mais sans filtre”.

Il “aura l’occasion de refixer un cap pour l’agriculture française à horizon 2030 en conclusion de ce débat”, qui devrait durer au moins deux heures et se tenir dans un “ring”, traditionnel lieu de présentation des animaux, a précisé un conseiller présidentiel.

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Les diverses annonces du gouvernement et de l’Union européenne depuis le début du mouvement de fronde des agriculteurs semblent les laisser sur leur faim.

Blocages de routes et contrôles dans les supermarchés, les actions coup de poing ont repris de plus belle mercredi après une intervention du Premier ministre Gabriel Attal récapitulant les chantiers engagés ces dernières semaines pour améliorer et simplifier la vie des agriculteurs, sur les pesticides, les saisonniers ou la rémunération.

Deux défilés de tracteurs sont prévus vendredi à Paris.

Le premier, organisé par la Coordination rurale, débouchera vers midi près des Invalides.

Le second, emmené par la FNSEA et les Jeunes agriculteurs, se terminera devant le Salon de l’agriculture en début de soirée, une veillée d’armes étant prévue avant l’ouverture des portes samedi.

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– Aussi “un temps festif”

Nombre d’agriculteurs interrogés par l’AFP gardent le sentiment de n’avoir pas été complètement entendus et l’impression de mesures sans impact immédiat sur leurs activités, et leur compte en banque.

“Je ne pensais pas encore une fois redescendre dans la rue, je préférerais être dans ma ferme à travailler” mais “des annonces ont été faites et il n’y a toujours rien de concret”, pointe Adrien Spriet, venu garer son tracteur jeudi devant la préfecture à Arras.

Bruxelles a encore présenté jeudi de nouvelles propositions pour alléger “la pression” sur les exploitations, assouplissant les règles sur les prairies, limitant le nombre de contrôles et accordant une certaine tolérance en cas de non-respect des règles de la Politique agricole commune (PAC) pendant les épisodes climatiques extrêmes.

Ces mesures, susceptibles d’être adoptées dès mars, seront examinées lundi par les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept.

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La FNSEA reconnaît que le salon se présente cette année “comme un temps éminemment politique”. Les agriculteurs sont “fortement mobilisés et à l’écoute des avancées qui leur seront présentées”, affirme le syndicat dans un communiqué.

Mais l’organisation souhaite aussi que l’événement reste un “temps festif”.

L’égérie de l’édition 2024, la vache normande Oreillette, doit en tout cas faire son arrivée au salon dans la matinée vendredi.

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Imbroglio autour du débat entre Macron et le monde agricole au Salon de l’Agriculture | TV5MONDE

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Mis sous pression par la FNSEA dont le président Arnaud Rousseau a refusé de débattre avec Macron si les Soulèvements de la Terre étaient invités, l’Elysée a finalement préféré ne pas convier à son grand débat le collectif dont le gouvernement voulait la dissolution il y a quelques mois.

Voulu par la présidence sur le modèle des grandes discussions organisées pendant la crise des “gilets jaunes”, l’échange entre Emmanuel Macron et le monde agricole a été plombé avant même son ouverture, samedi, au Salon de l’Agriculture.

“L’invitation par le PR [président de la République] au #SIA d’un groupuscule dont la dissolution a été demandée par son propre gouvernement est une provocation inacceptable pour les agriculteurs. J’avais accepté de participer à un débat. Dans ces conditions, je refuse de prendre part à ce qui ne sera qu’une mascarade”, a posté sur X dans la soirée de jeudi Arnaud Rousseau, le président du premier syndicat agricole.

L’invitation du collectif, qualifié d’”éco-terroriste” par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a également provoqué la colère du président des Jeunes Agriculteurs Arnaud Gaillot. “Il n’y a pas de débat possible avec ces gens violents”, a-t-il posté sur X, refusant lui aussi de participer.

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L’opposition s’est aussitôt engouffrée dans la brèche. “Décidément, Macron n’incarne rien d’autre que la confusion, le mépris et le désordre”, a réagi la cheffe de file de l’extrême droite Marine Le Pen. Le président des Républicains Eric Ciotti a lui dénoncé un “+en même temps+ macroniste (…) insupportable”.

Après quelques instants de flottement, l’Elysée a finalement décidé de ne pas convier les Soulèvements de la Terre, “pour garantir la sérénité des débats”.

Ce débat doit permettre d’”esquisser l’avenir” de la filière, d’après l’Elysée. “L’ensemble des acteurs pourront donner leur point de vue, faire des propositions, confronter des idées”, a promis la présidence.

Il doit durer au moins deux heures et est censé réunir les principaux responsables des syndicats agricoles (FNSEA, Jeunes agriculteurs, Coordination rurale, Confédération paysanne, etc.), mais aussi des représentants de la grande distribution et des industriels.

Plusieurs responsables d’associations environnementales sont également invités comme le Réseau Action Climat et Générations Futures.

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La présidence, qui veut des échanges “ouverts, francs et transparents”, “sans filtre”, “dans un état d’esprit républicain” a malgré tout été contrainte de plier face à la pression des syndicats agricoles en désinvitant les Soulèvements de la Terre.

“Rien de concret”

Les atermoiements autour de ce débat sont survenus alors que les agriculteurs, en colère depuis plusieurs semaines, maintiennent la pression sur le gouvernement. Une centaine d’entre eux ont manifesté jeudi à Arras à l’appel de la Coordination rurale pour réclamer des “actes”.

“Je ne pensais pas encore une fois redescendre dans la rue, je préférerais être dans ma ferme à travailler”, mais “des annonces ont été faites et il n’y toujours rien de concret”, a déploré par exemple Adrien Spriet, venu garer son tracteur devant la préfecture où une délégation a été reçue dans l’après-midi.

Dans l’Oise, des agriculteurs ont défilé à Beauvais sur 80 tracteurs jusque devant le préfecture. Des opérations escargot ont aussi eu lieu sur les routes de ce département, à l’initiative de 400 agriculteurs, d’après la FDSEA.

“On attend l’intervention du président (Emmanuel Macron) parce que ce qu’a annoncé le Premier ministre Gabriel Attal ne nous satisfait pas”, a expliqué Linda Monnier, directrice de la FDSEA de l’Oise.

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M. Attal se rendra vendredi en Charente-Maritime où il visitera le marché de Royan puis rencontrera notamment des représentants des agriculteurs.

Agriculteurs espagnols

Mercredi, le Premier ministre a récapitulé les dizaines d’engagements et chantiers déjà lancés pour répondre à la colère du monde agricole.

De nouvelles mesures ont été annoncées sur les visas des saisonniers étrangers, les pesticides, avec l’abandon d’un indicateur controversé, ou encore la rémunération. Ces déclarations n’ont pas empêché plusieurs actions de protestation un peu partout en France.

Jeudi, une vingtaine d’actions ont eu lieu sur le territoire, dont un tiers engagées depuis mercredi, selon une source policière (blocages de plateformes, bases logistiques, échangeurs autoroutiers…). Des préfectures et sous-préfectures ont aussi été visées.

D’après une source policière, des agriculteurs espagnols envisagent la semaine prochaine des blocages à la frontière avec la France, en espérant être rejoints par des agriculteurs français.

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jum-vl-sm-agu/uh/or

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Quatrième jour de grève à la tour Eiffel, la mairie de Paris ciblée | TV5MONDE

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Les salariés de la Société d’exploitation de la tour Eiffel (Sete) ont reconduit jeudi leur grève pour un quatrième jour consécutif, reprochant à leur employeur sa gestion financière et ciblant la maire de Paris Anne Hidalgo.

Une réunion est prévue à 13H00 entre les syndicats et la direction de la Sete, ont précisé la CGT et FO sur place.

Une centaine de salariés se sont réunis jeudi matin à l’entrée principale du monument pour marquer notamment leur opposition à la redevance, selon eux trop élevée, que devra verser la Sete à la mairie, propriétaire du monument, dans l’avenant au contrat de délégation de service public (DSP) qui doit être présenté en mai au Conseil de Paris.

Les salariés, aux couleurs des deux syndicats en grève, CGT et FO, ont scandé les slogans suivants: “Tour Eiffel en danger, redevance trop élevée”; “Gestion de la ville, tour Eiffel en péril” ou encore “La mairie se gave, pardon Gustave (Eiffel)”.

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Une pancarte représentait la maire PS Anne Hidalgo en train de traire la tour Eiffel, présentée comme une “vache à lait” de la mairie de Paris.

La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet est venue soutenir les grévistes.

“Il faut absolument qu’il y ait des négociations qui s’ouvrent et, visiblement, la direction de la tour Eiffel n’a pas compris ce que négocier veut dire”, a déclaré Mme Binet, demandant à ce que l’intersyndicale puisse “négocier directement avec la mairie de Paris”.

La syndicaliste a demandé une redevance “raisonnable” afin que “la tour Eiffel ait suffisamment de moyens pour pouvoir investir et garantir l’entretien, notamment les travaux”.

Même si l’intersyndicale ne fait pas état de revendications salariales, “il faut aussi que la tour Eiffel ait les moyens de rémunérer ses personnels et d’en recruter”, a-t-elle aussi souligné.

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Or, “ces redevances déraisonnables” imposent “l’austérité au personnel en termes de recrutement et de salaires pour toutes les années à venir”, a -t-elle estimé.

Les jours précédant la fermeture, la Dame de Fer avait accueilli entre 17.000 et 20.000 visiteurs par jour, a indiqué à l’AFP la déléguée syndicale FO Nada Bzioui.

Les quatre jours de fermeture représentent donc une perte potentielle d’environ 70.000 entrées. La direction n’a pas communiqué sur les annulations entraînées par le mouvement social.

Ce conflit, qui avait déjà entraîné la fermeture du monument le 27 décembre, jour du centième anniversaire de la disparition de Gustave Eiffel, survient en pleines vacances scolaires d’hiver et à cinq mois des Jeux olympiques (26 juillet – 11 août).

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Rencontre ton âme sœur ici

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