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Retraites: Braun-Pivet va faire barrage à la mesure d’abrogation des 64 ans | TV5MONDE

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Au lendemain d’une mobilisation en nette baisse dans la rue, la contestation contre la réforme des retraites se dirige vers son épilogue au Parlement: la présidente de l’Assemblée nationale a annoncé mercredi qu’elle allait faire barrage à l’examen de la mesure d’abrogation des 64 ans, programmé jeudi dans l’hémicycle.

“Sur ces amendements de rétablissement de l’article 1 [qui prévoit de repasser à 62 ans], je suis très claire: ils seront déclarés irrecevables par moi-même dans la journée”, a déclaré Yaël Braun-Pivet.

“J’applique la règle, rien que la règle”, a-t-elle ajouté, en allusion à l’article 40 de la Constitution qui proscrit toute proposition parlementaire créant une charge pour les finances publiques.

Le reste de la proposition de loi, portée par le groupe indépendant Liot et soutenue par la plupart des oppositions, pourra quand même être examiné jeudi. Mais, donc, sans vote possible sur sa mesure-phare qui visait à abroger le recul de l’âge légal de départ de 62 à 64 ans.

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Le texte des députés Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (Liot) a entretenu la flamme des opposants à la réforme promulguée mi-avril, même si la participation, mardi, à la 14e journée de mobilisation a été la plus faible enregistrée en cinq mois de manifestations.

“Peur de perdre”

Article 49.3, article 40…: depuis le début des débats à l’Assemblée en février, il n’y aura jamais eu de vote dans l’hémicycle sur la mesure très contestée du report à 64 ans.

Les oppositions ont vivement protesté contre la décision de Mme Braun-Pivet.

Il s’agit, “sous la pression de l’exécutif”, d’”une attaque inédite contre les droits du Parlement”, a dénoncé Liot.

A gauche, La France insoumise a crié au scandale. Pour Manuel Bompard, “ils ont peur de perdre donc ils veulent empêcher les députés de voter”. “Contre les Français, ils sont prêts à tout”, a abondé François Ruffin.

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“Il y a une chose qu’il ne faut pas faire dans la vie, c’est changer les règles du jeu au moment où vous êtes en train de perdre la partie”, a ironisé la patronne des écologistes Marine Tondelier, tandis que le responsable socialiste Olivier Faure annonçait quitter les discussions sur la réforme des institutions. “Je ne vais pas continuer à faire le guignol avec des gens qui me prennent pour un con”.

A l’extrême droite également, les réactions sont indignées. “Il n’y a jamais eu de vote, le pouvoir l’a toujours empêché, c’est scandaleux”, a déclaré le député Sébastien Chenu.

L’annonce de la titulaire du “perchoir” n’est pas une surprise. Elle avait plusieurs fois qualifiée d’”inconstitutionnelle” l’abrogation des 64 ans, Élisabeth Borne taxant cette proposition de “démagogique”.

Cette mesure avait été retoquée la semaine dernière en commission, au terme d’un vote serré (38 voix contre 34), mais les oppositions comptaient pouvoir rejouer ce match jeudi dans l’hémicycle, en déposant des “amendements de rétablissement”.

C’est à ces derniers que va faire obstacle Yaël Braun-Pivet, comme l’y autorise le règlement de l’institution.

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L’abrogation des 64 ans aurait un coût de “plus de 15 milliards d’euros au bas mot”, a martelé ces derniers jours le camp présidentiel. Où de nombreuses voix ont reproché en coulisses à Mme Braun-Pivet, issue du groupe macroniste Renaissance, de ne pas avoir invoqué plus tôt l’”irrecevabilité financière” pour siffler la fin de la partie.

Motion de censure

Même adoptée par l’Assemblée nationale, la proposition de loi n’aurait eu que de faibles chances d’aboutir au plan législatif, n’ont cessé de faire valoir les macronistes. Tout en s’inquiétant du signal politique d’un éventuel vote perdu.

Mais déjà résignés quant à l’impossibilité de voter sur les 64 ans jeudi, le groupe Liot et la gauche ont échafaudé des plans de repli.

Ils ont déposé une série d’amendements alternatifs, espérant la tenue d’un scrutin symbolique autour des mesures d’âge, sans s’exposer au couperet de l’article 40. Certains proposent, par exemple, d’établir “un objectif d’abrogation” des 64 ans à l’horizon 2024.

Mme Braun-Pivet a annoncé mercredi qu’elle examinerait ces “plus de 300 amendements”. “Il y aura évidemment d’autres irrecevabilités qui seront prononcées”.

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Le dépôt d’une nouvelle motion de censure contre le gouvernement a en outre été annoncé par la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot. “Il est inacceptable que l’on puisse faire un tel coup de force sans qu’il y ait une réaction derrière”, a-t-elle justifié.

Le RN pourrait voter cette motion. Les partenaires de la LFI au sein de la Nupes ne se sont pas encore prononcés.

cds-parl/lum/sde/bow

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Assistants d’eurodéputés du FN: Marine Le Pen menacée d’un retentissant procès | TV5MONDE

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Marine Le Pen, son parti et sa direction des années 2010 bientôt jugés pour détournement de fonds publics ? Le parquet de Paris a requis un procès pour le Rassemblement national et 27 personnes, suspectées d’avoir pris l’argent de l’UE entre 2004 et 2016 pour rémunérer des assistants travaillant en réalité pour le parti.

“Nous contestons cette vision qui nous paraît erronée du travail des députés d’opposition et de leurs assistants qui est avant tout politique”, a rapidement réagi l’entourage de Marine Le Pen, sollicité par l’AFP.

La liste des personnes visées par le ministère public – 11 personnes ayant été élues eurodéputés sur des listes Front national (rebaptisé RN depuis), 12 autres ayant été leurs assistants parlementaires, mais aussi quatre collaborateurs du parti d’extrême droite – rassemble la grande majorité des figures du parti du milieu des années 2010.

Sont ainsi menacés d’un procès les deux dirigeants historiques du parti à la flamme, Jean-Marie Le Pen, qui l’a cofondé en 1972, et Marine Le Pen, qui en a assumé la présidence entre 2011 et 2022.

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Mais aussi le maire de Perpignan Louis Aliot, l’ex-numéro 2 du parti Bruno Gollnisch, son ex-patron de l’administration Nicolas Bay passé depuis chez Eric Zemmour, l’ex-trésorier Wallerand de Saint-Just, le député et porte-parole du RN Julien Odoul, l’ex-imprimeur du parti Fernand Le Rachinel…

Une seule exception notable: Florian Philippot, numéro deux du parti pendant quelques années, est lui mis hors de cause.

“Chez nos adversaires, tous leurs assistants exerçaient des fonctions dans le cadre de leur parti”, a relativisé M. Gollnisch auprès de l’AFP.

Le Modem et son fondateur François Bayrou seront jugés pour des faits comparables entre octobre et novembre.

Pour M. de Saint-Just, dans le cas du FN, “tout le monde plaidera la relaxe et on l’obtiendra pour des questions de principe : le judiciaire ne peut s’immiscer dans le travail du législatif”.

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La décision sur la tenue effective d’un procès revient désormais aux juges d’instruction.

Le parquet de Paris a souligné vendredi la taille importante de la procédure, vieille de huit ans, mais aussi les “très nombreux recours” formés qui l’ont retardée.

Le ministère public a aussi insisté sur l’importance des peines encourues, dix ans d’emprisonnement, une forte amende mais aussi une peine complémentaire d’inéligibilité qui peut atteindre jusqu’à dix ans.

Soit une menace majeure pour Marine Le Pen, qui s’est présentée lundi comme la “candidate naturelle” de son camp pour la présidentielle 2027.

L’enquête a débuté en mars 2015, après un signalement du Parlement européen. Les investigations ont ensuite été confiées fin 2016 à deux juges d’instruction financiers parisiens.

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“Système centralisé”

Après plusieurs refus de se présenter devant les juges, Marine Le Pen a été mise en examen en juin 2017 pour “abus de confiance” et “complicité”, des poursuites requalifiées plus tard en “détournement de fonds publics”.

Dans ses 197 pages de réquisitions, le parquet de Paris évoque “un véritable système mis en place pour faire supporter, par le Parlement européen, une partie des charges de fonctionnement du FN via la prise en charge des salaires d’un nombre croissant de ses employés”.

Le ministère public avance un mobile: le parti était alors “en grande difficulté financière”.

L’ex-trésorier avait écrit cette lettre à Marine Le Pen en 2014: “Nous ne nous en sortirons que si nous faisons des économies importantes grâce au Parlement européen (…)”.

Pour la législature 2014-2019, au coeur du dossier, le parquet affirme que Marine Le Pen a “imposé aux eurodéputés FN nouvellement élus qu’ils mettent à sa disposition une partie de leur enveloppe budgétaire”, 21.000 euros mensuels, “pour la rémunération de collaborateurs afin de soulager les finances du FN.”

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Le Parlement européen, partie civile, avait évalué en 2018 son préjudice à 6,8 millions d’euros pour les années 2009 à 2017.

Il “partage totalement” la “position du procureur”, a réagi auprès de l’AFP l’un de ses avocats, Me Patrick Maisonneuve.

Le Parlement européen a entamé des procédures de recouvrement des sommes incriminées. En juillet, Marine Le Pen a fini de rembourser 339.000 euros, tout en contestant l’analyse.

Dans un dossier distinct révélé par Mediapart en 2022, l’Office européen de lutte antifraude (Olaf) a par ailleurs accusé le FN d’utilisation indue de frais de mandats, notamment par Mme Le Pen. Le Parlement européen avait annoncé son intention de recouvrer les 600.000 euros en cause.

gd-mk-jpa-clw-pab-gbh/abb/it

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Assistants d’eurodéputés du FN: le parquet de Paris demande un procès pour le parti et 27 personnes, dont Marine Le Pen | TV5MONDE

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Le parquet de Paris a requis un procès pour le Rassemblement national et 27 personnes liées au parti, parmi lesquelles Marine Le Pen et son père, soupçonnés d’avoir participé à un système de détournement de fonds publics européens entre 2004 et 2016, a-t-il indiqué vendredi.

Le parquet demande que la principale figure du RN (ex-Front national) soit jugée par le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics et complicité.

Marine Le Pen a toujours contesté toute infraction dans ce dossier.

Dans le détail, le parquet demande un procès pour 11 personnes ayant été élues eurodéputés sur des listes Front national, 12 personnes ayant été leurs assistants parlementaires, mais aussi quatre collaborateurs du parti d’extrême droite.

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Dans cette longue liste rassemblant la grande majorité des figures du parti du milieu des années 2010 figurent le maire de Perpignan Louis Aliot, l’ex-numéro 2 du parti Bruno Gollnisch, le vice-président exécutif de Reconquête! Nicolas Bay, l’ex-trésorier Wallerand de Saint-Just ou encore le député et porte-parole du RN Julien Odoul.

Pour le Rassemblement national, pris en tant que personne morale, le parquet demande un procès pour complicité et recel de détournement de fonds publics, sur toute la période visée.

Le parquet souligne que “les peines encourues sont 10 ans d’emprisonnement, et une amende de maximum 1 million d’euros ou du double du produit de l’infraction”, et rappelle que “le législateur a rendu obligatoire la peine complémentaire de privation du droit d’éligibilité, pour une durée maximale de 5 ans, ou de 10 ans pour une personne élue ou membre du gouvernement.”

L’enquête débute en mars 2015, lorsque le Parlement européen annonce avoir saisi l’office anti-fraude de l’UE d’éventuelles irrégularités commises par le Front national (rebaptisé RN depuis) concernant des salaires versés à des assistants parlementaires.

Les investigations sont ensuite confiées fin 2016 à deux juges d’instruction financiers parisiens.

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Marine Le Pen a été mise en examen en juin 2017 pour “abus de confiance” et “complicité”, des poursuites requalifiées plus tard en “détournement de fonds publics”.

Les magistrats soupçonnent le RN d’avoir “de manière concertée et délibérée” mis en place un “système de détournement” des enveloppes (21.000 euros mensuels) allouées par l’Union européenne à chaque député pour rémunérer des assistants parlementaires.

Ces derniers auraient travaillé en réalité tout ou partie pour le RN, lui permettant ainsi des économies substantielles de salaires.

Le Parlement européen, partie civile, avait évalué en 2018 son préjudice à 6,8 millions d’euros pour les années 2009 à 2017.

gd-jpa-clw-mk/abb/sp

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Sénatoriales: stabilité en vue sur la route des européennes et de 2027 | TV5MONDE

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Calme plat sur la chambre haute ? La droite et le centre devraient maintenir leur domination à l’issue des élections sénatoriales dimanche, mais plusieurs rééquilibrages se jouent en coulisses avant les batailles annoncées des européennes et de 2027.

Plus de 79.000 grands électeurs sont appelés aux urnes dans une quarantaine de départements pour ce scrutin discret et indirect, qui peine toujours à passionner les foules.

Environ la moitié de l’hémicycle est renouvelable comme tous les trois ans, avec 170 des 348 sièges en jeu dans de nombreux territoires, des Landes au Pas-de-Calais en passant par Paris, l’Île-de-France, la Nouvelle-Calédonie ou Mayotte.

Dans les départements où sont élus un ou deux sénateurs, l’élection a lieu au scrutin majoritaire à deux tours (un tour le matin, l’autre l’après-midi); et dans les autres départements, elle a lieu au scrutin proportionnel de liste à un tour.

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Dans son fief des Yvelines, le président du Sénat Gérard Larcher (Les Républicains) n’a pas de souci à se faire sur son élection pour un sixième mandat de sénateur, ni d’ailleurs sur sa future confirmation à la présidence lors d’un vote le 2 octobre, lui aussi sans suspense.

Car malgré les divergences du groupe LR à l’Assemblée nationale, la droite sénatoriale avance plutôt unie dans le sillage de son patriarche: avec 145 membres contre 64 pour le deuxième groupe du Sénat – le groupe socialiste -, Les Républicains ont de quoi voir venir, surtout si leur alliance avec l’Union centriste (57 sénateurs) d’Hervé Marseille reste aussi solide.

“L’entrisme” de Philippe

“Il y a quelques départements où nous n’avons pas pu faire l’union”, note néanmoins le chef de file LR Bruno Retailleau, citant Paris ou l’Essonne. “C’est assez marginal, mais c’est ce qui peut nous faire perdre un siège”. En contrepartie, la droite est confiante pour gagner quelques postes, notamment en outre-mer.

Le mode de scrutin, en effet, favorise la stabilité malgré sa complexité. Et le corps électoral, issu à 95% des conseils municipaux, fait de ces élections un reflet des dernières municipales, où la droite avait réalisé de bons scores dans les villes de taille moyenne.

Cela ne fait pas les affaires de la majorité présidentielle, et encore moins du parti Renaissance, qui peine à convaincre localement les grands électeurs sur le bilan du gouvernement. Déjà très minoritaire au Sénat et réparti dans plusieurs groupes, le camp d’Emmanuel Macron tentera surtout de limiter ses pertes.

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Plusieurs observateurs interrogés le voient néanmoins compenser cette situation par une percée du parti Horizons d’Edouard Philippe, qui semble distiller des candidats dans toute la France sans susciter la rancœur de Renaissance.

“Ca ne sert à rien de se battre quand tu as moins de chance d’être élu que ton pote”, résume un cadre du parti présidentiel, reconnaissant que “les places sont chères”.

“Edouard Philippe peut faire de l’entrisme, y compris chez LR. Il a tout intérêt à éparpiller ses troupes pour préparer la présidentielle”, assure pour sa part un membre de la majorité sénatoriale.

Union à gauche

Le renforcement possible de l’Union centriste, et son positionnement, sera également scruté, car ce groupe allié de la droite comporte plusieurs proches de la majorité présidentielle – dont plusieurs MoDem – qui votent parfois contre la droite.

Ces incertitudes et ces rapports de force peuvent-ils sourire à la gauche ? Alliés dans une quinzaine de territoires, les socialistes, les communistes et les écologistes veulent se renforcer, et visent la barre des 100 sénateurs à eux trois (91 actuellement).

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“100 sénateurs de gauche dimanche soir, ce sera un bon résultat”, estime Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, tout en rappelant que “l’objectif premier” sera de “rester le deuxième groupe au Sénat”.

L’accord n’inclut pas La France insoumise, mal implantée localement et absente de la chambre haute, et ne saurait présager d’un avenir en commun aux européennes de juin 2024, où chacun est déterminé à partir de son côté.

Actuellement absent de la chambre des territoires, le Rassemblement national est prêt, de son côté, à s’infiltrer dans la moindre brèche pour faire élire une petite poignée de sénateurs.

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Face aux craintes des influenceurs, Bruno Le Maire promet de clarifier la loi | TV5MONDE

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Bruno Le Maire a promis de clarifier la loi de régulation de l’influence commerciale adoptée en juin, ainsi que de mettre en place un “groupe de travail” pour répondre aux craintes de 130 créateurs de contenus réunis jeudi à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

“L’objectif de la loi n’est pas de vous +emmerder+ mais de vous accompagner et de vous protéger”, leur a lancé le ministre de l’Économie et des Finances, estimant que si elle “aboutissait à plus de complexité”, ce serait “une mauvaise loi”.

“Je propose que l’on mette en place un groupe de travail permanent” et “que nous rédigions ensemble un guide de bonnes pratiques qui donne des conseils très concrets et pratiques aux influenceurs”, a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances lors de cet événement organisé par l’Umicc, la fédération professionnelle du monde de l’influence.

Une volonté de dialogue qui rassure la présidente de l’Umicc Carine Fernandez, à l’issue de deux heures d’échanges emplis d’incompréhensions entre influenceurs et agents du ministère présents dans la salle.

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“On a tous envie ici de respecter la loi, mais il est apparu” que les services de Bercy “ne peuvent pas nous apporter pour l’instant de réponse claire sur des cas qui, pour nous, sont des cas de tous les jours”, a-t-elle déploré, notamment en ce qui concerne la manière de signaler une collaboration commerciale dans une publication.

“On a beaucoup de questions auxquelles on n’a pas forcément de réponse”, a insisté Marie Lopez alias EnjoyPhoenix, qui compte 6,3 millions d’abonnés sur Instagram.

La créatrice de contenu et membre du conseil exécutif de l’Umicc s’est dite inquiète de “faire une erreur sans le vouloir et d’être hors la loi” si, par exemple, elle promeut sa propre marque sans mentionner de collaboration commerciale.

Pour Océane Blanchet, c’est également le “flou” qui règne. Celle qui publie des critiques de livres sous le pseudonyme d’Oceadorable sur Instagram et Tiktok “reçoit 4 à 10 livres par jour” et ne sait toujours pas si elle doit déclarer des cadeaux qu’elle n’a pas demandés.

“Depuis juin, j’ai l’impression qu’on cherche à nous punir et à nous contrôler”, a-t-elle estimé, tout en reconnaissant que c’était “un milieu difficile à réguler”.

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“Il faut impérativement que l’on corrige le tir”, a répondu Bruno Le Maire, promettant une nouvelle rencontre avec les influenceurs dans six mois.

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Sénatoriales: mission quasi-impossible pour les candidats LFI | TV5MONDE

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“Les mathématiques jouent contre nous”, reconnaît, lucide, Bally Bagayoko. Le candidat de La France insoumise aux sénatoriales en Seine-Saint-Denis sait qu’ici comme dans tous les autres départements concernés par les élections de dimanche, les chances de son parti sont quasi-nulles.

Mais cela n’empêche pas l’ancien adjoint au maire de Saint-Denis, 50 ans, de faire campagne jusqu’au bout.

Mercredi soir, lors d’une réunion dans la mairie de Romainville, il présente sa liste dans une grande salle de réception bien vide pour l’occasion: seule une dizaine de militants ou sympathisants insoumis sont présents.

Il faut dire que les sénatoriales, une élection au scrutin indirect, ne passionnent pas les foules puisque seuls les grands électeurs, des élus, peuvent y voter.

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Un mode de scrutin qui pénalise La France insoumise, qui dispose de peu d’élus locaux.

Le refus d’alliance des écologistes, socialistes et communistes a sonné le glas des espoirs insoumis de décrocher un premier siège à la chambre haute du Parlement. Jean-Luc Mélenchon a lui-même été sénateur pendant 20 ans, mais y a été élu sous l’étiquette socialiste.

“Il faut du courage pour être là”, souffle un militant aux candidats assis devant lui. Un autre sympathisant explique soutenir la formation insoumise car “déçu du Parti communiste” et de “son manque de représentativité des classes populaires” en banlieue.

Bally Bagayoko, lui, dit vouloir “créer la surprise” et espère que sa liste LFI sera récompensée par une “prime à l’union”. Depuis le mois de juin, avec ses colistiers, ils se sont entretenus avec plus d’une centaine de grands électeurs de gauche.

“Chaque parti tient ses élus, mais on essaie de récupérer ceux qui sont un peu en liberté”, résume Pilar Serra, colistière de Bally Bagayoko.

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“Beaucoup de grands électeurs socialistes ou écologistes sont attristés par ce désaccord”, assure le candidat, en référence aux six listes de gauche présentes aux sénatoriales dans le 93.

“Il y a plein de grands électeurs qui s’affranchissent de tout ça dans l’isoloir”, affirme-t-il également.

“Opérations cul-de-sac”

L’élection du premier sénateur LFI aurait pu être possible en cas d’accord de la gauche dans le Puy-de-Dôme.

Mais en Seine-Saint-Denis, au regard des derniers résultats électoraux, elle aurait été particulièrement symbolique: le département le plus pauvre de l’Hexagone a voté à près de 50% pour Jean-Luc Mélenchon en 2022.

Surtout, la Nupes y a réalisé un carton plein aux dernières législatives: l’ensemble des douze députés sont de gauche, avec neuf sièges pour La France insoumise.

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Un sénateur insoumis permettrait de “corriger une imperfection” aux yeux de Bally Bagayoko: le fait que l’UDI et la droite détiennent actuellement trois des six postes de sénateurs du département.

Le candidat dit y croire encore: les grands électeurs “apprécieront moyennement que certains partis de gauche (PS et PCF, ndlr) n’appellent pas à la marche du 23 septembre quand on regarde la situation de la Seine-Saint-Denis sur les violences policières”, pronostique-t-il.

Selon ses estimations, il lui faudrait un peu plus de 200 voix pour dérocher un poste de sénateur. En ce mercredi soir, celui qui est également cadre dans le groupe RATP, pense en avoir environ 90.

En cas de défaite, “on aura marqué le championnat par notre présence, nos valeurs et le contenu qu’on porte”, philosophe-t-il, filant la métaphore sportive.

Surtout, M. Bagayoko, d’origine malienne, ne peut pas s’empêcher de noter que “les circonscriptions gagnables d’avance, on ne les propose généralement pas à nous, les gens issus de la diversité”.

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“On est quand même souvent sollicités pour être candidats sur des opérations cul-de-sac, j’en ai parfaitement conscience”, sourit-il.

Comme un symbole, le maire de Romainville, François Dechy, sympathisant EELV, est venu saluer et souhaiter bon courage aux candidats insoumis avant leur réunion. Avant de vite repartir: son vote est déjà promis à une autre liste de gauche.

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Visite de Charles III: à Versailles, un dîner fastueux pour ‘revigorer’ l’amitié franco-britannique | TV5MONDE

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Charles III et Emmanuel Macron ont porté un message “d’amitié” franco-britannique porté sur “l’avenir” lors d’un dîner fastueux au château de Versailles, temps fort de la visite du roi en France entamée mercredi par une cérémonie à l’Arc de Triomphe et un mini-bain de foule.

Cette visite de trois jours en France, la première depuis le couronnement du monarque, “est un signe d’amitié et de confiance”, perçu “comme hommage à notre passé, et comme gage d’avenir”, a affirmé le président français en ouverture du repas.

Quelques instants plus tard, Charles III s’est adressé à l’assemblée pour son traditionnel toast, jonglant entre le français, qu’il parle couramment, et l’anglais. “Il nous incombe à tous de revigorer notre amitié pour qu’elle soit à la hauteur des défis de ce 21e siècle”, a-t-il lancé à M. Macron, appelant à un “renouveau” de l’Entente cordiale, ou concorde franco-britannique, dont les 120 ans seront célébrés en avril prochain.

Comme souvent, le souverain a insisté sur les défis du changement climatique, “ce fléau”, mais aussi sur “la défense de l’Ukraine”. Le chef de l’Etat français, lui, n’a pas omis de mentionner le Brexit, assurant que “malgré” cette sortie de l’Union européenne, “nous continuerons d’écrire ensemble une part de l’avenir de notre continent, de relever les défis et de servir les causes que nous avons en commun”.

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Les deux chefs d’Etat n’ont pas oublié, non plus, de manier l’humour en évoquant tantôt le sport, tantôt des anecdotes historiques.

Menu royal

Ce message est venu prolonger l’apaisement entrevu ces derniers mois dans les relations franco-britanniques après plusieurs années houleuses quand Boris Johnson résidait à Downing Street, sur le Brexit, la pêche ou les migrants. Dans le sillage d’un sommet en mars où le président français et le Premier ministre Rishi Sunak avaient permis une “reconnexion” entre les deux capitales.

Le choix de Versailles fut aussi l’occasion d’adresser un clin d’oeil à la mère du roi, accueillie dans ce décor somptueux en 1957 et 1962. Mercredi, le président français lui a rendu hommage.

A table, il s’est installé entre Charles et Camilla – Brigitte Macron siégeant à la droite du roi -, présidant une table d’invités prestigieux, du mythique chanteur des Rolling Stones Mick Jagger à l’acteur Hugh Grant, la comédienne Charlotte Gainsbourg ou le patron du groupe de luxe LVMH Bernard Arnault.

Au menu: homard bleu, volaille de Bresse et macaron à la rose, préparés par des chefs étoilés et servis dans une porcelaine de Sèvres.

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Ce faste sera-t-il dommageable à l’image d’Emmanuel Macron, six mois après la crise des retraites dont les manifestations avaient entraîné le report de la visite royale, initialement prévue en mars ?

La descente des Champs-Elysées en voiture par le roi et le président, un peu plus tôt mercredi, s’était en tout cas effectuée dans le calme et dans une atmosphère décontractée, à l’image des quelques tapes adressées par M. Macron dans le dos de Charles III.

La reine Camilla et Brigitte Macron, elles, ont étonné en s’adressant une bise peu protocolaire par deux fois: à l’arrivée au pied de l’Arc de Triomphe avant une cérémonie de ravivage de la flamme du Soldat inconnu, puis dans la cour du château de Versailles.

A Paris, le grand public a été tenu à l’écart de la cérémonie par un important dispositif de sécurité, au grand dam d’Apolline Pilorget, venue avec sa fille de neuf ans. “On pensait pouvoir s’approcher un peu plus près”, a-t-elle déploré.

A Versailles aussi, les badauds ont accouru. “Moi, je n’étais pas du tout contre la visite mais quand on voit le menu, étant donné la conjoncture actuelle je suis un peu choquée”, a pointé Laurence Bos, 68 ans. “Ils auraient pu faire ça à l’Élysée”.

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Au Sénat jeudi

Charles III et Emmanuel Macron se sont également entretenu à l’Elysée, avant de rejoindre à pied la résidence toute proche de l’ambassadrice du Royaume-Uni pour y planter un chêne. L’occasion d’un mini-bain de foule, avec quelques “vive le roi” lancés ici et là.

Le roi, qui entend asseoir son image à l’international un an après son accession au trône, entamera jeudi la partie la plus politique de sa visite avec un discours à la tribune du Sénat, une première pour un souverain britannique.

Il mettra aussi en avant un sujet qui lui tient à cœur, l’environnement, lors d’une table ronde sur le réchauffement climatique qu’il clôturera avec le président Macron au Museum national d’histoire naturelle puis vendredi à Bordeaux, dans une région durement frappée par les incendies en 2022 et qui compte de nombreux Britanniques.

Quelque 8.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés mercredi et jusqu’à 12.000 vendredi, où la visite du roi coïncidera aussi avec celle du pape François à Marseille.

vl-phz-far-ama/jmt/gvy

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Visite de Charles III: dîner fastueux à Versailles après les Champs-Elysées | TV5MONDE

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Charles III a été accueilli mercredi soir par Emmanuel Macron pour un dîner fastueux au château de Versailles, après une cérémonie à l’Arc de Triomphe et un mini-bain de foule, au premier jour d’une visite d’Etat sous le signe de la relance de l’amitié franco-britannique.

Le monarque est arrivé peu après 20H00 dans la cour de l’antre des rois de France, accompagné de la reine Camilla. Après une séance photo sur le tapis rouge, le couple a ensuite pu rejoindre les autres invités pour une soirée érigée en temps fort d’une visite de trois jours, sa première en France en tant que roi.

Dans l’assemblée, le mythique chanteur des Rolling Stones Mick Jagger, l’acteur Hugh Grant, la comédienne Charlotte Gainsbourg, le patron du groupe de luxe LVMH Bernard Arnault ou encore l’ancien footballeur Patrick Vieira auront droit à un menu royal: homard bleu, volaille de Bresse et macaron à la rose, préparés par des chefs étoilés et servis dans une porcelaine de Sèvres.

Comme un peu plus tôt au pied de l’Arc de Triomphe, le salut entre les deux couples aux tenues de soirée assorties a été chaleureux, Brigitte Macron adressant à nouveau une bise à Camilla, un geste inimaginable avec Elizabeth II.

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Le choix de Versailles, lui, est un clin d’oeil à la mère du roi, qui fut invitée à déjeuner dans le même décor somptueux en 1957 et revint à Versailles en 1972.

Ce dîner suit un premier rendez-vous dans l’après-midi sur les Champs-Elysées, pour une cérémonie de ravivage de la flamme devant la tombe du Soldat inconnu, avant la descente de l’avenue la “plus célèbre du monde” à bord d’une DS escortée par 136 chevaux de la Garde républicaine.

Le tout, dans une atmosphère décontractée, à l’image des quelque tapes dans le dos adressées par Emmanuel Macron à Charles III.

Mini bain de foule

Le grand public a été tenu à l’écart de la cérémonie par un important dispositif de sécurité, au grand dam d’Apolline Pilorget, venue avec sa fille de neuf ans. “On pensait pouvoir s’approcher un peu plus près”, a-t-elle déploré.

Un pull de l’université Saint Andrew sur le dos, Anne-Sophie Hafner, 44 ans, attend, elle, un peu plus bas avec ses deux enfants, la tête ornée d’une couronne en plastique.

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“Nous avons tout suivi à la maison, le couronnement, l’enterrement, les mariages. C’est des choses que l’on ne vit qu’au Royaume-Uni” d’habitude, a raconté à l’AFP cette passionnée de la famille royale.

Charles III et Emmanuel Macron ont eu ensuite un entretien à l’Elysée avant de rejoindre à pied la résidence toute proche de l’ambassadrice du Royaume-Uni pour y planter un chêne. L’occasion d’un mini-bain de foule, avec quelques “vive le roi” lancés ici et là.

Ce faste sera-t-il dommageable à l’image d’Emmanuel Macron, six mois après la crise des retraites et dans un contexte de forte inflation ?

En conviant Charles III à Versailles, le président français s’inscrit en tout cas dans les pas du général de Gaulle, qui avait fait du château une véritable carte de visite diplomatique. Il envoie aussi un signal fort au Royaume-uni.

En mars, ce déplacement officiel, qui devait être le premier à l’étranger de Charles en tant que roi, avait dû être annulé à la dernière minute, au grand dam d’Emmanuel Macron, sur fond de violentes manifestations contre la réforme des retraites.

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Six mois plus tard, le calme est revenu et l’heure est de nouveau à “l’Entente cordiale”, ou concorde franco-britannique, dont les 120 ans seront célébrés en avril prochain.

Diplomatie post-Brexit

Lors d’un sommet en mars, le président français et le Premier ministre Rishi Sunak avaient permis une “reconnexion” entre les deux capitales après plusieurs années houleuses quand Boris Johnson résidait à Downing Street, sur le Brexit, la pêche ou les migrants.

Soucieux de ne rien laisser au hasard, Emmanuel Macron a aussi reçu mardi le chef de file de l’opposition britannique, Keir Starmer, favori dans les sondages pour les élections prévues d’ici début 2025.

Le roi, qui entend asseoir son image à l’international un an après son accession au trône, entamera jeudi la partie la plus politique de sa visite avec un discours à la tribune du Sénat, une première pour un souverain britannique.

Il mettra aussi en avant un sujet qui lui tient à coeur, l’environnement, lors d’une table ronde sur le réchauffement climatique qu’il clôturera avec le président Macron au Museum national d’histoire naturelle puis vendredi à Bordeaux, dans une région durement frappée par les incendies en 2022 et qui compte de nombreux Britanniques.

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Quelque 8.000 policiers et gendarmes sont mobilisés mercredi et jusqu’à 12.000 vendredi, où la visite du roi coïncidera aussi avec celle du Pape François à Marseille.

vl-phz-far-ama/jmt/ib

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Visite de Charles III: Champs-Elysées, mini-bain de foule et dîner fastueux à Versailles | TV5MONDE

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Le roi Charles III a participé mercredi après-midi à une cérémonie militaire à l’Arc de Triomphe et s’est offert un mini-bain de foule au premier jour d’une visite d’Etat, empreinte de faste, pour célébrer la relance de l’amitié franco-britannique après les turbulences du Brexit.

Après avoir atterri à l’aéroport d’Orly, le roi et son épouse, toute habillée de rose, ont rapidement rejoint, à bord d’une Bentley, Emmanuel et Brigitte Macron à l’Arc de Triomphe, où la reine a reçu une bise peu protocolaire de la Première dame.

Sous un soleil éclatant, les deux chefs d’Etat ont ensuite passé en revue les troupes, puis ravivé la flamme devant la tombe du Soldat inconnu.

Les deux chefs d’Etat ont écouté les hymnes, “God save the king” et “La Marseillaise”, interprétés par la Garde républicaine, pendant que la Patrouille de France et les Red Arrows, la patrouille acrobatique de la Royal Air Force, répandaient dans le ciel les couleurs bleu, blanc, rouge, communes aux deux pays.

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Mini bain de foule

Décontracté, le monarque britannique a serré la main des nombreux invités politiques, lycéens et anciens combattants avant de redescendre avec le président français l’avenue la “plus célèbre du monde” à bord d’une DS escortée par 136 chevaux de la Garde républicaine.

Le grand public a été tenu à l’écart de la cérémonie par un important dispositif de sécurité, au grand dam d’Apolline Pilorget, venue avec sa fille de neuf ans. “On pensait pouvoir s’approcher un peu plus près”, a-t-elle déploré.

Un pull de l’université Saint Andrew sur le dos, Anne-Sophie Hafner, 44 ans, attend, elle, un peu plus bas avec ses deux enfants, la tête ornée d’une couronne en plastique.

“Nous avons tout suivi à la maison, le couronnement, l’enterrement, les mariages. C’est des choses que l’on ne vit qu’au Royaume-Uni” d’habitude, a raconté à l’AFP cette passionnée de la famille royale.

Charles III et Emmanuel Macron ont eu ensuite un entretien à l’Elysée avant de rejoindre à pied la résidence toute proche de l’ambassadrice du Royaume-Uni pour y planter un chêne. L’occasion d’un mini-bain de foule, avec quelques “vive le roi” lancés ici et là.

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Mick Jagger et homard bleu

Le temps fort de la soirée sera le dîner d’Etat à Versailles, un clin d’oeil à la mère du roi, Elizabeth II, qui fut invitée à déjeuner dans le même décor somptueux en 1957 et revint à Versailles en 1972.

La République va mettre les petits plats dans les grands: homard bleu, volaille de Bresse et macaron à la rose, préparés par des chefs étoilés, seront servis à la table du roi, dans une porcelaine de Sèvres.

Parmi les invités, les acteurs Hugh Grant, Charlotte Gainsbourg et Emma Mackey, l’écrivain Ken Follett, le mythique Mick Jagger et l’ex-entraîneur de l’Arsenal FC Arsène Wenger.

Ce faste sera-t-il dommageable à l’image d’Emmanuel Macron, six mois après la crise des retraites et dans un contexte de forte inflation ?

En conviant Charles III à Versailles, le président français s’inscrit en tout cas dans les pas du général de Gaulle, qui avait fait du château une véritable carte de visite diplomatique. Il envoie aussi un signal fort au Royaume-uni.

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En mars, ce déplacement officiel, qui devait être le premier à l’étranger de Charles en tant que roi, avait dû être annulé à la dernière minute, au grand dam d’Emmanuel Macron, sur fond de violentes manifestations contre la réforme des retraites.

Six mois plus tard, le calme est revenu et l’heure est de nouveau à “l’Entente cordiale”, ou concorde franco-britannique, dont les 120 ans seront célébrés en avril prochain.

Diplomatie post-Brexit

Lors d’un sommet en mars, le président français et le Premier ministre Rishi Sunak avaient permis une “reconnexion” entre les deux capitales après plusieurs années houleuses quand Boris Johnson résidait à Downing Street, sur le Brexit, la pêche ou les migrants.

Soucieux de ne rien laisser au hasard, Emmanuel Macron a aussi reçu mardi le chef de file de l’opposition britannique, Keir Starmer, favori dans les sondages pour les élections prévues d’ici début 2025.

Le roi, qui entend asseoir son image à l’international un an après son accession au trône, entamera jeudi la partie la plus politique de sa visite avec un discours à la tribune du Sénat, une première pour un souverain britannique.

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Il mettra aussi en avant un sujet qui lui tient à coeur, l’environnement, lors d’une table ronde sur le réchauffement climatique qu’il clôturera avec le président Macron au Museum national d’histoire naturelle puis vendredi à Bordeaux, dans une région durement frappée par les incendies en 2022 et qui compte de nombreux Britanniques.

8.000 policiers et gendarmes sont mobilisés mercredi et jusqu’à 12.000 vendredi, où la visite du roi coïncidera aussi avec celle du Pape François à Marseille.

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Le Pen fait le pari d’installer l’idée d’un ‘ticket’ avec Bardella pour 2027 | TV5MONDE

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Elle à l’Elysée, lui à Matignon, pour un duo “complémentaire”: en laissant entendre que Jordan Bardella deviendrait son Premier ministre en cas de succès présidentiel en 2027, Marine Le Pen légitime autant sa future candidature qu’elle annihile quelque velléité de son poulain.

Certes, rien n’est officiel. Mais en affirmant que “oui, Jordan Bardella fera un très bon Premier ministre” devant les caméras de France 5, la triple candidate malheureuse à la présidentielle a fait un pas de plus, ce week-end, vers l’adoubement de celui qui lui a succédé à la tête du Rassemblement national l’année dernière.

Car, a-t-elle pris le soin de souligner lundi soir au 20H de TF1, elle est “la candidate naturelle de (son) camp”, à la future élection suprême.

“C’est peut-être un effet d’annonce pour essayer de consolider la normalisation, la respectabilité et la légitimité de sa candidature: le message, c’est qu’on a une équipe prête au combat”, décrypte l’historien et politologue Jean Garrigues.

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Or, Marine Le Pen a longtemps considéré que c’était ce manque de troupes identifiées par l’opinion qui lui avait porté préjudice dans ses aventures élyséennes, l’élection en 2022 de 88 députés devant y remédier.

Si le but n’a pas été pleinement atteint avec ces parlementaires, dont l’immense majorité peine toujours à attirer la lumière, le sacre de Jordan Bardella, propulsé dès 2019 tête de liste aux Européennes – il n’avait que 23 ans – puis encouragé à prendre la tête du parti en 2022, est considéré comme un succès.

Nommer, ou presque, Jordan Bardella à Matignon “est peut-être aussi une manière d’évacuer sa candidature à la présidentielle en le cantonnant +officiellement+ à un rôle de Premier ministre”, note Jean Garrigues.

Celui qui doit à nouveau conduire la liste RN aux prochaines Européennes jouit en effet d’une popularité crescendo au sein du parti à la flamme. De quoi se donner des idées? “Jordan a moins d’expérience que Marine Le Pen, il n’en a pas l’épaisseur. Il sera très jeune en 2027”, faisait valoir il y a encore quelques semaines un ponte du RN pour mieux écarter toute hypothèse de candidature à la prochaine présidentielle.

Au risque que l’argument se retourne: M. Bardella, encore présenté par ses amis politiques il y a six mois comme “au début de sa carrière”, “se construisant une expérience jour après jour”, “sympa mais qui n’a pas encore créé le lien avec les Français”, pourrait-il avoir les épaules pour diriger le gouvernement?

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“Il reste quatre ans…”, tente de relativiser un cacique RN.

Dauphins qui s’échouent

Lever le mystère sur l’identité de son futur Premier ministre procède en outre d’une innovation, jamais véritablement usitée sous la Ve République.

“On ne le fait pas, parce que jusqu’au dernier moment, il peut y avoir des paramètres politiques ou des affaires qui éclatent et qui pourraient mettre en péril cette candidature”, rappelle M. Garrigues.

Marine Le Pen prend-elle un véritable risque pour autant? Une victoire présidentielle suppose un élargissement de sa base, s’est convaincue la finaliste malheureuse de 2022 (41,45% au deuxième tour). Or, “Jordan Bardella n’est pas sa copie conforme et fait partie des quatre responsables politiques auxquels les Français accordent le plus leur confiance”, met en avant Jean-Daniel Lévy, directeur délégué d’Harris Interactive.

Mieux: celui qui contrebalance l’image d’héritière de Marine Le Pen – élevée dans un manoir de l’ouest parisien – par le récit d’une enfance vécue en Seine-Saint-Denis, permet d’”encore mieux se positionner qu’elle au sein de la jeunesse”, constate le sondeur.

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Il marque au passage une rupture dans l’histoire de l’ex-Front national, où “le sort des dauphins” fut longtemps “de s’échouer”, selon le mot de Jean-Marie Le Pen cruellement éprouvé par Bruno Mégret, Carl Lang ou Bruno Gollnisch, avant Florian Philippot ou Marion Maréchal.

La préemption du poste de Premier ministre pose tout de même le risque “de se couper potentiellement d’alliances ou de ralliements à l’issue du premier tour de la présidentielle”, observe M. Lévy. Un proche de Mme Le Pen tempère: “Elle n’est liée par rien.”

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La France ‘n’accueillera pas de migrants qui viennent de Lampedusa’, selon Darmanin | TV5MONDE

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La France “n’accueillera pas de migrants” venus de l’île italienne de Lampedusa, sujette depuis plusieurs jours à un afflux migratoire important, a déclaré mardi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, affichant la “fermeté” du gouvernement en la matière.

“La France veut une position de fermeté”, a martelé le ministre, invité sur le plateau de TF1. Le cas des demandeurs d’asile, par exemple pour des raisons politiques, est bien sûr différent, a concédé M. Darmanin, qui a cependant minimisé leur présence parmi les migrants débarqués à Lampedusa.

“Ce n’est pas en accueillant plus de personnes que l’on va tarir un flux qui évidemment touche nos capacités d’intégration”, a-t-il poursuivi.

“En revanche, nous avons dit à nos amis italiens que nous étions prêts à les aider pour reconduire des personnes dans les pays avec qui nous avons de bonnes relations diplomatiques”, a ajouté M. Darmanin, citant la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

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Le ministre s’exprimait au lendemain d’une visite à Rome à son homologue transalpin, alors que l’Italie fait face à une accélération importante de l’arrivée de migrants sur l’île de Lampedusa, située entre la Tunisie et la Sicile.

Entre lundi et mercredi derniers, environ 8.500 personnes, soit plus que l’ensemble de la population de Lampedusa, sont arrivées à bord de 199 bateaux, selon l’agence des Nations unies pour les migrations.

Cette situation a mis les capacités d’accueil de l’île sous forte tension, généré une onde de choc politique en Italie et relancé l’épineuse question de la solidarité européenne en matière d’accueil et de répartition des demandeurs d’asile, pour soutenir les pays en première ligne de ces arrivées.

Au sujet des demandeurs d’asile, M. Darmanin a admis qu’il fallait “distinguer” leur situation de celle de la majorité des migrants, tout en renvoyant cette responsabilité aux autorités italiennes.

“Si les personnes sont éligibles à l’asile, (si) elles sont persécutées sexuellement, politiquement, religieusement, évidemment c’est le devoir de la France comme d’autres pays européens de les accueillir”, a-t-il reconnu.

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Mais il a minimisé la présence de demandeurs d’asile parmi les migrants de Lampedusa, affirmant que la majorité de ces derniers ne fuyaient pas des persécutions.

“Ce ne sont pas des Afghans, ce ne sont pas des Syriens”, a-t-il insisté.

Le ministre a par ailleurs annoncé qu’il avait décidé de “renforcer” les contrôles à la frontière franco-italienne: les effectifs de police et de gendarmerie dédiés à cette tâche passeront de 500 à 700, a-t-il précisé.

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Rencontre ton âme sœur ici

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