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Santé

Le dry humping, pour jouir tout habillé

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Définition : en quoi consiste cette pratique sexuelle ?

Le dry humping est une pratique sexuelle dite “non pénétrative” qui consiste à frotter ses parties génitales contre sa ou son partenaire ou contre un quelconque objet (couette, coussin, polochon, angle de table…) dans le but de faire monter l’excitation. Cette technique se réalise habillé et ne génère aucun fluide corporel.

Dry humping : un anglicisme à comprendre

Humping vient du verbe anglais “hump” qui dans un argot vulgaire signifie “baiser” (source 1) et du mot « dry » : sec. Sans équivalent en français, l’expression « dry humping » peut toutefois se traduire par “frottement à sec”.

Dry humping : mode d’emploi

Le principe est simple : frotter ses organes génitaux contre un objet du quotidien ou une personne consentante et en restant totalement ou partiellement vêtu. « Je conseille de porter des vêtements à la texture douce et lisse pour éviter les éventuelles irritations lors des frictions avec les parties génitales et l’intérieur des cuisses », précise Corine Rodrigue. Pyjamas en « pilou pilou », short en coton ou encore culotte en satin… à vous de voir. 

Le dry humping : en couple ou en solo ?

De la même manière que la masturbation, le dry humping peut s’expérimenter seul.e ou à deux.

Comment optimiser le “frotti-frotta” ?

Des mouvements du bassin plus ou moins rapides, de bas en haut ou de forme circulaire, en variant le rythme ou en changeant la pression, peuvent moduler le degré d’excitation.

Pour ce qui est de « l’accessoire » sur lequel frotter ses parties génitales, la sexothérapeute rétorque : “À chaque personne son inspiration : oreiller, coussin, tabouret… mais avec conscienceCar si pratiquer sur un coin de table peut être intéressant en termes de sensations, son côté anguleux peut aussi s’avérer dangereux.”

Quelle position adopter ?

“Vous pouvez laisser libre cours à votre imagination (debout, assis, de biais… ) à condition de toujours respecter vos sensations et de rester à l’affût de vos limites. Si la posture devient gênante ou fait mal, on change ou on arrête complètement”, insiste la sexothérapeute.

Avantages : pourquoi s’y adonner ?

“C’est une pratique sexuelle très efficace quand on ne veut pas faire de sexe pénétratif  et que l’on veut se protéger des IST (infection sexuellement transmissible) et/ou ne pas tomber enceinte », explique la sexothérapeute.

Le dry humping permet aussi de se découvrir et de savoir ce que l’on aime : « C’est une pratique sexuelle à part à entière. Elle permet d’explorer sa sexualité. Certains pourront même atteindre l’orgasme, surtout les personnes avec un clitoris, même si ce n’est pas une fin en soi », poursuit Corine Rodrigue.

Enfin, comme ces frottements se pratiquent tout habillé, cela ouvre une multitude de lieux pour se lancer : ascenseurs, parcs… En cas de regards indiscrets, il suffira juste de faire une pause comme si de rien n’était !

Quels ont les risques du dry humping ?

Réalisé de manière abusive, le dry humping peut dans certains cas (mais c’est rare) provoquer des irritations ou des brûlures aux niveaux des parties génitales. Rappelons que ces derniers sont extrêmement sensibles par les terminaisons nerveuses qui s’y trouvent, pas moins de 10 000 au niveau du clitoris (source 2).

Des médecins australiens ont d’ailleurs signalé le cas d’un patient trentenaire s’étant retrouvé avec un énorme abcès sur le pénis après avoir réalisé une session un peu hard (source 3). Vous l’aurez compris, en cas de réactions anormales, il sera donc vivement conseillé de prendre rapidement un avis médical.

Parents : comment réagir si on surprend son enfant en plein dry humping ?

« D’abord s’excuser d’avoir interrompu son enfant, puis refermer la porte derrière soi tout doucement et partir. Un peu plus tard, on peut lui demander d’en discuter pour échanger avec lui·elle : préciser qu’il n’y a rien de honteux à se masturber, demander si il·elle a des questions sur la sexualité ou la masturbation », explique Corine Rodrigue.

Ouvrir le dialogue sans jugement

Si votre enfant pose une question à laquelle vous ne pouvez pas répondre, remerciez-le d’avoir posé cette question et dites-lui que vous allez vous renseigner.  Et la sexologue de préciser : « Le but est que votre enfant se sente bien à aborder le sujet de la sexualité avec vous plutôt que de prendre ses infos sur le net !. »

De nombreux ouvrages spécialisés peuvent d’ailleurs aider à aborder cette thématique sans tabou. « Je conseille fortement le livre Corps, Amour, Sexualité : les 100 questions que vos enfants vont vous poser de Charline Vermont. » (source 4).

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Santé

Perte de poids : oui, la natation aide à maigrir !

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Bien plus qu’une simple activité de loisir, la natation est l’un des sports les plus bénéfiques pour notre santé physique et mentale ! Elle propose une combinaison unique de bienfaits qui en font un sport attractif pour celles et ceux qui cherchent à perdre de poids tout en préservant leur santé articulaire. Comment la natation peut-elle contribuer à la perte de poids ? Quels en sont les ressorts physiques et psychologiques ? Comment les personnes en surpoids ou en obésité peuvent optimiser leurs résultats sans prendre de risques ? On fait le point avec Latif Diouane, responsable du service santé de la Fédération Française de Natation (FFN).

Un sport doux, idéal pour les personnes en surpoids

L’un des avantages majeurs de la natation est qu’elle est adaptée à tous les niveaux de forme physique, à toutes les corpulences et à tous les âges – même les femmes enceintes peuvent la pratiquer sans risque ! Que vous soyez débutant(e) ou expérimenté(e), il est possible d’adapter vos séances d’entraînement en fonction de vos capacités et de vos objectifs, insiste Latif Diouane.

Un sport doux pour les articulations

La natation est notamment recommandée pour les personnes en surpoids ou en obésité. Pour cause ? Il s’agit d’une activité à faible impact qui exerce peu de contrainte sur les articulations par rapport à d’autres activités physiques comme la course à pied ou la corde de santé.

« La natation ménage les articulations des personnes en surpoids ou en obésité, déjà mises à mal au quotidien. Concrètement, l’eau soutient une partie de leur poids corporel, ce qui réduit le stress exercé sur leurs articulations et limite les blessures », indique l’expert.

Elle offre aussi une grande diversité de nages et d’exercices qui leur permet d’augmenter progressivement l’intensité de leur entraînement, au fur et à mesure qu’elles gagnent en force, en endurance et en confiance.

Quel est le meilleur type de nage pour perdre du poids ?

Tous les types de natation peuvent favoriser la perte de poids et vous aider à redessiner votre silhouette, mais certaines nages sont plus énergivores, donc potentiellement plus efficaces que d’autres :

  • Le crawl est souvent considéré comme l’une des nages les plus efficaces pour brûler des calories, car elle implique l’utilisation de tous les grands groupes musculaires du corps. Cela dit, il est parfois difficile de tenir la distance…
  • La brasse, plus lente, est aussi plus propice à l’endurance. Elle implique une action des jambes et des bras qui peut aussi être bénéfique pour la perte de poids, surtout si elle est pratiquée intensément.
  • Le dos crawlé, moins intense que le crawl, permet aussi un bon entraînement cardiovasculaire. Comme pour les autres styles, l’intensité et la durée de la séance peuvent influencer les résultats en termes de perte de poids.
  • Enfin, le papillon, sans doute la nage la plus technique et exigeante… Bien qu’il permette de brûler de nombreuses calories, il peut être difficile à appréhender et surtout à nager sur de longues distances !

En fin de compte, le meilleur type de nage pour perdre du poids est celui que vous pouvez faire régulièrement avec une intensité suffisante pour augmenter vos dépenses énergétiques !

Quelle distance nager pour perdre du poids ?

Il n’existe pas de distance minimale à nager pour perdre du poids. En réalité, la distance idéale dépend de plusieurs facteurs, notamment de votre poids actuel et de votre objectif, de votre niveau de forme physique, de votre métabolisme et de l’intensité de votre entraînement.

Pour perdre du poids en nageant, vous devez brûler plus de calories que vous n’en consommez. Cela peut être réalisé en nageant sur de plus longues distances ou en augmentant l’intensité de votre séance d’entraînement. Latif Diouane, responsable du service santé de la Fédération Française de Natation. 

Combien de fois aller à la piscine chaque semaine ?

Le nombre de fois où vous devriez aller à la piscine chaque semaine dépend de vos objectifs, de votre niveau de forme physique actuel et de votre disponibilité.

Selon les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS), il est recommandé de pratiquer une activité physique de type aérobie d’intensité modérée pendant une durée minimale de 30 minutes, 5 jours par semaine, ou de pratiquer une activité de type aérobie d’intensité élevée pendant une durée minimale de 20 minutes, 3 jours par semaine.

L’idéal est donc de vous caler au maximum sur ce rythme, sans pour autant culpabiliser si un impératif bouleverse votre planning. « La clé, c’est l’équilibre : il faut permettre à votre corps de récupérer entre deux séances, pour éviter les blessures et favoriser la récupération musculaire, surtout si vous nagez à haute intensité », insiste Latif Diouane.

Se mouvoir dans l’eau permet de brûler facilement des calories

Au risque de nous répéter, la natation est un sport très énergivore. D’une part, parce que l’eau offre une résistance naturelle, ce qui signifie que chaque mouvement que vous faites dans l’eau demande un effort supplémentaire par rapport à la même action effectuée dans l’air. D’autre part, parce qu’elle sollicite différents groupes musculaires à travers tout le corps, y compris les bras, les jambes, le dos, la poitrine et les abdos. En engageant simultanément ces groupes musculaires, elle permet de brûler plus de calories que de nombreux autres sports.

Par ailleurs, la natation est une activité aérobique : elle stimule le rythme cardiaque et la respiration, ce qui contribue à brûler davantage de calories pendant l’entraînement et même après, car le corps travaille pour récupérer et se rétablir. Enfin, le fait de se mouvoir dans l’eau minimisant les risques de surchauffe et d’épuisement dû à la chaleur. Les personnes en surpoids peuvent plus facilement maintenir leur température corporelle grâce à l’effet rafraîchissant de l’eau et brûlent plus confortablement et facilement des calories.

Brasse, crawl, papillon… Combien de calories peut-on brûler par séance ?

Selon les études, nager une heure à intensité modérée permettrait de brûler entre 500 et 700 kcal. En réalité, il ne s’agit que d’une moyenne, car la quantité de calories brûlées dépendra de facteurs tels que l’intensité de l’entraînement, la durée de la séance, le style de nage utilisé et les caractéristiques individuelles telles que le poids corporel et le métabolisme.

Est-ce que la natation fait perdre du ventre ?

Oui, la natation peut contribuer à la perte de ventre, mais cela dépend de divers facteurs tels que la fréquence, l’intensité et la durée de vos séances, ainsi que de votre régime alimentaire et de votre style de vie. « La natation est un exercice cardiovasculaire efficace qui peut brûler des calories et aider à tonifier les muscles du corps entier, y compris les muscles abdominaux », souligne Latif Diouane. Cela dit, il est difficile – voire impossible de maigrir spécifiquement du ventre – et ce quel que soit le sport pratiqué. Il est généralement conseillé de combiner des séances de natation régulières avec une alimentation saine et équilibrée et d’autres formes d’exercices physiques complémentaires.

Des exercices ciblés à l’aide d’accessoires

Que vous vouliez varier vos séances pour éviter la monotonie, ou renforcer spécifiquement une partie de votre corps, il est possible de faire appel à des accessoires tels que des palmes (qui permettent de cibler le bas du corps) une planche (qui permet de cibles la ceinture abdominale et le bas du corps) ou encore un pull buoy (qui permet de cibler la ceinture abdominale et le haut du corps).

Au-delà de la dépense calorique, il est important de prendre du plaisir à nager et de se concentrer sur tous les bienfaits que nous procure ce sport pour l’intégrer à notre routine sur le long terme. Latif Diouane.

La natation renforce les muscles et augmente le métabolisme de base

Chaque coup de bras ou de jambes demande un effort musculaire pour propulser son corps à travers l’eau. « Le fait d’engager simultanément plusieurs groupes musculaires favorise le renforcement et la tonification musculaire globale », indique l’experte. Et de préciser : « À terme, plus nos muscles sont puissants, plus ils dépensent de l’énergie pour fonctionner – autrement dit, plus ils dépensent des caloriques, ce qui fait pencher la balance énergétique en faveur de la perte de poids et améliore la composition corporelle (répartition masse grasse / masse maigre) ».

Pour rappel, l’effort musculaire intense et la dépense énergétique associée à la natation, peuvent contribuer à augmenter votre métabolisme de base à long terme (la quantité d’énergie que votre corps utilise au repos pour maintenir des fonctions vitales telles que la respiration, la circulation sanguine et la régulation de la température corporelle). Plus vous avez de muscles, plus votre métabolisme de base est élevé, car les muscles brûlent plus de calories au repos.

Vous l’aurez compris, la natation est donc un excellent moyen de renforcer ses muscles et d’augmenter son métabolisme de base. Mais elle favorise aussi la flexibilité, ce qui permet de rendre certains mouvements plus accessibles et améliore la mobilité des personnes en surpoids ou en obésité hors de l’eau !

Maigrir sereinement en luttant contre le stress et en gagnant en confiance

La natation est aussi très bénéfique pour notre santé mentale. Comme toute forme d’exercice, elle peut aider à réduire le stress et l’anxiété et à prévenir les symptômes de la dépression. « La sensation de flotter dans l’eau peut être extrêmement apaisante, et la concentration nécessaire pour maintenir une bonne technique de nage peut aider à détourner l’attention des pensées négatives », soutient Latif Diouane.

Par ailleurs, la libération d’endorphines pendant l’exercice peut améliorer l’humeur et favoriser un sentiment de bien-être général, ce qui est indispensable pour rester motivé(e) dans le cadre d’une perte de poids ! Sans oublier qu’elle contribue aussi à améliorer la qualité de notre sommeil, ce qui favorise la gestion de l’humeur et du poids.

L’occasion de faire un travail sur soi

​​​​Se mettre en maillot de bain est une expérience qui met à l’épreuve notre confiance en nous et en notre image corporelle. Souvenez-vous que vous allez à la piscine pour vous faire du bien, pas pour vous enquérir de l’avis des autres sur votre corps ! En sortant de votre zone de confort et en surmontant vos peurs et vos inhibitions, vous renforcerez votre estime de nous-même. Quels que soient vos complexes, vous mettre en maillot est donc l’occasion de travailler sur vous-même : d’apprendre à mieux accepter votre corps et à l’aimer tel qu’il est, avec ses particularités et ses « imperfections ».

Résultats : quand voit-on les effets de la natation ?

Soyons honnêtes : la transformation physique ne sera pas flagrante après la première séance. Pour cause ? Les « résultats » peuvent varier d’une personne à une autre en fonction de la fréquence des séances d’entraînement, de l’intensité de l’effort, de la technique de nage utilisée, et des objectifs de condition physique.

Après une séance de natation, vous pouvez ressentir une sensation de bien-être et de relaxation due à la libération d’endorphines. Votre respiration peut être plus profonde et plus régulière, et vous pouvez ressentir une légère fatigue musculaire. Au bout de quelques semaines, si vous nagez régulièrement, vous devriez commencer à remarquer une amélioration de votre capacité cardiorespiratoire. Votre endurance générale peut augmenter, et vous pouvez remarquer un gain de force et de tonus musculaire.

Au bout de quelques mois, vous pouvez constater une amélioration significative de votre technique de nage, ce qui peut vous permettre de nager plus efficacement et de manière plus fluide. C’est alors que les changements dans votre composition corporelle vont commencer à apparaître : vous observerez sans doute une réduction de votre graisse corporelle et une augmentation de votre masse musculaire.

À long terme, plus vous nagez, plus les effets bénéfiques de la natation sur votre santé cardiovasculaire, sur votre santé articulaire et sur votre santé mentale se feront sentir. Comme pour tous les sports, la régularité est indispensable pour obtenir des résultats significatifs ! Latif Diouane.

Nager en surpoids ou en obésité : quelles précautions prendre pour limiter les risques ?

La natation est une excellente activité sportive pour les personnes en surpoids ou en obésité. Néanmoins quelques précautions sont nécessaires :

  • Si vous n’avez pas l’habitude de nager ou si vous êtes en surpoids, commencez par des séances de natation courtes donc vous augmenterez progressivement la durée et l’intensité. Ne vous précipitez pas pour éviter toute tension excessive sur les muscles et les articulations !
  • Idéalement, commencez par réserver quelques cours de natation pour apprendre les différentes techniques de nage : une bonne technique vous aidera à éviter les blessures et à maximiser les bienfaits de l’exercice.
  • Investissez dans un maillot de bain bien ajusté qui vous offre le soutien nécessaire, optez pour des lunettes de piscine étanches et un bonnet à votre taille qui ne comprime pas trop votre tête.
  • Choisissez un style de nage adapté à vos capacités : certaines personnes en surpoids ou en obésité trouvent plus confortable de nager le dos crawlé ou la brasse, car ces styles de nage sont moins exigeants que le crawl.
  • Si besoin, utilisez des flotteurs, des planches de natation ou d’autres équipements pour vous aider à maintenir votre flottabilité et à soutenir votre corps pendant la nage, conseille Latif Diouane.
  • Soyez attentif aux signaux de votre corps et ne vous poussez pas au-delà de vos limites : si vous ressentez une douleur ou une gêne, arrêtez-vous et reposez-vous.
  • Même si vous êtes dans l’eau, il est important de rester hydraté(e) : buvez de l’eau avant, pendant et après votre séance pour éviter la déshydratation !
  • Et avant de commencer un programme d’exercices, n’hésite pas à consulter votre médecin ou un professionnel de santé pour obtenir des conseils personnalisés en fonction de votre condition physique et de vos antécédents médicaux.

En suivant ces conseils et en prenant des précautions appropriées, vous pouvez profiter des bienfaits de la natation tout en limitant les risques potentiels associés à l’exercice en étant en surpoids ou en situation d’obésité.

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Santé

À Vaires-sur-Marne, le para-aviron français prépare les Jeux paralympiques à la maison

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JO DE PARIS 2024 – « Ce qui m’intéresse, c’est s’entraîner, manger, dormir au même endroit. Parce que ça relève de l’autonomie, et que l’on réduit les risques de blessures. » L’homme qui prononce ces mots sait de quoi il parle : Charles Delval est vice-président de l’association des entraîneurs paralympiques et à la tête du programme performance de la Fédération française d’aviron en vue des Jeux paralympiques de Paris, qui s’ouvriront le 28 août prochain.

Un homme qui surveille de près, le jour où on le rencontre en Seine-et-Marne, plusieurs embarcations françaises qui seront en lice pour ces Jeux à domicile. Alexis Sanchez, jeune Marseillais amputé après un accident de moto qui disputera ses premières courses paralympiques à Paris, ainsi que l’intriguant binôme composé de Perle Bouge, légende du handisport français, et Benjamin Daviet, qui réussit son pari (un peu) fou de troquer les skis de fond sur lesquels il brille d’ordinaire pour une pelle d’aviron.

Un bassin capricieux à appréhender

À Vaires-sur-Marne, le site qui accueillera les épreuves d’aviron et de para-aviron, ainsi que celles de canoë-kayak pendant les Jeux, les Français répètent leurs gammes et prennent de l’avance, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article. « C’est une bonne préparation parce que c’est un bassin qui n’est pas forcément évident, où ça bouge beaucoup », explique Alexis Sanchez, harnaché dans son skiff, un bateau étroit qui ne dispose que d’une place pour un rameur. Et pour cause, tous les athlètes présents ce jour-là sur la base nautique le disent, qu’ils soient dans l’équipe olympique ou paralympique : très exposé au vent, qui en plus change de sens tout au long des 2 000 mètres que parcourent les coques, le plan d’eau francilien est capricieux.

Surtout quand on vient de devenir coéquipiers et que l’on s’apprivoise encore, comme Perle Bouge et Benjamin Daviet, tous deux multiples médaillés mondiaux et paralympiques, mais qui ne se côtoient que depuis quelques semaines dans leur embarcation. « Ce n’est pas un bébé rameur, mais presque », s’amuse la première, qui a découvert les Jeux en 2012, à Londres.

Après la retraite sportive du dernier partenaire de Perle Bouge, l’encadrement de l’équipe de France et notamment Charles Delval ont eu à cœur de lui trouver un binôme à même de lui permettre de viser une médaille à domicile. « J’ai guetté dans les autres sports, et je savais que le profil de Benjamin, par sa pathologie, pouvait être éligible en para-aviron », raconte le responsable de la FFA. « Et puis on s’est dit qu’un biathlète, un skieur de fond avait la caisse et pouvait se transformer en rameur. »

De grands espoirs de médailles aux Jeux paralympiques

Une impression qui s’est confirmée lors de la régate de qualification olympique de Lucerne, mardi 21 mai, où les deux Français ont devancé tous leurs concurrents pour s’assurer une place aux Jeux. « On est un bateau pirate, on ne nous attend pas, mais on peut être au rendez-vous », prévient le trentenaire aux cinq titres aux Jeux d’hiver, porte-drapeau des Bleus à Pékin en 2022. Un athlète qui a passé la fin d’année 2023 sur les planches de ski avant de venir à l’aviron, où il se nourrit de « l’expérience et la régularité » de sa partenaire pour progresser au travers d’échanges constants. Et d’apprendre, comme après les championnats d’Europe de la fin avril où Benjamin Daviet a explosé en vol sur la fin de course après avoir mal jaugé son effort.

En plus de son « deux de couple PR2 mixte », l’équipe de France paralympique pourra se targuer d’aligner une embarcation sur chacune des cinq courses paralympiques au programme parisien : emmenés par Nathalie Benoit et Laurent Cadot notamment, tous les bateaux bleus sont désormais qualifiés. Avec à chaque fois de belles chances de médailles, même si « chez les paras, on n’est jamais à l’abri d’une surprise, entre les athlètes sur lesquels on n’a aucune référence et les pathologies des uns et des autres », explique Charles Delval.

C’est la raison pour laquelle l’équipe de France tient à mettre toutes les chances de son côté en pratiquant le plan d’eau de Vaires-sur-Marne. Un site livré en 2019 et désormais parfaitement adapté aux contraintes des athlètes en fauteuil, avec un réfectoire accessible, des ascenseurs qui mènent aux chambres des sportifs et surtout une rampe qui leur permet de gagner les pontons pour grimper dans leur bateau. « Ce qui m’intéresse avec les athlètes para, c’est de ne surtout pas prendre un minibus pour aller à l’hébergement ou pour aller manger », insiste Charles Delval, pour qui « éviter tout ce qui est transfert, c’est éviter les risques de blessures, à transporter les fauteuils et à monter et à descendre des véhicules ».

Avec toutefois un défi de taille pour la suite, met en garde Perle Bouge : celui de l’accessibilité une fois les Jeux passés. Car à l’heure actuelle, il faut a minima prendre un RER et un bus pour venir du centre de Paris, plus si l’on vient d’une gare ou d’un aéroport. Si Vaires-sur-Marne veut réellement s’inscrire dans « l’héritage » laissé par les Jeux de Paris, pour reprendre un terme cher aux organisateurs, il faudra impérativement en faciliter l’accès pour en faire un haut lieu du handisport au-delà du seul rendez-vous estival.

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Santé

Guets-apens homophobes : mode opératoire, profils… Flora Bolter analyse ces agressions

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La ville de Montreuil a lancé en avril une campagne pour mettre en garde contre les guets-apens homophobes.
Ville de Montreuil/Twitter La ville de Montreuil a lancé en avril une campagne pour mettre en garde contre les guets-apens homophobes.

Ville de Montreuil/Twitter

La ville de Montreuil a lancé en avril une campagne pour mettre en garde contre les guets-apens homophobes.

LGBT+ – C’est une affaire parmi d’autres. Trois hommes sont jugés à partir de ce mardi 28 mai devant la cour d’assises de Paris pour avoir organisé deux guets-apens homophobes en janvier 2022. Les accusés, passés par un site de rencontres pour piéger leurs victimes, sont notamment jugés pour vol en bande organisée avec arme, pour des faits « commis à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre de la victime ».

Plusieurs cas de guets-apens contre des personnes LGBT+ ont fait l’actualité ces derniers mois. Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté… Toutes les régions de France sont concernées. Fin avril, le maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) lançait une campagne de prévention pour lutter contre ces agressions, après en avoir dénombré au moins trois dans sa ville en un an. Son adjoint Luc Di Gallo, lui-même victime après un rendez-vous organisé sur l’application Grindr, a raconté dans la presse cette attaque « éprouvante ».

Dans un documentaire diffusé en avril 2023, Mediapart recensait 300 guets-apens homophobes entre 2017 et 2021. Mais il y a une « sous-déclaration » de ce phénomène, car les victimes n’osent pas toujours porter plainte, souligne Flora Bolter, codirectrice de l’Observatoire LGBTI+ de la Fondation Jean Jaurès. Le 16 mai, elle a publié le premier rapport de l’observatoire consacré aux guets-apens LGBTIphobes. Elle a répondu aux questions du HuffPost.

Le HuffPost. Plusieurs cas de guets-apens homophobes ont été relayés dans les médias ces derniers mois. Ces actes sont-ils en augmentation ?

Difficile de dire s’il y a une augmentation réelle ou une augmentation des signalements. On a très peu de données suffisamment vieilles pour pouvoir analyser l’antériorité du phénomène. Ce n’est que depuis 2016 que nous avons les chiffres de la police sur les actes anti-LGBTI+ et ce sont des données agrégées, donc on ne peut pas précisément identifier les guets-apens.

On sait en tout cas que ces faits sont nombreux. Le phénomène, dans l’absolu, n’est pas tout à fait nouveau, mais il y a vraisemblablement un enjeu lié aux applications de rencontre, qui permettent plus facilement de passer à l’acte pour les auteurs. Ce que l’on peut dire, aussi, c’est que les gens prennent plus la parole là-dessus, et que l’on voit plus de plaintes à ce sujet que par le passé.

Dans votre rapport, vous analysez le profil des agresseurs. Qui sont-ils ?

On n’a pas de profil très détaillé, mais il s’agit plutôt de personnes inconnues de la victime (sauf dans certains cas de guets-apens « de voisinage »), et plutôt violentes, puisque les actes décrits le sont. En fait, c’est surtout le mode opératoire qui est courant. Des personnes – notamment des gens relativement jeunes, mais pas que – se créent des faux comptes sur Internet et vont contacter d’autres personnes, en les sélectionnant sur la base du fait que ces dernières sont LGBTI+, la plupart du temps via des applications de rencontre. Les agresseurs donnent un rendez-vous, et lorsque la personne arrive, elle est isolée, attirée vers un endroit plus calme. L’auteur des faits est ensuite rejoint par plusieurs autres personnes, éventuellement masquées, qui vont passer à tabac la victime, la menacer ou lui extorquer de l’argent. Cela peut aussi se passer au domicile de la victime.

On voit même des gens qui se spécialisent dans ce genre d’atteintes, à un niveau un peu industriel, car aujourd’hui c’est beaucoup plus facile, en créant un seul compte, de lancer toute une série de rendez-vous.

Vous notez également que l’homophobie n’est parfois pas l’unique motivation des agresseurs… Quels sont leurs mobiles ?

Ce n’est pas nécessairement parce qu’ils ont envie de « casser » des hommes gays ou bi. C’est une question d’opportunité. L’idée, c’est qu’on peut facilement rentrer en contact avec les victimes par le biais des applications, les rencontrer dans un lieu isolé, les taper ou les voler. Ces personnes vont aussi moins porter plainte : dans un certain nombre de cas, les victimes ne veulent pas que cela se sache dans leur entourage, sont mal à l’aise, pensent qu’elles auront un mauvais accueil auprès de la police.

Mais il est important de noter que, même dans ces cas-là, ces actes sont toujours discriminatoires à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre. C’est le sens du droit de la discrimination en France et en Europe. Le fait de procéder à cette sélection, en fonction de stéréotypes ou de représentations sociales, est en soi problématique et favorise les mécanismes de discrimination.

Toutes les personnes de la communauté LGBT+ sont-elles visées ?

Dans les signalements que l’on a reçus [via l’application FLAG!, qui permet de signaler des actes LGBTphobes, racistes, antisémites, sexistes ou des violences conjugales], c’est un phénomène qui est très largement masculin gay, qu’on ne constate pas autant pour d’autres personnes LGBTQI+. On sait aussi que ce genre d’acte est commun envers les travailleurs et travailleuses du sexe.

Que préconisez-vous pour en finir avec de telles agressions ?

Ce qui est important selon moi, c’est de lutter contre la sous-déclaration. Parce que c’est ce phénomène de « ils ne vont pas porter plainte » qui est le grand justificateur du « on va viser ces personnes en particulier ». Sur les 47 signalements qu’on a reçus, 16 personnes ont porté plainte ou comptent le faire. Mais dans neuf cas, il y a une réticence à aller porter plainte. Il y a donc tout un travail à faire autour de l’accueil en police, pour faire en sorte que les gens se disent que ça vaut la peine d’aller porter plainte. Il est aussi important, pour la police ou la gendarmerie, de bien poser les questions pour réussir à relever le motif discriminatoire.

Enfin, on a besoin de travailler sur les LGBTphobies en général, pour que les gens concernés aient moins peur que cela se sache.

Certaines applications de rencontre sont pointées du doigt, notamment Coco.gg, qui fonctionne sans inscription et dont SOS Homophobie a demandé la fermeture en octobre 2023. Faut-il leur demander des comptes ?

Oui, on a besoin d’agir pour la simplification des procédures en matière de preuve numérique et des garanties au niveau des hébergeurs. Pour pouvoir demander aux opérateurs de ces plateformes un minimum d’informations pour retrouver une adresse IP, mener des enquêtes ou invalider un compte signalé. Dans le cas de Coco.gg, puisqu’il n’y a pas d’inscription, ce n’est pas la bonne réponse. Il faut trouver des garde-fous.

Du côté de la loi, il faut exiger un minimum de transparence et de responsabilité de la part des créateurs de ces sites, pour que l’on puisse faire des requêtes facilement pour obtenir une communication, même quand les serveurs sont à l’étranger, ce qui est souvent le cas. Nous avons besoin d’une concertation internationale sur la preuve numérique, pour protéger les personnes tout en respectant la liberté d’expression.

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Santé

“J’avais envie de rencontrer de nouveaux hommes”

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Chaque année, en France, plus de 220.000 couples se lancent dans l’aventure du mariage, mais près de 130.000 choisissent de mettre fin à cette même aventure. Ces chiffres, aussi étonnants que révélateurs, alimentent les débats sur la pertinence et la pérennité des liens sacrés du mariage. Ce n’est pas le témoignage de cette senior qui va aller dans le sens d’une union pour la vie. Josette, 74 ans, a fait le choix du divorce pour une vie faite de rencontres avec plusieurs hommes.

La septuagénaire a ainsi déclaré avec malice auprès de Planet : « Comme le vin, l’amour se bonifie avec l’âge ». Cette secrétaire à la retraite a dévoilé un parcours plutôt insolite : celui d’avoir tout quitté – mari et maison – pour se recentrer sur elle-même et embrasser pleinement sa vie intime. « Mon mari Michel* et moi étions ensemble depuis nos 16 ans. Nous nous sommes mariés quatre ans plus tard, et avons eu des enfants immédiatement après. C’était une histoire d’amour passionnée, comme on en voit dans les plus beaux romans. », a confié la témoin.

Une femme qui a fait le choix du divorce à 50 ans pour profiter pleinement de la vie 

Pendant trente « merveilleuses » années, les deux amoureux ont partagé leur vie dans leur maison en Essonne, où ils ont élevé leurs deux enfants. C’est à l’approche de ses cinquante ans que Josette s’est retrouvée face à une remise en question profonde. « Je n’avais connu qu’un homme, qu’un seul métier, qu’une seule maison. J’avais envie de découvrir la vie sous un autre angle, et je pensais que c’était le bon moment pour me lancer, maintenant que mes enfants étaient déjà adultes et chacun bien installé dans leur vie respective. », a rapporté la retraitée.

Elle a donc entamé une discussion franche avec son mari, exprimant ses envies et ses besoins. « J’étais sûre qu’il comprendrait. Et ça a été le cas ! Nous avions déjà partagé plus de trente ans ensemble et notre relation allait bien au-delà de celle d’un mari et d’une femme, il était mon ami et ma famille. Rien n’y changerait. », a confié Josette. Et de poursuivre : « J’étais un peu triste bien sûr, et lui aussi. Mais nous avons absolument tout fait ensemble, de la procédure de divorce jusqu’à l’annonce à la famille. J’ai eu de la chance d’avoir des proches aussi compréhensifs et bienveillants. Aujourd’hui encore, j’espère ne pas lui avoir fait trop de mal. »

Divorce

crédit photo : Shutterstock Un divorce qui s’est fait dans les meilleurs termes entre Josette et Michel

Une nouvelle vie après le divorce pour se redécouvrir et multiplier les expériences 

Après avoir célébré ses cinquante ans en compagnie de sa famille, Josette a opéré son choix radical : elle a tout quitté pour s’installer à la campagne, dans le Centre-Val de Loire. Grâce à la vente de sa maison, elle a acheté une nouvelle propriété et s’est lancée dans des travaux de rénovation, prête à embrasser une nouvelle vie loin des sentiers battus. Michel, son ex-mari, a retrouvé l’amour, chacun suivant sa propre voie vers le bonheur.

« Très vite, j’ai adoré retaper ma maison : tout redécorer, changer la peinture, customiser les meubles, agrandir les pièces… Je ne me savais pas aussi bricoleuse. », a révélé Josette. Et d’ajouter : « J’ai appris à me connaître un peu mieux moi-même, j’étais incapable de tenir en place. J’ai revendu ma maison un an après, plus cher qu’au prix d’achat, et j’en ai acheté une nouvelle que j’ai à nouveau retapé et revendu… ».

grâce à divers sites et applications. « Je pourrais dire que c’était simplement pour me faire des amis… Mais ce n’est pas vrai. J’avais envie de rencontrer de nouveaux hommes, d’aller à des rendez-vous amoureux, de faire l’amour avec un homme et de rentrer au milieu de la nuit », a rapporté Josette. 

Couple heureux

crédit photo : Shutterstock Josette a multiplié les aventures avec d’autres hommes

« J’avais beaucoup d’affection et de tendresse pour Michel, mais une chose est sûre : il ne m’offrait plus de bouquet de fleurs, ne s’attardait plus sur mes tenues, ne me complimentait plus… J’avais besoin de fraîcheur et de nouveauté. », a partagé la senior. Et aujourd’hui ? « J’apprécie énormément ma solitude. Et de temps en temps, j’écris à mes amis un peu spéciaux avec qui j’aime faire l’amour sans pour autant être amoureuse. On s’explore, on vieillit ensemble. », a-t-elle confié. Josette et Michel continuent également de se voir. « Sa seconde femme est malheureusement décédée, je l’ai beaucoup soutenu dans cette épreuve. Nous nous voyons au moins une fois par an, souvent en Île-de-France où il vit toujours. »

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Santé

À Paris, la « barbarie » des frappes à Rafah dénoncée par des milliers de manifestants

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GAZA – Une marée de drapeaux palestiniens dans le centre de la capitale. Lundi 27 mai, des milliers de personnes, dont de nombreux jeunes, ont manifesté à Paris après une nuit de bombardements israéliens à Rafah, dont les images insoutenables ont choqué la communauté internationale.

Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article, Le HuffPost a suivi cette mobilisation importante, qui avait lieu à deux pas de l’ambassade d’Israël et de l’Élysée, avant que la foule n’improvise un cortège sauvage dans les rues de Paris. À notre micro, sympathisants et militants de la cause palestinienne partagent leur émotion après cette frappe sur un camp de déplacés, qui a fait au moins 45 morts.

« Hier, des Palestiniens ont été brûlés vifs par des bombardements israéliens sur un camp de réfugiés. On a vu des vidéos de familles qui tirent leurs proches de tentes enflammées. C’est le massacre de trop », a dénoncé François Rippe, vice-président de l’Association France Palestine solidarité (AFPS), un organisateur du rassemblement.

Plusieurs milliers de personnes, dont la militante et candidate insoumise aux européennes Rima Hassan, étaient présentes. La préfecture de police de Paris a fait état d’environ 10 000 personnes.

L’ONU et nombre de pays ont condamné cette frappe israélienne sur un camp de déplacés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza et les États-Unis ont de nouveau demandé à Israël de « protéger les civils ». L’armée israélienne a de son côté indiqué enquêter sur ce que le Premier ministre a qualifié d’« accident tragique ».

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Santé

qui sont les 55 000 Parisiens qui vont assister gratuitement à la cérémonie d’ouverture

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Cette illustration du Comité Olympique de Paris 2024 dévoile ce à quoi devrait ressembler la cérémonie d’ouverture des JO de Paris, le 26 juillet 2024.
FLORIAN HULLEU / AFP Cette illustration du Comité Olympique de Paris 2024 dévoile ce à quoi devrait ressembler la cérémonie d’ouverture des JO de Paris, le 26 juillet 2024.

FLORIAN HULLEU / AFP

Cette illustration du Comité Olympique de Paris 2024 dévoile ce à quoi devrait ressembler la cérémonie d’ouverture des JO de Paris, le 26 juillet 2024.

JO 2024 – Puisse le sort vous être favorable. La mairie de Paris a envoyé ce lundi 27 mai les premiers emails pour distribuer ses 55 000 places gratuites à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques le 26 juillet, en assurant privilégier notamment les familles des quartiers populaires.

Ce premier envoi de courriers électroniques a eu lieu « à partir des fichiers qu’on a identifiés pour dire “vous êtes un public cible”», a déclaré Pierre Rabadan, adjoint à la maire de Paris chargé du sport et des Jeux olympiques, au cours d’une conférence de presse.

Chaque destinataire de ce courriel va recevoir dans 13 jours un autre email qui va lui « permettre de bénéficier de quatre invitations potentielles » auxquelles il devra répondre dans un délai de quatre jours.

« C’est le 10 juin qu’on va procéder au premier envoi des codes d’accès », a poursuivi Pierre Rabadan, en ajoutant que « le surbooking » était « à hauteur de 30% ». Après analyse des doublons et désistements, les services de la mairie procéderont à une deuxième vague d’envoi de codes d’accès. La troisième vague aura lieu début juillet.

Jeunes, commerçants, quartiers populaires…

Font partie des « publics ciblés » pour bénéficier des 55 000 billets gratuits dont dispose la mairie les familles des quartiers populaires « avec les quotients familiaux les plus bas », les jeunes, les mouvements sportifs ainsi que les agents et commerçants qui contribuent à l’organisation des JO.

La jauge des spectateurs qui pourront assister à la parade fluviale en ouverture des Jeux a été fixée à 326 000 personnes, dont 222 000 munis de billets gratuits, a annoncé en mars le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

La cérémonie se déroulera sur un parcours de six kilomètres, divisé « en 15 zones dédiées à l’accueil des spectateurs » qui devront y accéder « entre 15 h 30 et 18 h 30 » pour une cérémonie débutant à 19 h 30, a précisé Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris. On trouvera dans ces zones « à boire, à manger et de l’ombre », a-t-il ajouté.

Le maintien des boîtes des bouquinistes, qu’Emmanuel Macron a décidé de ne pas déplacer après une vive polémique, fait baisser la jauge de quelque 80 000 places, ont souligné les responsables municipaux.

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Santé

Les Champs-Élysées boudés par les Parisiens et les touristes, cette étude propose de les « réenchanter »

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Une image de la place de l’Étoile « réenchantée », comme le propose l’association le Comité des Champs-Élysées
– / AFP Une image de la place de l’Étoile « réenchantée », comme le propose l’association le Comité des Champs-Élysées

– / AFP

Une image de la place de l’Étoile « réenchantée », comme le propose l’association le Comité des Champs-Élysées

PARIS – Les Champs-Élysées désenchantés. L’avenue souvent qualifiée de « plus belle du monde » mais aujourd’hui boudée par les Parisiens, devra offrir davantage de place aux piétons et inventer une offre culturelle à l’année pour retrouver leur attractivité, selon une vaste étude présentée ce lundi 27 mai.

Après cinq ans de travail et un budget de 5 millions d’euros, le Comité des Champs-Élysées, association qui regroupe les acteurs économiques et culturels de l’avenue, a présenté 150 propositions pour « réenchanter » les Champs-Élysées.

Selon son président Marc-Antoine Jamet, le Comité est parti d’un constat « alarmant » : l’avenue « n’était plus aimée, n’était plus aimable. Les Parisiens la désertaient. Les étrangers la craignaient. Tout le monde la fuyait ». Dernier symptôme en date : le cinéma UGC Normandie fermera ses portes en juin en raison notamment de « la chute de la fréquentation » des cinémas sur l’avenue.

Moins de voitures, plus de trottoirs

La principale proposition de ce document de 1 800 pages est de restreindre la place de la voiture pour redonner la possibilité aux piétons de s’y promener, depuis le jardin des Tuileries jusqu’à la place de l’Étoile en passant par les jardins situés en bas de l’avenue.

L’étude propose de réserver 13 % d’espace en plus à la promenade en élargissant les trottoirs et les passages pour piétons. Le nombre de voies réservées à la circulation passerait de six à quatre et la largeur des pistes cyclables serait doublée.

Les auteurs préconisent aussi d’installer des espaces de pause, notamment huit « salons végétaux » d’une surface de 150 m2 avec « des assises, de l’ombre en été et une fontaine », ainsi qu’un réseau de sanitaires gratuits avec nurseries. Aujourd’hui délaissés, les 20 hectares de jardins proches de la Concorde deviendraient « un vrai parc parisien, l’égal du Luxembourg et des Buttes Chaumont », avec des aires de jeu pour enfants, des jeux d’eau et des fontaines.

Adapter l’avenue aux changements climatiques

L’objectif est également d’adapter l’avenue au réchauffement climatique en augmentant de 120 % les sols perméables, en plantant 160 arbres ou en aménageant 1 hectare de prairies et massifs.

Pointant le « désordre visuel et formel » dont souffre l’avenue, les auteurs appellent encore à préserver le mobilier urbain de la Belle Époque et à créer « une ligne de design Champs-Élysées » afin de lui donner une « harmonie d’ensemble ».

Les auteurs souhaitent enfin « refaire quartier » et faire renaître une offre culturelle « tout au long de l’année » sur les Champs, à destination « de tous les publics » qui serait coordonnée par un « manager culturel et artistique ». L’idée étant d’organiser de « grands événements gratuits et fédérateurs » place de la Concorde, comme des concerts symphoniques ou des marchés aux fleurs.

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Santé

Kiev annonce l’arrivée d’instructeurs militaires français, puis rétropédale

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Les militaires ukrainiens pourraient bientôt être formés par des Français, mais Paris ne confirme pas (photo d’illustration d’un soldat ukrainien prise le 30 avril 2024)
GENYA SAVILOV / AFP Les militaires ukrainiens pourraient bientôt être formés par des Français, mais Paris ne confirme pas (photo d’illustration d’un soldat ukrainien prise le 30 avril 2024)

GENYA SAVILOV / AFP

Les militaires ukrainiens pourraient bientôt être formés par des Français, mais Paris ne confirme pas (photo d’illustration d’un soldat ukrainien prise le 30 avril 2024)

GUERRE EN UKRAINE – Deux sons de cloche. De premiers instructeurs militaires français vont arriver « prochainement » en Ukraine pour former les soldats ukrainiens, qui reculent face à des offensives russes notamment dans la région de Kharkiv, a annoncé ce lundi 27 mai le commandant en chef de l’armée.

« Je salue l’initiative de la France d’envoyer des instructeurs en Ukraine pour former les militaires ukrainiens. J’ai déjà signé les documents qui permettront aux premiers instructeurs français de se rendre prochainement dans nos centres de formation et de se familiariser avec les infrastructures et leur personnel », a écrit sur Telegram le général Oleksandre Syrsky.

Contacté par l’AFP, le ministère français de la Défense s’est borné à dire que le dossier était à l’étude, sans confirmer l’envoi d’instructeurs.

La France botte en touche

« Comme déjà évoqué plusieurs fois, la formation sur le sol ukrainien fait partie des chantiers discutés depuis la conférence sur le soutien à l’Ukraine réunie par le Président de la République (Emmanuel Macron) le 26 février dernier », a indiqué le ministère. « Cette piste continue de faire l’objet de travaux avec les Ukrainiens », a-t-il ajouté.

Face à la réaction de Paris, l’Ukraine a rectifié et indiqué que l’envoi d’instructeur était « toujours en discussion » avec la France, mais aussi avec « d’autres pays ». Pour sa part, au cours d’une visite à Madrid, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé l’Occident à « user de tous les moyens » pour contraindre la Russie à la paix.

« Nous devons intensifier notre travail commun avec nos partenaires pour obtenir davantage : la sécurité et une coercition tangible de la Russie à la paix par tous les moyens », a exhorté le président ukrainien. Il faut « faire pression non seulement sur la Russie, mais aussi sur nos partenaires pour qu’ils nous donnent la possibilité de nous défendre », a-t-il ajouté, exigeant de nouveau des systèmes de défense antiaérienne pour pouvoir intercepter les plus de 3 000 bombes aériennes guidées lancées par la Russie sur son pays chaque mois.

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Santé

Amitié toxique : quelles sont les solutions ? Que faire ?

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Le début d’une amitié saine est marqué par le plaisir, la confiance, la motivation et la proximité. Mais il peut arriver que ces sentiments changent, soit de façon lente et tranquille, soit de façon tumultueuse. Résultat : vous commencez à vous demander si vous ne devriez pas prendre un peu de distance avec cette personne, voire à vous en éloigner définitivement. On fait le point. 

Qu’est-ce qu’une relation amicale toxique ?

Une amitié toxique est une relation amicale qui nuit à votre bien-être émotionnel, mental ou même physique, explique Christian Richomme, psychanalyste, auteur et thérapeute à Paris.

Il faut savoir qu’il existe trois types de toxicité, poursuit-il :

  • Soit l’une des deux personnes possède un comportement toxique ;
  • Soit les deux personnes, de manière individuelle, n’ont pas un comportement toxique, mais elles sont incompatibles, et leur relation le devient alors ;
  • Ou bien l’une des deux personnes n’est pas prête pour la relation, ce qui rend cette dernière toxique (même si la personne en face n’est pas elle-même toxique).

« Une relation toxique est une relation dans laquelle il existe un manque de respect et/ou de confiance, ce qui engendre un déséquilibre, un dysfonctionnement »indique Christian Richomme. « On parle beaucoup de la toxicité dans les relations amoureuses, mais il est possible d’être toxique avec ses parents, ses enfants, ses amis, ses collègues, etc. ».

Comment reconnaître une amitié toxique ?

Les signes d’une amitié toxique peuvent inclure :

  • La manipulation ;
  • La critique constante ;
  • Le contrôle excessif ;
  • Le manque de soutien ;
  • Le non-respect des limites personnelles ;
  • Le fait de se sentir épuisé(e) ou stressé(e) après avoir passé du temps avec cette personne.

Certains profils sont plus susceptibles d’être confrontés à une amitié toxique

« Il faut savoir que les personnes qui ont une dose d’empathie sont plus à risque de tomber dans une amitié toxique », précise Christian Richomme. « En effet, cette dose d’empathie les amène à penser à l’autre avant de penser à elles-mêmes. Leur premier sentiment est d’aider l’autre, d’être dans l’écoute, dans le soutien. Résultat : elles ont du mal à poser leurs propres limites, et ne pensent à comment elles-mêmes ressentent et vivent cette relation ».

Nous sommes également plus susceptibles de tomber dans une amitié toxique lorsque nous sommes jeunes. « Dès le plus jeune âge, nous voulons faire partie d’un groupe. L’amitié est particulièrement importante pendant la période après le bac et avant la vie professionnelle. C’est en quelque sorte la période la plus intense au niveau amical. Nous sommes à mi-chemin entre les parents et nous-mêmes. Nous sommes des êtres très sociaux, qui ne voulons pas être seuls. Sans compter qu’à cet âge-là, nous avons moins d’estime de nous, et davantage de peurs qu’à la trentaine ou plus tard – période où nous sommes beaucoup plus sûrs de nous, de ce que l’on veut et de ce que l’on ne veut pas ».

Comment gérer une amitié toxique ? Quand faut-il l’arrêter ?

Voici quelques conseils pour arriver à gérer une amitié toxique, propose le thérapeute.

Reconnaître les signes

« La première étape est de reconnaître les signes d’une amitié toxique, ce qui n’est pas toujours facile. Soyez conscient des comportements toxiques de votre(e) ami(e), comme la manipulation, la critique constante, ou le contrôle excessif ».

C’est seulement à ce moment-là qu’il devient possible de prendre des mesures pour protéger votre bien-être. Christian Richomme, psychanalyste, auteur et thérapeute à Paris

Établir des limites

« La reconnaissance de ces signes va être le point de départ d’une réflexion personnelle », dit le thérapeute. Vous pouvez ainsi poser des limites claires sur ce que vous êtes prêt(e) à tolérer et ce que vous ne l’êtes pas. Ne cédez pas à la pression pour faire des choses qui vont à la rencontre de vos valeurs ou qui vous mettent mal à l’aise.

Communiquer ouvertement

Exprimez vos sentiments à votre ami(e) de manière honnête et respectueuse. Parlez-lui de la façon dont vous vous sentez face à certains comportements et de ce que vous attendez de votre amitié. « Essayez d’utiliser plutôt une formulation du type ‘je ressens les choses comme ça’ plutôt que de lui dire ‘tu es comme ça ou comme ça’ », conseille Christian Richomme.

Priorisez votre bien-être

Prenez du recul et évaluez l’impact de cette amitié sur votre bien-être émotionnel. Si elle vous cause plus de stress que de joie, il peut être temps de prendre vos distances.

Chercher du soutien

N’hésitez pas à parler à d’autres amis proches, à un membre de votre famille ou à un professionnel de la santé mentale pour obtenir du soutien et des conseils sur la façon de gérer cette situation difficile.

Envisager la rupture avec l’ami(e)

« Une fois que l’on a exprimé son ressenti, il existe deux possibilités : une phase de construction, ou bien une impasse », rapporte Christian Richomme. Si malgré vos efforts, l’amitié reste toxique et nocive pour vous, il peut être nécessaire de mettre fin à cette relation afin de préserver votre santé mentale et votre bien-être.

Pourquoi restons-nous parfois dans une amitié toxique ?

De nombreuses personnes font tout ce cheminement, mais n’envisagent pas la rupture, et restent dans la relation toxique. Mais alors, pourquoi ? « Souvent, c’est parce que nous avons peur », répond Christian Richomme. Car « une interaction, c’est aussi jouer avec nos peurs. Et parfois, on appuie sur les peurs de l’autre, ou on transmet ses peurs à l’autre ».

Dans une amitié, plusieurs types de peurs peuvent surgir en fonction des dynamiques relationnelles et des comportements des amis, indique l’expert, qui donne quelques exemples :

  • Peur de l’abandon : crainte que l’ami ne vous quitte ou vous rejette, ce qui peut conduire à une dépendance excessive ou à des comportements de contrôle pour éviter cette situation ;
  • Peur de la trahison : appréhension que l’ami vous trahisse d’une manière ou d’une autre comme en partageant des secrets, en mentant ou en vous faisant du tort délibérément ;
  • Peur de la confrontation : évitement des conflits ou des désaccords avec l’ami par crainte de nuire à la relation ou de perdre son amitié. « C’est très contradictoire, mais il est souvent difficile de dire ce que l’on ressent à ses proches, que cela soit famille, amis ou partenaire », dit Christian Richomme ;
  • Peur de l’exploitation : inquiétude que l’ami profite de vous d’une manière ou d’une autre, que ce soit en vous demandant constamment des faveurs, en vous manipulant ou en abusant de votre confiance ;
  • Peur de la comparaison : sentiment d’insécurité ou d’infériorité par rapport à l’ami, notamment en se comparant à lui sur des plans tels que l’apparence, le succès ou les réalisations ;
  • Peur de l’échec social : crainte que l’ami vous juge ou vous rejette en fonction de votre
    comportement ou de vos actions, ce qui peut entraîner une autocensure ou un manque d’authenticité dans la relation ;
  • Peur de ne pas être à la hauteur ou être aimé(e).

« Ainsi, ces peurs nous font souvent accepter que l’autre personne déborde. On ne lui communique pas nos ressentis, on lui trouve même des excuses », dit Christian Richomme.

Apprendre à reconnaître et gérer ces peurs pour cultiver des amitiés saines

Ces peurs peuvent être exacerbées dans les relations d’amitié toxiques où les comportements néfastes dominent, mais elles peuvent également survenir dans des amitiés saines en raison de divers facteurs individuels et relationnels. C’est pourquoi il est important de reconnaître et de gérer ces peurs pour cultiver des amitiés positives et épanouissantes. Christian Richomme

Il faut se rappeler que toutes les amitiés ne sont pas faites pour durer toute une vie. Vous devez parfois mettre fin à une relation toxique ou à une amitié déséquilibrée pour protéger votre santé mentale et physique, votre bien-être et votre tranquillité d’esprit. Vous pouvez exprimer votre gratitude pour ce que vous avez partagé. S’éloigner de la douleur et du stress d’une amitié toxique peut être l’un des meilleurs cadeaux que vous pouvez vous offrir.

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Santé

Glucksmann dénonce à son tour des élections réduites à un duel Macron/Le Pen

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Raphaël Glucksmann lors du débat des têtes de liste aux élections européennes le 27 mai 2024 sur BFMTV.
BFMTV Raphaël Glucksmann lors du débat des têtes de liste aux élections européennes le 27 mai 2024 sur BFMTV.

BFMTV

Raphaël Glucksmann lors du débat des têtes de liste aux élections européennes le 27 mai 2024 sur BFMTV.

POLITIQUE – Coups de gueule en série. Après François-Xavier Bellamy qui a dénoncé la confrontation Attal/Bardella organisé sur France 2 jeudi dernier, c’est au tour de Raphaël Glucksmann de se plaindre des élections européennes réduites à un duel Macron/Le Pen ce lundi 27 mai sur BFMTV, lors du débat entre têtes de liste.

« On fait face à un scandale démocratique, cette valse à deux qui vise à réduire cette élection à un faux match entre Emmanuel Macron qui n’est pas candidat aux élections, ou Gabriel Attal, qui n’est pas candidat aux élections, et le Rassemblement national », a fustigé celui qui mène la liste PS/Place publique.

En plus du débat entre le Premier ministre et la tête de liste du Rassemblement national, Raphaël Glucksmann s’en prend au potentiel débat entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Le chef de l’État a en effet confirmé samedi son souhait de débattre avec la présidente des députés RN avant les élections européennes. Celle-ci a posé des conditions.

« Un jeu extrêmement dangereux »

« On comprend Valérie Hayer que les stratèges de l’Élysée désirent absolument faire croire aux Françaises et aux Français que la seule opposition dans ce pays à leur personne et à leur politique, c’est le RN. Mais c’est un jeu extrêmement dangereux », a continué Raphaël Glucksmann. Il a d’ailleurs rappelé la décision du régulateur des médias italien, qui a interdit l’organisation d’un débat entre cheffe du gouvernement Giorgia Meloni et la cheffe de l’opposition Elly Schlein.

Et l’eurodéputé de renchérir : « C’est monsieur Attal et monsieur Macron qui supplient l’extrême droite de débattre avec eux. Je trouve que c’est s’aplatir, et que quand on dirige les institutions de la France, on ne quémande pas un débat à madame Le Pen. »

Pendant sa diatribe, Raphaël Glucksmann s’adressait à celle qui mène la liste de la majorité aux européennes, Valérie Hayer. Hasard de la disposition en plateau, entre eux deux se trouvaient Jordan Bardella. Ce dernier a d’ailleurs sorti, alors que les candidats s’écharpaient sur le sujet : « Voilà pourquoi je ne voulais pas ouvrir le débat. » Il a également esquissé un sourire pendant cet échange tendu.

Colères d’Aubry et de Maréchal

Mais Raphaël Glucksmann n’a pas été le seul à dénoncer ce duel RN/Renaissance. « Je crois que je peux parler pour des millions de gens qui nous regardent et qui se disent : “On va nous refaire le coup de soit l’extrême droite, soit l’extrême libéralisme”, qui sur plein de sujets votent ensemble. On va nous refaire le coup qu’il n’y a pas d’autre option ? (…) J’assume de proposer une autre option que votre espèce de duel mortifère. Je n’en peux plus de ce 49.3 électoral », a-t-elle déclaré.

Avant même le débat, Marion Maréchal, tête de liste de Reconquête à l’extrême droite, interpellait aussi : « Le sujet c’est de ne pas se laisser enfermer dans un duel qui réduirait ces élections européennes à un choix entre la liste d’Emmanuel Macron et la liste du Rassemblement national. »

Les élections européennes auront lieu le 9 juin. À ce stade selon notre sondage, la liste menée par Jordan Bardella fait largement la course en tête (31,8 % des intentions de votes), devant Valérie Hayer (16 %). Talonnant cette dernière, Raphaël Glucksmann continue sa bonne lancée et ne cesse de se rapprocher de la liste de la majorité (13,7 %).

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