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Derrière un Salon de l’agriculture calme, la colère n’est pas éteinte | TV5MONDE

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A deux jours de la clôture d’un Salon de l’agriculture qui s’est “plutôt bien passé” de l’avis général des syndicats agricoles, une action surprise de la Coordination rurale vendredi matin à l’Arc de triomphe interroge sur une éventuelle reprise de la mobilisation sur fond de concurrence entre syndicats.

Après la visite chahutée du chef de l’Etat samedi, suivie d’annonces sur les prix planchers et des aides à la trésorerie, les syndicats ont rendez-vous avec Emmanuel Macron à la mi-mars, avant la présentation d’une grande loi d’orientation agricole.

L’irruption de tracteurs et ballots de paille avant l’aube au pied de l’Arc de Triomphe, lieu hautement symbolique et théâtre de violences lors de la crise des “gilets jaunes” en 2018, a rappelé la colère profonde du monde agricole.

“On ne lâchera rien”, a affirmé la présidente de la Coordination rurale (CR) Véronique Le Floc’h à l’AFP. “On ne peut pas dire qu’on va aider les agriculteurs et en même temps signer des accords de libre-échange”, a-t-elle ajouté, en référence à des accords commerciaux approuvés la veille par le Parlement européen avec le Chili et le Kenya.

Les forces de l’ordre ont encerclé quelques dizaines de manifestants sur un trottoir en haut des Champs Elysées, et 66 ont été interpellés, selon la préfecture de police. Parmi elles, Patrick Legras, agriculteur dans la Somme et l’une des figures de la Coordination rurale, a confirmé le syndicat.

Une fois la place évacuée, peu après 9H30, la circulation a repris et un convoi de tracteurs a pris la route du château de Versailles, où une vingtaine de tracteurs sont arrivés vers midi, escortés par la police.

“On continue le mouvement parce qu’on n’est pas entendus, on n’a rien de structurel”, dit l’un des manifestants, Nicolas Bongay, 40 ans, président de la CR du Doubs.

A la FNSEA, le syndicat majoritaire et concurrent de la CR, pas question pour l’instant d’appeler à une nouvelle mobilisation nationale après le Salon, a dit à l’AFP son numéro deux, Hervé Lapie, qui privilégie le travail avec le gouvernement.

“S’il faut repartir sur des actions syndicales parce que ça bloque, on le fera. Mais je pense que notre objectif, ce n’est pas de faire de l’action syndicale pour faire de l’action syndicale, pour être visible”, a-t-il dit.

“Ce qu’on veut voir, c’est la traduction concrète. Au moment où je vous parle, on n’y est pas encore”, a aussi souligné le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, aux côtés du ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, après un rendez-vous au Salon. Le ministre a pris soin aussi de souligner que le blocage mené par la CR le matin était “le fait d’un syndicat minoritaire”.

Pas d’appel à manifester

A la fin du Salon, “dimanche soir, tout ne sera pas réglé et tout le monde le sait d’ailleurs”, a déclaré le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, sur France Bleu Occitanie.

Plus de 400 millions d’euros de mesures d’urgence ont été annoncés par le gouvernement, qui a promis un choc de simplification, le renforcement des lois Egalim pour protéger le revenu des agriculture et qui a placé l’agriculture au rang d’un “intérêt général majeur”. L’exécutif a promis d’alléger les contraintes, notamment environnementales, au prix de concessions décriées par les ONG et des scientifiques sur les pesticides.

A la pointe de la mobilisation, au côté de la FNSEA, les Jeunes agriculteurs n’envisagent pas non plus à ce stade de retourner dans la rue. “Nous n’avons jamais rompu le dialogue, il faut continuer à travailler”, dit à l’AFP leur président Arnaud Gaillot.

Alors que la Coordination rurale, deuxième syndicat né en 1991 d’une scission avec la FNSEA, multiplie les accusations de “cogestion” désastreuse à son encontre, Arnaud Gaillot déplore “un populisme sans solution”.

“Remettre en cause le dialogue des syndicats majoritaires avec le gouvernement, c’est un déni de démocratie”, affirme-t-il.

De son côté, la Confédération paysanne, troisième syndicat classé à gauche, ne prévoit “pas de mobilisation dans les jours à venir”, mais n’appelle pas non plus à la démobilisation, a déclaré à l’AFP Stéphane Galais, un de ses secrétaires nationaux.

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Emplois fictifs: définitivement coupable, François Fillon va voir sa peine réexaminée | TV5MONDE

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Sept ans après l’explosion du “Penelopegate”, la Cour de cassation a définitivement confirmé mercredi la culpabilité de François Fillon pour les emplois fictifs de son épouse, mais décidé que les peines prononcées contre lui ainsi que certains dommages et intérêts devaient être réexaminés.

La haute juridiction se prononçait sur les pourvois formés par l’ancien Premier ministre, aujourd’hui âgé de 70 ans, par son épouse Penelope Fillon et par son ancien suppléant Marc Joulaud, tous trois condamnés en appel le 9 mai 2022 dans cette affaire hors norme.

François Fillon s’était vu infliger quatre ans d’emprisonnement, dont un an ferme, 375.000 euros d’amende et 10 ans d’inéligibilité, sa femme deux ans de prison avec sursis ainsi que 375.000 euros d’amende et l’ex-suppléant trois ans de prison avec sursis, avec des inéligibilité respectives de deux et cinq ans.

Les trois prévenus avaient en outre été condamnés à verser un total d’environ 800.000 euros de dommages et intérêts à l’Assemblée nationale.

La Cour de cassation, qui contrôle le respect des règles de droit et non le fond des dossiers, a rejeté de nombreux arguments de la défense, confirmant définitivement la culpabilité des trois prévenus et les peines de la Franco-galloise de 68 ans et de l’ex-député de la Sarthe, âgé de 56 ans.

En revanche, elle a estimé que la cour d’appel de Paris n’avait pas suffisamment motivé la partie ferme de la peine infligée à François Fillon. “Le juge d’appel n’a pas expliqué en quoi une autre sanction que la peine d’emprisonnement sans sursis aurait été manifestement inadéquate”, selon un communiqué.

Par ailleurs, la Cour a jugé que le montant de 126.167 euros, accordé à l’Assemblée nationale en dommages-intérêts pour le contrat d’assistante parlementaire de Penelope Fillon auprès de son mari en 2012-2013, avait été mal évalué, dans la mesure où la cour d’appel avait reconnu que Penelope Fillon avait tout de même réalisé certaines tâches.

Une nouvelle audience se tiendra donc dans les prochains mois devant la cour d’appel de Paris, composée d’autres magistrats que ceux qui se sont déjà prononcés, pour réexaminer la peine de prison, l’amende et l’inéligibilité de François Fillon, ainsi que le montant des dommages et intérêts.

Critiques écartées

La défense de François Fillon espérait qu’un nouveau procès soit ordonné concernant l’intégralité du dossier.

Sa défense avait en effet soulevé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) qui a été transmise au Conseil constitutionnel. Le 28 septembre 2023, ce dernier lui a donné raison en abrogeant un article du code de procédure pénale concernant les vices de procédure.

La défense estimait qu’en conséquence, la justice devait à nouveau se prononcer sur une demande d’annulation de toute l’enquête, qualifiée de “biaisée” par les avocats de François Fillon.

Mercredi, la Cour de cassation a jugé que, dans sa décision du 9 mai 2022, la cour d’appel avait correctement vérifié si cette demande d’annulation était fondée et qu’il n’était nul besoin de recommencer.

Les pourvois avaient suspendu les peines mais pas les dommages et intérêts, qui auraient pu être exigés par l’Assemblée.

“L’Assemblée nationale n’avait pas demandé le paiement des sommes qui lui revenaient. Aucune somme n’a été perçue par elle. Elle a préféré attendre l’épuisement des voies de recours”, a réagi Me Yves Claisse, avocat de l’institution. “Il faut désormais attendre le nouveau procès. L’arrêt rendu aujourd’hui confirme le droit à réparation”, a-t-il ajouté.

L’affaire avait éclaté en janvier 2017 avec les révélations du Canard enchaîné, alors que François Fillon était candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle. Héraut de l’intégrité, il avait été mis en examen et finalement éliminé au premier tour.

A l’issue d’un premier procès tendu, l’ancien locataire de Matignon avait été condamné le 29 juin 2020 à cinq ans de prison dont deux ans ferme, avec la même amende et inéligibilité.

Il reste visé par une autre enquête du Parquet national financier (PNF) pour des soupçons de détournement de fonds publics liés à l’emploi comme assistant parlementaire de Maël Renouard, écrivain et philosophe, entre 2013 et 2015, pour la rédaction d’un livre.

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‘Simplification!’ Bruno Le Maire dévoile son ‘plan d’action’ anti-paperasse pour les entreprises | TV5MONDE

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“Balzac”, “Kafka” et “Ubu” contre le 21e siècle: le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a présenté mercredi en conseil des ministres un plan visant à débarrasser les entreprises de “la paperasse”, via notamment un nouveau bulletin de salaire.

Après le Premier ministre Gabriel Attal, qui a présenté mardi des mesures de “débureaucratisation” de l’administration à destination des particuliers, M. Le Maire a dévoilé mercredi comment l’Etat allait aider des patrons de TPE et PME “fatigués, exaspérés” par les tâches administratives auxquelles ils consacrent “en moyenne huit heures par semaine”, l’équivalent de trois points de PIB par an.

Il y a en France 400.000 normes applicables, les huit principaux codes comptent 23.000 pages… contre 828 en 1833, et entreprises et administrations s’envoient chaque année 253 millions de courriers, met en avant Bercy.

Pour les petits patrons, “on est parfois chez Kafka”, a remarqué la ministre des Entreprises, Olivia Grégoire.

D’où ce “plan d’action : simplification!”, en 50 mesures dont la moitié feront l’objet d’un projet de loi discuté à partir du 3 juin au Sénat.

Il comprend quelques mesures s’appliquant également aux particuliers; une possible future feuille de paye simplifiée, qui devrait passer de 55 à 15 lignes, ou des astreintes pour les assureurs qui ne respectent pas les délais d’indemnisation.

M. Le Maire a aussi annoncé la suppression des 1.800 formulaires administratifs Cerfa d’ici à 2030, dont 80% d’ici à 2026. Cela dans le cadre d’une philosophie “dites le nous une fois”, pour éviter de multiplier la communication des mêmes documents à plusieurs administrations.

Il a annoncé aussi “une revue complète” sur trois ans des 2.500 autorisations administratives. L’obligation pour l’employeur d’envoyer les arrêts-maladie à la Sécu est supprimée.

La commande publique, “qui obéit à des règles dignes de Balzac”, sera également simplifiée, avec le dépôt de tous les appels d’offres publics sur une plateforme unique, Place, en 2027.

“Trouille”

M. Le Maire a confirmé l’institution d’un “test PME”, pour évaluer l’impact de nouvelles normes pour les petites et moyennes entreprises, avant leur application.

“Certains patrons disent qu’ils ont la trouille d’avoir fait une erreur, mais il n’y a aucune raison d’avoir peur de l’administration”, a-t-il observé.

Il a ainsi annoncé que le rescrit, la possibilité de demander au fisc de se prononcer sur tel ou tel point, afin d’éviter des problèmes ultérieurs, serait élargi à d’autres administrations comme la Direction générale de la concurrence, de la consommation, et de la répression des fraudes (DGCCRF) ou aux Douanes.

“Toujours dans cette logique de confiance”, des peines de prison prévues pour certains manquements déclaratifs seront supprimées, au profit de sanctions moins lourdes. “Les chefs d’entreprise ne sont pas des bandits en puissance”, a dit M. Le Maire.

Tandis que le ministre de l’Industrie Roland Lescure observait “qu’Ubu est encore un peu roi dans notre pays”, M. Le Maire a dévoilé des mesures de simplification spéciales pour les industriels.

Notamment, “les grands projets industriels n’auront plus à organiser un débat au titre de la Commission nationale du débat public (CNDP)” et la compensation environnementale des projets pourra s’effectuer “dans un délai raisonnable”, et non plus immédiatement.

Il s’est toutefois opposé “avec colère” à l’idée que Bercy reculerait ainsi sur l’écologie.

Chaque année enfin, sera organisée une nouvelle revue des mesures “inutiles ou trop lourdes”. Le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini a assuré de “l’engagement de l’administration à installer le plan dans la durée”.

Les patrons ont plutôt bien réagi au plan : “Je veux y croire”, a indiqué à l’AFP François Asselin, président de la CPME, “car il semble que Bercy ait embarqué toute l’administration” sur ce projet.

Le Medef pour sa part “soutient l’esprit” du texte, qui néanmoins “n’épuise pas l’ensemble du chantier de simplification”.

Le premier syndicat patronal a cependant mis en garde contre “des signaux contradictoires”, évoquant la transposition en France de directives européennes complexes comme la CSRD et le devoir de vigilance, ou encore l’accord trouvé mardi sur le Compte épargne temps universel (Cetu) entre une autre organisation, l’U2P, et des syndicats.

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Fin de vie: le projet de loi entame sa course de fond à l’Assemblée | TV5MONDE

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Prélude d’un parcours qui pourrait durer jusqu’à deux ans, le projet de loi sur la fin de vie arrive lundi à l’Assemblée, où la commission spéciale va vivre un mois assidu d’auditions, dans un climat politique que chacun souhaite “apaisé”.

Le départ du marathon législatif autour de cette grande réforme sociétale du deuxième quinquennat Macron a été donné lundi à 18h00, deux semaines après la présentation du texte en Conseil des ministres.

Première sur la ligne, la ministre de la Santé Catherine Vautrin, qui porte ce texte sensible, a évoqué “une certaine impatience dans notre société d’avoir ce débat”, “important”, souhaitant “un esprit d’humanité, d’écoute et de respect” au Parlement.

Outre un effort accentué en faveur des soins palliatifs, elle a mis en avant la volonté, avec la possible aide à mourir, de “répondre aux souffrances insupportables de quelques personnes auxquelles la loi en vigueur n’apporte pas de réponses suffisantes” mais aussi la “recherche d’équilibre” et de “garanties”.

Suivront, entre autres, des représentants du corps médical mardi, des cultes mercredi, d’associations jeudi, ou encore des psychologues, philosophes, sociologues, anciens ministres et parlementaires comme Alain Claeys et Jean Leonetti, auteurs de la dernière grande loi sur la fin de vie.

“L’important est qu’on puisse offrir à nos collègues un panel assez large d’acteurs” pour se forger un choix éclairé, a dit en amont auprès de l’AFP la présidente de la commission Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), qui a porté ce sujet comme ministre déléguée à la Santé.

Puis, à partir du 13 mai, les 71 membres de cette commission entreront dans le vif du texte, décortiqué au fil de ses 21 articles et des amendements déposés, avant que l’hémicycle ne s’empare du projet remanié, à partir du 27 mai.

Le rapporteur général Olivier Falorni a souhaité lundi “une grande traversée parlementaire qui prenne tout le temps nécessaire”, mais “pas de façon inconsidérée” car “beaucoup de Français attendent cette loi, notamment beaucoup de malades”.

Au cœur des questionnements, le fait de proposer à certains patients le moyen de se suicider et, quand ils sont incapables d’accomplir le geste fatal, de le faire pour eux.

Cette “aide à mourir” sera réservée aux patients majeurs, nés en France ou résidant de longue date dans le pays, et en mesure d’exprimer clairement leur volonté. Le texte exclut explicitement les maladies psychiatriques.

Il faudra également ressentir des souffrances intolérables et impossibles à traiter, physiques ou psychologiques. Enfin, le pronostic vital devra être engagé à court ou moyen terme.

“Respect des convictions”

Alors que le reste des travaux à l’Assemblée sont en pause cette semaine – vacances obligent – les députés de la commission vont pouvoir “se concentrer uniquement sur le sujet”, se félicite Mme Firmin Le Bodo.

Dans une Assemblée où la situation de majorité relative a exacerbé les passions, la question du climat des débats sera centrale.

“Les députés ont conscience que ça sera très regardé et très suivi. Vous n’allez pas vous jeter dans une arène comme pour un PSG-OM”, a métaphorisé en amont l’Insoumise Caroline Fiat, l’une des quatre co-rapporteurs thématiques de la loi. “On peut être en désaccord mais il faut faire attention aux mots qu’on prononce”, a-t-elle glissé.

Gabriel Attal a également appelé au “plus grand respect des convictions de chacun”, souhaitant que les députés “manifestent le sens de la responsabilité” due “aux malades et aux familles”.

Sur ce sujet sociétal autant qu’intime, les groupes politiques ne donneront pas de consigne de vote. Gauche et camp présidentiel devraient représenter l’essentiel des soutiens à son volet controversé sur l’aide à mourir face à l’hostilité dominant à droite et à l’extrême droite.

“A travers ce débat, c’est un rendez-vous avec tous les Français”, car “la fin de vie concerne chaque famille, chaque personne, nous touchons à l’intime”, a aussi relevé Catherine Vautrin.

Alors que le sujet risque de réveiller de forts clivages éthiques et religieux, la philosophe Elisabeth Badinter a fait savoir dimanche dans La Tribune que son défunt mari Robert Badinter, ex garde des Sceaux à l’initiative de l’abolition de la peine de mort, aurait voté cette loi, contrairement à ce que certains opposants affirment.

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Convocation de Panot: pour Glucksmann, les ‘différends politiques’ ne doivent pas ‘se régler devant la justice’ | TV5MONDE

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La tête de liste PS-Place publique aux élections européennes, Raphaël Glucksmann, a estimé mercredi que les “différends politiques” ne devaient pas “se régler devant la justice”, au lendemain de l’annonce de la convocation de l’Insoumise Mathilde Panot pour “apologie du terrorisme”.

La cheffe des députés LFI a annoncé mardi sa convocation par la police, dans le cadre d’une enquête en lien avec un communiqué de son groupe parlementaire après les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre.

Ce texte avait provoqué une vive polémique, en raison du refus des Insoumis de qualifier de “terroriste” le mouvement islamiste palestinien et les massacres qu’il a commis.

Se disant en “confrontation extrêmement profonde” avec LFI sur ce sujet, M. Glucksmann a estimé sur France 2 que “ce qu’ils ont fait est une faute politique morale grave” mais “ce n’est pas une apologie”.

“Je suis extrêmement contre (le fait) que les différends politiques, aussi violents, aussi profonds soient-ils, se règlent devant la justice”, a ajouté le chef de file social-démocrate.

“Combattons sans relâche les dérives, mais politiquement”, a-t-il insisté, soulignant que le scrutin européen du 9 juin sera “l’occasion de trancher sur le fond”, en particulier “sur le rapport à la violence (et) au terrorisme”.

“Qu’on laisse le débat politique se faire en France sans le criminaliser”, a tancé de son côté le député LFI Éric Coquerel sur franceinfo. Pour lui, le “procureur” à l’origine de la convocation “reproche” au mouvement créé par Jean-Luc Mélenchon son “analyse politique” sur le conflit entre Israël et le Hamas qui lui est “reproché”.

A droite et à l’extrême droite, on a surtout raillé des “arroseurs arrosés”.

“Ca faisait davantage sourire LFI lorsque ça arrivait aux autres de se retrouver devant des tribunaux”, a persiflé sur franceinfo le député RN Sébastien Chenu. Il a rappelé néanmoins que s’il “combat” les positions de LFI, “la politique ne peut se terminer devant les tribunaux”, encore moins en période électorale.

“Que ceux qui mettent le feu viennent pleurnicher sur le fait qu’ils sont brûlés, faut quand même pas se foutre du monde”, a estimé son collègue à l’Assemblée Jean-Philippe Tanguy (RN) sur BFMTV-RMC, tout en reconnaissant qu'”on ne devrait pas convoquer les opposants politique”.

Moins nuancé, le président des sénateurs LR, Bruno Retailleau, s’est félicité sur Cnews-Europe 1 d’un “retour à l’envoyeur, arroseur arrosé”, dénonçant la “dérive du wokisme à l’islamisme” d’une “gauche radicale (qui) épouse tous les combats anti-républicains”.

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Glucksmann veut couper l’herbe sous le pied de Macron et dégaine son discours sur l’Europe | TV5MONDE

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Raphaël Glucksmann, tête de liste du parti socialiste et de Place publique aux européennes, veut couper l’herbe sous le pied d’Emmanuel Macron avec un “grand discours” sur l’Europe mercredi soir lors d’un meeting à Strasbourg, à la veille de celui du chef de l’Etat à la Sorbonne.

“Ce sera un moment important”, prévient l’entourage de l’eurodéputé et leader de Place publique, qui va présenter “sa vision pour L’union européenne”, son “plan Europe 2030”, qui sera articulé sur trois axes: “Défense, Ecologie, Solidarités”.

L’essayiste de 44 ans, qui avait convaincu un peu plus de 6% des électeurs aux européennes de 2019, est actuellement en dynamique, crédité de 12 à 14% des intentions de vote, selon les instituts de sondage.

Il espère toujours pouvoir renverser les courbes, et prendre la deuxième place, actuellement occupée par la candidate de la majorité présidentielle Valérie Hayer, qui stagne derrière Le RN Jordan Bardella.

Jouant sur l’idée d’un vote utile à gauche, il tente notamment de grignoter les électeurs déçus d’Emmanuel Macron et de l’insoumis Jean-Luc Mélenchon.

Alors qu’Emmanuel Macron arrive à la rescousse de son camp avec un discours sur l’Europe jeudi à la Sorbonne, Raphaël Glucksmann entend bien “reprendre le drapeau européen” des mains du chef de l’Etat, comme il le répète dans ses meetings.

“Quand un défi est lancé, il est relevé”, note l’eurodéputé socialiste Christophe Clergeau: Raphaël Glucksmann “va donner sa vision d’avenir du projet européen, en contrepoint du discours de Macron”.

La tête de liste, pro-européen convaincu, reconnaît avoir apprécié le premier discours du chef de l’Etat sur l’Europe, toujours à la Sorbonne, en septembre 2017. Mais il relève qu’aujourd’hui, “on peut trouver que le premier discours était bien, mais derrière il y a sept années de bilan”.

“Refaire le même discours sept ans plus tard, c’est Shakespeare, c’est +words, words, words+”. (“des mots, des mots, des mots”, dans Hamlet, ndlr), a-t-il souligné sur LCP.

S’il salue “la mutualisation des dettes” lors de la crise Covid, qu’il met au crédit du chef de l’Etat, il l’accuse aussi d’avoir bloqué des avancées sociales au niveau européen.

Raphaël Glucksmann va “montrer le grand écart entre le discours de Macron et la réalité”, abonde Christophe Clergeau, insistant sur les projets bloqués par la France, comme celui sur “la protection des travailleurs des plateformes” numériques.

“Ressusciter la gauche de Jaques Delors”

Et Raphaël Glucksmann entend bien souligner ses différences avec Valérie Hayer, qui mène “une liste de droite libérale”, a-t-il martelé sur LCP. “Ce qui nous différencie, c’est notre rapport à la solidarité sociale, à la transition écologique”.

Pour lui, avec cette élection, “on est en train de faire renaitre” en France le clivage gauche-droite, qui “n’a jamais disparu à l’échelle européenne”, où le groupe majoritaire au parlement est la droite du PPE, devant le groupe socialiste (S&D). Le groupe du camp présidentiel, Renew, est en troisième position.

“Ce que nous faisons, nous, c’est de ressusciter la gauche de Jacques Delors et de Robert Badinter”, a-t-il défendu.

Lors du meeting de Strasbourg, où sont notamment attendus Nicolas Schmit, commissaire européen et candidat à la présidence de la Commission européenne pour le groupe socialiste, et Catherine Trautmann, ancienne maire PS de Strasbourg et ex-eurodéputée, Raphaël Glucksmann devrait parler institutions, budget, élargissement de l’UE, et évoquer la question de la défense européenne, un sujet qui tient à coeur à ce fervent partisan du soutien à l’Ukraine.

Parmi les autres propositions qu’il a déjà mises sur la table, une “révolution écologique européenne” qui passera par un “protectionnisme écologique européen” et “un +Buy European Act+” dans le secteur de la transition écologique.

Il défend aussi l’idée d’une taxation des plus riches et des superprofits. “Tout notre projet est fait pour parler aux victimes de la globalisation, ramener de l’emploi, parler de réindustrialisation”, dit-il encore.

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‘Attristé’ par les annulations à Lille, Mélenchon donne une conférence à Sciences Po | TV5MONDE

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“J’ai été choqué” par ces annulations : doublement interdit de conférence la semaine dernière à Lille, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé lundi soir à Sciences Po Paris devant un public d’étudiants acquis à sa cause.

Dans le grand amphithéâtre Emile Boutmy plein à craquer où il a été applaudi à de nombreuses reprises, notamment quand il a évoqué la situation à Gaza, le triple candidat à la présidentielle a salué “l’attitude ouverte et respectueuse de cet établissement”, dénonçant par contraste ceux “qui ont cédé aux pressions” et “se sont mis à genoux”.

Une référence à sa conférence annulée jeudi dernier à Lille par l’université. Les Insoumis avaient alors voulu relocaliser l’évènement dans une salle privée, mais il avait été aussi annulé, cette fois par la préfecture du Nord.

“L’ennemi n’est pas seulement l’extrême droite (…) mais c’est l’immense chaîne des lâchetés de ceux qui cèdent avant d’avoir combattu”, a asséné le tribun de 72 ans, appelant à “briser la chaîne du légal pour passer à la chaîne du légitime”.

A Science Po, le fondateur de LFI a aussi développé des concepts de sciences politiques, en les illustrant par des questions d’actualité.

Citant notamment les écrivaines Christine de Pizan et Colette Audry, il a en tout cas adopté un ton plus apaisé que la semaine dernière – quand il s’en était pris aux “délateurs, ceux qui aiment aller susurrer à l’oreille du maître” et avait dressé un parallèle entre le président de l’université de Lille et le responsable nazi Adolf Eichmann.

Alors que ses adversaires politiques fustigent les “provocations” de l’ancien sénateur socialiste, la comparaison a également fait grincer des dents à gauche.

“C’est indéfendable, ce qu’a dit Jean-Luc Mélenchon, indéfendable”, a affirmé lundi matin le patron des communistes Fabien Roussel, dénonçant des “propos excessifs qui discréditent tout le reste”.

“Apologie du terrorisme” –

“Aucun d’entre nous n’a la moindre tentation d’apologie du terrorisme”, a également déclaré depuis Sciences Po le responsable de la gauche radicale, en réaction à la convocation par la police pour “apologie du terrorisme” de la candidate aux européennes Rima Hassan, septième sur la liste des Insoumis pour le scrutin du 9 juin.

“Il paraît qu’il y a toute une liste de gens qui seraient poursuivis pour apologie du terrorisme. Voilà maintenant une incrimination qui n’a pas le début du commencement de la moindre démonstration”, a-t-il assuré.

Rima Hassan a de son côté annoncé qu’elle allait participer à une conférence mercredi à Sciences Po Saint Germain en Laye sur “La Palestine et Gaza”.

– “Mobilisation de la jeunesse”

Prévue de longue date, la conférence de Jean-Luc Mélenchon à Sciences Po était une nouvelle étape de sa tournée des universités, commencée il y a plusieurs semaines et qui l’a déjà amené à Nantes, Créteil, Nanterre ou Clermont-Ferrand.

Une conférence de l’ancien sénateur socialiste à l’université de Bordeaux avait été annulée en octobre et une autre à Rennes l’a également été il y a deux semaines.

“La mobilisation de la jeunesse étudiante est un de nos objectifs. On sait que si on veut faire un bon score il faut amener à l’élection des gens qui en général ne viennent pas, comme les jeunes ou les quartiers populaires”, expliquait récemment le député Matthias Tavel, directeur de la campagne de la tête de liste Manon Aubry pour les européennes.

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Lancement du ‘Beauvau de la Sécurité civile’ pour repenser un modèle ‘sous tension’ | TV5MONDE

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Le gouvernement a ouvert mardi au ministère de l’Intérieur un cycle de concertations pour repenser le modèle de la Sécurité civile, en première ligne face au dérèglement climatique et à la désertification médicale, sans pour autant que les finances ne suivent.

“Notre modèle est solide, mais il est sous tension”, a souligné le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à l’ouverture de ce “Beauvau de la Sécurité civile” qui doit réunir sur plusieurs mois tous les acteurs du secteur, y compris les financeurs – départements et communes.

Près de trente ans après la loi de départementalisation des services d’incendie et de secours (Sdis), “il est temps de faire un bilan, de dialoguer, de débattre et réfléchir à ce que nous pouvons politiquement moderniser”, a-t-il ajouté.

Cinq réunions sont programmées jusqu’à l’automne pour discuter notamment des missions de la sécurité civile, de la gouvernance des Sdis et du financement.

“La première des choses, c’est de redéfinir le champ missionnel” des sapeurs-pompiers, estime Jean-Paul Bosland, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).

“On prend de plein fouet la désertification médicale”, sans oublier “les conséquences du dérèglement climatique” – feux de forêts, inondations … -, souligne le lieutenant-colonel.

Il réclame une augmentation des effectifs à 250.000 sapeurs-pompiers volontaires, contre 197.000 actuellement, et à 45.000 professionnels, contre 41.000 actuellement.

“Il faut remettre ce système à plat” a de son côté plaidé François Sauvadet, président de Départements de France, mettant en avant l'”accroissement des risques”.

“On arrive au bout d’un système de financement”, a déploré le président UDI de la Côte-d’Or, alors que les Sdis sont essentiellement financés par les départements et les communes. “On a fait notre part d’effort, peut-on aller au-delà? Je ne crois pas”, a-t-il ajouté.

Pour Olivier Richefou, président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS), la question de la gouvernance doit être abordée avant celle du financement. “C’est celui qui décide, qui paye, et les deux choses sont intimement liées”, a-t-il estimé.

La FNSPF et Départements de France comptent également sur ce Beauvau de la Sécurité civile pour défendre le modèle français basé sur le volontariat, aujourd’hui menacé par une directive européenne relative au temps de travail.

“Nous serons attentifs à étudier toutes les questions, y compris celles qui fâchent”, a assuré Gérald Darmanin,qui a notamment évoqué l’acquisition d’une flotte de drones, la place de l’intelligence artificielle, le lien avec les métiers de la santé ou encore les difficultés de recrutement.

Un premier rendez-vous qui laisse Anthony Chauveau, président du syndicat de pompiers SPASDIS-CFTC “perplexe”. “J’ai peur qu’on veuille finalement essayer de moderniser tout en gardant notre organisation actuelle”, craint-il.

L’intersyndicale des sapeurs-pompiers professionnels a elle déposé un préavis de grève pour la journée du 16 mai, et appelé à une mobilisation à Paris, pour réclamer notamment une refonte du financement des Sdis, la revalorisation de la prime de feu, actuellement de 25% du salaire, ou une révision des mesures de fin de carrière.

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Mathilde Panot à son tour convoquée par la police pour ‘apologie du terrorisme’ | TV5MONDE

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Après Rima Hassan, 7e sur la liste LFI aux européennes, la cheffe de file des députés Insoumis Mathilde Panot a annoncé mardi être à son tour convoquée par la police dans le cadre d’une enquête pour “apologie du terrorisme”. En cause, un communiqué publié par le groupe parlementaire le jour des attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre.

“C’est la première fois dans toute l’histoire de la Cinquième République qu’une présidente d’un groupe d’opposition à l’Assemblée nationale est convoquée pour un motif aussi grave”, a assuré l’élue dans un communiqué, en dénonçant “une instrumentalisation grave de la justice visant à bâillonner des expressions politiques”.

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a aussitôt fustigé “un événement sans précédent dans l’histoire de notre démocratie”.

“On sait dorénavant qui menace la liberté de conscience et pourquoi : protéger un génocide !”, a-t-il ajouté, en référence à la situation à Gaza décrite par les Insoumis comme un “génocide”.

Le 7 octobre, le groupe LFI avait publié un texte qui avait suscité la polémique car il mettait notamment en parallèle l’attaque du mouvement islamiste du Hamas, décrite comme “une offensive armée de forces palestiniennes”, et “l’intensification de la politique d’occupation israélienne” dans les territoires palestiniens.

En privé, de nombreux élus Insoumis avaient reconnu après coup que le communiqué avait été mal rédigé, d’autant que le monde commençait à prendre connaissance de l’ampleur des massacres commis par le mouvement islamiste.

La rédaction en avait été imputée à la députée de Paris Danièle Obono, ce que le groupe LFI avait nié.

Quelques jours plus tard, cette élue avait estimé dans une interview que le Hamas était “un mouvement de résistance qui se définit comme tel” et qui “résiste à une occupation”.

Des propos à la suite desquels le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait saisi la justice pour “apologie du terrorisme”.

“L’apologie du terrorisme consiste à présenter ou à commenter favorablement des actes terroristes”, selon une définition du ministère de la Justice.

Une branche du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) est également visée par une enquête pour ce motif. Le 7 octobre, le parti d’extrême gauche avait diffusé un communiqué dans lequel il “rappelait son soutien aux Palestinien/nes et aux moyens de lutte qu’ils et elles ont choisi pour résister”.

“Très bien”

“Ma cliente répondra à cette convocation et il ne peut y avoir de doute quant à l’issue judiciaire qui y sera donnée tant aucun de ses propos ne peuvent être qualifiés de la sorte”, a réagi auprès de l’AFP l’avocate de Mathilde Panot, Me Jade Dousselin, rappelant que la convocation émanait d’un “procureur de la République” en charge de l’enquête.

“Les convocations judiciaires sont à l’initiative de l’Organisation juive européenne”, a assuré pour sa part le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard.

Comme plusieurs représentants de LFI, Mathilde Panot a bien fait l’objet d’une plainte de la part de l’Organisation juive européenne (OJE) concernant des propos tenus après l’attaque du 7 octobre.

“Mme Panot est convoquée, c’est très bien”, a simplement indiqué à l’AFP Me Muriel Ouaknine-Melki, avocate et présidente de l’OJE, refusant de commenter plus.

Le sénateur LR Stéphane Le Rudulier a pour sa part rappelé sur X avoir saisi la justice “contre plusieurs élus LFI”. “Six mois plus tard, le travail paie”, a-t-il ajouté.

“Toute une liste de gens”

Cette nouvelle intervient quatre jours après que la candidate aux élections européennes Rima Hassan, septième sur la liste LFI de Manon Aubry, a également annoncé sa convocation par la police judiciaire pour “apologie du terrorisme”.

“J’estime n’avoir rien à me reprocher, m’être toujours exprimée de manière critique à la fois envers le Hamas et son mode opératoire terroriste mais aussi d’Israël”, avait-elle réagi vendredi auprès de l’AFP.

Les Insoumis ont fait de la guerre au Proche-Orient et de la défense de la cause palestinienne le grand axe de leur campagne pour les élections européennes du 9 juin, dénonçant régulièrement un “génocide” à Gaza. Leur liste est créditée d’environ 8% dans les sondages, distancée par les socialistes.

LFI déplore également la condamnation d’un responsable de la CGT la semaine dernière, également pour apologie du terrorisme, un délit créé en 2015 pendant la vague d’attentats islamistes.

La semaine dernière, deux conférences du triple candidat à la présidentielle sur la situation au Proche-Orient ont été annulées à Lille, d’abord à l’université puis dans une salle privée.

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L’Insoumise Mathilde Panot convoquée par la police pour ‘apologie du terrorisme’ | TV5MONDE

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La cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot a annoncé mardi être convoquée par la police dans le cadre d’une enquête pour “apologie du terrorisme” ouverte à la suite d’un communiqué du groupe parlementaire publié le 7 octobre, jour de l’attaque sans précédent menée par le Hamas contre Israël.

“C’est la première fois dans toute l’histoire de la Cinquième République qu’une présidente d’un groupe d’opposition à l’Assemblée nationale est convoquée pour un motif aussi grave”, a assuré l’élue dans un communiqué.

“J’alerte solennellement sur cette instrumentalisation grave de la justice visant à bâillonner des expressions politiques”, a ajouté la députée du Val-de-Marne.

Le 7 octobre, le groupe LFI avait publié un texte qui avait suscité la polémique car il mettait notamment en parallèle l’attaque du Hamas, décrite comme “une offensive armée de forces palestiniennes” et “l’intensification de la politique d’occupation israélienne” dans les territoires palestiniens.

Cette nouvelle intervient quatre jours après que la candidate aux élections européennes Rima Hassan, septième sur la liste insoumise de Manon Aubry, a également annoncé sa convocation par la police judiciaire pour “apologie du terrorisme”.

“J’estime n’avoir rien à me reprocher, m’être toujours exprimée de manière critique à la fois envers le Hamas et son mode opératoire terroriste mais aussi d’Israël”, avait-elle réagi vendredi auprès de l’AFP.

Les Insoumis dénoncent une instrumentalisation de la justice, assurant qu’on leur fait payer leur soutien aux Palestiniens et leur utilisation du terme “génocide” pour qualifier la situation à Gaza.

La semaine dernière, deux conférences de Jean-Luc Mélenchon sur la situation au Proche-Orient ont été annulées à Lille, d’abord à l’université puis dans une salle privée. “Un abus de pouvoir de république bananière”, avait fustigé le leader des Insoumis.

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A Béziers, Robert Ménard instaure un couvre-feu pour les moins de 13 ans | TV5MONDE

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Le maire de Béziers (Hérault), Robert Ménard, a instauré un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans dans plusieurs quartiers, a-t-il indiqué mardi, jour où syndicats et associations de gauche vont manifester “contre les idées d’extrême droite” dans cette ville.

Ex-proche de Marine Le Pen aujourd’hui fâché avec le Rassemblement national, M. Ménard a signé lundi un arrêté municipal stipulant que “tout mineur âgé de moins de 13 ans ne pourra, sans être accompagné d’une personne majeure, circuler de 23H00 à 06H00 sur la voie publique” dans trois “quartiers prioritaires”.

L’interdiction s’applique “toutes les nuits” du 22 avril au 30 septembre. “En cas d’urgence ou de danger immédiat pour lui ou pour autrui”, ces mineurs pourront être “reconduits à (leur) domicile ou au commissariat”, prévoit l’arrêté.

“Les parents des enfants concernés pourront faire l’objet de poursuites pénales”, prévient le texte.

Dans son arrêté, le maire de Béziers justifie sa décision par le “nombre croissant de jeunes mineurs livrés à eux-mêmes en pleine nuit”, ainsi que par une “aggravation du nombre de faits”, notamment de “violences urbaines”, citant l’incendie d’une école il y a quatre ans, en 2019, et les “émeutes de juillet 2023”.

Interrogé par l’AFP, M. Ménard n’a pas cité de chiffres précis mais affirme que la délinquance des moins de 13 ans constitue un “angle mort” des statistiques parce qu’on ne les amène pas devant le juge et qu’on ne les condamne pas”.

En France, la responsabilité pénale d’un mineur peut être engagée, même si son âge et sa apacité de discernement sont pris en compte par les juges des enfants qui les suivent.

Selon la “première photographie de la délinquance et insécurité en 2023”, publiée début 2024 par le ministère de l’Intérieur, les moins de 13 ans ont représenté 2% des mis en cause dans les atteintes aux personnes (contre 36% pour les 30 à 44 ans) et 1% des mis en cause pour vols violents (contre 44% pour les 18 à 29 ans).

En 2018, le Conseil d’Etat avait annulé un arrêté similaire pris en 2014 par Robert Ménard pointant l’absence “d’éléments précis de nature à étayer l’existence de risques particuliers relatifs aux mineurs de moins de 13 ans”.

M. Ménard a assuré que sa décision n’avait aucun lien avec la “Marche pour les libertés, contre les idées d’extrême droite” organisée à Béziers mardi à l’initiative de plusieurs syndicats et à laquelle doivent participer la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, et celui de la FSU, Benoit Teste.

Mardi, le maire Horizons de Nice, Christian Estrosi, a estimé sur BFMTV que “le maire de Béziers a raison” et qu’il souhaitait “renouveler” un arrêté sur les mineurs de moins de 13 ans, qui avait été en vigueur entre 2009 et 2020.

Un tel couvre-feu “relève davantage de la politique de façade”, a regretté l’élue d’opposition (Ecologiste), Juliette Chesnel-Le Roux, reprochant à M. Estrosi “le rabotage des budgets école et logement”.

En 2009, le couvre-feu à Nice avait aussi suscité la perplexité de syndicats de policiers nationaux, se disant peu enclins “à faire la nounou”.

Depuis lundi, un couvre-feu pour les mineurs est en vigueur à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, pour une durée d’un mois “renouvelable”.

D’autres villes en France ont pris des arrêtés similaires pour les mineurs sur des durées limitées, comme Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) qui le fait depuis 2004 pour les moins de 13 ans.

cor-siu-bur-aco/iw/tes

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