Connect with us

Actualités

Le constructeur Vistry secoué par l’effondrement du conseil d’administration alors que le troisième directeur part

Published

on

Le constructeur de maisons Vistry plongé dans le chaos par la démission soudaine du directeur indépendant le plus expérimenté

  • Ashley Steel devient le troisième membre du conseil d’administration du propriétaire de la marque Bovis à démissionner
  • La tourmente risque de raviver la querelle sur la rémunération des dirigeants dans le secteur de la construction de logements

Le constructeur de maisons Vistry – dont les marques incluent Bovis Homes – a été plongé dans le chaos de la salle de conférence par la démission soudaine de son directeur indépendant le plus ancien.

Ashley Steel, ancienne vice-présidente du cabinet comptable KPMG, est devenue le troisième membre du conseil d’administration à démissionner en un mois lorsqu’elle a remis son préavis la semaine dernière après moins de deux ans.

La tourmente risque de raviver la querelle sur les récompenses des gros chats pour les patrons de l’industrie de la construction de maisons à un moment où les jeunes ont du mal à s’offrir une maison.

Aucune raison n’a été donnée pour le départ de Steel. Cependant, cela survient quelques semaines seulement après qu’elle a été nommée présidente du comité de rémunération de Vistry à la suite d’une dispute dans la salle du conseil d’administration sur les projets d’attribution au directeur général Greg Fitzgerald d’un énorme bonus “à la Jeff Fairburn”.

Fairburn était l’ancien directeur général de Persimmon qui est devenu synonyme de cupidité des dirigeants lorsqu’il a empoché une prime de 75 millions de livres sterling dans le cadre d’un régime de rémunération sans limite supérieure.

Rangée de logements : Bovis Homes est l'une des marques les plus populaires de Vistry

Rangée de logements : Bovis Homes est l'une des marques les plus populaires de Vistry

Rangée de logements : Bovis Homes est l’une des marques les plus populaires de Vistry

Les actions du constructeur de maisons avaient grimpé en flèche, en partie grâce au programme d’aide à l’achat soutenu par les contribuables.

Selon la proposition de Vistry, qui a été rejetée par le conseil d’administration, Fitzgerald aurait été en ligne pour recevoir 60 millions de livres sterling si les actions atteignaient 18 livres sterling dans les trois ans. Ils ont clôturé à 7,80 £ vendredi, valorisant la société à 2,7 milliards de £.

Steel avait remplacé Nigel Keen, qui a quitté brusquement le mois dernier à la tête du comité de rémunération de Vistry pour protester contre le plan de rémunération controversé.

Une autre réalisatrice, Katherine Innes Ker, a également annoncé qu’elle démissionnait. Les administrateurs craignaient que la proposition ne génère une mauvaise publicité similaire à celle dont faisait l’objet Fairburn, qui a été évincé de la direction de Persimmon en 2018.

Le plan de rémunération de Vistry a été proposé par les investisseurs activistes américains Inclusive Capital et Browning West. Ils poussent également l’entreprise à développer son activité de partenariats, qui fournit des logements abordables aux associations de logement. Le Mail on Sunday peut également révéler que Fitzgerald, qui a gagné 2,4 millions de livres sterling à Vistry l’année dernière, a empoché 1,6 million de livres sterling supplémentaires en tant que président à temps partiel de son constructeur de maisons basé dans le Devon, Baker Estates.

En outre, il a reçu 421 000 £ d’intérêts sur les prêts qu’il a consentis à Baker, qui a récemment acquis une participation de 5 millions de £ dans Vistry.

Basé dans le Kent, Vistry est devenu l’un des plus grands constructeurs de maisons du Royaume-Uni après avoir acheté Countryside dans le cadre d’un accord de 1,2 milliard de livres sterling il y a six mois.

Il n’est pas clair si le plan de bonus exceptionnel de Fitzgerald sera relancé après le départ de trois membres clés du conseil d’administration. Ralph Findlay, président de Vistry, aurait accepté de revoir le projet.

La sortie de Steel intervient juste quinze jours avant qu’elle ne devait se présenter à la réélection lors de l’assemblée annuelle de Vistry.

Dans une déclaration aux investisseurs, Findlay a salué sa “contribution précieuse” pendant “une période de changements importants”.

Vistry a déclaré qu’il était “tout à fait à l’aise” avec le rôle de Fitzgerald chez Baker Estates. Son implication n’a pas eu d’incidence sur ses responsabilités envers Vistry, a ajouté la société, et a été divulguée dans tous les rapports annuels depuis qu’il a rejoint Bovis Homes en 2017.

LE VISAGE INACCEPTABLE DE FAT CAT PAY

Inacceptable: Jeff Fairburn a accordé un bonus de 75 millions de livres sterling en 2018

Inacceptable: Jeff Fairburn a accordé un bonus de 75 millions de livres sterling en 2018

Inacceptable: Jeff Fairburn a accordé un bonus de 75 millions de livres sterling en 2018

Jeff Fairburn est devenu le visage inacceptable de la rémunération des gros chats lorsqu’il a accordé une prime de 75 millions de livres sterling en 2018 grâce à un programme de logement financé par les contribuables.

Le jackpot était l’un des plus importants de l’histoire de l’entreprise et a fait de l’ancien patron du constructeur de maisons Persimmon le directeur le mieux payé du Royaume-Uni.

Son plan d’intéressement n’avait pas de limite supérieure. Les critiques ont dit que cela avait payé si généreusement parce que le plan d’aide à l’achat du gouvernement avait augmenté les bénéfices et le cours de l’action de Persimmon.

Les militants du salaire l’ont qualifié d ‘«excessif et non mérité». La mauvaise publicité a finalement forcé Fairburn à démissionner.

Il est répertorié comme ayant 27 postes d’administrateur actifs à la Companies House, y compris le constructeur de maisons privé Berkeley DeVeer, dont il est le directeur général.

X

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités

La Nouvelle-Calédonie toujours sous tension, de premiers Français évacués | TV5MONDE

Published

on

La tension reste vive samedi en Nouvelle-Calédonie, où la mission de “rétablir l’ordre dans les jours à venir” fixée par le président Emmanuel Macron se révèle difficile, et où l’évacuation de touristes français a commencé.

Sur le terrain, la situation “reste difficile”, a reconnu sur franceinfo la ministre déléguée aux Outre-mer, Marie Guévenoux, restée en Nouvelle-Calédonie depuis la visite du chef de l’Etat. “Les forces de l’ordre reprennent du terrain au fur et à mesure”, a-t-elle toutefois salué.

Les Français de métropole restés coincés dans l’archipel en raison des émeutes commencent eux à entrevoir le bout du tunnel: de premiers vols à bord d’appareils militaires ont décollé samedi de l’aérodrome de Magenta à Nouméa, vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

“L’attente était interminable, puisque la réouverture de l’aéroport est repoussée de jour en jour”, a raconté à l’AFP l’une de ces touristes, alors que l’aéroport international de La Tontouta reste fermé aux vols commerciaux depuis le 14 mai et ce au moins jusqu’à mardi.

Malgré les appels sur place à “l’apaisement” du chef de l’Etat, les barrages sur les routes, démantelés par les forces de l’ordre et souvent aussitôt réinstallés, continuent à entraver la circulation et les violences se poursuivent.

Dans la nuit de vendredi à samedi dans le quartier de Kaméré à Nouméa, 35 personnes, dont sept mineurs, selon les autorités, ont dû être évacuées par la mer sous protection de la brigade nautique après l’incendie d’une maison du quartier et des pillages.

Les forces de l’ordre “sont passées avec un micro dans la rue pour nous dire d’évacuer le quartier. Les enfants ont été pris en charge en priorité”, a rapporté à l’AFP une mère de jumelles de deux ans. “On a su par les gens du quartier que notre maison avait été pillée dans la nuit, comme d’autres. C’est horrible, très choquant”, a-t-elle raconté en pleurs au téléphone.

“On ne s’est jamais senti en insécurité ici, au contraire… Les gens qui ont brûlé et saccagé les maisons du quartier ne sont pas forcément les gens du barrage”, qui “nous ont dit qu’ils allaient essayé de calmer le jeu avec les jeunes”, a-t-elle poursuivi.

“On maintient la résistance”

Le FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) a lui-même admis samedi qu'”aujourd’hui, l’objectif principal du mouvement indépendantiste est d’apaiser les tensions et de trouver des solutions durables pour notre pays”.

Les indépendantistes réclament toujours le retrait de la révision constitutionnelle du corps électoral, risquant selon eux de minoriser encore plus les voix du peuple Kanak, que le gouvernement projetait encore récemment de faire voter en Congrès au mois de juin.

Tout en réclamant à nouveau l’abandon de cette loi qui a mis le feu aux poudres et déclenché le 13 mai des émeutes inédites en 40 ans, le FLNKS a dit prendre “acte du processus de désescalade proposé par le président de la République et des engagements demandés à chacune des parties de façon à pouvoir sortir de cette crise par le haut”.

“En ce sens, le FLNKS renouvelle son appel au calme et demande également à desserrer l’étau sur les principaux axes de circulation de manière à ce que la population calédonienne puisse, de façon progressive, circuler librement, s’approvisionner et avoir accès aux services publics les plus élémentaires”, écrit le mouvement indépendantiste.

“On maintient la résistance dans nos quartiers”, avait cependant lancé la veille Christian Tein, le chef de file de la CCAT, collectif indépendantiste qui organise la contestation, dénonçant “la forte répression (…) que notre population est en train de subir”.

“Policier en civil”

Le bilan des violences est passé vendredi à sept morts, le septième étant un homme de 48 ans dont l’identité n’a pas été communiquée, tué à Dumbéa (à côté de Nouméa) par un policier. Ce dernier a été placé en garde à vue.

Il s’agissait “d’un policier en civil, qui n’était pas en service” et “a été pris à partie par une vingtaine d’individus dans le cadre d’un barrage”, a précisé samedi Marie Guévenoux.

“Il n’y a pas d’opérations de police qui ont mené à la mort de personnes et c’est extrêmement important de le souligner”, a-t-elle poursuivi, alors que ce décès a suscité des craintes d’embrasement de la situation sur place, où le calme reste précaire au surlendemain de la visite du chef de l’Etat.

Entre les quartiers de Ducos et Kaméré, une dizaine de tractopelles s’activent samedi pour déblayer des amas de débris encore en feu, sous l’œil des gendarmes qui sécurisent la zone, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le Raid intervient le premier pour sécuriser le passage du convoi, sous le bruit incessant des pales d’un hélicoptère qui survole la zone. Des camions et balayeurs ferment la marche pour enlever les débris.

La levée de l’état d’urgence n’est pas pour tout de suite, a confirmé Marie Guévenoux. Cela ne pourra être fait “qu’à la condition que les barrages soient levés et le calme revenu”, “je crains qu’à l’heure où je vous parle, ce ne soit pas possible”.

Le président de la République a donné jusqu’à fin juin aux élus et responsables politiques de l’archipel, aidés par une “mission de médiation” de trois hauts fonctionnaires dépêchés depuis Paris, pour trouver “un accord global” qui “puisse être soumis au vote des Calédoniens”.

acc-md-cm-hh-mdh/mat/sp

Continue Reading

Actualités

Le journaliste Achilli dénonce son licenciement ‘politique’ de Radio France | TV5MONDE

Published

on

Accusé notamment d’avoir collaboré à l’autobiographie du président du RN Jordan Bardella, le journaliste politique Jean-François Achilli a dénoncé la “dimension éminemment politique” de son licenciement de Radio France, dans un entretien publié samedi sur le site du Figaro.

“J’ai commis le crime à Radio France d’avoir été approché par le président du RN pour un projet de livre”, lance M. Achilli. Mais “au final, nous ne sommes pas parvenus (…) à un accord, ce pourquoi il n’y a pas de livre, pas de contrat, pas d’argent”.

Ainsi, “je n’ai pas commis de faute professionnelle et il y a une dimension éminemment politique dans mon licenciement” fin avril, affirme-t-il dans cette première prise de parole depuis la décision, qu’il conteste aux prud’hommes.

Le journaliste a été “licencié pour faute grave, pour cause de manquements répétés aux obligations déontologiques relatives aux collaborations extérieures”, selon une source interne au groupe public.

Il est question aussi de la part de M. Achilli de “media training” (de l’entraînement à la communication) non déclaré à ses supérieurs. Le journaliste balaie “des accusations non documentées de prétendues prestations”, dans cet entretien au Figaro Magazine.

M. Achilli interviewait quotidiennement sur franceinfo une personnalité politique en fin d’après-midi et coprésentait le talk-show d’actualité Les informés en soirée.

Le patron de franceinfo, Jean-Philippe Baille, avait estimé dans Le Parisien que “quand un journaliste corrige les épreuves du futur livre d’un politique, c’est une collaboration”. Et “quand cette collaboration se fait dans une période électorale, cela revient à participer à une stratégie de conquête du pouvoir”.

La tête de liste du RN aux élections européennes avait pour sa part assuré au Monde que “seul (son) entourage proche (l)’aide à écrire ce livre, pour la relecture”. Sa parution est prévue après les européennes de juin.

De son côté, M. Achilli assure n’avoir “jamais milité en rien pour aucune personnalité politique”. Il revendique d’être “curieux” et d'”aller au contact, tout en restant à distance” des politiques.

Interrogé sur les soutiens dont bénéficie au sein de Radio France l’humoriste Guillaume Meurice, menacé également de licenciement et marqué à gauche, M. Achilli critique une “mobilisation à sens unique” qui ne l’a “pas surpris”.

“Elle signe le caractère partisan qui traverse désormais les couloirs de la Maison ronde”, “au service d’une seule orientation idéologique”, assène-t-il.

“Retrouver une forme d’équilibre et de neutralité sera sans aucun doute l’un des enjeux majeurs de la future réforme” de fusion de l’audiovisuel public, conclut M. Achilli.

Continue Reading

Actualités

Avant les européennes, périple très politique sur les routes de France | TV5MONDE

Published

on

Des déserts ruraux de la Nièvre aux friches industrielles de Lorraine, le vote RN s’affiche décomplexé ou perce sous les difficultés du quotidien. Mais dans les campagnes coquettes du Cher ou les quartiers défavorisés d’Alsace, les élections européennes du 9 juin laissent souvent indifférent.

De Bourges, future capitale européenne de la culture, à Strasbourg, siège du Parlement européen, l’AFP a sillonné durant une semaine les routes du centre et de l’est de la France, rencontrant un pays parfois optimiste mais surtout marqué par ses fractures les plus récentes. La crise agricole, celle des gilets jaunes, ou encore par les émeutes urbaines de l’été dernier.

Ces 1.000 kilomètres avant d’atteindre le Parlement européen, c’est “un peu la diagonale du vide”, glisse le maire divers gauche de Bourges, Yann Galut. Celle des villes périphériques qui cherchent la parade face à la désindustrialisation et des bourgs de campagne confrontés à l’éloignement des services publics.

“Emballé par aucun”

Dans sa ville “résiliente” de 64.000 habitants, le tissu économique va mieux et se retrouve au coeur d’un enjeu européen, la guerre en Ukraine. Car l’industrie de défense est de loin le premier employeur de l’agglomération, avec 5.600 salariés.

On est ici en plein dans l'”économie de guerre” voulue par Emmanuel Macron.

A Bourges, “on connaît forcément quelqu’un qui travaille soit à MBDA soit à Nexter (KNDS)”, producteurs respectifs des missiles antiaériens Aster et des canons Caesar livrés à Kiev.

Impossible de rater le site de MBDA sur le rond-point à l’entrée de la ville. Juste en face, à la boulangerie Feuillette, un cadre de l’entreprise raconte anonymement que les “cadences de production augmentent de façon importante” depuis l’invasion russe en Ukraine, “un sujet européen fondamental”.

Lui compte bien voter le 9 juin, mais n’est “emballé par aucun” candidat. Il trouve qu’Emmanuel Macron n’est pas assez écologiste, mais que les Verts “ce n’est pas ça au niveau économique”.

Et comme la grande majorité des personnes interrogées à travers ces régions, il n’est capable de citer spontanément qu’un seul candidat, Jordan Bardella. La preuve du déficit de notoriété dont souffrent les opposants au président du Rassemblement national, largement en tête des sondages.

“Une Europe positive”

Bourges sera en 2028 capitale européenne de la culture. Elue surprise face à des villes plus en vue comme Rouen, Montpellier ou Clermont-Ferrand.

Dans la petite ville enclavée, sans TGV et loin des frontières européennes, l’un des “enjeux” est de “montrer qu’il y a une Europe positive et protectrice”, souligne Pascal Keiser. Commissaire général de Bourges 2028, parcourant la halle gothique de l’Hôtel Dieu, fermé depuis le milieu des années 90, mais qui va rouvrir pour devenir une “cité européenne des artistes”.

La culture comme arme politique et comme démonstration du bien-fondé du projet européen.

Le lendemain, dans les villages de la Nièvre, le docteur Michel Serin soigne tant et plus. Le long de ces paysages vallonnés, quelques affiches électorales semblent surgir au milieu des herbes folles. Mais de deux camps seulement: La France Insoumise et le Rassemblement national, sans doute les partis dont les militants quadrillent le mieux le territoire.

Panneaux renversés

“Ici le milieu rural vote FN (devenu RN)”, assène le médecin de campagne, même si les deux députés sortants, Modem et Renaissance, ont sauvé leur siège en 2022. Mais Marine Le Pen avait fait une percée à la présidentielle, terminant en tête au premier comme au second tour.

A 67 ans, le docteur Serin est un praticien de la lutte contre les déserts médicaux, dans ces terres qui manquent de spécialistes et ont vu la fermeture de la maternité de Cosne-sur-Loire en 2018, après celles de Decize en 2010 et de Clamecy en 2008.

L’absence de médecins, comme la disparition des services publics, parfois aussi des commerces, sont les symptômes de la fragmentation territoriale du pays, le terreau d’un sentiment d’abandon et d’un réflexe protestataire.

En traversant les vignobles de l’Yonne, dès le premier village de Beine, le panneau de l’entrée de la commune est retourné, l’un des symboles de la colère agricole qui a embrasé le pays début 2024.

Ces panneaux à l’envers rythmeront le trajet jusqu’à Meuvy, en Haute-Marne, où le mécontentement de l’éleveuse Mélanie Flammarion Paillard “ne part pas”.

L’agricultrice de 29 ans voudrait un prix du lait rémunérateur. Elle est attachée à l’Europe pour la PAC, la politique agricole commune, mais pointe les gens de Bruxelles ou de Paris “déconnectés” avec leurs “normes” et leur “paperasse”, “personne ne doit être agriculteur dans leur famille”.

Ici, “le prix du carburant a beaucoup joué”, car il faut souvent faire des trajets. “La Poste est à trois kilomètres, à Clefmont”, ouverte “deux heures par jour” en semaine, et un peu plus longtemps le samedi.

“L’Europe, c’est pour les riches”

Plus bas, à Saint-Thiébault, Sylvain Jannel et Gaëtan Gassmann sont attablés à l’auberge du Cheval blanc. Même s’ils ne pensent pas pareil politiquement, ils sont bons camarades.

Pour Gaëtan, 36 ans, il “faut essayer” le Rassemblement national, car ils “n’ont jamais été au pouvoir” et “qu’il y a trop d’aides et des personnes qui se servent du système”. Un leitmotiv qui reviendra régulièrement sur la route, dans un département où les deux députés sont lepénistes.

Sylvain, 59 ans, n’est “pas du tout Front national” et aime bien l’Insoumis François Ruffin. Plus que Jean-Luc Mélenchon “qui ne réfléchit pas assez”, estime ce salarié d’un garage.

Mais ce sera pour la présidentielle, parce que les européennes, il n’ira pas: “L’Europe c’est pas pour nous, c’est pour les riches”.

Des plaines agricoles de Haute-Marne ou des Vosges à la vallée de Fensch, en Moselle, l’enracinement électoral du RN ne se dément pas. Ici, ce sont les vestiges des temps glorieux de la sidérurgie qui dominent le décor.

Florange est devenu un symbole en 2012 lors de la lutte syndicale pour tenter, en vain, d’empêcher la fermeture des deux hauts-fourneaux d’ArcelorMittal.

“Déçu par la gauche”

Le conflit a laissé des traces. “Déçu par la gauche”, l’ancien militant CFDT et Force ouvrière Frédéric Weber est désormais 43e sur la liste du Rassemblement national aux européennes du 9 juin.

Son collègue de la CGT, Jean Mangin, désormais retraité, compte à son tour glisser un bulletin RN dans l’urne. Il dit qu’il ne comprend plus La France Insoumise, qui a axé une partie de sa campagne sur la guerre à Gaza: “Le conflit israélo-palestinien, je ne vois pas trop ce qu’il vient faire dans les européennes”.

Plus de 10 ans après la fermeture des hauts-fourneaux, ArcelorMittal a maintenu 2.200 emplois à Florange dans la production d’acier. Et le tissu économique local s’est plutôt bien remis du choc, selon l’ancien député PS Michel Liebgott, à la tête de la communauté d’agglomération du Val de Fensch, notamment grâce au Luxembourg où vont travailler chaque jour quelque 120.000 frontaliers.

Christophe, 46 ans, est justement conducteur de train au Luxembourg. On le rencontre un jeudi soir à la Foire de mai, la grande fête foraine de Metz, au snack Oncle Sam et fils, en face des auto-tamponneuses. Il y a “une forte probabilité qu’il aille voter” le 9 juin, pas pour Macron, peut-être pour Les Républicains (LR), car le RN est “quand même contre l’Europe”, juge-t-il.

Au stand de tir à la carabine, Sandra, enseignante, votera aux européennes “comme à toutes les élections”, mais n’a pas encore fait son choix. Elle n’a “jamais voté RN” mais comprend que Jordan Bardella “plaise à cause de tout ce qui se passe, les incivilités, la délinquance”.

L’intérêt pour la politique n’est pas toujours synonyme de vote. C’est surtout vrai chez les jeunes et dans les quartiers les moins favorisés, où les taux d’abstention sont les plus élevés.

Sur le marché de Cronenbourg, un quartier populaire de Strasbourg, le poissonnier Saïd ne peut pas voter, car il est Marocain. Mais en 2027, l’hypothèse d’une élection de Marine Le Pen “ne l’inquiète pas”. “Quand on travaille, on est bien. On n’a rien à se reprocher, normalement on est intouchable”.

“Des pensées bizarres”

“Le RN ne monte pas parce que les gens sont devenus racistes mais parce que les partis traditionnels n’ont pas donné satisfaction. Il reste une cartouche”, s’inquiète Mohamed Khettab, animateur social à “Cro” depuis “trois décennies”.

Strasbourg est une des capitales de l’Europe. Une semaine par mois, les eurodéputés venus de Bruxelles y prennent leurs quartiers dans une transhumance devenue un rituel européen.

Dirigée depuis 2020 par l’écologiste Jeanne Barseghian, la ville alsacienne avait placé Jean-Luc Mélenchon en tête (35,5%) au premier tour de la dernière présidentielle devant Emmanuel Macron (30%), laissant à distance Marine Le Pen (11%).

L’agglomération se porte bien économiquement, mais “il y a une grande disparité entre les quartiers d’affaires des institutions européennes et les quartiers prioritaires de la ville”, souligne Nora Tafiroult, présidente bénévole de l’association Speaker, un “média des quartiers” qui anime des ateliers d’éloquence, radio et vidéo avec des jeunes.

La jeune Marjene, 15 ans, est loin d’être indifférente à la politique. Elle a “peur des pensées bizarres de Marine Le Pen, comme celles de son père” Jean Marie. Quand elle aura l’âge, promis, elle ira voter, mais elle voudrait que les responsables politiques “s’intéressent à elle”, qu’ils “écoutent un peu plus”.

Continue Reading

Actualités

Agriculture: l’Assemblée achève l’examen d’un texte à l’impact environnemental critiqué | TV5MONDE

Published

on

L’Assemblée nationale a achevé dans la nuit de vendredi à samedi l’examen en première lecture du projet de loi d’orientation agricole, qui se veut l’une des réponses de l’exécutif à la colère agricole, et dont plusieurs mesures ont été critiquées pour leur potentiel impact environnemental.

Le texte, sur lequel exécutif et députés ont ferraillé durant deux semaines, sera soumis à un vote solennel mardi, avec de fortes chances d’être adopté. Le gouvernement espère notamment le soutien d’une droite largement impliquée dans son évolution.

L’une de ses dispositions phares confère à l’agriculture un caractère “d’intérêt général majeur”, sorte de miroir de “l’intérêt général” environnemental déjà existant, et concrétisant ainsi une promesse d’Emmanuel Macron faite au salon de l’Agriculture en pleine colère paysanne.

Sans remettre en cause le principe constitutionnel de la protection de l’environnement, il s’agira de permettre “lorsque plusieurs dispositions législatives seront en présence, voire seront contradictoires”, d’accorder à l’agriculture “une attention spécifique”, avait expliqué la rapporteure Renaissance Nicole Le Peih.

Les oppositions ont regretté que le texte fasse l’impasse sur certaines questions, telles que le revenu agricole.

A gauche, l’inquiétude porte aussi sur les risques de recul pour l’environnement. D’abord par une révision à la baisse de l’échelle des peines appliquées en cas d’atteinte à l’environnement.

Dans ce domaine, le gouvernement a ainsi fait adopter un amendement qui “réserve la qualification de délit aux cas dans lesquels les faits ont été commis de manière intentionnelle”.

L’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho a fustigé une adaptation du droit qui s’appliquera selon elle à tout type d’infrastructures, bien au-delà des agriculteurs.

“En mettant la notion de caractère intentionnel de la destruction de la nature, (l’amendement) délivre un permis de détruire la nature et d’impunité générale.(…) Il n’y a jamais eu de remise en cause aussi brutale et aussi violente de toutes les directives européennes sur la protection des espèces et des habitats protégés”, a-t-elle dit, dénonçant l’absence sur les bancs de l’Assemblée du ministre de la Transition écologique Christophe Béchu.

Les écologistes ont annoncé qu’ils saisiraient le Conseil constitutionnel en cas d’adoption définitive du texte.

“Si vous restez au statu quo, vous avez des gens qui, pour des délits non intentionnels, sont menacés de trois ans d’emprisonnement ou 150.000 € d’amende”, a justifié le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau.

“Grave régression”

Autre point d’inquiétude, la simplification des contentieux administratifs contre les projets de retenues d’eau ou d’élevages relevant de la réglementation sur les ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement).

La gauche a rappelé l’avis négatif du Conseil d’Etat sur cet article présentant des “risques d’inconstitutionnalité”, et de la Défenseure des droits, qui a estimé qu’il portait “atteinte au droit au recours”.

“C’est la plus grave régression agro-environnementale de l’histoire de France”, a protesté la députée LFI Aurélie Trouvé.

“On ne vient pas dire qu’il n’y a pas de recours. On vient juste dire qu’il faut que ça aille plus vite”, a rétorqué M. Fesneau.

Le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau et les rapporteurs ont défendu bec et ongles une “brique” législative, “utile”, et Marc Fesneau a renvoyé à la rentrée pour des débats sur les produits phytosanitaires ou le revenu des paysans.

Les députés ont validé certains objectifs à long terme pour l’agriculture, comme le fait de viser 400.000 exploitations et 500.000 agriculteurs d’ici 2035, des mesures sur la formation (création d’un nouveau diplôme Bac+3), ou encore la mise en place d’un guichet unique départemental pour accompagner les agriculteurs voulant s’installer ou céder leur exploitation.

Les députés ont par ailleurs approuvé un article qui simplifie le régime juridique concernant les haies.

Le camp présidentiel, minoritaire, a en revanche renoncé à réintroduire la création d’un outil de portage du foncier (GFAI), que l’opposition voyait comme une porte trop grande ouverte à la financiarisation de l’agriculture. Il pourrait revenir lors de l’examen au Sénat.

Continue Reading

Actualités

La mobilisation du monde éducatif contre le ‘choc des savoirs’ perdure | TV5MONDE

Published

on

La mobilisation contre la réforme du “choc des savoirs” s’inscrit dans la durée: enseignants, parents et élèves manifesteront samedi à Paris et dans plusieurs villes en France pour demander l’abandon de l’une de ses mesures les plus controversées, l’instauration de groupes de niveau au collège.

Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, SUD Education, la CGT éduc’action et la FNEC-FP FO, le Sgen-CFDT, Unsa-éducation, la FCPE, et des syndicats lycéens appellent “celles et ceux qui se retrouvent dans le projet d’une école publique, laïque et émancipatrice à manifester pour l’école publique et pour dire non au +choc des savoirs+”, selon un communiqué commun.

A Paris, un cortège s’élancera de la place de la Sorbonne à 13H00 en direction de la place de la Bastille.

Annoncée par le Premier ministre Gabriel Attal lors de son passage rue de Grenelle, la réforme dite du “choc des savoirs” est une kyrielle de mesures censées élever le niveau des élèves.

L’une d’elles est particulièrement contestée par une très large partie du monde éducatif: l’instauration de groupes de niveau, en français et en mathématiques au collège.

La ministre de l’Education nationale Nicole Belloubet préfère parler de “groupes de besoins”. Les textes officiels donnent une certaine souplesse à chaque établissement pour les mettre en oeuvre.

Les “groupes” entreront en vigueur à compter de la rentrée scolaire 2024 pour les classes de sixième et de cinquième, et à partir de la rentrée scolaire 2025 pour les classes de quatrième et de troisième.

“Nous avons l’ambition de réussir une grande mobilisation samedi car l’arc rassemblé est très large”, explique Benoît Teste, secrétaire général de la FSU. “Il y a urgence, car l’école est à un point de bascule, le remède qu’on lui applique l’affaiblit plutôt que de résoudre les problèmes.”

Concernant les groupes de niveau, M. Teste juge que “le pays ne veut pas de cette école où on trie les élèves, où on en éjecte certains”.

“Dans le mur”

“L’idée est de se mobiliser pour que les effets d’un certain nombre de propositions autour du choc des savoirs (groupes de besoins, prépa seconde, généralisation du SNU, l’éventuelle généralisation de la tenue unique), soient les moins importants et pour qu’un certain nombre de ces dispositifs ne se réalisent pas”, a dit Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, premier syndicat des chefs d’établissements.

La contestation contre la réforme a pu prendre une tournure judiciaire avec le rejet fin avril par le Conseil d’Etat d’un recours en référé contre l’arrêté créant ces groupes déposé par la fédération syndicale Unsa Education.

Elle s’enracine aussi localement.

A Nantes, dans les quartiers populaires de l’Ouest, les enseignants du collège La Durantière — qui compte 350 élèves et une quarantaine de profs — ont décidé de ne pas appliquer la réforme du “choc des savoirs” et plus particulièrement les groupes de niveau. Ils affirment dans un communiqué qu’ils “utiliseront tous les moyens réglementaires à leur disposition”.

“C’est l’objet de cette réforme : trier les élèves. On trouve cela injuste”, déclare à l’AFP Nathalie Peres, 45 ans, prof de français dans cet établissement classé REP.

Selon elle, “dans les établissements d’éducation prioritaire, où le public est très fragile, il y aura des groupes qui vont multiplier les difficultés et on ne peut pas faire progresser les élèves comme ça. On est pour l’hétérogénéité, on sait travailler avec l’hétérogénéité, on sait faire progresser les élèves comme ça”, assure cette professeure syndiquée au Snes-FSU.

A Pélissanne, petite commune des Bouches-du-Rhône mitoyenne de Salon-de-Provence, parents d’élèves et enseignants ont organisé jeudi une réunion publique devant le collège Roger-Carcassonne pour échanger sur les “dangers” de la mise en place du “choc des savoirs”.

“Ça aurait pu partir d’une bonne intention mais ce qui nous inquiète c’est une énième réforme à moyens équivalents et sans enseignants supplémentaires, on va forcément dans le mur”, dénonce Bettina Toulouse, présidente de la FCPE de ce collège.

Elle l’assure: “ça va participer à mettre de côté certains élèves”. “Je redoute même la stigmatisation qui pourrait se produire quand les élèves vont comprendre qu’ils seront dans des +groupes+ différents et la stigmatisation participe à une forme de harcèlement scolaire”

Continue Reading

Actualités

Européennes: à Hénin-Beaumont, à côté de Bardella, Le Pen reste la patronne | TV5MONDE

Published

on

A seize jours du scrutin européen, Jordan Bardella a tenu vendredi son avant-dernier meeting de campagne aux cotés de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, où la triple candidate à l’Elysée a pu s’assurer de la fidélité de ses électeurs dans son fief du Pas-de-Calais.

Une reprise en main? Au fur et à mesure de sondages prédisant un succès insolent pour la liste Rassemblement national menée par Jordan Bardella aux élections européennes – 33% d’intentions de vote selon une étude Ifop-Fiducial parue vendredi -, l’entourage de Marine Le Pen estimait depuis plusieurs jours urgent d’opérer un “rééquilibrage” avec son poulain.

D’autant, ont noté les fidèles de la campagne, que l’appel à une candidature Bardella pour la présidentielle de 2027 devient une rengaine de plus en plus populaire chez les militants et sympathisants qui écument les meetings, où la “jeunesse” de l’eurodéputé sortant est plébiscitée.

“Moi, je pense que pour 2027, ce serait bien que ce soit une femme, c’est le moment”, coupe court Peggy, une habitante d’Hénin-Beaumont qui fait la queue avec sa soeur Virginie pour pouvoir entrer dans l’espace François-Mitterrand où doit se tenir la réunion publique près de trois heures plus tard.

A côté d’elles, Ethan, Joey, Kenzo et Dorian, 17 ans, qui veulent “défendre les valeurs de conservatisme, tradition et amour de la patrie” face au “multiculturalisme”, au “vivre-ensemble” et au “progressisme”, opinent.

Car si “Jordan Bardella représente bien notre France”, pour 2027 “ce sera encore un peu tôt”, note le premier de ces quatre copains qui se sont rencontrés dans un club de sport.

Idem pour Johan et Loïc, deux intérimaires de 19 ans qui ont pris leur carte au RN il y a “deux, trois mois”. Certes, c’était “pour Jordan”, qui “a une bonne élocution et parle bien pour les jeunes”. Reste que “pour moi, en 2027, Marine Le Pen ferait une bonne présidente”, estime Loïc, un enfant de ce pays minier dont “la mère vote à gauche”.

“Mon premier soutien”

Aux cris de “Marine, on t’aime”, c’est en tout cas en rôle de patronne incontestée que Mme Le Pen a pris la parole sur scène, introduite par le maire RN de la commune, Steeve Briois, l’un de ses proches.

Celui qui n’a pas manqué de glisser qu’il avait été “réélu en 2020 avec 74% des voix au premier tour” a surtout rappelé que ces terres pas-de-calaisiennes étaient marinistes, “sur une ligne sociale populaire”, “celle que défend Marine Le Pen depuis maintenant 22 ans”.

La patronne des députés RN en a profité pour livrer un réquisitoire sans pitié ni nuance à l’endroit de la macronie.

“Qui peut aujourd’hui, en regardant la France de 2024, prétendre qu’elle est en meilleur état que celle de 2017?”, a-t-elle interrogé, considérant que “tout est au rouge”.

De l’insécurité (“Pour eux, l’autorité de l’Etat est un concept philosophique; l’exécution des peines, une vue de l’esprit”) à l’économie (“plus seulement un déclin ou un recul, une véritable décroissance”), “le bilan de ces sept années est indéfendable”, a tonné Marine Le Pen.

Au lendemain d’un débat opposant Jordan Bardella à Gabriel Attal, elle a encore pointé “le pyromane Macron” qui “a dépêché le pompier Attal pour sauver le soldat (Valérie) Hayer”, tête de liste macroniste aux européennes.

Et, alors que son poulain s’est, selon plusieurs commentateurs, parfois laissé dominer pendant l’échange, elle a cité un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro paru une heure plus tôt, jurant que “63% des Français ont accordé la victoire à Jordan Bardella”.

Il s’agit en fait de la proportion de téléspectateurs qui ont “une meilleure opinion” de son poulain, alors que la même étude a mis en évidence que la tête de liste du RN n’a été “le plus convaincant” que pour 51% d’entre eux, contre 46% pour le Premier ministre.

“Ma chère Marine, vous êtes mon premier soutien; sachez, ma chère Marine, que je serai toujours le vôtre”, lui a répondu le président du Rassemblement national, dans une démonstration de loyauté appuyée.

La tête de liste a par ailleurs entendu refaire la match de la veille: “J’ai fait face hier soir, essayant de défendre la vérité, au premier menteur de France, Gabriel Attal”

“Il y a ceux qui parlent du RN et ceux qui parlent de la France, ceux qui défendent des dogmes et ceux qui défendent les gens”, a-t-il ajouté, sous des vivats aussi bruyants que ceux qu’avaient reçus son aînée.

Continue Reading

Actualités

Délinquance: Attal redit vouloir une loi sur la comparution immédiate dès 16 ans | TV5MONDE

Published

on

Gabriel Attal persiste et signe: le Premier ministre a redit vendredi souhaiter qu’une loi soit votée “avant la fin de l’année” pour permettre notamment une “comparution immédiate” des jeunes à partir de 16 ans, une mesure pourtant décriée par les magistrats.

Le Premier ministre avait annoncé le 19 avril à Viry-Châtillon (Essonne) une série de propositions pour faire face à “l’addiction à la violence” de certains jeunes, appelant à un “sursaut d’autorité”. Il s’était exprimé après la mort de Shemseddine, 15 ans, passé à tabac près de son collège, un événement qui avait soulevé une immense émotion.

Le chef du gouvernement avait alors lancé des concertations sur la justice des mineurs et promis un “point d’étape” au bout de quatre semaines.

A Valence (Drôme), il a souhaité “aller plus vite et plus fort pour mettre fin au sentiment d’impunité qui peut exister chez nos jeunes”, après avoir installé dans la ville des Forces d’action républicaines (FAR), composées de policiers, d’officiers de police judiciaire, de personnels éducatifs et travailleurs sociaux, pour sécuriser les quartiers. Les FAR avaient été lancées après les émeutes de l’été 2023.

Il a réaffirmé dans des déclarations écrites à l’AFP, puis à Valence, vouloir mettre en place “une forme de comparution immédiate” pour les jeunes de plus de 16 ans, notamment “dans les cas de violence aggravée”, “quand vous êtes récidiviste”.

“Principes constitutionnels”

Le chef du gouvernement souhaite que cette loi soit “votée avant la fin de l’année”.

“Certains disent qu’il ne faut pas retoucher au code de justice pénale des mineurs (CJPM). C’est vrai que le premier bilan du CJPM est positif. Cette réforme a permis de raccourcir les délais de jugement”, pour autant cela “ne doit pas nous empêcher de regarder d’ores et déjà s’il nous faut compléter, enrichir, donner des outils supplémentaires aux magistrats”, détaille-t-il.

Les syndicats de magistrats se montrent critiques.

“On ne doit pas juger les mineurs comme des majeurs”, estime auprès de l’AFP Aurélien Martini, secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Magistrats (USM), qui voit “difficilement” comment une telle mesure pourrait être constitutionnelle.

Il souligne aussi que les délais de jugement en matière de justice des mineurs ont déjà été largement raccourcis, mais que “le problème” vient des délais d’exécution de la peine, qui peuvent parfois prendre plusieurs mois.

Sur les “atténuations à l’excuse de minorité” dans les condamnations pénales, qui fait qu’un mineur est sanctionné moins sévèrement qu’un majeur, Gabriel Attal admet “qu’il n’y a pas de consensus”, mais veut “avancer pour cela”.

Comparution immédiate et atténuation de l’excuse de minorité sont des “lignes rouges” pour l’USM qui pointe un “manque de moyens criant” pour la justice des mineurs.

L’atténuation de la responsabilité pénale due à l’âge est “un principe à valeur constitutionnelle”, revenir dessus “amènerait la France à rompre avec ses engagements internationaux et en particulier la convention internationale des droits de l’enfant”, selon le collectif “Justice des enfants”, qui réunit les principales organisations professionnelles de l’enfance dans le monde judiciaire et associatif.

“Séjours” en foyer

Le Premier ministre a aussi évoqué la possibilité de placer les jeunes délinquants pour de “très courts séjours”, en foyer. Objectif: “couper le jeune de ses mauvaises fréquentations” et permettre “aux services d’évaluer la situation”.

Mais un tel placement est “déjà parfaitement possible”, explique Alice Grunewald, présidente de l’Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille. “La grande difficulté est de trouver une place en foyer, c’est ça qui bloque”.

Sur la responsabilisation des familles, il reste disposé, pour les parents “défaillants”, à ce que la peine de travaux d’intérêt général, qui existe déjà à titre principal, puisse être encourue “à titre de peine complémentaire” quand un parent se soustrait à ses obligations légales”, ce qui voudrait dire en complément d’une autre peine comme la prison.

“C’est un pur effet d’annonce, et ça ne changera rien à la pratique judiciaire puisqu’il est déjà possible de prononcer du travail d’intérêt général” pour cette infraction, réagit Kim Reuflet, présidente du Syndicat de la magistrature, classé à gauche.

Gabriel Attal entend enfin développer les politiques de “soutien à la parentalité” en expérimentant le dispositif “parcours parents” dans dix départements en 2024. L’objectif est que 30% des parents soient accompagnés d’ici 2027, contre 4% actuellement.

Continue Reading

Actualités

Nouvelle-Calédonie: Attal rend hommage aux deux gendarmes ‘tombés pour rétablir l’ordre’ | TV5MONDE

Published

on

Le Premier ministre Gabriel Attal a rendu hommage vendredi aux deux gendarmes tués lors des violences en Nouvelle-Calédonie, “tombés pour rétablir l’ordre, protéger nos concitoyens”, lors d’une cérémonie à Maisons-Alfort (Val-de-Marne).

“Deux gendarmes sont tombés pour rétablir l’ordre, pour protéger nos concitoyens. Deux gendarmes sont tombés, portant l’uniforme de la France face aux émeutes et aux violences”, a déclaré le chef du gouvernement.

Emmanuel Macron était dans l’avion retour de l’archipel où il a effectué un déplacement éclair pour tenter de mettre fin à la crise.

“Nous puiserons dans votre exemple la force de continuer la mission”, a ajouté Gabriel Attal, face aux cercueils des deux gendarmes disparus.

Le Maréchal des logis-chef Nicolas Molinari (22 ans) et le major Xavier Salou (46 ans) ont été tués respectivement les 15 et 16 mai dans l’archipel, le premier par un tir dans la tête en intervention, le second par un tir accidentel d’un de ses collègues lors du maniement d’une arme.

Ils font partie des sept victimes des violences qui secouent la Nouvelle-Calédonie depuis dix jours, sur fond de contestation d’une réforme électorale rejetée localement par les indépendantistes.

La 7e victime, un homme de 48 ans tué par un policier selon le procureur de Nouméa Yves Dupas, a été enregistrée vendredi, au lendemain de la visite d’Emmanuel Macron, venu installer une mission de dialogue en rencontrant les différentes forces politiques de l’archipel.

“Aujourd’hui, en Nouvelle-Calédonie, la mission continue”, a affirmé Gabriel Attal, rappelant que “c’est bien l’ordre qu’il faut rétablir et rétablir vite avant que la situation ne dégénère encore”.

“La situation aujourd’hui reste extrêmement fragile en Nouvelle-Calédonie, un rien peut la faire vaciller”, a-t-il ajouté, prônant “l’apaisement”.

“Cet apaisement, ce dialogue, c’est celui auquel œuvre le président de la République en se rendant sur place, en écoutant les acteurs, en créant les conditions du dialogue”, a-t-il conclu, avant de déposer sur les cercueils des deux gendarmes la médaille militaire et l’insigne de Chevalier de la Légion d’honneur.

Continue Reading

Actualités

Un septième mort en Nouvelle-Calédonie, en proie à l’incertitude après la venue de Macron | TV5MONDE

Published

on

Une septième personne a été tuée vendredi, pour la première fois par un membre des forces de l’ordre, en Nouvelle-Calédonie, toujours dans l’incertitude au lendemain d’une visite du président Emmanuel Macron, qui a promis que la réforme électorale contestée par les indépendantistes ne passerait “pas en force”.

Une homme de 48 ans a été tué par un policier, a annoncé le procureur de Nouméa Yves Dupas. Alors qu’ils circulaient à Dumbéa, au nord de Nouméa, deux policiers ont été “pris à partie physiquement par un groupe d’une quinzaine d’individus” et l’un d’eux a fait usage de son arme, a-t-il expliqué.

“Dans des circonstances qu’il reste à déterminer, le fonctionnaire aurait fait usage de son arme de service en tirant un coup de feu pour s’extraire de cette altercation physique”, a précisé le magistrat.

Le policier, “sur lequel des traces de coups ont été relevées”, a été placé en garde à vue et le parquet a ouvert une enquête pour homicide volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique.

Depuis le début des émeutes, les violences avaient déjà fait six morts: deux gendarmes, dont un dans un tir accidentel, trois Kanak (autochtones) et un Caldoche (Calédonien d’origine européenne). Aucun, hormis le décès accidentel, n’était à imputer jusque là aux forces de l’ordre.

Lors de sa visite jeudi, Emmanuel Macron a rencontré loyalistes, favorables à l’élargissement du corps électoral pour les scrutins provinciaux, et indépendantistes qui estiment que cette mesure va réduire leur poids.

C’est l’adoption de ce projet de loi par les sénateurs puis les députés qui a mis le feu aux poudres et déclenché une vague de violences que l’île n’avait plus connue depuis quatre décennies.

“Reprise du dialogue”

“Je me suis engagé à ce que cette réforme ne passe pas en force”, a promis Emmanuel Macron lors de son déplacement.

Mais il a demandé “la reprise du dialogue en vue d’un accord global” pour accorder le droit de vote à davantage d’électeurs d’ici à fin juin, afin qu’ensuite il “puisse être soumis au vote des Calédoniens”.

Avant cette échéance, l'”objectif est de rétablir l’ordre dans les jours à venir”, a répété le chef de l’Etat.

Dans un entretien aux médias locaux vendredi, il a exigé “de manière immédiate” “la levée de tous les blocages”, les “points de violence” et demandé “qu’il y ait un appel clair à ces levées” de la part notamment des indépendantistes du FLNKS ou de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), le collectif accusé par le gouvernement de piloter les émeutes.

Depuis leur début le 13 mai, les émeutes ont causé des dégâts considérables dans le territoire français du Pacifique Sud.

L’état d’urgence instauré le 16 mai continue d’y prévaloir: couvre-feu nocturne, interdiction de rassemblement, de transports d’armes et de vente d’alcool, bannissement de l’application TikTok.

Attente de directives

Des barrages instaurés par les émeutiers restent en place.

Sur la côte est de la Grande Ile, le carrefour entre la route qui en traverse le centre et celle qui longe l’océan est ainsi bloqué à tous les véhicules, sauf ceux de secours.

Dans le quartier de Montravel à Nouméa, les militants étaient en attente vendredi d’une communication officielle du FLNKS sur “les directives” pour la suite du mouvement.

“On se tient prêt à poursuivre la mobilisation puisque apparemment le président de la République ne veut pas nous écouter”, a expliqué à l’AFP Yamel, un militant opposé à la réforme électorale.

“Tant qu’il n’y aura pas d’indépendance, il n’y aura pas de sécurité”, a prévenu de son côté sous couvert d’anonymat un militant de 51 ans tenant un barrage dans un quartier nord de Nouméa.

“On attend tous la décision du FLNKS”, a affirmé de son côté l’une des chefs de file des loyalistes, Sonia Backès, sur la radio RRB. “Un accord est possible si tout le monde est de bonne foi”, a estimé l’ex-secrétaire d’Etat du gouvernement, prévenant que le retour au calme prendrait du temps.

Vols de rapatriement

La vie reprend doucement dans l’archipel.

“Les opérations de déblaiement avancent” sur les routes et “une centaine de barrages ont pu être neutralisés”, a rapporté le Haut-commissariat de la République.

La Banque de Nouvelle-Calédonie a par ailleurs annoncé la réouverture vendredi de cinq de ses 18 agences. Trois d’entre elles ont été incendiées.

Quelque 3.000 policiers et gendarmes participent à la sécurisation de l’archipel, “appuyés par plus de 130 effectifs du Raid et du GIGN”, les unités d’élite de la police et de la gendarmerie, selon le Haut-commissariat.

Depuis le début de la crise, plus de 350 personnes ont été interpellées et “60 officiers de police judiciaire mènent un travail sans relâche pour instruire les enquêtes en cours”, a précisé le Haut-commissariat.

L’aéroport de La Tontouta reste fermé aux vols commerciaux depuis le 14 mai et jusqu’à mardi, a annoncé vendredi son exploitant, la Chambre de commerce et d’industrie.

“Il n’y a pas de réouverture prévue parce que (…) l’objectif prioritaire est de permettre l’accueil des renforts de police, des engins, du fret”, a fait valoir sur BFMTV la ministre déléguée chargée des Outre-mer Marie Guévenoux. En outre, l’acheminement des voyageurs jusqu’à l’aéroport est compromis par le maintien de certains barrages, a-t-elle ajouté.

Les pays voisins s’activent pour trouver les moyens de faire évacuer leurs ressortissants.

Le gouvernement du Vanuatu a indiqué qu’il organisait vendredi le rapatriement de quelque 160 étudiants dans la journée. Selon les images de la chaîne de télévision VBTC, c’est un avion militaire français qui a assuré le premier vol.

La Nouvelle-Zélande a annoncé l’arrivée de 50 de ses ressortissants vendredi matin à Auckland.

md-cm-tbm-cal/bfa/bow

Continue Reading

Actualités

Délinquance des mineurs: Attal redit vouloir une loi sur la ‘comparution immédiate’ | TV5MONDE

Published

on

Gabriel Attal persiste et signe: le Premier ministre a redit vendredi souhaiter qu’une loi soit votée “avant la fin de l’année” pour permettre notamment une “comparution immédiate” des jeunes à partir de 16 ans, une mesure pourtant décriée par les magistrats.

Le Premier ministre avait annoncé le 19 avril à Viry-Châtillon (Essonne) une série de propositions pour faire face à “l’addiction à la violence” de certains jeunes, appelant à un “sursaut d’autorité”. Il s’était exprimé après la mort de Shemseddine, 15 ans, passé à tabac près de son collège, un événement qui avait soulevé une immense émotion.

Le chef du gouvernement avait alors lancé des concertations sur la justice des mineurs et promis un “point d’étape” au bout de quatre semaines.

A Valence (Drôme), il a souhaité “aller plus vite et plus fort pour mettre fin au sentiment d’impunité qui peut exister chez nos jeunes”, après avoir installé dans la ville des Forces d’action républicaines (FAR), composées de policiers, d’officiers de police judiciaire, de personnels éducatifs et travailleurs sociaux, pour sécuriser les quartiers. Les FAR avaient été lancées après les émeutes de l’été 2023.

Il a réaffirmé dans des déclarations écrites à l’AFP, puis à Valence, vouloir mettre en place “une forme de comparution immédiate” pour les jeunes de plus de 16 ans, “par exemple dans les cas de violence aggravée”, “quand vous êtes récidiviste”. Cette proposition est critiquée par les syndicats de magistrats.

“Principes constitutionnels”

Le chef du gouvernement souhaite “voir précisément comment on écrit cette mesure pour respecter les principes constitutionnels”.

Mais elle passera, comme plusieurs autres, “nécessairement par un projet de loi” qu’il souhaite voir “voté avant la fin de l’année”.

“Certains disent qu’il ne faut pas retoucher au code de justice pénale des mineurs (CJPM). C’est vrai que le premier bilan du CJPM est positif. Cette réforme a permis de raccourcir les délais de jugement”, pour autant cela “ne doit pas nous empêcher de regarder d’ores et déjà s’il nous faut compléter, enrichir, donner des outils supplémentaires aux magistrats”, détaille-t-il.

“On ne doit pas juger les mineurs comme des majeurs”, estime auprès de l’AFP Aurélien Martini, secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Magistrats (USM), qui voit “difficilement” comment une telle mesure pourrait être constitutionnelle.

Il souligne aussi que les délais de jugement en matière de justice des mineurs ont déjà été largement raccourcis. “Le problème”, dit-il ce sont les délais d’exécution de la peine, qui peuvent parfois prendre plusieurs mois.

Sur les “atténuations à l’excuse de minorité” dans les condamnations pénales, qui fait qu’un mineur est sanctionné moins sévèrement qu’un majeur, Gabriel Attal admet “qu’il n’y a pas de consensus”, mais veut “avancer pour cela”.

Comparution immédiate et atténuation de l’excuse de minorité sont des “lignes rouges” pour l’USM qui pointe un “manque de moyens criant” pour la justice des mineurs.

L’atténuation de la responsabilité pénale due à l’âge est “un principe à valeur constitutionnelle”, revenir dessus “amènerait la France à rompre avec ses engagements internationaux et en particulier la convention internationale des droits de l’enfant”, estimait aussi le collectif “Justice des enfants”, qui réunit les principales organisations professionnelles de l’enfance dans le monde judiciaire et associatif.

“Séjours” en foyer

Le Premier ministre a aussi évoqué vendredi la possibilité de placer les jeunes délinquants pour de “très courts séjours” en foyer.

“Au premier fait grave, on facilite le placement en foyer pendant une quinzaine de jours”, pour “couper le jeune de ses mauvaises fréquentations” et permettre “aux services d’évaluer la situation”, soutient-il.

Sur la responsabilisation des familles, il reste disposé, pour les parents “défaillants”, à ce que la peine de travaux d’intérêt général, qui existe déjà à titre principal, puisse être encourue “à titre de peine complémentaire” pour le délit de “soustraction par un parent à ses obligations légales”, ce qui voudrait dire en complément d’une autre peine comme la prison.

“C’est un pur effet d’annonce, et ça ne changera rien à la pratique judiciaire puisqu’il est déjà possible de prononcer du travail d’intérêt général” pour cette infraction, réagit Kim Reuflet, présidente du Syndicat de la magistrature, classé à gauche.

Gabriel Attal entend aussi développer les politiques “de soutien à la parentalité” avec l’expérimentation de “parcours parents” dans dix départements en 2024. l’objectif est que 30% des parents soient accompagnés d’ici 2027, au lieu de 4% actuellement.

Continue Reading
Advertisement

Derniers Articles

International6 mins ago

Nadal says this might not be his farewell French Open

Rafael Nadal said Saturday that it is likely he is appearing at the French Open for the final time but...

Sports9 mins ago

Wayne Rooney: Plymouth Argyle appoint former England captain as head coach

Rooney has already had experience of Home Park and the club’s ‘Green Army’ fanbase during a 3-3 draw with Birmingham...

International10 mins ago

Caitlin Clark celebrates with fellow Iowa Hawkeye Ashton Kutcher and his wife Mila Kunis after her first WNBA win over the LA Sparks

By Jake Fenner Published: 13:59 BST, 25 May 2024 | Updated: 14:05 BST, 25 May 2024 The Indiana Fever celebrated...

France15 mins ago

3 créations express pour ranger ses câbles et chargeurs : Femme Actuelle Le MAG

Nous avons un cadeau pour vous Créez un compte et inscrivez-vous à la newsletter Femme Actuelle pour recevoir votre cadeau....

France16 mins ago

un adolescent tue ses parents avant de mettre le feu à leurs cadavres

Un adolescent brésilien a tué ses parents avant de brûler leurs corps, à Rio de Janeiro, a-t-on appris par la...

Afrique25 mins ago

Urgent : Au moins 5 morts dans un marché à Ebolowa

C’est un weekend noir pour les usagers du marché Oyenga, dans l’arrondissement d’Ebolowa 1er. Lebledparle.com apprend qu’un camion a perdu...

Santé34 mins ago

Découvrez les préoccupations du ministre de la Santé, Frédéric Valletoux

Lors de son passage dans l’émission “8h30 franceinfo” samedi 25 mai 2024, Frédéric Valletoux, ministre délégué de la Santé et...

Société37 mins ago

Resort day passes offers travelers luxury on a budget

Avid traveler Lora Bowler is cutting back on vacation spending. That doesn’t mean she’s skipping the resort. The New York...

Divertissements38 mins ago

Blade Chimera arrive en août 2024 sur Nintendo Switch et Steam

bouton 1 --> bouton 2 --> Blade Chimera PLAYISM et WSS playground (sous Why so serious, Inc.) sont fiers d’annoncer...

Divertissements41 mins ago

Quels bienfaits la marche quotidienne offre-t-elle à votre santé ?

Environ 60% des adultes ne pratiquent pas l’activité physique recommandée par l’Organisation mondiale de la santé. Se pourrait-il que la...

Afrique56 mins ago

Le gisement de Sangomar au Sénégal bientôt mis en production

L’extraction des premiers barils de pétrole va bientôt débuter sur le gisement offshore à Sangomar. Ceci répond à l’engagement des...

International1 hour ago

‘Steel Roses’: Paris targets Belleville’s Chinese sex workers in pre-Olympics sweep

Rarely have the sex workers in Paris’s Belleville neighbourhood, particularly those of Chinese origin, been so worried. As the countdown...

Sports1 hour ago

Bayern Munich agree deal in principle with Kompany

Vincent Kompany agrees a deal in principle to replace Thomas Tuchel at the Allianz Arena.

International1 hour ago

Tories hammer Starmer on security, claiming UK would be less safe under Labour in the face of economic, military and energy threats – after gaffe-laden start to campaign

The Deputy Prime Minister has claimed that a Labour government would threaten the country’s national security – as he says...

France1 hour ago

Relaxant musculaire naturel : quels sont les décontractants disponibles sans ordonnance ? : Femme Actuelle Le MAG

Nous avons un cadeau pour vous Créez un compte et inscrivez-vous à la newsletter Femme Actuelle pour recevoir votre cadeau....

France1 hour ago

quelle est cette «poudre blanche» qui fait fureur dans les bureaux de tabac et qui se consomme comme de la cocaïne ?

Depuis quelques jours, une poudre blanche fait beaucoup parler d’elle. Il ne s’agit pas de cocaïne, mais d’une poudre énergisante...

Santé1 hour ago

Près de Pau, on sait à quoi sont dus les séismes régulièrement ressentis dans le bassin de Lacq

PEDRO PARDO / AFP Près de Pau, on sait à quoi sont dus les séismes régulièrement ressentis dans le bassin...

Afrique1 hour ago

Mondial 2026 (Q) : liste du Bénin face au Rwanda et Nigeria

Comme annoncée, la liste des Guépards du Bénin pour les 3e et 4e journées des éliminatoires du mondial 2026 est...

Sports2 hours ago

Flick demande également Kimmich comme objectif prioritaire pour le Barça

Le Barça s’est déjà mis au travail pour prioriser les transferts du nouveau projet sportif une fois confirmé le départ...

Société2 hours ago

Memecoin : Borpa – Le nouveau Pepe ?

Dans l’univers foisonnant de la crypto, les memecoins ont longtemps été considérés comme de simples phénomènes éphémères. Cependant, un nouveau...

Advertisement

Trending