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Manifestation d’ultradroite à Paris: début de polémique, la préfecture de police se justifie | TV5MONDE

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La manifestation samedi à Paris de plusieurs centaines de militants d’ultradroite, qui n’avait pas été interdite, a suscité lundi de vives critiques à gauche, amenant la préfecture de police à se justifier dans un communiqué.

Lundi, sur Twitter, le sénateur socialiste de Paris David Assouline a notamment interpellé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, estimant “inadmissible d’avoir laissé 500 néo-nazis et fascistes parader au coeur de Paris”. “Expliquez-vous!”, a-t-il sommé dans son tweet.

Egalement sur Twitter, le porte-parole du PCF Ian Brossat, élu de Paris, a de son côté ironisé en milieu de journée, en écrivant: “les casseroles sont manifestement plus dangereuses que les bruits de bottes…”.

Depuis l’adoption de la loi controversée sur les retraites, les interdictions de manifester se multiplient en France pour éviter des “casserolades” contre le président Emmanuel Macron et les membres du gouvernement.

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La préfecture de police de Paris (PP) a justifié dans un long communiqué la non interdiction de la manifestation d’ultradroite.

Près de 600 militants du comité du 9-Mai, selon les autorités, ont manifesté samedi à Paris pour commémorer le 29e anniversaire de la mort d’un militant d’extrême droite, Sébastien Deyzieu, décédé accidentellement en 1994. Ces manifestants, habillés de noir et souvent masqués, ont exhibé des drapeaux noirs marqués de la croix celtique et scandé, en fin de rassemblement, “Europe jeunesse révolution”, le slogan du GUD (Groupe d’union Défense), a constaté l’AFP.

La PP a souligné que “dans la mesure où cette manifestation n’avait occasionné, les années précédentes, aucun débordement ou trouble à l’ordre public, le préfet de police n’était pas fondé à prendre un arrêté d’interdiction à son encontre”.

Elle a fait valoir qu’en janvier dernier, l’arrêté d’interdiction du préfet de police d’une marche aux flambeaux de “Paris fierté” (association réputée à l’extrême droite), avait “été suspendu” par le juge. Le tribunal administratif avait estimé, a relevé la PP, que “les antécédents argués de troubles en marge des rassemblements organisés par ce même collectif les années précédentes +ne (permettaient) pas à eux seuls d’établir un risque de trouble à l’ordre public suffisant pour justifier l’interdiction de manifester”.

“La manifestation du 6 mai a fait l’objet d’un encadrement adapté par les forces de l’ordre, pour éviter tout risque de débordements ou d’affrontements”, a ajouté la préfecture de police, qui avait pris un arrêté autorisant l’enregistrement d’images par drone. Elle a promis que “tout fait délictuel constaté lors de cette manifestation ou que l’exploitation postérieure des images permettrait d’identifier fera(it) l’objet d’un signalement à l’autorité judiciaire”.

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Sur BFMTV, le préfet de police Laurent Nuñez a annoncé avoir “saisi sans attendre la procureure de Paris” sur le fait “que des individus, la plupart, manifestaient le visage dissimulé”. Ce qui constitue une infraction.

“Les conditions juridiques n’étaient pas réunies pour interdire cette manifestation. Je l’assume totalement”, a-t-il insisté.

Le préfet s’est agacé que certains puisse l’accuser d’être “plus tolérant avec l’extrême droite qu’avec l’extrême gauche”. “C’est totalement faux et absolument inacceptable à mes yeux”, a dit M. Nuñez, rappelant son action passée à la Direction générale de la sécurité intérieure puis comme coordinateur de la lutte contre le terrorisme.

Il a souligné qu’une “dizaine de dossiers” concernant l’ultradroite étaient actuellement traités par le parquet national antiterroriste (PNAT).

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Européennes: l’agriculture premier obstacle dans la campagne écologiste | TV5MONDE

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A près de 100 jours des élections européennes, les Ecologistes tentent toujours de faire la paix avec les agriculteurs, alors que la campagne de leur tête de liste Marie Toussaint, entamée depuis décembre, semble patiner.

Au moment où l’agriculture s’est imposée comme un des premiers thèmes de campagne de ces élections après la colère du monde paysan en janvier, et que l’exécutif a fait des écologistes “des bouc-émissaires”, les Verts ont assuré voir reçu un “excellent accueil” du monde paysan, au salon de l’agriculture.

Loin des jets d’oeufs et sifflets qui ont visé les ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture Christophe Béchu et Marc Fesneau, la délégation, menée par la cheffe du parti Marine Tondelier et la tête de liste aux européennes Marie Toussaint, a en effet pu rencontrer toutes les organisations syndicales, y compris la Coordination rurale, la plus hostile aux écologistes.

En visite vendredi, les écologistes étaient loin d’être en terrain conquis, tant les agriculteurs se disent étranglés par les normes, en particulier environnementales.

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Les écologistes ont fait assaut d’amabilité. “On est d’accord avec vous”, “c’est ce qu’on dit depuis toujours”, “ce que vous dites, c’est dans notre programme”, répète Marine Tondelier.

Les échanges restent polis, mais la critique pointe souvent de la part du monde paysan. Alors qu’une partie des représentants de la Coordination rurale était encore en garde à vue après une action près de l’Arc de triomphe, Marine Tondelier joue la connivence: “Pour le gouvernement vous êtes des agroterroristes, nous on est des écoterroristes”.

“C’est peut-être plus juste pour vous que pour nous”, réplique Christian Convers, secrétaire général du syndicat.

Un peu plus tôt, c’est l’éleveur de vaches Salers, Alexis Picarougne qui s’est indigné: “On vous aime, mais il faut que vous nous aimiez”, a-t-il lancé. “Il faut arrêter de dire qu’on est des pollueurs.”

L’échange prend un tour plus intense, sur la question des mégabassines, des retenues d’eau jugée nécessaires par certains agriculteurs mais que dénoncent les écologistes. L’eurodéputé Benoit Biteau, lui-même agriculteur présent dans la manifestation de Sainte-Soline, s’échauffe. “Par vos méthodes, vous êtes en train de détruire l’agriculture française”, lui répond l’éleveur.

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La “douceur” de Toussaint

A l’écart de ces échanges, Marie Toussaint qui prône “la douceur” pour sa campagne, joue la carte du sérieux. Elle questionne sur la proposition de prix planchers des produits agricoles, rappelle que les paysans sont les premiers touchés par les pesticides, et appelle à transformer la Politique agricole commune (PAC), pour que les subventions favorisent les efforts fournis vers la transition écologique.

Entrée en campagne début décembre, l’eurodéputée peine encore à se faire connaître.

Celle qui a fait condamner l’Etat français en 2021 pour ses manquements dans la lutte contre le réchauffement climatique, fait l’objet de quelques critiques en interne, notamment depuis son premier meeting, où une séance de “booty therapy”, une danse basée sur le déhanchement, a provoqué la stupeur.

Mais Marine Tondelier n’a pas d’inquiétude sur sa candidate: “8%, c’est le même niveau que Yannick Jadot à la même époque en 2019”. Il avait finalement atteint 13,4%.

“L’agriculture est au coeur du projet écologique et la liste écologiste est en dynamique”, veut croire aussi la cheffe des députés Cyrielle Chatelain.

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Et l’eurodéputé David Cormand assure que “la campagne se met en place tranquillement”. Une campagne “de terrain, de déplacements, selon un plan établi. On fait nos gammes et on va ramasser les graines qu’on a semées”.

Pour lui, le débat sur l’agriculture est à ce titre “extrêmement bénéfique pour les Ecologistes, notre parole a été écoutée. C’est un sujet européen, sur lequel nous sommes solides”.

Prochain déplacement pour Marie Toussaint, les Antilles, où elle se rend dès samedi avec Priscillia Ludowsky, ancienne gilet jaune martiniquaise, avec qui elle a écrit un livre contre les violences environnementales et en position éligible sur la liste écologiste.

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Action à l’Arc de Triomphe et sifflets au Salon de l’agriculture: la colère n’est pas éteinte | TV5MONDE

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A deux jours de la clôture d’un Salon de l’agriculture sans heurts hormis le premier jour, une action surprise de la Coordination rurale vendredi matin à l’Arc de Triomphe et un jet d’œufs sur des ministres venus au salon montrent que les agriculteurs attendent encore beaucoup du gouvernement dans les prochaines semaines.

Après la visite chahutée du chef de l’État samedi, suivie d’annonces sur les prix planchers et des aides à la trésorerie, les syndicats agricoles ont rendez-vous avec Emmanuel Macron mi-mars, avant la présentation d’une loi d’orientation agricole au printemps.

Les blocages routiers sont levés dans le pays depuis début février, et les agriculteurs ont largement fait une pause pendant “leur” salon, à Paris, mais les actions de vendredi illustrent la capacité d’initiative de la base du mouvement agricole.

Dans l’après-midi, les ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture, Christophe Béchu et Marc Fesneau, ont été visés par des sifflets et des jets d’œufs au Salon de l’Agriculture. “On s’aperçoit que depuis trois semaines, rien n’avance”, a déclaré l’un des manifestants.

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L’action, menée par des agriculteurs se revendiquant de la fédération départementale de la FNSEA de Seine-et-Marne, a suscité la colère de M. Fesneau. “Si ceux qui ont fait ça pensent que c’est intelligent de jeter des œufs pour résoudre les problèmes, je pense qu’ils font une erreur”, a-t-il dénoncé sur RTL. “Ca ne m’empêchera pas et ça ne me déviera pas de la route qui est la mienne”, a ajouté le ministre.

Le secrétaire général de la FNSEA Hervé Lapie a lui regretté auprès de l’AFP “d’en arriver à de telles actions”, appelant au respect des personnes.

L’irruption à l’aube jeudi matin de tracteurs et ballots de paille au pied de l’Arc de Triomphe, lieu hautement symbolique et théâtre de violences lors de la crise des “gilets jaunes” en 2018, préfigurait une journée mouvementée. Selon la préfecture de police, 66 personnes ont été interpellées.

“On ne lâchera rien”, a affirmé la présidente de la Coordination rurale (CR) Véronique Le Floc’h, à l’origine de cette action.

Une fois la place évacuée, peu après 9H30, la circulation a repris et un convoi de tracteurs a pris la route du château de Versailles, où des agriculteurs ont installé une vingtaine de tracteurs près de la statue équestre de Louis XIV, escortés par la police.

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La direction de la FNSEA n’envisage pas d’appeler à une nouvelle mobilisation nationale après le Salon, a assuré à l’AFP Hervé Lapie, qui privilégie le travail avec le gouvernement.

“S’il faut repartir sur des actions syndicales parce que ça bloque, on le fera. Mais je pense que notre objectif, ce n’est pas de faire de l’action syndicale pour faire de l’action syndicale, pour être visible”, a-t-il expliqué.

“Ce qu’on veut voir, c’est la traduction concrète. Au moment où je vous parle, on n’y est pas encore”, a souligné le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, au côté de Christophe Béchu, après un rendez-vous au salon. Le ministre a pris soin de relever que le blocage mené par la CR le matin était “le fait d’un syndicat minoritaire”.

Pas d’appel à manifester

A la fin du salon, “dimanche soir, tout ne sera pas réglé et tout le monde le sait d’ailleurs”, a déclaré Marc Fesneau, sur France Bleu Occitanie.

Plus de 400 millions d’euros de mesures d’urgence ont été annoncés par le gouvernement, qui a promis un choc de simplification, le renforcement des lois Egalim pour protéger le revenu des agriculteurs et qui a placé l’agriculture au rang d’un “intérêt général majeur”. L’exécutif a promis d’alléger les contraintes, notamment environnementales, au prix de concessions décriées par les ONG et des scientifiques sur les pesticides.

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A la pointe de la mobilisation, au côté de la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs n’envisagent pas non plus à ce stade de retourner dans la rue. “Nous n’avons jamais rompu le dialogue, il faut continuer à travailler”, a déclaré à l’AFP leur président Arnaud Gaillot.

Alors que la CR, deuxième syndicat agricole, née en 1991 d’une scission avec la FNSEA, multiplie les accusations de “cogestion” désastreuse à son encontre, Arnaud Gaillot déplore “un populisme sans solution”.

“Remettre en cause le dialogue des syndicats majoritaires avec le gouvernement, c’est un déni de démocratie”, affirme-t-il, accusant la CR de “surenchère”.

De son côté, la Confédération paysanne, troisième syndicat classé à gauche, ne prévoit “pas de mobilisation dans les jours à venir”, mais n’appelle pas non plus à la démobilisation, a déclaré à l’AFP Stéphane Galais, un de ses secrétaires nationaux.

bur-js-sb-myl-agu/abb/LyS

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Derrière un Salon de l’agriculture calme, la colère n’est pas éteinte | TV5MONDE

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A deux jours de la clôture d’un Salon de l’agriculture qui s’est “plutôt bien passé” de l’avis général des syndicats agricoles, une action surprise de la Coordination rurale vendredi matin à l’Arc de triomphe interroge sur une éventuelle reprise de la mobilisation sur fond de concurrence entre syndicats.

Après la visite chahutée du chef de l’Etat samedi, suivie d’annonces sur les prix planchers et des aides à la trésorerie, les syndicats ont rendez-vous avec Emmanuel Macron à la mi-mars, avant la présentation d’une grande loi d’orientation agricole.

L’irruption de tracteurs et ballots de paille avant l’aube au pied de l’Arc de Triomphe, lieu hautement symbolique et théâtre de violences lors de la crise des “gilets jaunes” en 2018, a rappelé la colère profonde du monde agricole.

“On ne lâchera rien”, a affirmé la présidente de la Coordination rurale (CR) Véronique Le Floc’h à l’AFP. “On ne peut pas dire qu’on va aider les agriculteurs et en même temps signer des accords de libre-échange”, a-t-elle ajouté, en référence à des accords commerciaux approuvés la veille par le Parlement européen avec le Chili et le Kenya.

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Les forces de l’ordre ont encerclé quelques dizaines de manifestants sur un trottoir en haut des Champs Elysées, et 66 ont été interpellés, selon la préfecture de police. Parmi elles, Patrick Legras, agriculteur dans la Somme et l’une des figures de la Coordination rurale, a confirmé le syndicat.

Une fois la place évacuée, peu après 9H30, la circulation a repris et un convoi de tracteurs a pris la route du château de Versailles, où une vingtaine de tracteurs sont arrivés vers midi, escortés par la police.

“On continue le mouvement parce qu’on n’est pas entendus, on n’a rien de structurel”, dit l’un des manifestants, Nicolas Bongay, 40 ans, président de la CR du Doubs.

A la FNSEA, le syndicat majoritaire et concurrent de la CR, pas question pour l’instant d’appeler à une nouvelle mobilisation nationale après le Salon, a dit à l’AFP son numéro deux, Hervé Lapie, qui privilégie le travail avec le gouvernement.

“S’il faut repartir sur des actions syndicales parce que ça bloque, on le fera. Mais je pense que notre objectif, ce n’est pas de faire de l’action syndicale pour faire de l’action syndicale, pour être visible”, a-t-il dit.

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“Ce qu’on veut voir, c’est la traduction concrète. Au moment où je vous parle, on n’y est pas encore”, a aussi souligné le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, aux côtés du ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, après un rendez-vous au Salon. Le ministre a pris soin aussi de souligner que le blocage mené par la CR le matin était “le fait d’un syndicat minoritaire”.

Pas d’appel à manifester

A la fin du Salon, “dimanche soir, tout ne sera pas réglé et tout le monde le sait d’ailleurs”, a déclaré le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, sur France Bleu Occitanie.

Plus de 400 millions d’euros de mesures d’urgence ont été annoncés par le gouvernement, qui a promis un choc de simplification, le renforcement des lois Egalim pour protéger le revenu des agriculture et qui a placé l’agriculture au rang d’un “intérêt général majeur”. L’exécutif a promis d’alléger les contraintes, notamment environnementales, au prix de concessions décriées par les ONG et des scientifiques sur les pesticides.

A la pointe de la mobilisation, au côté de la FNSEA, les Jeunes agriculteurs n’envisagent pas non plus à ce stade de retourner dans la rue. “Nous n’avons jamais rompu le dialogue, il faut continuer à travailler”, dit à l’AFP leur président Arnaud Gaillot.

Alors que la Coordination rurale, deuxième syndicat né en 1991 d’une scission avec la FNSEA, multiplie les accusations de “cogestion” désastreuse à son encontre, Arnaud Gaillot déplore “un populisme sans solution”.

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“Remettre en cause le dialogue des syndicats majoritaires avec le gouvernement, c’est un déni de démocratie”, affirme-t-il.

De son côté, la Confédération paysanne, troisième syndicat classé à gauche, ne prévoit “pas de mobilisation dans les jours à venir”, mais n’appelle pas non plus à la démobilisation, a déclaré à l’AFP Stéphane Galais, un de ses secrétaires nationaux.

jbo-liu-sc-cdu-evg-js-sb-bl/ico/

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Action surprise autour de l’Arc de Triomphe, la tension agricole toujours vive | TV5MONDE

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A deux jours de la clôture d’un Salon de l’agriculture qui s’est “plutôt bien passé” de l’avis général des syndicats agricoles, une action surprise de la Coordination rurale vendredi matin à l’Arc de triomphe interroge sur une éventuelle reprise de la mobilisation sur fond de concurrence entre syndicats.

Après la visite chahutée du chef de l’Etat samedi, suivie d’annonces sur les prix planchers et des aides à la trésorerie, les syndicats ont rendez-vous avec Emmanuel Macron à la mi-mars, avant la présentation d’une grande loi d’orientation agricole.

L’irruption de tracteurs et ballots de paille avant l’aube au pied de l’Arc de Triomphe, lieu hautement symbolique et théâtre de violences lors de la crise des “gilets jaunes” en 2018, a rappelé la colère profonde du monde agricole.

“On ne lâchera rien”, a affirmé la présidente de la Coordination rurale (CR) Véronique Le Floc’h à l’AFP. “On ne peut pas dire qu’on va aider les agriculteurs et en même temps signer des accords de libre-échange”, a-t-elle ajouté, en référence à des accords commerciaux approuvés la veille par le Parlement européen avec le Chili et le Kenya.

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“On est monté ce (vendredi) matin pour déposer une gerbe à l’Arc de Triomphe pour rendre hommage à tous les agriculteurs qui se suicident”, a déclaré à l’AFP Axel Masson, éleveur dans le Loir-et-Cher. “On n’est toujours pas entendu par l’Etat”.

Les militants de la CR étaient “en route pour le château de Versailles quand ils ont décidé de faire un crochet par l’Arc de Triomphe. Ce n’était pas prévu, c’était une initiative des militants” dans le feu de l’action, a précisé Mme Le Floc’h.

L’action est toutefois pleinement assumée, la CR ayant rapidement écrit sur X ce message: “La Coordination rurale prend symboliquement et pacifiquement l’Etoile” et demande “des actes rapidement pour sauver nos 45% d’exploitations en détresse financière”.

Les forces de l’ordre ont encerclé quelques dizaines de manifestants sur un trottoir en haut des Champs Elysées, et 66 ont été interpellés, selon la préfecture de police. Parmi elles, Patrick Legras, agriculteur dans la Somme et l’une des figures de la Coordination rurale, a confirmé le syndicat.

Une fois la place évacuée, peu après 9H30, la circulation a repris et un convoi de tracteurs a pris la route du château de Versailles, où une vingtaine de tracteurs sont arrivés vers midi, escortés par la police.

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“On continue le mouvement parce qu’on n’est pas entendus, on n’a rien de structurel”, dit l’un des manifestants, Nicolas Bongay, 40 ans, président de la CR du Doubs.

“Syndicat minoritaire”

Interrogée sur cette action, la ministre déléguée à l’Agriculture, Agnès Pannier-Runacher, a rappelé sur Sud Radio qu’”une manifestation qui n’est pas déclarée est donc une manifestation illégale”.

Le gouvernement répond à la colère en “prenant des mesures très concrètes, des mesures d’urgence. (…) Aujourd’hui, l’argent descend dans les cours de ferme”, a-t-elle martelé.

“Trop tirer sur la corde peut être contre productif”, a commenté son collègue du gouvernement, Christophe Béchu (Transition écologique), en visite au Salon, en prenant soin de souligner que l’action était du “fait d’un syndicat minoritaire”.

A la fin du Salon, “dimanche soir, tout ne sera pas réglé et tout le monde le sait d’ailleurs”, a déclaré le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, sur France Bleu Occitanie.

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Plus de 400 millions d’euros de mesures d’urgence ont été annoncés par le gouvernement, qui a promis un choc de simplification, le renforcement des lois Egalim pour protéger le revenu des agriculture et qui a placé l’agriculture au rang d’un “intérêt général majeur”. L’exécutif a promis d’alléger les contraintes, notamment environnementales, au prix de concessions décriées par les ONG et des scientifiques sur les pesticides.

A la pointe de la mobilisation, au côté de la FNSEA, les Jeunes agriculteurs n’envisagent pas à ce stade de nouvelle mobilisation dans la rue. “Nous n’avons jamais rompu le dialogue, il faut continuer à travailler”, a déclaré à l’AFP leur président Arnaud Gaillot.

Alors que la Coordination rurale, deuxième syndicat né en 1991 d’une scission avec la FNSEA, multiplie les accusations de “cogestion” désastreuse à son encontre, Arnaud Gaillot déplore “un populisme sans solution”.

“Remettre en cause le dialogue des syndicats majoritaires avec le gouvernement, c’est un déni de démocratie”, affirme-t-il.

De son côté, la Confédération paysanne, troisième syndicat classé à gauche, ne prévoit “pas de mobilisation dans les jours à venir”, mais n’appelle pas non plus à la démobilisation, a déclaré à l’AFP Stéphane Galais, un de ses secrétaires nationaux.

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jbo-liu-sc-cdu-evg-js-sb-bl/ico/tes

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JO-2024: Macron inaugure le Village olympique et salue ‘l’aventure d’un siècle’ | TV5MONDE

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“L’aventure d’un siècle” : Emmanuel Macron a salué la réalisation “dans un temps record” du Village olympique des Jeux de Paris, inauguré jeudi à Saint-Denis et capable d’accueillir plus de 14.000 athlètes, ainsi que son “exemplarité sociale et environnementale”.

“On est tous en train de participer à l’aventure d’un siècle”, a-t-il lancé aux équipes qui ont réalisé le site, gigantesque épicentre des JO bâti en sept ans, martelant que tout ce qui a été fait aura “marqué le siècle”.

“Nous sommes au rendez-vous des engagements qui avaient été pris”, le chantier a été réalisé “dans les temps”, “malgré le Covid”, et dans des “conditions sociales exemplaires”, notamment en termes de “sécurité” des ouvriers, a-t-il ajouté. “C’est une étape essentielle de ces Jeux” qui se tiendront du 26 juillet au 11 août).

Point d’orgue de ce moment festif, le directeur général de la Solideo (la Société de livraison des ouvrages olympiques), Nicolas Ferrand, a symboliquement remis la clé du site au président du comité d’organisation des Jeux, Tony Estanguet.

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“On a fait du Village olympique non seulement une vitrine mais aussi un manifeste sur les grandes questions urbaines du 21e siècle”, s’est félicité Nicolas Ferrand.

“Un village pour les athlètes”

Construit en sept ans, il regroupe quelque 82 bâtiments, 3.000 appartements et 7.200 chambres sur un site qui s’étend sur 52 hectares entre Saint-Denis, l’île Saint-Denis et Saint-Ouen, au nord de Paris.

“C’est assez fort ce que la Solideo et les constructeurs sont parvenus à faire, il faut le souligner”, note un cadre d’une société ayant travaillé sur cet immense chantier. “Le milieu était sceptique sur la capacité à monter un village de cette taille en si peu de temps”.

Hormis un retard, évalué à “quelques semaines” par Nicolas Ferrand, pour les bâtiments situés sur l’île Saint-Denis, le calendrier prévu pour la livraison a été tenu.

Mais le travail n’est pas terminé: pour pouvoir accueillir les 206 délégations olympiques, les organisateurs vont avoir du pain sur la planche d’ici à l’ouverture des Jeux.

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Les appartements sont en effet livrés nus et il faut désormais les équiper, installer le mobilier (lits, tables de chevet…), aménager les centres de services pour les athlètes.

“Cela représente plus de 345.000 pièces en tout qui vont être acheminées. Des couettes, des tables de chevet, des lits – il y en aura 14.250 -, 8.200 ventilateurs et 5.535 sofas”, détaille Laurent Michaud, directeur des villages olympiques et paralympiques au comité d’organisation de Paris 2024.

“Il y aura deux athlètes par chambre de 12 m2 et une salle de bains pour quatre personnes. Tout le monde sera logé à la même enseigne”.

L’équipement de ces appartements, tout comme les nombreux services dont vont jouir les athlètes et leur staff pendant leur séjour, vont être assurés par les sponsors.

“C’est un village qu’on a travaillé avec des athlètes pour des athlètes (…) pour que chaque athlète puisse retrouver l’ensemble des besoins dont il aura besoin”, résume Laurent Michaud.

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Cité éphémère

Le temps des JO, le village va fonctionner comme une cité classique mais éphémère.

Les athlètes pourront par exemple faire laver leur linge dans des laveries temporaires avec près de 600 machines à laver et sèche-linge. L’entretien des appartements dans plus de 70 résidences sera assuré par 12 conciergeries disséminées dans le village.

Seules les cuisines seront absentes des appartements. Les sportifs auront un accès 24 heures sur 24 à l’imposante nef de la Cité du cinéma transformée en un restaurant géant avec une déclinaison en six thèmes culinaires (Italie, Asie, France…) pour près de 3.200 places assises et 40.000 repas servis par jour. Un deuxième restaurant sera installé sur l’île Saint-Denis et des food-trucks “seront répartis sur le village.

Une épicerie, un commissariat, un salon de coiffure, une salle de fitness, un bar (sans alcool), un centre multiconfessionnel… Les athlètes ne devraient manquer de rien. Même une poste sera installée de façon temporaire dans cette ville qui ne disposera pas de maire.

Une polyclinique de 3.000 m2, à la place de l’école d’ostéopathie Dahnier, sera également à leur disposition 24 heures sur 24 pour des soins, un scanner ou une IRM.

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La circulation se fera à vélo ou en navettes électriques “qui tourneront 24h sur 24”, ajoute Laurent Michaud.

Une fois les Jeux paralympiques (28 août-8 septembre) terminés, les appartements seront reconfigurés pour accueillir habitants et entreprises dans ce nouveau quartier au nord de Paris.

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Agriculteurs: action de la Coordination rurale autour de l’Arc de Triomphe, 66 interpellations | TV5MONDE

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Mottes de paille, tracteurs et arrestations à l’Arc de Triomphe: la Coordination rurale a organisé une action surprise vendredi matin dans le haut des Champs-Elysées, qui a mené à 66 interpellations.

D’autres actions avaient lieu ailleurs à Paris: quatre tracteurs bloquaient la sortie du périphérique porte d’Ivry, d’autres se positionnaient au niveau de la sortie de l’A4 à Charenton, selon la police.

“Un convoi de tracteurs est en route pour le château de Versailles”, où ils seront attendus par un dispositif policier, a-t-on ajouté de même source.

Axel Masson, éleveur dans le Loir-et-Cher, a expliqué à l’AFP qu’ils étaient une centaine rassemblés dès 04H00 vendredi matin “dans le calme et dans le respect” devant l’Arc de Triomphe. Tracteurs et ballots de paille se sont installés sur la célèbre avenue au petit jour.

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Vers 09H40, la manifestation au pied de l’Arc a pris fin, selon une journaliste AFP.

Un peu plus tôt, les services de la mairie de Paris ont nettoyé les lieux et la circulation a repris sur la célèbre avenue.

Soixante-six interpellations ont eu lieu, selon la préfecture de police. Parmi elles, Patrick Legras, l’une des figures de la Coordination rurale, confirme le syndicat, à la veille du dernier weekend du Salon de l’Agriculture.

Le syndicat avait annoncé sur X être mobilisé “pour sauver” l’agriculture française”, avant le dernier week-end du Salon de l’agriculture. “La Coordination rurale prend symboliquement et pacifiquement l’Etoile”, a-t-il également écrit, demandant “des actes rapidement pour sauver nos 45% d’exploitations en détresse financière”.

“On est monté ce matin pour déposer une gerbe à l’Arc de Triomphe pour rendre hommage à tous les agriculteurs qui se suicident”, a précisé M. Masson. “On n’est toujours pas entendu par l’État”, a-t-il ajouté.

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“Ecouter la colère”

Alors qu’ils devaient se rendre initialement au château de Versailles dans une manifestation autorisée, “les agriculteurs ont fait ce détour pour aller sur la tombe du soldat inconnu”, affirme Christian Convers, secrétaire général de la Coordination rurale, joint par l’AFP. Mais “ils n’ont pas eu le temps d’aller bien plus loin puisque les forces de police se sont tout de suite interposées et la discussion a tourné court”.

Interrogée sur cette action, la ministre déléguée à l’Agriculture et à la Souveraineté alimentaire Agnès Pannier-Runacher a rappelé que “tout le monde doit respecter la loi et une manifestation qui n’est pas déclarée est donc une manifestation illégale”.

Mais “cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas écouter la colère des agriculteurs et c’est ce que nous faisons en prenant des mesures très concrètes, des mesures d’urgence”, a-t-elle martelé sur Sud Radio, affirmant qu’”aujourd’hui l’argent descend dans les cours de ferme”.

Face à la colère agricole, vive depuis plusieurs semaines, l’exécutif s’efforce de répondre aux agriculteurs qui manifestent pour obtenir un meilleur revenu et moins de contraintes administratives et environnementales, au prix de concessions sur les pesticides, notamment.

Emmanuel Macron s’est notamment prononcé pour des prix plancher afin de garantir de meilleurs revenus, mais cette idée est loin de faire l’unanimité dans le monde agricole.

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De leur côté, les banques ont promis des gestes afin de desserrer l’étau financier pour les exploitations les plus fragiles.

Pour autant, ces mesures ne semblent pas avoir convaincu le milieu agricole, d’où l’action à l’endroit hautement symbolique de l’Arc de Triomphe, qui a été le théâtre de violences lors de la crise des “Gilets jaunes” en 2018.

La Coordination rurale, 2e syndicat agricole français, est connue pour être un porte-voix véhément de la colère paysanne. Née en 1991 d’une scission avec le syndicat majoritaire FNSEA, elle est pourfendeuse des accords de libre-échange et habituée aux actions musclées.

“Pour l’instant il n’y a pas de résultat pour l’avenir. Le salon s’est assez bien passé, mais si ça continue comme ça, la colère ne va pas s’arrêter”, prévient M. Convers.

jbo-liu-sc-cdu-evg-js/bow

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EDF, chlordécone, médicaments: les socialistes font passer leurs textes à l’Assemblée | TV5MONDE

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Les députés socialistes ont tiré au maximum parti d’une journée réservée à leur groupe jeudi, faisant adopter à l’unanimité une série de propositions contre les pénuries de médicaments, les violences sexuelles dans le sport, ou contre certains frais bancaires, tout en se résolvant à des concessions sur un texte phare concernant EDF.

“5 sur 5”: le président du groupe Boris Vallaud, qui avait présenté cette niche parlementaire comme emplie de textes “utiles à la vie quotidienne”, avait beau jeu de se réjouir à minuit, après l’adoption à l’unanimité d’un texte de Valérie Rabault contre les pénuries de médicaments.

Il prévoit d’inscrire dans la loi des stocks planchers pour les industriels, qui ne sont prévus aujourd’hui que dans un décret, et compris entre une semaine minimum et quatre mois maximum pour les médicaments en général.

Pour les “médicaments d’intérêt thérapeutique majeur”, cette fourchette passerait à deux mois minimum et quatre mois maximum, voire davantage en situation de pénurie, sur décision de l’ANSM. Le texte devra désormais passer au Sénat.

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Avant cela, leur collègue Christine Pires Beaune avait fait adopter en première lecture et à l’unanimité sa proposition de suppression de certains frais bancaires incombant à un héritier, notamment lorsque la personne décédée est mineure ou quand les sommes concernées sont inférieures à 5.000 euros.

Et la députée Claudia Rouaux avait mis un point final au parcours d’une autre loi consensuelle contre les violences sexuelles sur des mineurs dans les clubs sportifs. Elle prévoit de renforcer le contrôle des antécédents des éducateurs sportifs, qui deviendra annuel, et d’ajouter des obligations de signalements aux présidents de clubs.

Le député de Guadeloupe Elie Califer a en revanche connu une séance plus agitée. Il a réussi à faire adopter en première lecture un texte prévoyant que la “République française reconna(isse) sa responsabilité dans les préjudices sanitaires, moraux, écologiques et économiques” causés par l’utilisation du chlordécone, un pesticide utilisé aux Antilles jusqu’en 1993 malgré les alertes sur sa nocivité.

Salué comme “historique” à gauche, il prévoit également que la France se fixe pour objectif “la dépollution des terres” et “l’indemnisation de toutes les victimes”.

Le texte n’a pas rencontré d’opposition frontale, – un seul député a voté contre puis fait savoir qu’il voulait s’abstenir -, mais beaucoup d’abstentions (100 votes pour, 80 abstentions, principalement dans la majorité présidentielle).

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Le camp présidentiel avait un temps proposé de faire seulement reconnaître une “part de responsabilité” de l’Etat, la députée Renaissance Charlotte Parmentier-Lecocq soulignant que “d’autres responsabilités ont été à l’œuvre”, dont celles de propriétaires d’exploitation ou d’élus locaux de l’époque.

Compromis sur EDF

Le matin, c’est Philippe Brun qui avait fait adopter une nouvelle fois son texte sur EDF, qui a sensiblement évolué au cours des allers-retours avec le Sénat.

Il prévoit de sanctuariser dans la loi la détention d’EDF par l’Etat à 100%, mais aussi et surtout d’étendre au 1er février 2025 des Tarifs réglementés de vente d’électricité (TRVE) aux TPE et aux petites communes, mesure qui pourrait rendre éligibles près de “10.000 communes” et “un million de TPE”, selon le ministre de l’Industrie Roland Lescure.

“Nous remportons une bataille mais nous n’avons pas remporté la guerre”, a insisté la députée LFI Alma Dufour, regrettant des reculs au Sénat sur ces tarifs réglementés que la gauche voulait élargir aux PME et à davantage de collectivités.

Presque devenu un symbole d’opposition après avoir été adopté quatre fois contre l’avis du gouvernement lors de la navette parlementaire, le texte a reçu pour la première fois le soutien unanime de l’exécutif et de l’Assemblée, camp présidentiel compris.

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Derrière ce beau tableau, un bras de fer entre Bercy et les députés. Ces derniers ont notamment accepté de renoncer à une obligation pour EDF de mettre en place une part d’actionnariat salarié: un amendement gouvernemental est venu transformer l’obligation en possibilité.

En échange, l’exécutif a inscrit le texte à l’agenda du Sénat le 3 avril, en vue d’une adoption définitive.

Mais selon plusieurs députés de gauche, l’exécutif avait aussi fait planer la menace d’une saisine du Conseil constitutionnel, alors que la majorité a souligné à plusieurs reprises ces derniers mois que l’article sur les tarifs réglementés pourrait être censuré comme cavalier législatif.

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Agriculteurs: action de la Coordination rurale autour de l’Arc de Triomphe à Paris  | TV5MONDE

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La Coordination rurale a mené vendredi matin une action surprise et dans le calme autour de l’Arc de Triomphe, bloquant le haut des Champs-Elysées avec des bottes de paille et des tracteurs.

Axel Masson, éleveur dans le Loir-et-Cher, a expliqué à l’AFP qu’ils étaient une centaine rassemblés dès 04H00 vendredi matin “dans le calme et dans le respect”.

Une source policière a confirmé que les agriculteurs sont arrivés en véhicules légers et pick-ups vers 04H et que des ballots de paille transportés par des petits utilitaires ont été déposés sur la chaussée. Huit tracteurs sont arrivés vers 06H00.

Treize interpellations ont eu lieu, selon cette même source. Parmi elles, Patrick Legras, l’une des figures de la Coordination rurale, confirme le syndicat.

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Vers 08H00, des voitures de police étaient toujours disposées au pied de l’Arc de Triomphe. Le calme régnait sur la place, et les services de la mairie de Paris commençaient à nettoyer les lieux. La circulation sur le haut de la célèbre avenue était toujours bloquée.

Il restait une cinquantaine de syndicalistes, entourés par la police. Une petite dizaine de tracteurs de la Coordination rurale, avec un drapeau français, étaient rangés à l’angle de l’avenue Marceau, selon le journaliste de l’AFP.

Le syndicat avait annoncé sur X être mobilisé “pour sauver” l’agriculture française”, avant le dernier week-end du Salon de l’agriculture. “La Coordination rurale prend symboliquement et pacifiquement l’Etoile”, a-t-il également écrit.

La Coordination rurale demande “des actes rapidement pour sauver nos 45% d’exploitations en détresse financière”.

“On est monté ce matin pour déposer une gerbe à l’Arc de Triomphe pour rendre hommage à tous les agriculteurs qui se suicident”, a précisé M. Masson. “On n’est toujours pas entendu par l’Etat”, a-t-il ajouté.

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Vincent Carré, qui cultive du blé dans la région de Chartres, est parti de chez lui à 01H00 du matin: “On n’a rien dit à personne. On est venu ce matin pour marquer le coup (…) à cause de la politique agricole française et européenne”.

“Pas de résultat”

Christian Convers, secrétaire général de la Coordination rurale, joint par l’AFP, explique que “les agriculteurs ont fait ce détour pour aller sur la tombe du soldat inconnu”. Mais “ils n’ont pas eu le temps d’aller bien plus loin puisque les forces de police se sont tout de suite interposées et la discussion a tourné court”.

Cette action a lieu à un endroit hautement symbolique, qui a été le théâtre de violences lors de la crise des “Gilets jaunes” en 2018.

Elle est menée à la veille du week-end de clôture du Salon de l’Agriculture dont l’ouverture samedi dernier par Emmanuel Macron avait été très chahutée.

La Coordination rurale, 2e syndicat agricole français, est connue pour être un porte-voix véhément de la colère paysanne.

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Née en 1991 d’une scission avec le syndicat majoritaire FNSEA, la Coordination rurale est pourfendeuse des accords de libre-échange et habituée aux actions musclées.

Samedi, lors de l’inauguration de la “plus grande ferme de France”, le président de la République Emmanuel Macron pointait ceux qui avaient chahuté sa visite, dont nombre d’entre eux étaient coiffés du bonnet jaune caractéristique du syndicat.

Face à la colère agricole, vive depuis plusieurs semaines, l’exécutif s’efforce de répondre aux agriculteurs qui manifestent pour obtenir un meilleur revenu et moins de contraintes administratives et environnementales, au prix de concessions sur les pesticides, notamment.

Emmanuel Macron s’est notamment prononcé pour des prix plancher afin de garantir de meilleurs revenus, mais cette idée est loin de faire l’unanimité dans le monde agricole.

De leur côté, les banques ont promis des gestes afin de desserrer l’étau financier pour les exploitations les plus fragiles.

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“Pour l’instant il n’y a pas de résultat pour l’avenir. Le salon s’est assez bien passé, mais si ça continue comme ca, la colère ne va pas s’arrêter”, prévient M. Convers.

jbo-liu-sc-cdu/bow

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Agriculteurs: la Coordination rurale mène une action autour de l’Arc de Triomphe à Paris  | TV5MONDE

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La Coordination rurale mène une action vendredi matin autour de l’Arc de Triomphe, bloquant le haut des Champs-Elysées avec des bottes de paille et des tracteurs, a constaté un journaliste de l’AFP.

Axel Masson, éleveur dans le Loir-et-Cher, a expliqué à l’AFP qu’ils étaient une centaine rassemblés dès 04H00 vendredi matin “dans le calme et dans le respect”.

Peu après 07H00, des voitures de police étaient disposées au pied de l’Arc de Triomphe, la circulation sur le haut de la célèbre avenue étant toujours bloquée.

Il reste une cinquantaine de syndicalistes, entourés par la police. Une petite dizaine de tracteurs de la Coordination rurale, avec un drapeau français, étaient rangés à l’angle de l’avenue Marceau, selon le journaliste de l’AFP.

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Le syndicat avait annoncé sur X être mobilisé “pour sauver notre agriculture française”, avant le dernier week-end du Salon de l’agriculture. “La Coordination rurale prend symboliquement et pacifiquement l’Etoile”, écrit le syndicat sur le réseau social.

Le syndicat demande “des actes rapidement pour sauver nos 45% d’exploitations en détresse financière”.

“On est monté ce matin pour déposer une gerbe à l’Arc de Triomphe pour rendre hommage à tous les agriculteurs qui se suicident”, a précisé M. Masson.

“On n’est toujours pas entendu par l’Etat. A 06h on devait s’en aller dans le calme. On devait ramasser et laisser l’endroit propre”, mais la police les a empêché de partir, selon lui.

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EDF, chlordécone, frais bancaires : les socialistes font passer leurs textes à l’Assemblée | TV5MONDE

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Après des succès sur EDF et la lutte contre les violences sexuelles dans le sport, les députés socialistes ont fait adopter jeudi soir un texte attendu sur la responsabilité de l’Etat dans le scandale sanitaire du chlordécone aux Antilles.

Porté par le député de Guadeloupe Elie Califer, le texte, qui devra aller au Sénat, prévoit que la “République française reconna(isse) sa responsabilité dans les préjudices sanitaires, moraux, écologiques et économiques” causés par l’utilisation de ce pesticide en Martinique et en Guadeloupe.

Le camp présidentiel avait un temps proposé de faire seulement reconnaître une “part de responsabilité” de l’Etat, la députée Renaissance Charlotte Parmentier-Lecocq soulignant que “d’autres responsabilités ont été à l’œuvre”, dont celles de propriétaires d’exploitation ou d’élus locaux de l’époque.

Le texte a été adopté à l’unanimité mais les groupes de la majorité présidentielle se sont abstenus (un député MoDem a voté contre puis fait savoir aux services de l’Assemblée qu’il voulait s’abstenir).

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La proposition a évolué en séance, parfois contre l’avis du rapporteur. La France s’assignerait en outre “l’objectif d’établir publiquement la responsabilité des décideurs politiques dans ce scandale d’Etat”. “Il ne faut pas vouloir partir dans tous les sens”, a ainsi regretté le ministre délégué à la Santé, Frédéric Valletoux.

“Bravo Elie Califer pour cette première étape ! Au gouvernement de prendre ses responsabilités”, a réagi sur X le premier secrétaire du PS Olivier Faure. La députée écologiste Sandrine Rousseau, qui a fait adopter un amendement pour créer une “taxe additionnelle de 15% sur les bénéfices” des grandes entreprises de produits phytosanitaires, a salué un vote “historique”.

Dans la foulée la députée Christine Pires Beaune a fait adopter à l’unanimité un texte beaucoup plus consensuel. Il prévoit notamment la suppression des frais de clôture de comptes incombant à un héritier, lorsque la personne décédée est mineure ou quand les sommes concernées sont inférieures à 5.000 euros.

Là encore le texte devra être examiné au Sénat.

Les socialistes ont en revanche fait adopter définitivement une autre loi pour mieux prévenir les violences sexuelles envers les mineurs dans les clubs sportifs. Elle prévoit de renforcer le contrôle des antécédents des éducateurs sportifs, qui deviendra annuel, et d’ajouter des obligations de signalements aux présidents de clubs.

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Stocks de médicaments

Tôt jeudi matin, le député Philippe Brun a fait adopter une nouvelle fois un texte sur EDF, qui a sensiblement évolué au cours des allers-retours avec le Sénat. Il prévoit de sanctuariser dans la loi la détention d’EDF par l’État à 100%, déjà effective, avec l’ambition de prévenir un hypothétique démembrement à l’avenir.

Il entend aussi et surtout étendre au 1er février 2025 des Tarifs réglementés de vente d’électricité (TRVE) aux TPE, artisans ou encore aux petits agriculteurs, mesure qui pourrait rendre éligibles près de “10.000 communes” et “un million de TPE”.

La proposition de loi avait jusqu’ici toujours été adoptée contre l’avis du gouvernement et du camp présidentiel, et aurait probablement pu encore passer de cette manière jeudi, mais elle a cette fois été validée à l’unanimité, avec le soutien de l’exécutif. Une entente qui ne s’est pas faite sans moyens de pression ni concessions.

Les deux rapporteurs ont accepté de renoncer à une obligation pour EDF de mettre en place une part d’actionnariat salarié: un amendement du gouvernement est venu transformer l’obligation en possibilité. Une détention à 100% d’Enedis par EDF a également été sacrifiée pour obtenir cet accord.

En échange, le gouvernement qui avait toujours combattu cette proposition de loi s’est engagé publiquement à l’inscrire au Sénat le 3 avril, en vue d’une adoption définitive.

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Mais selon plusieurs députés de gauche, l’exécutif avait aussi fait planer la menace d’une saisine du Conseil constitutionnel, alors que la majorité a souligné à plusieurs reprises ces derniers mois que l’article sur les tarifs réglementés pourrait être censuré comme cavalier législatif.

Dans la soirée, la députée Valérie Rabault doit défendre sa proposition de “garantir la disponibilité des médicaments” en contraignant, sous peine de sanctions renforcées, les laboratoires à constituer un stock de sécurité minimal.

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Rencontre ton âme sœur ici

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