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Hommages en série après le décès de l’avocat et ancien ministre Georges Kiejman | TV5MONDE

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“Un vide immense que rien ni personne ne pourra jamais combler”: le décès mardi de l’avocat Georges Kiejman à l’âge de 90 ans a suscité une pluie d’hommages, à l’image de celui diffusé par son ex-confrère et ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti.

“Immense plaideur, avocat impertinent, ministre engagé, toujours avec classe et humour. Georges Kiejman était tout cela à la fois”, a tweeté le garde des Sceaux, “j’ai une pensée émue pour sa famille et ses proches”

Le ténor du barreau, homme de gauche ayant un temps été ministre de François Mitterrand, était une figure emblématique aussi bien dans les prétoires que dans les milieux politiques et médiatiques.

Parmi ses pairs, Julie Couturier, la bâtonnière de Paris, a honoré sur Twitter un “avocat hors-pair” qui “restera l’une des grandes figures du barreau pénal”. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a salué “avec émotion son parcours et son engagement pour la justice”, tandis que la journaliste Maïtena Biraben s’est remémoré son “œil qui frise”.

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Ses détracteurs moquaient le besoin pathologique de séduire de cet avocat qui se définissait comme “L’homme qui voulait être aimé”, dans son récit biographique écrit avec la journaliste Vanessa Schneider (Grasset) et paru en 2021.

Homme de gauche et de culture proche de Pierre Mendès France et François Mitterrand, Georges Kiejman a été pendant plus d’un demi-siècle une brillante figure du barreau associée à de retentissantes affaires judiciaires.

Né à Paris le 12 août 1932, il est le fils d’un artisan mort en déportation (il se disait d’ailleurs “Juif de la diaspora et berrichon”). Jeune homme pauvre, il fait ses études secondaires à Saint-Amand-Montrond (Cher).

Après son diplôme d’études supérieures de droit public, il est avocat à la cour d’appel de Paris dès 1954 et devient deuxième secrétaire de la Conférence du stage.

Clients célèbres

Au civil, où sa causticité le rend redoutable, il est spécialiste des affaires de propriété littéraire, d’édition, de cinéma, de presse. Il a été notamment l’avocat des éditions Gallimard de longues années comme celui de Gaston Defferre, Simone Signoret, Eugène Ionesco ou Roland Barthes.

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Au pénal, il se plaisait à dire que ses clients étaient “atypiques”. Georges Kiejman a ainsi défendu le militant d’extrême gauche Pierre Goldman, acquitté du double meurtre des pharmaciennes du boulevard Richard-Lenoir à l’issue de son second procès en 1976.

Il avait aussi représenté les intérêts des Etats-Unis lors du procès de Georges Ibrahim Abdallah, le chef présumé des Fractions Armées révolutionnaires libanaises (FARL), condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1987 pour complicité dans l’assassinat de deux diplomates américain et israélien.

Il a défendu également les autonomes italiens, les Cahiers du cinéma, la Nouvelle Vague, Robert de Niro, le préfet Yves Bonnet, la famille de Malik Oussekine, l’étudiant tué en marge des manifestations contre les lois Devaquet en 1986, les enfants du général Oufkir détenus au Maroc, les époux Aubrac, Charlie Hebdo…

En mai 1991, ce dandy devient ministre délégué à la Communication, après un passage de six mois comme ministre délégué auprès du garde des Sceaux. Il est ministre délégué à la Coopération internationale et au Développement entre 1992 et 1993.

En 2011, cet homme de gauche avait défendu Jacques Chirac dans le procès des emplois fictifs à la Mairie de Paris.

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Marié en troisièmes noces à la journaliste Laure de Broglie, dont il a trois enfants, ce séducteur a notamment vécu avec Françoise Giroud, de 15 ans son aînée, et été l’époux de l’actrice Marie-France Pisier.

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IVG dans la Constitution: le Congrès s’ouvre à Versailles, Attal souligne une ‘étape fondamentale’ | TV5MONDE

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Le Parlement est réuni lundi en Congrès à Versailles pour faire de la France le premier pays au monde à inscrire explicitement dans sa Constitution l’interruption volontaire de grossesse (IVG), “une étape fondamentale” selon Gabriel Attal.

Ce débat historique a été ouvert peu après 15H30 dans le décor très solennel du château et son gigantesque hémicycle où les 925 parlementaires sont appelés à graver

“Nous avons une dette morale” envers toutes les femmes “qui ont souffert dans leur chair”, a ajouté le chef du gouvernement, entré dans le Palais accompagné de Jean Veil, fils de Simone Veil, qui avait porté en 1974 la loi légalisant l’avortement en France.

La France est “à l’avant-garde, elle est à sa place”, avait salué quelques instants plus tôt Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, première femme à présider le Congrès.

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La plupart des autres parlementaires se sont rendus au Congrès en bus, immortalisant pour certains cette scène inhabituelle.

“La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse”. Introduite à l’article 34, la phrase fera de la France une pionnière, à rebours de plusieurs pays où le droit à l’avortement recule, aux Etats-Unis ou en Europe de l’Est.

La cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot, à l’initiative de cette révision à l’Assemblée, a salué une “promesse” pour “les femmes qui luttent partout dans le monde”, arborant une tenue verte, couleur de ralliement des militantes pro-avortement en Amérique latine.

“Nous continuerons pour celles qui résistent à Trump, Bolsonaro, Orbán, Milei, Poutine, Giorgia Meloni, sans oublier bien sûr les mollahs et les dictateurs théocratiques”, a prolongé la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, recevant à plusieurs reprises une standing ovation du Congrès.

“Un combat”

En écho au vote de la France, le Vatican a vivement réagi: “A l’ère des droits humains universels, il ne peut y avoir de +droit+ à supprimer une vie humaine”, a affirmé dans un communiqué l’Académie pontificale pour la Vie.

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À quatre jours du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, et au cinquantième anniversaire du vote de la loi Veil, la réunion du Congrès parachève une longue bataille politique initiée par la gauche, portée par les associations féministes et finalement embrassée par le gouvernement.

L’émotion était palpable chez les défenseures du projet, notamment chez la ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, arrivée en tenant sa mère par la main. “C’est un moment particulier, une part de nos histoires intimes et familiales. C’est un combat qu’elle m’a transmis”, a-t-elle dit.

Une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés est requise pour approuver la révision constitutionnelle, la première depuis 2008. Elle devrait être atteinte sans difficulté, après les votes massifs de l’Assemblée nationale (493 députés contre 30) et du Sénat (267 voix contre 50) en sa faveur.

Même la droite et l’extrême droite, historiquement opposées ou politiquement sceptiques, ont fini par voter majoritairement pour la réforme.

Le vote du Sénat, longtemps considéré comme le principal verrou au projet, a notamment été frappant, avec un écart de voix inattendu dans un hémicycle encore très circonspect il y a un an, dans le sillage du président Gérard Larcher (Les Républicains), opposé.

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Mobilisation

Le chef des députés LR Olivier Marleix a lui pointé le “risque” de créer “un droit absolu”. Mais “nous le devons à la liberté des femmes”, a-t-il reconnu.

Plus offensive, Marine Le Pen a raillé “un jour à la gloire d’Emmanuel Macron”, avant que sa collègue Hélène Laporte n’estime que “la liberté que nous consacrons aujourd’hui ne sera jamais qu’une demi-liberté”.

Plusieurs centaines de partisans de la réforme assistaient au vote grâce à une retransmission sur écran géant au Trocadéro, à Paris, à l’initiative de la mairie et de la Fondation des femmes. Un “scintillement spécial” de la Tour Eiffel est prévu au moment du vote.

“C’est un jour historique, un message à l’ensemble des féministes”, s’est félicitée Sarah Durocher, présidente nationale du Planning familial, évoquant néanmoins “une première étape” avant d’ouvrir le chantier des moyens pour “l’accès à l’avortement”.

Les opposants à l’IVG avaient eux prévu de se mobiliser à Versailles dans l’après-midi.

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parl/sde/vk

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IVG dans la Constitution: le Parlement à quelques heures d’un vote historique | TV5MONDE

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Dans le décor solennel du Château de Versailles, le Parlement se réunit lundi après-midi en Congrès pour faire de la France le premier pays au monde à inscrire explicitement dans sa Constitution l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Tests sonores, étiquetage des places… Dans l’aile du Midi du château, les préparatifs battent leur plein lundi pour que le gigantesque hémicycle édifié à la fin du XIXe siècle soit prêt à accueillir les 925 parlementaires appelés à graver l’avortement dans le marbre du texte fondamental.

“La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse”. Introduite à l’article 34, la phrase fera de la France une pionnière, à rebours de plusieurs pays où le droit à l’avortement recule, aux Etats-Unis ou en Europe de l’Est.

“Quand les droits des femmes sont attaqués dans le monde, la France se lève et se place à l’avant-garde du progrès”, a lancé sur X le Premier ministre, Gabriel Attal, qui prendra la parole après l’ouverture du Congrès à 15h30, pour concrétiser la promesse du président de la République, Emmanuel Macron.

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Le chef du gouvernement sera accompagné par ses ministres Marie Lebec (Parlement), Eric Dupond-Moretti (Justice) et Aurore Bergé (égalité femmes-hommes) pour le vote. “Souvent, on a galvaudé le mot d’+historique+, mais là, je crois que c’est approprié”, a estimé cette dernière sur TF1 lundi matin.

“Moment crucial”

À quatre jours du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, et au cinquantième anniversaire du vote de la loi Veil ayant légalisé l’avortement en France en 1974, la réunion du Congrès parachève une longue bataille politique initiée par la gauche, portée par les associations féministes et finalement embrassée par le gouvernement.

Une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés est requise pour approuver la révision constitutionnelle, la première depuis 2008. Elle devrait être atteinte sans difficulté, après les votes massifs de l’Assemblée nationale (493 députés contre 30) et du Sénat (267 voix contre 50) en sa faveur.

“Il n’y a pas de suspense, mais le moment est crucial”, a résumé lundi sur France 2 Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, première femme à présider un Congrès, évoquant “un moment important pour les femmes du monde entier”.

En l’inscrivant dans la Constitution, la France “érige l’IVG au rang des libertés fondamentales”, a salué la sénatrice PS, Laurence Rossignol, sur franceinfo.

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“C’est aussi inscrire dans la Constitution que la liberté ne se décline pas tout à fait de la même manière quand on est un homme et quand on est une femme”, a souligné un peu plus tard au même micro la députée écologiste Sandrine Rousseau.

Le Sénat “pas imperméable au pays”

Même la droite et l’extrême droite, historiquement opposées ou politiquement sceptiques, ont fini par voter majoritairement pour la réforme.

Le vote du Sénat, longtemps considéré comme le principal verrou au projet, a notamment été frappant, avec un écart de voix inattendu dans un hémicycle encore très circonspect il y a un an.

Opposés à la réforme, les trois hommes forts de la Haute assemblée – le président Gérard Larcher (Les Républicains) et les chefs de file LR et centriste Bruno Retailleau et Hervé Marseille – ont ainsi été désavoués dans leurs rangs.

“Nous avons montré que nous étions plus forts qu’eux”, a savouré l’écologiste Mélanie Vogel, en première ligne sur cette réforme au Sénat.

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“Le Sénat, y compris la droite sénatoriale, n’est pas imperméable au pays”, s’est félicitée Laurence Rossignol, alors que la constitutionnalisation de l’IVG est soutenue par plus de 80% des Français selon divers sondages.

La formulation retenue “ne crée pas de droit opposable (et) ne fait que redire quel est le rôle du Parlement”, a expliqué lundi sur France inter la sénatrice LR, Agnès Canayer, qui fait partie de ceux qui ont “changé d’avis”.

“On arrive à avoir ce moment historique et moi, je suis très honorée d’être la première à l’avoir fait voter à l’Assemblée”, s’est félicitée la présidente du groupe La France insoumise, Mathilde Panot.

Le texte de cette dernière, adopté au Palais-Bourbon en 2022, évoquait le “droit” à l’avortement.

Après de longs débats juridiques, la rédaction a finalement évolué vers une version de compromis au profit d’une “liberté garantie”, défendue par le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, auprès des parlementaires les moins convaincus.

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Jusqu’au résultat du vote, attendu à partir de 18h30, les associations de défense des droits des femmes auront les yeux rivés sur Versailles, où les orateurs des différents groupes politiques rappelleront successivement leur position.

Alors que les opposants à l’IVG ont annoncé une mobilisation à Versailles dans l’après-midi, les partisans de la réforme se sont donné rendez-vous au Trocadéro, à Paris, où une retransmission du vote sur écran géant est organisée à l’initiative de la mairie et de la Fondation des femmes.

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IVG dans la Constitution: le Parlement à Versailles pour un vote historique | TV5MONDE

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Le Parlement se réunit lundi en Congrès au Château de Versailles pour faire de la France le premier pays au monde à inscrire explicitement dans sa Constitution l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et protéger le droit à l’avortement en recul dans nombre de pays.

Logée dans l’aile du Midi de la résidence des rois de France, la prestigieuse salle du Congrès s’apprête à accueillir un moment d’histoire: les 925 parlementaires du pays, sénateurs et députés, sont appelés à graver l’avortement dans le marbre du texte fondamental.

“La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse”. Introduite à l’article 34, la phrase fera de la France une pionnière, à rebours de plusieurs pays où le droit à l’avortement recule, aux Etats-Unis ou en Europe de l’Est.

“Quand les droits des femmes sont attaqués dans le monde, la France se lève et se place à l’avant-garde du progrès”, a lancé sur X le Premier ministre Gabriel Attal, qui prendra la parole après l’ouverture du Congrès à 15h30, pour concrétiser cette promesse d’Emmanuel Macron.

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A quatre jours du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, et au cinquantième anniversaire du vote de la loi Veil ayant légalisé l’avortement en France en 1974, la réunion du Congrès viendra parachever une longue bataille politique initiée par la gauche, portée par les associations féministes et finalement embrassée par le gouvernement après plusieurs initiatives parlementaires.

Confortable majorité

Une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés est requise pour approuver cette révision constitutionnelle, la première depuis 2008. Elle devrait être atteinte sans difficulté, après les votes massifs de l’Assemblée (493 députés contre 30) et du Sénat (267 voix contre 50) en faveur de cette inscription.

Soutenue par plus de 80% de la population française selon divers sondages, la constitutionnalisation de l’IVG s’est progressivement imposée dans le paysage politique.

Même la droite et l’extrême droite, historiquement opposées ou politiquement sceptiques, ont fini par voter majoritairement pour la réforme, malgré certaines réticences.

Le vote du Sénat, longtemps considéré comme le principal verrou à ce projet, a notamment été frappant, avec un écart de voix inattendu dans un hémicycle encore très circonspect il y a un an.

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Opposés à la réforme, les trois hommes forts de la Haute assemblée – le président Gérard Larcher (Les Républicains) et les chefs de file LR et centriste Bruno Retailleau et Hervé Marseille – ont ainsi été désavoués dans leurs rangs.

“Nous avons montré que nous étions plus forts qu’eux”, a savouré l’écologiste Mélanie Vogel, en première ligne sur cette réforme au Sénat. “On arrive à avoir ce moment historique et moi, je suis très honorée d’être la première à l’avoir fait voter à l’Assemblée”, s’est félicitée la présidente du groupe La France insoumise, Mathilde Panot.

“Une inspiration”

Le texte de cette dernière, adopté au Palais Bourbon en 2022, évoquait le “droit” à l’avortement.

Après de longs débats juridiques, la rédaction a finalement évolué vers une version de compromis au profit d’une “liberté garantie”, défendue corps et âme par le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti auprès des parlementaires les moins convaincus.

“Il faut graver les choses dans notre Constitution pour mieux protéger les femmes, pour s’assurer que personne ne touchera à l’avortement”, a martelé dimanche le garde des Sceaux sur Radio J.

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Les voix dissonantes se sont faites discrètes ces derniers jours: la Conférence des évêques de France a fait part de sa “tristesse”, tandis que la tête de liste du parti Reconquête! aux élections européennes, Marion Maréchal, a raillé un “gadget juridique”.

Jusqu’au résultat du vote, attendu autour de 18h30, les associations de défense des droits des femmes auront les yeux rivés sur Versailles, où les orateurs des différents groupes politiques rappelleront successivement leur position.

Alors que les opposants à l’IVG ont annoncé une mobilisation à Versailles dans l’après-midi, les partisans de la réforme se sont donné rendez-vous au Trocadéro à Paris où une retransmission du vote sur écran géant est organisée à l’initiative de la mairie et de la Fondation des femmes.

“C’est un événement mondial, une inspiration pour les femmes du monde entier. Cela a dépassé nos rêves!” a réagi à l’AFP Claudine Monteil, pionnière féministe qui fut la plus jeune signataire en 1971 du “Manifeste des 343”, un appel historique à la légalisation de l’avortement en France.

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Chlordécone aux Antilles: les députés reconnaissent la ‘responsabilité’ de l’Etat | TV5MONDE

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L’Assemblée nationale a adopté jeudi en première lecture une proposition de loi reconnaissant symboliquement la “responsabilité” de l’Etat dans les ravages de la chlordécone, un pesticide utilisé aux Antilles jusqu’en 1993 malgré les alertes sur sa nocivité.

Le texte porté par le député PS de Guadeloupe, Elie Califer, a été voté à l’unanimité des 101 votants, les groupes de la majorité s’étant abstenus, et va poursuivre son chemin parlementaire au Sénat.

Ce vote “est une victoire de la représentation nationale, une victoire de la République de la fraternité”, a salué dans l’hémicycle Elie Califer à l’issue des débats: “Nous avons fait un travail que nos territoires vont regarder”.

La proposition de loi prévoit que la “République française reconna(isse) sa responsabilité dans les préjudices sanitaires, moraux, écologiques et économiques” causés par l’utilisation de ce pesticide en Martinique et en Guadeloupe.

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La France doit avoir pour objectif “la dépollution des terres” et “l’indemnisation de toute les victimes de cette contamination, qu’elles aient eu lieu ou non dans le cadre d’une activité professionnelle”, poursuit le texte.

Plusieurs amendements portés par les groupes GDR (à majorité communiste), LFI ou Ecologistes ont toutefois été ajoutés, parfois contre l’avis même d’Elie Califer.

Le texte établit ainsi que la République française doit reconnaître les préjudices “moraux” du scandale, une mention qui ne figurait pas dans la version initiale. A aussi été adopté un amendement visant à la “mise en place d’une campagne de prévention sur l’ensemble du territoire national”.

La France s’assigne en outre “l’objectif d’établir publiquement la responsabilité des décideurs politiques dans ce scandale d’Etat”, une expression qui a provoqué d’âpres débats.

“Il ne faut pas vouloir partir dans tous les sens”, a ainsi regretté le ministre délégué à la Santé, Frédéric Valletoux, la députée macroniste Charlotte Parmentier-Lecocq rappelant que les faits remontent à “plus de 30 ans” et disant craindre une chasse aux sorcières.

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– “Responsabilité des décideurs” –

La chlordécone, pesticide répandu dans les bananeraies pour lutter contre le charançon, a été interdite aux Etats-Unis dès 1975, mais est restée autorisée en France jusqu’en 1990, et même jusqu’en 1993 – quinze ans après les premières alertes de l’OMS – aux Antilles, où elle a bénéficié d’une dérogation.

Plusieurs élus ont en outre souligné les prévalences de maladie comme le cancer de la prostate. Un amendement prévoit la mise en place d’un dépistage systématique du cancer de la prostate à partir de 45 ans pour les populations de Guadeloupe et Martinique.

Les députés macronistes, très réservés, avaient retiré avant la séance un amendement visant à remplacer l’idée de “responsabilité” de l’Etat par “sa part de responsabilité dans l’ampleur des dommages”.

Durant les débats, Charlotte Parmentier-Lecocq a estimé qu’il n’y avait “aucune ambiguïté” quant à la “part de responsabilité” de l’Etat, mais que “d’autres responsabilités ont été à l’œuvre”, celles de propriétaires d’exploitation ou d’élus locaux de l’époque.

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Un autre amendement, actant la création d’une “instance indépendante” pour évaluer les actions de dépollution et de protection des populations, avec la remise d’un rapport au plus tard pour fin 2025, a été adopté.

Pour la MoDem Maud Petit, dont le groupe s’est abstenu en raison des changements “incohérents” apportés, les responsabilités sont “à la fois scientifiques, économiques et politiques”.

“Malheureusement, les débats se sont déroulés de telle manière que j’ai l’impression que nous avons parfois dressé des gibets”, a renchéri le LR Philippe Juvin.

Aux Antilles, où le non-lieu prononcé en janvier 2023 par deux juges d’instruction parisiennes enquêtant sur le scandale avait provoqué beaucoup d’amertume, le vote était scruté de près.

Le collectif “Lyannaj pou dépoliyé Gwadloup” (Alliance pour la dépollution de la Guadeloupe) regrettait notamment un texte qui ne va pas assez loin, notamment en n’impliquant pas les producteurs de l’époque.

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“Nous sommes favorables, bien sûr, à une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat”, souligne Laurence Maquiaba, membre de ce collectif, “mais nous ne pouvons pas considérer que l’Etat est seul responsable, les pollueurs doivent aussi être concernés”.

En Martinique aussi, les militants attendent plus. Pour Philippe Pierre-Charles, porte-parole du collectif “Matinik doubout, gaoulé kont chlordécone” (Martinique debout – révolte contre la chlordécone), cette reconnaissance est “un élément non négligeable” mais doit ouvrir la porte à un programme de réparation”.

“Et là, ce n’est pas encore ce qui est mis clairement sur la table”, regrette-t-il.

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Européennes: l’écologiste Marie Toussaint refuse un débat sur CNews | TV5MONDE

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L’eurodéputée écologiste Marie Toussaint, tête de liste pour les européennes, a annoncé dimanche qu’elle déclinait l’invitation de CNews pour un débat avant les élections, refusant de “participer à l’effort de trumpisation de l’espace médiatique” mené selon elle par la chaîne.

“Je répondrai à tous les médias respectueux de la déontologie de leur profession. Votre antenne n’entre malheureusement plus dans cette catégorie”, écrit la candidate dans un courrier à Serge Nedjar, directeur général de CNews, et au milliardaire Vincent Bolloré, qui contrôle Vivendi, propriétaire du groupe Canal+.

Elle explique avoir été invitée pour un “grand débat” des élections européennes le 30 mai prochain, mais refuse de mettre sa “parole au service d’un équilibrage acrobatique des temps de paroles des médias du groupe Bolloré”.

L’eurodéputée indique avoir pris sa décision après avoir observé la chaîne considérer, dans une infographie, l’avortement comme une des principales causes de mortalité dans le monde. CNews avait présenté ses excuses après cette séquence.

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“Votre chaîne n’est désormais qu’une simple officine de propagande au service d’un combat civilisationnel”, ajoute Marie Toussaint, regrettant que l’antenne du canal 16 de la TNT, classée deuxième chaîne d’info de France, invite “80% d’intervenants politiques teintés à droite ou à l’extrême droite”.

Les vedettes de CNews, Pascal Praud, Laurence Ferrari et Sonia Mabrouk, étaient auditionnées cette semaine à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une commission d’enquête sur les fréquences TNT. Cyril Hanouna doit à son tour être auditionné le 14 mars.

La chaîne est déjà régulièrement boycottée par de nombreux élus de gauche, notamment issus de la France insoumise (LFI) et des écologistes.

CNews, ainsi que l’autre chaîne du groupe Canal+, C8, ont aussi déjà été sanctionnées par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel. CNews s’est notamment vu infliger une amende de 50.000 euros fin janvier pour une séquence de septembre 2022, concernant un sondage sur le thème de l’insécurité.

L’appel à candidatures pour 15 fréquences de la télévision numérique terrestre a été lancé mercredi, avec pour enjeu pour ces deux chaînes de conserver leur place sur la TNT, quelques jours après une décision très commentée du Conseil d’Etat sommant l’Arcom de muscler son contrôle de CNews.

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Après un Salon de l’agriculture chahuté, des braises encore ‘brûlantes’ | TV5MONDE

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Le feu couve encore sous des “braises brûlantes”: le Salon de l’agriculture a fermé ses portes dimanche au terme d’une 60e édition marquée par la colère des agriculteurs, qui promettent de rester mobilisés en attendant de voir la traduction concrète des multiples annonces gouvernementales.

La fréquentation a légèrement baissé en 2024, avec 603.652 visiteurs (-2%), en raison d’une première journée chahutée.

Le président du syndicat agricole majoritaire FNSEA, Arnaud Rousseau, a prévenu dimanche sur BFMTV qu’il y aurait encore “des actions sur le terrain” car “sur le plan politique, les choses ne sont clairement pas terminées”. “Les braises sont brûlantes”, a-t-il affirmé.

Le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a, lui, estimé sur la même chaîne que “le temps de la contestation (avait) eu lieu”, invitant à “se mettre autour de la table” pour avancer.

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La puissante Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) avait donné le ton dès la veille de l’ouverture, le 23 février, en organisant une marche achevée en veillée d’armes devant l’entrée du Parc des expositions à Paris.

Au petit matin, des dizaines de manifestants forcent une grille et entrent, décidés à se faire entendre du chef de l’Etat.

Un premier jour “plus que chaotique”, un “début violent”, juge Arnaud Rousseau.

Au milieu des allées du Hall 1, l’incontournable pavillon des vaches, cochons et ovins, des empoignades ont lieu entre la sécurité – visiblement dépassée – et des militants arborant des signes distinctifs de trois syndicats, FNSEA, Jeunes agriculteurs et Coordination rurale.

Haute surveillance

Le programme de la visite d’Emmanuel Macron est chamboulé. Après une rencontre avec les représentants officiels des syndicats et filières, il débattra finalement avec quelques agriculteurs choisis dans les rangs des syndicats.

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Le Salon ouvre au public avec une heure de retard, le Hall 1, six heures plus tard. “Du jamais vu”, selon les organisateurs.

L’habituelle déambulation du président est maintenue, mais sous une haute surveillance policière tenant les visiteurs à distance.

“On montre les muscles une fois de plus contre un peuple qui souffre et qui en a marre”, tempête Moïse Blin, éleveur en Bretagne.

Après cette première journée tumultueuse, la vie du Salon reprend dans une ambiance bon enfant, même si sifflets et “coups de gueule” ponctuent jusqu’au bout l’édition.

Les curieux s’empressent autour de son égérie, la vache Oreillette, se régalent des spécialités régionales, grimpent dans la moissonneuse-batteuse.

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La fête donne lieu, comme toujours, à certains débordements mais loin des excès constatés l’an dernier grâce notamment à de nouvelles restrictions sur la vente d’alcool.

“Rendez-vous manqué”

Après la mobilisation des campagnes et des engagements gouvernementaux, allant de centaines de millions d’aides d’urgence à la promesse d’un choc de simplification, le Salon a été l’occasion de présenter de nouveaux gages.

Accédant à une demande forte de la FNSEA, Emmanuel Macron s’est engagé à reconnaître l’agriculture “comme un intérêt général majeur de la nation française”; répondant à la Coordination rurale, il a évoqué “un plan de trésorerie d’urgence”; et à l’adresse de la Confédération paysanne, a ouvert un débat sur les “prix planchers”.

Le gouvernement a aussi multiplié les annonces: plans pour l’élevage et le blé dur, 40 millions d’euros supplémentaires pour l’agriculture bio, 100 millions de plus pour la filière fruits et légumes. Ont aussi été publiés des décrets sur la dénomination des viandes ou les métiers en tension.

Mais pour Jérôme Despey, premier vice-président de la FNSEA, ce salon a été “un rendez-vous manqué” avec l’exécutif: “On attendait du président de la République une stratégie et la définition d’un cap pour l’agriculture”, a-t-il expliqué à l’AFP.

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Ministres, élus ou candidats, les politiques ont défilé sans discontinuer, sur fond de campagne pour les élections européennes.

Les ministres Christophe Béchu (Transition écologique) et Marc Fesneau (Agriculture) ont été la cible d’oeufs, tandis que Gabriel Attal a déambulé tranquillement; à l’extrême droite, Marion Maréchal a été aspergée de bière quand le président du RN Jordan Bardella a multiplié les selfies.

La Coordination rurale, accusée d’accointances avec le RN par le chef de l’Etat, a maintenu la pression dans la rue, avec vendredi matin un rassemblement surprise avec tracteurs et ballots de paille au pied de l’Arc de Triomphe.

“La présence massive des représentants politiques, avec 83 visites officielles, est une reconnaissance pour notre événement, mais elle souligne également la nécessité de repenser l’organisation de leur accueil pour l’avenir”, ont indiqué les organisateurs, soucieux de “garder un équilibre entre participation des politiques et bon déroulement du Salon”.

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Européennes: Bardella lance sa campagne en ciblant Macron, ‘grand effaceur’ de la France | TV5MONDE

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Jordan Bardella a dénoncé dimanche “l’effacement de la France” en Europe et ciblé le “grand effaceur” Emmanuel Macron, lors d’un meeting à Marseille devant 5.000 personnes, lancement de sa campagne des élections européennes qui entend capitaliser sur une bonne dynamique sondagière.

Aux abords du stade Vélodrome, la tête de liste du Rassemblement national a été ovationné au son de “Macron démission”, “Marine présidente” et “On est chez nous”, avec le rare honneur de s’exprimer en dernier, privilège jusqu’alors réservé à la triple candidate malheureuse à l’Elysée.

“Ce que nos dirigeants et l’Union européenne ont provoqué, main dans la main, c’est le grand effacement de la France qui se traduit par le recul de la France chez elle, sur son propre sol, mais également en Europe et dans le monde, a-t-il lancé. “Et le grand effaceur s’appelle Emmanuel Macron”.

Le candidat âgé de 28 ans a assuré que le 9 juin devait être le “jour 1 de l’alternance”, fidèle à la stratégie du parti qui entend faire des Européennes une véritable élection de mi-mandat. “Il n’y pas d’autre option que la victoire”, a-t-il insisté.

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Marine Le Pen avait ouvert le meeting après une longue déambulation aux côtés de Jordan Bardella au milieu du public, sous une musique assourdissante et une nuée de drapeaux bleu-blanc-rouge.

Elle a notamment dénoncé le “cynisme” et les “postures guerrières” d’un président Macron “en état de siège”, face auquel le RN proposera une “transition réfléchie et résolue, nationale et populaire”.

“Comme il y a trente ans, nous pataugeons toujours dans le +responsables mais pas coupables+ avec un gouvernement qui ne cesse de se défausser”, a-t-elle fustigé, avant d’ironiser: “C’est la faute de la crise, du RN, de la guerre, du RN, des réseaux sociaux, du RN, des Chinois, du RN, des martiens, du RN… Ces dérobades indignes discréditent la parole et l’action publiques”.

Marine Le Pen a par ailleurs confirmé sa présence sur la liste de son poulain, à la dernière place, “symboliquement”.

Axes de campagne

Le rendez-vous phocéen, “le plus important”, inaugurait une série d’une dizaine de réunions publiques programmées au cours des trois prochains mois, dont l’une à Paris le 1er mai.

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Ce premier meeting – facturé 400.000 euros sur un budget de campagne total de 4,32 millions – a permis au RN d’éprouver un nouveau slogan: “La France revient”, sous-titré “L’Europe revit”, clin d’oeil à la formule de Ronald Reagan “America is back”.

C’était déjà une référence aux années 80 que le parti d’extrême droite employait jusqu’alors, “Vivement le 9 juin”, pastiche d’un slogan du RPR de Jacques Chirac.

Sur le fond, le raout marseillais a été l’occasion de dérouler les grands axes de la campagne, crise agricole et immigration en tête.

“Le Pacte vert d’un côté, le Pacte migratoire de l’autre: voici les deux grands piliers de cette bataille électorale décisive”, a lancé Jordan Bardella, considérant à nouveau les élections comme un “référendum contre la submersion migratoire”.

A la macronie qui l’accuse de vouloir sortir de façon déguisée de l’Union européenne, l’eurodéputé a répondu qu’on “ne quitte pas la table du jeu quand on est sur le point de gagner la partie”, citant plusieurs pays où les alliés du RN sont en progression.

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L’un de ses concurrents, Raphaël Glucksmann, qui porte la liste socialiste, a qualifié sur France 3 les lepénistes de “patriotes de pacotille (…) au service de Vladimir Poutine”.

Aux sympathisants de Reconquête!, tentés par la liste de Marion Maréchal, ou à ceux de LR, Jordan Bardella a demandé indirectement de “s’unir et se rassembler” plutôt que de “disperser leur vote”.

Objectif Le Pen 2027

Une contre-manifestation a réuni en parallèle 600 personnes à Marseille, venus “marquer leur opposition” au RN.

Ultra-favori dans les sondages (28 à 30% d’intentions de vote) avec environ dix points de plus que la liste Renaissance-MoDem-Horizons, Jordan Bardella a une double ambition: arriver en tête et faire au moins aussi bien qu’aux dernières Européennes, 23,34%.

Objectif sous-jacent: faire du 9 juin le marche-pied d’une quatrième candidature de Marine Le Pen à l’Elysée en 2027.

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La principale inconnue de la campagne, pour le RN, sera la remontée, ou non, du camp présidentiel, englué depuis plusieurs semaines sous la barre des 20% d’intentions de vote.

La macronie et sa candidate Valérie Hayer entendent répondre au meeting de Jordan Bardella dès samedi prochain, à Lille. Avec, pour la soutenir, le Premier ministre Gabriel Attal et son gouvernement au complet.

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Actualités

JO-2024: la CGT donne ‘un carton rouge’ au gouvernement sur la ‘préparation sociale’ | TV5MONDE

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La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a donné dimanche “un carton rouge au gouvernement”, en estimant que la “préparation sociale” des Jeux olympiques était en panne à moins de cinq mois de l’évènement sportif (26 juillet-11 août).

“La CGT s’est battue pour gagner la charte sociale des Jeux olympiques, ce qui est une première mondiale, ce qui a permis de diviser par quatre le nombre d’accidents du travail sur les chantiers. Le problème, c’est que là, cette charte sociale est en panne. Sur la préparation sociale des JO, je donne un carton rouge au gouvernement”, a déclaré la secrétaire générale de la CGT, invitée de LCI.

“Là, c’est le niveau zéro de la préparation à la fois pour celles et ceux qui vont devoir travailler plus cet été et donc à qui on demande de ne pas prendre leurs congés payés, de faire des heures sup’, etc. Et aujourd’hui, nous n’avons aucune réponse pour ces travailleurs et travailleuses, il n’y a pas de négociation dans les entreprises, pas de négociation dans la fonction publique”, a regretté la syndicaliste.

“Je demande au Premier ministre de réunir au plus vite une table ronde avec tous les acteurs sociaux pour qu’on puisse faire le tour de cette impréparation sociale des JO”, a poursuivi Mme Binet.

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La responsable de la CGT n’a pas écarté la menace de grèves sectorielles au moment des JO cet été, tout en nuançant son propos.

“S’il y a des remises en cause des droits des travailleurs, oui il y en aura mais ce n’est pas ce que nous souhaitons”, a-t-elle déclaré.

“Nous souhaitons avoir un travail préventif (…) On est encore dans le timing. Il faut se dépêcher d’ouvrir des négociations à tous les étages”, a plaidé Sophie Binet.

Le président du comité d’organisation des Jeux Olympiques de Paris Tony Estanguet a dit mercredi souhaiter “une trêve” sociale pendant les JO.

Des négociations ont été engagées depuis plusieurs mois dans différents secteurs pour parer à un conflit social dans la police, les transports et l’hôpital afin de compenser les congés reportés et les heures supplémentaires de l’été.

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Une prime, jusqu’à 1.900 euros, a par exemple été annoncée le 30 janvier par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin pour les policiers et gendarmes travaillant en Ile-de-France. Mais la question n’est pas totalement réglée dans les autres secteurs.

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Actualités

Européennes: Bardella lance sa campagne lors d’un meeting géant à Marseille | TV5MONDE

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Jordan Bardella a lancé dimanche après-midi à Marseille devant 5.000 personnes sa campagne des élections européennes du 9 juin avec un meeting géant pour donner corps à une dynamique jusqu’ici prometteuse dans les sondages.

Aux abords du stade Vélodrome, la tête de liste du Rassemblement national doit prendre la parole en conclusion de la grand-messe. C’est une première, alors que le privilège était jusqu’alors réservé à Marine Le Pen.

Cette dernière a ouvert le meeting peu après 15h00 après une longue déambulation avec le candidat dans les travées de la salle, sous une musique assourdissante et une nuée de drapeaux bleu-blanc-rouge.

L’ex-candidate à l’élection présidentielle s’est immédiatement attaquée à Emmanuel Macron, cible N.1 de la campagne du Rassemblement national.

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Elle a notamment fustigé le “cynisme” et les “postures guerrières” d’un président “en état de siège”, face auquel le RN proposera une “transition réfléchie et résolue, nationale et populaire”. Elle a par ailleurs confirmé sa présence sur la liste du RN, à la dernière place, une candidature “symbolique”.

Le meeting doit concrétiser la “Bardella-mania” théorisée par les stratèges du RN, selon eux déjà vérifiée par les 28% à 30% de suffrages promis par les sondages, autant que sa popularité, mesurée au nombre de selfies réclamés lors de ses déplacements.

Le rendez-vous phocéen inaugure une série d’une dizaine de réunions publiques programmées au cours des trois prochains mois, dont l’une à Paris le 1er mai.

Axes de campagne

A Marseille, le meeting facturé 400.000 euros – sur un budget de campagne total de 4,32 millions – doit notamment est l’occasion d’éprouver un nouveau slogan: “La France revient”, sous-titré “L’Europe revit”, clin d’oeil à la formule de Ronald Reagan “America is back”.

C’était déjà une référence aux années 80 que le parti d’extrême droite employait jusqu’alors, “Vivement le 9 juin”, pastiche d’un slogan du RPR de Jacques Chirac.

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Sur le fond, le raout marseillais doit tracer les axes de la campagne.

Jeudi, lors d’une conférence de presse à Paris, Jordan Bardella a dévoilé une “stratégie tricolore” inspirée des feux de circulation, faisant le tri entre les coopérations communautaires qu’il “approuve” (en vert, par exemple Erasmus), celles pour lesquelles il réclame de “nouvelles conditions” (orange, comme pour Schengen) et des “lignes rouges”, notamment l’immigration.

Une sortie de l’Union déguisée, telle que l’accuse la Macronie ? “Pas de +Frexit+, ni public, ni caché” jure-t-il, en se disant ne pas être “contre l’Europe” mais “contre l’Union européenne”, renvoyée à un simple “modèle d’organisation politique comme il pourrait en exister plusieurs”.

L’un de ses concurrents, Raphaël Glucksmann, qui porte la liste socialiste, lui a déjà répondu dimanche sur France 3 en qualifiant les lepénistes de “patriotes de pacotille (…) au service de Vladimir Poutine”.

Une contre-manifestation a réuni en parallèle 600 personnes à Marseille, venus “marquer leur opposition” au RN. “La période n’est pas réjouissante pour les luttes de gauche” mais c’est important “de faire front face au RN”, y a estimé Louise, 25 ans, salariée dans le bâtiment, qui a refusé d’indiquer son nom de famille.

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Objectif Le Pen 2027

Lors de son discours, Jordan Bardella devrait se concentrer sur ses thèmes de prédilection, en premier lieu l’immigration, “le plus grand péril qui se pose aux pays d’Europe”, a-t-il estimé dans un entretien paru dans la matinée dans La Provence.

Le “grand remplacement”? “C’est une réalité, même si je n’utilise pas ce terme car je ne le trouve pas clair. Des millions de Français ne reconnaissent plus leur pays”.

Avec ces marqueurs, les lepénistes veulent faire du scrutin “une élection de mi-mandat”, ou “la seule occasion pour sanctionner la politique d’Emmanuel Macron”, comme l’a martelé Jordan Bardella samedi lors d’un déplacement dans le Gard.

Objectif: faire du 9 juin le marche-pied d’une quatrième candidature de Marine Le Pen à l’Elysée en 2027.

Ultra-favori dans les sondages avec environ dix points de plus que la liste Renaissance-MoDem-Horizons, Jordan Bardella a un double objectif: arriver en tête et faire au moins aussi bien qu’aux dernières Européennes, 23,34%.

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Principale inconnue de la campagne: la remontée, ou non, du camp macroniste, englué depuis plusieurs semaines sous la barre des 20% d’intentions de vote.

La macronie et sa candidate Valérie Hayer entendent répondre au meeting de Jordan Bardella dès samedi prochain, à Lille. Avec, pour la soutenir, le Premier ministre Gabriel Attal et son gouvernement au complet.

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Actualités

Européennes: l’écologiste Marie Toussaint refuse un débat sur CNews | TV5MONDE

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L’eurodéputée écologiste Marie Toussaint, tête de liste pour les européennes, a annoncé dimanche qu’elle déclinait l’invitation de CNews pour un débat avant les élections, refusant de “participer à l’effort de trumpisation de l’espace médiatique” mené selon elle par la chaîne.

“Je répondrai à tous les médias respectueux de la déontologie de leur profession. Votre antenne n’entre malheureusement plus dans cette catégorie”, écrit la candidate dans un courrier à Serge Nedjar, directeur général de CNews, et au milliardaire Vincent Bolloré, qui contrôle Vivendi, propriétaire du groupe Canal+.

Elle explique avoir été invitée pour un “grand débat” des élections européennes le 30 mai prochain, mais refuser de mettre sa “parole au service d’un équilibrage acrobatique des temps de paroles des médias du groupe Bolloré”.

L’eurodéputée indique avoir pris sa décision après avoir observé la chaîne considérer, dans une infographie, l’avortement comme une des principales causes de mortalité dans le monde. CNews avait présenté ses excuses après cette séquence diffusée dimanche.

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“Votre chaîne n’est désormais qu’une simple officine de propagande au service d’un combat civilisationnel”, ajoute Marie Toussaint, regrettant que l’antenne du canal 16 de la TNT, classée deuxième chaîne d’info de France, invite “80% d’intervenants politiques teintés à droite ou à l’extrême droite”.

Les vedettes de CNews, Pascal Praud, Laurence Ferrari et Sonia Mabrouk, étaient auditionnées cette semaine à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une commission d’enquête sur les fréquences TNT.

La chaîne est déjà régulièrement boycottée par de nombreux élus de gauche, notamment issus de la France insoumise (LFI) et des écologistes.

CNews, ainsi que l’autre chaîne du groupe Canal+, C8, ont souvent été mises en demeure et sanctionnées d’amendes pour non-respect de leurs obligations en matière de pluralisme et d’indépendance de l’information par l’Arcom, le régulateur des médias.

L’appel à candidatures pour 15 fréquences de la télévision numérique terrestre a été lancé mercredi, avec pour enjeu pour ces deux chaînes de conserver leur place sur la TNT, quelques jours après une décision très commentée du Conseil d’Etat sommant l’Arcom de muscler son contrôle de CNews.

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Rencontre ton âme sœur ici

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