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Santé

Vaccin Covid-19 : rappel pour qui ? quels vaccins disponibles ? vaccination enfants ?

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La vaccination est l’un des piliers de lutte contre la pandémie due au coronavirus. Depuis le début de la campagne de vaccination en France en décembre 2020 (chiffres au 27 avril 2023) :

  • 54,7 millions de personnes ont reçu au moins une injection,
  • 60,5 % de la population a reçu une primo-vaccination complète et une dose de rappel ;
  • 19,4 % de la population n’est pas du tout vaccinée ; 
  • 24,6 % des 60 ans et plus ont reçu un vaccin adapté au variant Omicron.

Une nouvelle campagne de rappel de vaccination à partir du 27 avril

« Le virus du Covid-19 est toujours présent et il faut rester vigilant face à sa circulation », indique le ministère de la Santé et de la Prévention dans un communiqué annonçant la nouvelle campagne de vaccination. Organisée du 27 avril au 16 juin 2023, elle cible les personnes les plus à risque :

  • les personnes âgées de 80 ans et plus ;
  • les personnes immunodéprimées ;
  • les résidents des EHPAD ;
  • les personnes à très haut risque de forme grave, en fonction de leur situation médicale individuelle.

Le ministère de la Santé recommande « de réaliser cette vaccination avec les vaccins bivalents Moderna (pour les plus de 30 ans) et Pfizer », la nouvelle génération des vaccins de Pfizer-BioNTech (Cominarty) et de Moderna (Spikevax) efficaces contre le variant Omicron. L’injection doit être réalisée 6 mois après le dernier vaccin ou la dernière infection à la Covid-19.

Ce rappel est nécessaire car, comme le rappelle le ministère de la Santé, « au fil du temps, l’immunité procurée par les vaccins diminue légèrement tant que l’organisme n’est pas stimulé par la rencontre avec le virus. Elle diminue plus rapidement pour les personnes dont le système immunitaire est fragile, comme les personnes âgées. »

Même si le rappel de vaccination est particulièrement recommandé pour ces personnes fragiles, la campagne est ouverte à tous.

Deux nouveaux vaccins autorisés pour la campagne de rappel

La Haute autorité de santé a autorisé l’intégration de deux nouveaux vaccins dans la stratégie vaccinale. Selon le communiqué de la HAS du 8 décembre 2022, « la Haute Autorité de santé rend un avis favorable à l’utilisation en rappel du nouveau vaccin VidPrevtyn® Beta de Sanofi/GSK et du vaccin Nuvaxovid® de Novavax chez les adultes. » Ils seront disponibles « en seconde intention » pour les « personnes réticentes aux vaccins à ARNm et à celles qui présentent une contre-indication » aux vaccins bivalents.

L’OMS met à jour ses recommandations de vaccination contre la Covid-19

Dans un communiqué de presse publié le 28 mars 2023, l’Organisation mondiale de la Santé a mis à jour ses recommandations concernant la vaccination contre la Covid-19.

L’OMS met un point d’honneur à continuer de prioriser les personnes fragiles. « La feuille de route révisée souligne à nouveau l’importance de vacciner les personnes encore à risque de maladie grave, principalement les personnes âgées et celles souffrant de pathologies sous-jacentes, y compris avec des rappels supplémentaires », a déclaré la Dre Hanna Nohynek, présidente du SAGE, le comité d’experts sur la vaccination de l’OMS.

L’Organisation mondiale de la Santé a établi 3 niveaux de priorité, pour lesquelles les recommandations de vaccination diffèrent :

  • pour les personnes âgées, les adultes présentant des comorbidités, les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes et les soignants : un rappel de vaccination est recommandé 6 ou 12 mois après la dernière dose ;
  • pour les adultes en bonne santé sans comorbidités et les enfants et adolescents présentant des comorbidités : l’OMS ne « recommande pas systématiquement » de rappel supplémentaire, car les « retours en termes de santé publique sont faibles ». La primo-vaccination et une dose de rappel suffisent donc ;
  • pour le groupe le moins prioritaire, qui inclut les enfants et adolescents de moins de 17 ans en bonne santé, la décision de les vacciner ou non doit être prise par les pays en fonction du contexte et du rapport coût-efficacité notamment.

L’OMS recommande également de faire la primo-vaccination avec les vaccins bivalents BA.5.

Un vaccin pour les enfants à risque de 6 mois à 4 ans désormais recommandé

Dans un avis publié le 19 décembre 2022, la Haute autorité de santé (HAS) ouvre la vaccination aux enfants de 6 mois à 4 ans à risque de formes graves. Cette primo-vaccination est à réaliser avec le vaccinComirnaty® de Pfizer. C’est le premier vaccin autorisé pour cette classe d’âge.

La posologie du vaccin Pfizer a été adaptée à 3 microgrammes/dose pour les enfants âgés de moins de 5 ans. La vaccination se fait selon un schéma vaccinal à trois doses, avec un premier intervalle de 3 semaines, puis un second intervalle d’au moins 8 semaines.

Quels sont les enfants à risque concernés par cette vaccination ?

La recommandation de la HAS cible les enfants immuno-déprimés ou souffrant de :

  • cardiopathies congénitales ;
  • maladies hépatiques chroniques ;
  • maladies cardiaques et respiratoires chroniques (y compris asthme sévère nécessitant un traitement continu) ;
  • maladies neurologiques ;
  • obésité ;
  • diabète :
  • cancer récent ;
  • drépanocytose ;
  • trisomie 21.

La HAS recommande également de vacciner les enfants de cette catégorie d’âge vivant dans l’entourage de personnes immunodéprimées ou ne répondant pas à la vaccination.

Nouveaux vaccins « bivalents » Omicron : de quoi s’agit-il ?

Quatre nouveaux vaccins ont été autorisés à la rentrée 2022 par l’Agence européenne des médicaments (EMA), puis par la Haute autorité de santé (HAS). Cette nouvelle génération des vaccins de Pfizer-BioNTech (Cominarty) et de Moderna (Spikevax) cible spécifiquement les sous-variants d’Omicron. Ils sont dits « bivalents » car ils sont aussi efficaces sur la souche originelle de la Covid-19 (les vaccins monovalents ne ciblent qu’une souche). Ils seront destinés aux plus de 12 ans, ayant déjà reçu au moins une dose de vaccin contre la Covid-19. Ces autorisations élargissent l’arsenal de vaccins disponibles en France. La HAS « recommande, dans le cadre de cette dose additionnelle, d’utiliser préférentiellement indifféremment l’un des vaccins bivalents adaptés aux variants d’Omicron validés par l’EMA ».

Vaccination Covid-19

© ministère de la Santé et de la prévention

  • Nouveau vaccin Cominarty (Pfizer) BA-4.5. Approuvé en septembre 2022, le nouveau vaccin de Pfizer-BioNTech, appelé Comirnaty Original/Omicron BA.4-5, cible les sous-lignages BA.4 et BA.5 du variant Omicron.
  • Nouveaux vaccins Moderna BA.1 et Pfizer BA.1. Deux autres nouvelles générations de vaccins contre la Covid-19 ciblent spécifiquement le sous-variant d’Omicron BA.1. Le vaccin Moderna BA.1 « pourra être utilisé chez les sujets de plus de 30 ans éligibles au rappel dans le cadre de la stratégie de vaccination contre la Covid-19 ». La HAS recommande d’intégrer le vaccin bivalent Pfizer BA.1 dans la stratégie vaccinale.

Jusqu’ici, les effets secondaires étaient généralement légers et de courte durée, et étaient similaires à ceux observés avec les vaccins originaux. Ils sont censés être aussi efficaces que les vaccins déjà présents contre le Covid-19, mais apportent une réponse immunitaire deux fois plus efficace contre Omicron.

Vaccination des femmes enceintes : quand ? avec quel sérum ? risques ?

Les femmes enceintes sont incitées à se faire vacciner dès le premier trimestre de la grossesse, quel que soit leur âge ou leurs comorbidités, de préférence avec un vaccin à ARN messager (Pfizer-BioNTech et Moderna ; recommandation de la direction générale de la Santé, 3 avril 2021 et rapport de la HAS, 1er mars 2021). Vacciner les femmes enceintes dès le premier trimestre permettrait d’éviter les complications obstétricales et les conséquences pour le fœtus au cours des deuxième et troisième trimestres.

En France, les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) de Lyon et Toulouse qui assurent le suivi des femmes enceintes vaccinées recommandent de surveiller plusieurs désagréments comme des contractions utérines douloureuses.

Des nouvelles études portant sur la vaccination pendant la grossesse publiées en août 2022 concluent que les vaccins anti-Covid à ARN messager présentent peu de risques chez les femmes enceintes (source 8 et 9). L’une d’elles montre notamment qu’il n’y a pas de danger particulier de fausse couche ou de naissance prématurée.

Selon l’ANSM, « trois études récentes n’ont pas retrouvé de lien entre les fausses couches spontanées et les vaccins à ARNm contre le Covid-19 »

Vaccin covid-19 et troubles menstruels : un formulaire mis à disposition des femmes impactées

« Les données disponibles ne permettent pas de déterminer le lien direct entre le vaccin et la survenue de ces troubles du cycle menstruel », avait souligné l’ANSM, l’Agence française de sécurité du médicament dans son point de situation en décembre 2021.

L’ANSM demande aux femmes touchées par des troubles menstruels depuis leur vaccination contre la Covid-19 de se manifester en les déclarant dans un formulaire à retrouver sur le site du ministère de la Santé. L’agence précise qu’il est nécessaire d’apporter « les renseignements les plus détaillés possibles dans le formulaire de déclaration ». Selon les données disponibles en avril 2022, l’agence a reçu plus de 10 000 témoignages à ce sujet : 9 381 avec le vaccin Pfizer, et 1 557 avec le vaccin Moderna.

La gravité des cas est principalement liée aux symptômes associés à ces troubles menstruels (syndromes pseudo-grippaux…), explique l’ANSM. Le type d’effets remonté est très hétérogène. Les patientes, d’âge médian de 33 ans, constatent leur apparition après la première ou la deuxième dose. « L’évolution est spontanément favorable ou en cours de rétablissement pour la majorité des cas (62,8 %). Pour les autres cas, l’évolution reste inconnue ou non résolue au moment de la déclaration. Nous ne pouvons pas à ce jour établir de lien entre la vaccination et les troubles menstruels, les causes de ces troubles pouvant être multiples », précisait l’ANSM.

Comment expliquer cet éventuel lien de cause à effet ? Interviewé par Le Parisien, le professeur Olivier Picone, gynécologue-obstétricien et membre du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), soutient l’hypothèse d’une réaction immunitaire : « Le système immunitaire est stimulé et va sécréter des protéines. Mais si elles sont sécrétées à un niveau trop élevé, elles seront capables de perturber la communication entre l’ovaire et l’axe hypothalamo-hypophysaire et donc de modifier le cycle menstruel », explique-t-il.

Aucun lien de causalité entre ces troubles et la vaccination n’a été établi à ce stade. Les troubles menstruels sont des troubles gynécologiques très courants qui peuvent survenir en l’absence de pathologies. Les causes peuvent en être le stress, la fatigue ou des maladies sous-jacentes telles que l’endométriose ou les fibromes, estime toutefois le Comité de Pharmacovigilance (PRAC) dans un communiqué paru le 10 août.

Dans un avis publié le 23 juin 2022, l’ANSM rappelle la conduite à tenir pour les femmes présentant des troubles menstruels après la vaccination :

Si vous ressentez des effets inhabituels, des douleurs anormales, que votre cycle menstruel est bouleversé, et que ces troubles persistent, nous vous invitons :

  • à consulter votre médecin. Il pourra vous écouter et, si nécessaire, procéder à des examens complémentaires ;
  • à déclarer sur le portail du ministère chargé de la Santé : signalement.social-sante.gouv.fr ou rapprochez-vous d’un professionnel de santé.

Pour rappel, une fois le vaccin distribué, la phase IV des essais cliniques, dite de pharmacovigilance, peut s’ouvrir : les patients et médecins sont invités à signaler d’éventuels effets secondaires non répertoriés aux instances concernées (en France, l’Agence nationale de sécurité du médicament). Toute personne vaccinée doit immédiatement contacter un médecin si, dans les jours suivants la vaccination, elle présente l’un des symptômes suivants associé à une sensation de faiblesse (liée à une tension artérielle basse) : des vertiges et maux de tête, des troubles visuels, des nausées/vomissements, un essoufflement (dyspnée), des douleurs dans la poitrine, l’abdomen ou les extrémités, des palpitations (battements cardiaques forts,) ou un rythme cardiaque irrégulier, des ecchymoses cutanées (pétéchies), un gonflement rapide des bras et des jambes, une prise de poids soudaine.

En cas de fièvre et/ou de douleurs, elle conseille de privilégier l’utilisation du paracétamol à la dose la plus faible et le moins longtemps possible.

Vaccination obligatoire pour les soignants, ce qu’il faut savoir

Depuis le 15 octobre 2021, tous les professionnels de santé doivent présenter un schéma vaccinal complet pour continuer d’exercer. Depuis le 30 janvier, les professionnels de santé doivent avoir effectué leur dose de rappel (dans un délai maximum de 4 mois).

Il faut donc avoir soit :

  • un schéma vaccinal complet intégrant la dose de rappel ;
  • un certificat de rétablissement valide (de plus de 11 jours et de moins de 4 mois après l’infection au Covid) ;
  • un certificat médical de contre-indication à la vaccination établi par un médecin.

Des contrôles peuvent être opérés et des sanctions peuvent être prévues dans le cas échéant. « La loi s’appliquera avec pédagogie, mais elle s’expliquera », avait insisté Olivier Véran. Afin de faciliter la vaccination, les salariés et les agents publics bénéficient d’une autorisation d’absence pour se rendre aux rendez-vous de vaccination. De même, l’employeur peut leur accorder une autorisation d’accompagner leurs enfants mineurs à la vaccination.

Quels professionnels sont concernés par l’obligation vaccinale ?

La vaccination contre le Covid-19 est obligatoire depuis le 15 octobre, sauf contre-indication médicale, pour les personnes travaillant dans les secteurs sanitaire et médico‑social. Conformément à la loi publiée le 6 août au Journal Officiel, cela concerne les personnes exerçant leur activité en :

  • établissements de santé ainsi que les hôpitaux des armées ;
  • centres de santé ;
  • maisons de santé ;
  • centres et équipes mobiles de soins ;
  • centres médicaux et équipes de soins mobiles du service de santé des armées ;
  • dispositifs d’appui à la coordination des parcours de santé complexes ;
  • centres de lutte contre la tuberculose ;
  • centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic ;
  • services de médecine préventive et de promotion de la santé ;
  • services de prévention et de santé au travail ;
  • établissements et services sociaux et médico-sociaux, à l’exception des travailleurs handicapés accompagnés dans le cadre d’un contrat de soutien et d’aide par le travail ;
  • résidences-services destinées à l’accueil des personnes âgées ou handicapées ;
  • et en habitats inclusifs mentionnés à l’article L. 281-1 du code de l’action sociale et des familles.
  • les psychologues, ostéopathes, chiropracteurs, les psychothérapeutes ;
  • les étudiants ou élèves des établissements préparant à l’exercice des professions citées plus haut ;
  • les sapeurs-pompiers et les marins-pompiers des services d’incendie et de secours ;
  • les pilotes et personnels navigants de la sécurité civile assurant la prise en charge de victimes, les militaires des unités investies à titre permanent de missions de sécurité civile ainsi que les membres des associations agréées de sécurité civile participant aux opérations de secours et à l’encadrement des bénévoles dans le cadre des actions de soutien aux populations ou qui contribuent à la mise en place des dispositifs de sécurité civile dans le cadre de rassemblements de personnes ;
  • les personnes exerçant l’activité de transport sanitaire ainsi que celles assurant les transports pris en charge sur prescription médicale ;
  • les prestataires de services et les distributeurs de matériels destinés à favoriser le retour à domicile et l’autonomie des personnes malades ou présentant une incapacité ou un handicap.

Les seuls exonérés de cette obligation sont les salariés des entreprises extérieures intervenant ponctuellement dans ces lieux, c’est-à-dire de manière non récurrente pour des tâches de très courte durée

Pour rappel, la dose de rappel est obligatoire pour les soignants et les pompiers depuis le 30 janvier.

Quelle sanction en cas de refus de se faire vacciner ?

À défaut d’avoir été vaccinés dans les temps, ou en cas de refus de se faire vacciner contre la Covid-19, les salariés et les agents publics concernés pourront être suspendus, sans salaire. Un licenciement en cas de défaut de vaccination au Covid n’est cependant pas possible, a tranché le Conseil constitutionnel.

Le contrôle de la vaccination des salariés est à la charge de l’employeur. « Pour un soignant travaillant dans un établissement hospitalier, c’est la direction de l’hôpital. Pour un professionnel de santé libéral, c’est l’Agence régionale de santé, la Caisse primaire d’Assurance maladie », a précisé Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, le 13 juillet.

Maintien de l’obligation vaccinale pour les soignants : la HAS et les professionnels de santé favorables

Dans un avis publié vendredi 22 juillet 2022, la Haute autorité de Santé se déclarait « favorable au maintien de l’obligation de vaccination contre la Covid-19 des personnels exerçant dans les établissements de santé et médico-sociaux. » La HAS précise que « le contexte actuel marqué par une nouvelle vague épidémique due au sous-lignage BA.5 du variant Omicron » et « la disponibilité de vaccins sûrs et efficaces face au variant Omicron » qui « participent à la limitation de la diffusion de l’épidémie » justifie le maintien de l’obligation vaccinale pour les soignants.

Dans un communiqué publié le 9 juillet, l’Académie de médecine et l’Académie nationale de pharmacie s’étaient elles-aussi prononcées en faveur de l’obligation vaccinale pour les soignants : « Face à la Covid-19, la vaccination n’est pas seulement un geste civique, c’est un impératif éthique. » Au regard des principes de solidarité et de réciprocité, « chaque soignant est tenu de tout mettre en œuvre afin de surtout ne pas nuire », insistent-elles. Et d’ajouter « les médecins et pharmaciens partagent un devoir d’exemplarité vis-à-vis de leurs patients et un rôle majeur dans la promotion de la vaccination ». La vaccination obligatoire des soignants était aussi souhaitée par le Conseil scientifique (avis publié le 9 juillet).

Troisième dose : quelle efficacité après trois mois ?

Quand faire sa première dose de rappel ?

Le délai pour la première dose de rappel de vaccin (ou troisième dose) est de :

  • trois mois après la dernière injection de vaccin (Pfizer-BioNTech, Moderna ou AstraZeneca) ;
  • quatre semaines après l’injection unique de Janssen.

Qui est concerné ?

Le premier rappel vaccinal concerne :

  • toute personne âgée de 18 ans et plus ;
  • les jeunes de 12 à 17 ans (depuis janvier 2022).

Les adultes immunodéprimés sont invités à consulter leur médecin traitant quant au schéma vaccinal le plus adapté.

À noter : la dose de rappel est obligatoire pour les soignants et les pompiers depuis le 30 janvier 2022.

Quand faire sa dose de rappel quand on a eu la Covid-19 ?

Lorsqu’une personne a contracté la Covid-19, elle est tout de même éligible à une dose de rappel vaccinal. Le délai pour effectuer ce rappel dépend du vaccin administré et du moment où elle a été infectée (avant ou pendant la réalisation de son schéma vaccinal).

Vaccination réalisée avec les vaccins Pfizer, Moderna, Astrazeneca :

  • si la personne a été infectée par la Covid-19 avant la vaccination et a ensuite reçu une injection unique, elle pourra recevoir une dose de rappel (2e dose dans ce cas) 3 mois après sa 1ère dose de vaccin ;
  • si la personne a reçu une première injection, puis a été contaminée par la Covid-19, elle pourra recevoir une dose de rappel (2e dose dans ce cas) 3 mois après l’infection (à la date du test positif) ;
  • si la personne a été infectée par la Covid-19 après avoir reçu un schéma vaccinal complet, elle pourra effectuer sa dose de rappel (3e dose dans ce cas) 3 mois après l’infection.

Vaccination réalisée avec le vaccin Janssen :

  • pour les personnes ayant été infectées par la Covid-19 avant leur injection de vaccin Janssen, la dose de rappel se fera 1 mois après la dose de vaccin reçue ;
  • pour les personnes ayant été infectées par la Covid-19 après leur injection de vaccin Janssen, deux situations sont possibles :
    • si l’infection date de moins de 15 jours après l’injection : les personnes recevront une dose additionnelle de vaccin ARNm 4 semaines après l’infection. Pour rappel, elles sont éligibles au rappel vaccinal dès 3 mois après cette dose additionnelle.
    • si l’infection date de plus de 15 jours après l’injection : les personnes n’ont pas besoin de compléter leur schéma vaccinal avec une dose additionnelle. Elles seront éligibles au rappel dès 3 mois après l’infection.

Quel vaccin est utilisé pour la dose de rappel ?

Le rappel vaccinal doit se faire avec un vaccin à ARNm, quel que soit le vaccin utilisé en primo-vaccination :

  • le vaccin Comirnaty (Pfizer-BioNTech) pour toute personne de 18 ans et plus. C’est le seul vaccin recommandé en rappel chez les moins de 30 ans ;
  • le vaccin Moderna uniquement pour les personnes de 30 ans et plus.

À noter : L’Agence européenne du médicament a donné son feu vert à l’utilisation en dose de rappel du vaccin anti-Covid du laboratoire Pfizer-BioNTech, pour les enfants de 12 ans et plus.

Infographie vaccin covid

© ministère des Solidarités et de la Santé

Quelle efficacité de la dose de rappel 3 mois après pour les personnes de 40 ans et plus ?

Dans un communiqué de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publié le 13 mai 2022, l’efficacité de la dose de rappel après trois mois chez les personnes de 40 ans ou plus est remise en cause. Selon l’agence de santé, « trois mois après la première dose de rappel du vaccin contre le Covid-19, son efficacité disparait contre les formes symptomatiques mais reste élevée contre les formes sévères chez les personnes de 40 ans ou plus ».

Le rappel de vaccination (troisième dose) est donc important pour conserver l’immunité vaccinale, notamment pour les plus vulnérables. Un avis publié en décembre 2021 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) confirme que la protection vaccinale baisse avec le temps. « Les données émergentes montrent systématiquement une baisse de l’efficacité du vaccin contre l’infection par le SRAS-CoV2 et le COVID-19 avec le temps écoulé depuis la vaccination, et une baisse plus importante chez les personnes âgées », explique le communiqué.

Doit-on faire toutes ses doses avec le même vaccin ?

Le vaccin utilisé pour le rappel, dit 3e dose, n’a pas besoin d’être le même que celui utilisé pour les premières injections. Par exemple, il est possible de recevoir un rappel avec le vaccin Moderna même si on a été vacciné(e) initialement avec le vaccin Pfizer-BioNTech. Cette interchangeabilité des vaccins COVID-19 s’appelle le « Mix-and-match », et cette approche a été approuvée par l’Agence européenne des médicaments (EMA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) dans un communiqué publié le 7 décembre 2021. Ces dernières estiment en effet que ce procédé pourrait même susciter dans certains cas une réponse immunitaire plus forte.

L’approche dite mix-and-match peut être utilisée « soit pour la première et la deuxième dose d’un vaccin en injections initiales (primo-vaccination hétérologue) ou en utilisant une troisième dose d’un vaccin COVID-19 différent comme rappel 3 à 6 mois après une primo-vaccination (rappel hétérologue) », expliquent les agences dans le communiqué. Selon les deux agences, « les preuves provenant d’études sur la vaccination hétérologue suggèrent que la combinaison de vaccins à vecteur viral et de vaccins à ARNm produit de bons niveaux d’anticorps contre le SARS-CoV-2 et une réponse des lymphocytes T plus élevée que l’utilisation d’un même vaccin (vaccination homologue). »

Autorisations de vaccins contre la Covid-19 : où en est-on ?

Les premiers vaccins contre la Covid-19 ont été mis sur le marché un an à peine après la découverte du coronavirus SARS-CoV-2 à l’origine de la pandémie. Le point sur les principaux vaccins.

Le vaccin Comirnaty®, de Pfizer-BioNTech, autorisé en France

Le vaccin Comirnaty® (vaccin à ARNm) mis au point par les laboratoires Pfizer-BioNTech a été autorisé fin 2020 par l’Agence européenne des médicaments (EMA), puis par la Haute autorité de Santé en France. C’est le premier vaccin anti-Covid-19 à avoir été autorisé en Europe.

C’est par communiqué de presse en novembre 2020, après analyse des résultats de leurs essais cliniques de phase III, que les deux laboratoires avaient annoncé que leur vaccin était efficace à 95 %. Il avait fallu attendre le 10 décembre pour que les résultats de ces données cliniques soient validés par une revue scientifique très cotée outre-Atlantique, The New England Journal of medecineDeux injections sont nécessaires entre 4 et 8 semaines d’écart pour garantir son efficacité.

Le vaccin Spikevax® de Moderna, autorisé en France pour les plus de 30 ans

L’Agence américaine du médicament a été la première à autoriser le 18 décembre 2020 la mise sur le marché du vaccin du laboratoire Moderna, mRNA-1273 (vaccin à ARN messager). L’Agence européenne des médicaments (EMA) a elle donné son feu vert le 6 janvier 2021, suivi deux jours plus tard par celui de la Haute autorité de Santé en France.

Ce vaccin s’administre en deux doses espacées de 4 à 6 semaines. Selon le laboratoire, Spikevax® est efficace à 93 % pendant 6 mois. « L’efficacité reste durable jusqu’à 6 mois après la deuxième dose. »

Le 8 novembre 2021 la Haute Autorité de Santé (HAS) a annoncé qu’elle ne recommandait plus l’utilisation du vaccin Moderna pour les moins de 30 ans.

Le vaccin Vaxzevria®, d’AstraZeneca/Oxford, autorisé pour les plus de 55 ans en France

Troisième vaccin à avoir été autorisé en Europe (feu vert donné le 29 janvier 2021) et en France (2 février), le vaccin d’Oxford-AstraZeneca (AZD1222) est un vaccin à protéines virales (technologie plus classique). Deux doses sont nécessaires, avec un espacement de 9 à 12 semaines recommandé par la HAS.

Selon les données publiées par le laboratoire (communiqué du 22 mars 2021 et révisé le 25 mars) provenant d’essais cliniques de phase III menés aux États-Unis, le vaccin aurait une efficacité de 76 % pour prévenir les formes symptomatiques de la Covid-19, une efficacité de 100 % contre les formes sévères ou critiques nécessitant une hospitalisation et une efficacité de 80 % chez les 65 ans et plus.

En France, après avoir été suspendu en raison de la survenue dans plusieurs pays européens d’événements thrombo-emboliques dont certains très graves (embolies pulmonaires, thrombophlébites cérébrales…), ce vaccin a été ré-autorisé mi-mars 2021, seulement pour les personnes de plus de 55 ans. L’Agence européenne du médicament (EMA) et l’Agence française de sécurité du médicament (ANSM) reconnaissent un risque « très rare » de thrombose, mais estiment que « les avantages du vaccin AstraZeneca l’emportent sur ses risques ».

Rappel : toute personne vaccinée présentant quelques jours après la vaccination (au delà de 3 jours) ces symptômes persistants : essoufflement, douleur thoracique, gonflement des jambes, douleur abdominale, maux de têtes sévères, vision floue, ou ecchymoses à distance du site d’injection doit consulter immédiatement un médecin.

Le vaccin Janssen®, de Johnson & Johnson, autorisé en France depuis avril 2021

Le vaccin à protéines virales du laboratoire américain Johnson & Johnson a reçu le feu vert de l’Agence européenne des médicaments, le 11 mars 2021, puis dans la foulée celle de la Haute autorité de santé (HAS) en France. Il s’agit d’un vaccin à injection unique. « L’évolution vers un schéma à deux doses pourrait s’avérer pertinente si on observe, en vie réelle, qu’il augmente de façon significative le taux de protection contre tous les variants et diminue le risque de transmission », indique le Pr Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Henri Mondor (Créteil).

Les résultats d’un essai clinique affichent une efficacité du vaccin 28 jours après la vaccination de 85,4 % contre les formes sévères de la Covid-19. Elle est de 66,1 % contre les formes modérées. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a estimé le 20 avril qu’il existe un « possible lien » entre l’injection du vaccin Janssen et l’apparition de « rares cas de thromboses », qui figurent dans la liste des effets secondaires très rares du vaccin. Pour autant, l’Agence considère que « les bénéfices globaux du vaccin de Janssen contre la Covid-19 […] l’emportent sur les risques d’effets secondaires ».

En France, la vaccination avec le vaccin Janssen a démarré le 24 avril 2021. Selon un nouveau communiqué paru le 21 février, la HAS estime que son utilisation doit être réservée aux personnes à risque de forme sévère de la maladie qui présentent une contre-indication à l’administration d’un vaccin à ARNm. Le communiqué explique qu’il « convient de privilégier l’utilisation des vaccins à ARNm dans le cadre de la primovaccination ainsi que pour l’administration de la dose de rappel quand cela est possible, y compris pour ceux qui ont déjà reçu une dose du vaccin Janssen en primo-vaccination, en raison de leur meilleure efficacité ».

Le vaccin Novavax, autorisé par la Haute Autorité de santé

La Haute Autorité de santé (HAS) a approuvé vendredi 14 janvier 2022 l’utilisation du vaccin Nuvaxovid contre la Covid-19 du laboratoire américain Novavax. Ce vaccin devient le cinquième à être autorisé en France.

Novavax utilise une technologie plus classique que celles employées pour les vaccins à ARN messager contre le Covid-19 déjà autorisés. Ce vaccin est à base de protéines recombinantes, qui déclenchent une réponse immunitaire, sans virus, ce qui lui permet d’être mieux toléré. En revanche la réponse immunitaire peut être plus faible. Des essais cliniques réalisés par l’entreprise américaine sur un peu plus de 30 000 personnes aux Etats-Unis et au Mexique montraient une efficacité de 90,4 % contre la Covid-19 et de 100 % contre les cas graves à modérés.

Le vaccin Sanofi/GSK, validé par la Haute autorité de santé

La Haute autorité de santé a autorisé l’utilisation du vaccin à protéine recombinante Sanofi/GSK « chez des sujets de plus de 18 ans primovaccinés ». « Alors que la circulation du SARS-CoV-2 s’intensifie de nouveau sur l’ensemble du territoire, la Haute Autorité de santé rend un avis favorable à l’utilisation en rappel du nouveau vaccin VidPrevtyn® Beta de Sanofi/GSK ». Il s’ajoute donc à la stratégie de rappel vaccinal, « en seconde intention » (pour les personnes réticentes aux vaccins à ARNm ou celles présentant une contre-indication aux autres vaccins disponibles.

L’Agence européenne des médicaments valide le vaccin Valneva pour les adultes

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a approuvé jeudi 23 juin 2022 le vaccin contre la Covid-19 du laboratoire franco-autrichien Valneva pour les personnes âgées de 18 à 50 ans en primo-vaccination. Ce nouveau vaccin devient ainsi le sixième vaccin anti-Covid recommandé chez les adultes au sein de l’Union européenne. Il a obtenu une autorisation de mise sur le marché le lendemain de la recommandation de l’EMA, le 24 juin. Pour autant, le ministère de la Santé ne s’est pas encore prononcé sur son autorisation en France. « À ce stade nous n’avons pas d’avis scientifique pour inclure le vaccin Valneva dans la stratégie vaccinale ». La Commission européenne a commandé 1,25 million de doses, mais pas la France.

Le vaccin Valneva est un vaccin à virus inactivé, la technologie vaccinale la plus classique. Ce type de vaccin contient « le virus ou la bactérie porteur de la maladie, ou un très semblable à celui-ci », explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les éléments dangereux étant inactivés ou tués « à l’aide de produits chimiques, de chaleur ou de rayonnements ». Le virus est alors incapable de provoquer la maladie.

Le vaccin russe Spoutnik V, évalué par l’Agence européenne des médicaments

Spoutnik V, le vaccin russe développé par le National Research Center for Epidemiology and Microbiology du ministère de la Santé russe (Centre Gamaleya), serait efficace à 91,6 % selon des résultats publiés le 2 février 2021 dans la revue The Lancet et validés par des experts indépendants. Le vaccin avait commencé à être distribué à Moscou, dès le 5 décembre 2020, mais suscite toujours la réserve des pays européens — alors que la demande d’autorisation en Europe date de janvier 2021 — notamment en raison d’un manque de données. Ce vaccin est utilisé en Russie, mais aussi dans une dizaine de pays dont l’Argentine, le Mexique ou le Nicaragua. Administré en deux injections, il repose sur une technologie à base virale (technique similaire à celle du vaccin d’AstraZeneca).

Le vaccin chinois CoronaVac (laboratoire Sinovac), évalué par l’Agence européenne des médicaments

Le vaccin chinois CoronaVac a reçu l’approbation de l’OMS le 1er juin 2021 pour les personnes de 18 ans et plus : « Le vaccin Sinovac est homologué sur la liste d’urgence. Son innocuité a été établie et son efficacité a été prouvée après l’administration de deux doses », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Il est examiné par l’Agence Européenne du médicament (EMA) depuis le 4 mai 2021.

Ce sérum est fabriqué à partir du coronavirus inactivé (tué) et requiert deux doses à intervalle de deux à quatre semaines. Selon le laboratoire Sinovac, son efficacité serait de 92 %, mais des essais cliniques menés au Brésil ont montré qu’elle était plutôt de 50 % (soit la limite fixée par l’OMS pour obtenir une autorisation d’urgence). Le 11 avril 2021, le directeur du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies Gao Fu a d’ailleurs reconnu que Coronavac était moins efficace que les vaccins à ARN de ses concurrents. Plus d’une vingtaine de pays l’ont autorisé en urgence, faute d’avoir suffisamment accès aux autres vaccins (majoritairement des pays d’Amérique du Sud ou d’Asie, mais aussi la Serbie, l’Egypte ou la Tunisie).

Le vaccin indien Covaxin « très efficace » contre le virus, selon une étude

Selon une étude publiée dans la revue The Lancet, le vaccin Covaxin est « très efficace contre la Covid-19 symptomatique […] chez l’adulte ». L’étude, réalisée auprès de 25.000 personnes en Inde entre novembre 2020 et janvier 2021 montre qu’il y a environ trois quarts de cas de Covid en moins chez les vaccinés. Les chercheurs indiquent qu’il est également « bien toléré » et sans effet secondaire grave notable.

Ce vaccin, le premier développé en Inde, a été homologué en urgence par l’Organisation mondiale de la santé, en novembre 2021. Selon l’organisation, il est particulièrement intéressant pour les pays pauvres et en voie de développement, car il nécessite moins de logistique que ceux à ARN messager. L’arrivée de Covaxin pourrait « améliorer l’offre insuffisante de vaccins qui affecte de manière disproportionnée les pays à revenus faibles et intermédiaires », saluent quant à eux les chercheurs chinois Jing-Xin Li et Feng-Cai Zhu.

Le vaccin seul ne mettra pas fin à la pandémie […] les personnes devront toujours être testées, isolées et soignées, les contacts devront toujours être recherchés et mis en quarantaine, […] les individus devront toujours être prudents, a rappelé le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le 16 novembre 2020.

Combien coûtent les vaccins contre la Covid-19 ?

La vaccination contre la Covid-19 est gratuite pour tous, sans ordonnance. L’Assurance Maladie prend en charge tous les coûts liés à la vaccination.

Vaccination des 12-18 ans : ce qu’il faut savoir

Les adolescents de 12 à 18 ans sont éligibles à la vaccination depuis le 15 juin 2021. Depuis le 24 janvier 2022, les jeunes de 12 à 17 ans peuvent effectuer un rappel vaccinal 6 mois après la précédente injection.

Un adolescent peut-il se faire vacciner sans l’accord de ses parents ?

  • La vaccination des mineurs se fait sur la base du volontariat.
  • Si le mineur a moins de 16 ans, une attestation de consentement doit obligatoirement être remplie par l’un des deux parents ou représentants légaux. Elle est disponible sur le site du ministère de la Santé. Après 16 ans, plus aucun accord de parent n’est nécessaire.
  • Conformément aux recommandations du Comité consultatif national d’éthique du 8 juin 2021, le consentement des adolescents doit être recueilli à l’oral durant la consultation prévaccinale.

Dans un communiqué paru le 3 juin 2021, la Haute Autorité de santé assure que la vaccination des adolescents « présente des bénéfices individuels et collectifs » sur le plan sanitaire, social et psychologique. Elle précise par ailleurs que la majorité des formes sévères chez les adolescents est associée à la présence d’une comorbidité (entre 45 à 75 % des cas selon les études).

Quel vaccin pour les adolescents ?

Un seul produit peut être administré aux 12-18 ans : le sérum Pfizer. Un rappel vaccinal est recommandé pour tous les adolescents de 12 à 17 ans.

L’utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech pour les préadolescents, âgés de 12 à 15 ans a été approuvée par l’EMA le 28 mai 2021, faisant de Pfizer-BioNTech le premier vaccin à avoir été autorisé pour cette tranche d’âge dans l’Union européenne. Une étude réalisée par le laboratoire, dont les résultats ont été publiés le 12 mai, a révélé une efficacité de 100 % et une bonne tolérance.

Vaccination des 5-11 ans : ce qu’il faut savoir

Ouverture de la vaccination à tous les enfants âgés de 5 à 11 ans

La vaccination est ouverte à l’ensemble des 5 à 11 ans depuis le 22 décembre 2021, sur la base du volontariat et avec l’accord des parents, « sans que cela conditionne l’obtention d’un pass sanitaire », a précisé la HAS.

Face à la circulation active du virus chez les enfants de 5 à 11 ans, l’Académie nationale de médecine a publié un communiqué le mercredi 26 janvier 2022 rappelant l’importance de la vaccination chez les enfants. Depuis l’émergence du variant Omicron il y a deux mois, l’incidence élevée des contaminations chez les enfants s’explique par une transmission accrue en milieu scolaire et familial.

« Les données actuellement disponibles montrent que le vaccin est très efficace dans la prévention des formes sévères chez les enfants. Les essais cliniques et les données du monde réel sont extrêmement rassurantes et ont montré que le vaccin était efficace et sûr pour les enfants. » selon les Nations Unies.

Quel vaccin pour les enfants ? Combien de doses ?

La vaccination des 5-11 ans est uniquement réalisée avec le vaccin Comirnaty du laboratoire Pfizer dans sa forme pédiatrique, soit trois fois moins dosée que la forme adulte du vaccin injectée aux plus de 12 ans.

Le nombre de doses dépend si votre enfant a déjà contracté le Covid-19 ou non :

  • 2 doses de vaccins dans un délai recommandé de 21 jours d’intervalle pour un enfant jamais infecté, mais la seconde injection est possible de 18 à 24 jours après la première,
  • une seule dose pour un enfant qui a eu la Covid. Un délai de 2 mois doit être respecté entre une infection au SARS-CoV-2 et une vaccination.

L’accord d’un des deux parents obligatoire

  • Les enfants doivent être accompagnés par l’un des deux parents lors du rendez-vous pour la vaccination.
  • Les parents de l’enfant doivent avoir rempli un formulaire d’autorisation. Une seule signature d’un des deux parents est obligatoire pour que l’enfant soit vacciné.
  • La liste des centres de vaccination qui pratique la vaccination pédiatrique est consultable sur le site Santé.fr.
  • Les médecins, pédiatres ou les services de protection maternelle et infantile sont éligibles pour administrer le vaccin aux enfants âgés de 5 à 11 ans.

Quelles contre-indications à la vaccination contre la Covid-19 ?

La liste de contre-indications médicales admises a été fixée par décret publié au Journal officiel, vendredi 29 octobre. Les contre-indications sont les suivantes :

  • allergie à l’un des composants d’un vaccin (notamment polyéthylène-glycols) ;
  • réaction anaphylactique au moins de grade 2 à une première injection du vaccin posée après expertise allergologique ;
  • épisodes de syndrome de fuite capillaire (contre-indication pour les vaccins Janssen et Astrazeneca) ;
  • syndrome inflammatoire multi systémique pédiatrique (PIMS) post-covid-19 ;
  • une recommandation établie après concertation médicale pluridisciplinaire de ne pas effectuer la seconde dose de vaccin suite à la survenue d’un effet indésirable d’intensité sévère ou grave attribué à la première dose de vaccin (par exemple : survenue de myocardite, de syndrome de Guillain-Barré…) ;
  • personnes ayant présenté un syndrome thrombotique et thrombocytopénique (STT) suite à la vaccination par Vaxzevria (ou AstraZeneca) ou Janssen ;
  • personnes présentant une myocardite ou myo-péricardite associée à une infection par SARS-CoV-2
  • une recommandation établie par un centre de référence maladies rares (CRMR) ou un centre de compétence maladies rares (CCMR) après concertation médicale pluridisciplinaire (avis collégial) de ne pas initier la vaccination contre le Covid-19.

Trois contre-indications temporaires sont également répertoriées :

  • traitement par anticorps monoclonaux anti-SARS-CoV-2 ;
  • syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) post-infection par le SARS-CoV-2, pendant 3 mois suivant la survenue du PIMS. La vaccination peut avoir lieu passé ce délai, après récupération d’une fonction cardiaque normale, et en l’absence de tout syndrome inflammatoire ;
  • myocardites ou péricardites survenues antérieurement à la vaccination et toujours évolutives.

Quels vaccins pour qui ?

  • Le vaccin à ARN messager de Pfizer-BioNTech (Comirnaty®) est accessible à toutes les personnes de 12 ans et plus ainsi qu’aux enfants âgés de 6 mois à 11 ans.
  • Le vaccin à ARN messager de Moderna (mRNA-1273) est recommandé à toutes les personnes de 30 ans et plus. Dans la mesure où son « efficacité vaccinale semble légèrement meilleure », ce vaccin « se révèle particulièrement intéressant pour les personnes à risque de forme grave de Covid-19 », précise la HAS.
  • Les vaccins à vecteur viral, AstraZeneca (Vaxzevria) et Johnson & Johnson(Janssen) sont accessibles à toutes les personnes de plus de 55 ans, quel que soit leur état de santé, en pharmacie, en cabinet de médecin ou en cabinet infirmier, mais aussi à domicile ou sur le lieu de soin habituel du patient.
  • Les vaccins à protéine recombinante, Novavax (Nuvaxovid, dès 12 ans) et VidPrevtyn Beta (Sanofi Pasteur / GSK, en rappel pour les plus de 18 ans) sont disponibles en alternatives en cas de contre-indication aux autres vaccins, ou pour les personnes réticentes à se faire vacciner avec un vaccin à ARNm.

Un cas particulier :

Quel vaccin pour qui ?

© ministère des Solidarités et de la Santé

Une ou deux doses de vaccin… quel schéma vaccinal selon votre situation ?

Les vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca nécessitent chacun deux doses de vaccin pour compléter la primo-vaccination.

Il est désormais recommandé d’effectuer une dose de rappel 4 semaines après avoir reçu une injection du vaccin Janssen de Johnson & Johnson.

Quel délai entre deux injections de vaccin anti-Covid ?

Pour les vaccins Pfizer et Moderna : il est recommandé d’effectuer sa deuxième dose 21 jours après la première injection (jusqu’à 49 jours après la primo-injection).

Pour le vaccin AstraZeneca : ce vaccin est réservé aux personnes de 55 ans. La deuxième injection doit être administrée dans un délai allant de 9 à 12 semaines. Par ailleurs, les personnes de moins de 55 ans ayant été vaccinées avec le vaccin AstraZeneca en primo-injection doivent effectuer leur deuxième dose avec les vaccins Pfizer ou Moderna 12 semaines après la dernière injection.

La HAS recommande de privilégier l’utilisation des vaccins à ARNm (Pfizer-BioNTech ou Moderna) qui disposent du meilleur niveau d’efficacité pour la prévention non seulement des formes graves et symptomatiques mais également contre la transmission.

La vaccination n’offre pas une protection immédiate. Pour qu’un vaccin soit efficace, il faut attendre un certain délai après son administration : le système immunitaire a besoin d’un minimum de temps pour optimiser ses défenses face au virus. Ce temps peut être différent d’une personne à l’autre, selon l’état de santé générale, les antécédents médicaux, etc. Selon les autorités sanitaires françaises, les délais de protection sont de :

  • au moins sept jours pour les vaccins de Pfizer, de Moderna et d’AstraZeneca,
  • et quatre semaines pour le vaccin de Johnson & Johnson.

Même s’il confère un niveau de protection élevé contre la maladie, le vaccin n’est pas infaillible. Il est possible d’avoir terminé son schéma vaccinal, d’être tout de même contaminé et de présenter des symptômes. Une personne vaccinée a toutefois moins de risque de développer une forme symptomatique ou grave.

Quelle efficacité chez les personnes immunodéprimées ?

Que les personnes au système immunitaire affaibli se rassurent : la vaccination contre la Covid-19 semble leur fournir une protection importante. C’est en tout cas la conclusion d’une étude scientifique publiée le 30 août 2021 dans la revue Annals of Internal Medicine, qui rapporte la présence d’anticorps chez près de 90 % des personnes immunodéprimées complètement vaccinées. (communiqué).

Rappelons que, du fait d’un système immunitaire moins performant, les personnes immunodéprimées (transplantées d’organe solide, transplantées récentes de moelle osseuse, patients dialysés, patients atteints de maladies auto-immunes sous traitement immunosuppresseur fort de type anti-CD20 ou anti-métabolites) sont invitées à recevoir une quatrième dose (2ème rappel) de vaccin Pfizer ou Moderna dans un délai de 3 mois après leur dernière injection. Un dosage des anticorps anti-S par sérologie doit être programmé 15 jours après le deuxième rappel.

« Certains de nos patients ont hésité à se faire vacciner, ce qui est regrettable car ils courent un risque accru d’avoir des formes plus graves de Covid-19 s’ils sont infectés » a commenté le Dr Alfred Kim, professeur adjoint de médecine à l’hôpital Barnes-Jewish (Missouri, États-Unis), co-auteur de l’étude. « Certains d’entre eux craignent que la vaccination ne provoque une poussée de leur maladie, mais nous n’avons pas vu cela se produire. D’autres ne voient pas l’intérêt de la vaccination, car ils pensent que les médicaments qu’ils prennent pour traiter leur maladie auto-immune empêcheront de produire une réponse immunitaire suite au vaccin. Ce que nous avons trouvé ici, c’est que la grande majorité des patients immunodéprimés atteints de maladies auto-immunes sont capables de développer des réponses en anticorps après la vaccination anti-Covid-19. Il y a clairement un bénéfice pour cette population », a-t-il ajouté.

Peut-on être positif au Covid-19 après le vaccin ?

Il est possible d’attraper la Covid-19 en dépit de la vaccination, en particulier lorsque de nouveaux variants arrivent. Le risque est notamment plus élevé quand le schéma vaccinal n’est pas complet. Il est recommandé de continuer de porter un masque, d’éviter les rassemblements et les espaces ventilés même quand on est complètement vacciné.

Où se faire vacciner ? Comment prendre rendez-vous ?

La prise de rendez-vous est gratuite et la vaccination est intégralement prise en charge par l’Assurance maladie. Selon le type de vaccin, elle peut avoir lieu :

  • en pharmacie : Moderna, AstraZeneca, Johnson & Johnson et Pfizer-BioNTech
  • en cabinet médical (médecin généraliste, médecin spécialisé — y compris médecin du travail)  : vaccins Moderna, AstraZeneca, Johnson & Johnson et Pfizer-BioNTech
  • en cabinet infirmier : AstraZeneca, Johnson & Johnson et Pfizer-BioNTech
  • en centre de vaccination (hôpitaux et vaccinodromes) : Pfizer-BioNTech, Moderna (seulement pour les personnes ayant reçu leur première injection dans un centre et qui doivent s’y rendre de nouveau pour la seconde injection),
  • en établissements pour personnes âgées (Ehpad) : Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson.
  • dans les lieux de soins des personnes à très haut risque : Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson.
  • à domicile : Moderna, AstraZeneca, Johnson & Johnson ou Pfizer-BioNTec, administré par un infirmier libéral ou un médecin.

Munissez-vous simplement de votre carte vitale, d’une pièce d’identité et de toute ordonnance en cours. Après la vaccination, les patients restent sous surveillance une quinzaine de minutes afin de détecter la survenue d’une éventuelle réaction anaphylactique (sauf pour les rappels).

Dans les centres de vaccination, une consultation « prévaccinale » est indispensable avant la première injection. Les questions posées sont généralement : « Avez-vous eu la Covid-19 au cours des 3 derniers mois ? », « Souffrez-vous d’allergies graves ? », « Avez-vous de la fièvre ou d’autres symptômes ? », « Êtes-vous enceinte ? », etc.

Pour obtenir un rendez-vous de vaccination :

  • prendre rendez-vous sur la plateforme gouvernementale, www.sante.fr (centres de vaccination et pharmacies référencées),
  • prendre rendez-vous par téléphone (numéro vert 0800 009 110 ouvert de 6h à 22h, 7j/7) — (centres de vaccination principalement),
  • prendre rendez-vous sur l’une des trois plateformes privées choisies par le gouvernement :Doctolib, Keldoc ou Maiia(centres de vaccination, médecins, infirmiers référencés) ou via l’application covid-pharma.fr.
  • sur place ou par téléphone, chez un pharmacien, un médecin de ville (médecin généraliste, médecin spécialiste, ou médecin du travail) ou un infirmier libéral, uniquement pour les vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson.

Vaccins anti-covid et effets secondaires : les chiffres de pharmacovigilance

Comme les médicaments, les vaccins peuvent être responsables d’effets indésirables plus ou moins graves. Quelques effets secondaires (attendus) ont été recensés lors des essais cliniques, « comme des douleurs ou un gonflement au niveau du bras, une inflammation au point d’injection, des nausées ou des maux de tête », précise la Dre Marie-Paule Kieny. Ces réactions peuvent êtres liées à un adjuvant tel que les sels d’aluminium, l’inuline ou le squalène présents dans certains vaccins. Des réactions plus « générales » peuvent survenir, comme de la fièvre, un malaise, des douleurs musculaires ou des maux de tête.

Ces effets indésirables apparaissent en grande majorité dans les heures qui suivent l’administration du sérum et disparaissent spontanément dans les 24h. Les vaccins à ARNm seraient notamment plus réactogènes que les vaccins contre la grippe, mais les effets indésirables restent « acceptables ».

En France, depuis le début de la vaccination, tous vaccins confondus, 186 171 cas d’effets secondaires ont été enregistrés au 27 octobre 2022, sur plus de 150 404 700 injections réalisées au total indique le dernier point de situation sur la surveillance des vaccins de l’ANSM. Au total, 25 % sont considérés comme « graves », et 75 % sont considérés comme « non graves ».

Quels effets indésirables avec le vaccin Comirnaty® (Pfizer/BioNTech) ?

Depuis le début de la vaccination, 121 402 cas d’effets indésirables ont été rapportés sur plus de 117 434 300 injections réalisées au total. « La majorité des effets indésirables sont attendus et non graves », précise l’ANSM. 26 % des cas recensés sont considérés comme « graves ».

Parmi les signaux confirmés : les cas d’hypertension artérielle continuent de faire l’objet d’une surveillance spécifique. Des cas de myocardites et de péricardites ont « très rarement » été signalés après la vaccination avec Comirnaty en Europe. Ils sont principalement survenus dans les 14 jours suivant la vaccination, plus souvent après la deuxième dose et chez des hommes plutôt jeunes.

Plusieurs signaux potentiels sont sous surveillance : Zona, Troubles du rythme cardiaque, Néphropathie glomérulaire, Pancréatite, Polyarthrite rhumatoïde, Hémophilie acquise, Syndrome de Parsonage-Turner, Troubles menstruels, Pseudo-polyarthrite rhizomélique, Hépatite auto-immune et surdité.

D’autres évènements sont aussi sous surveillance : Thrombose veineuse cérébrale, Thrombopénie / thrombopénie immunologique / hématomes spontanés, Déséquilibre diabétique dans des contextes de réactogénicité, Echec vaccinal, Syndrome d’activation macrophagique, Méningoencéphalite zostérienne, Aplasie médullaire, Syndrome de Guillain-Barré, Rejet de greffe de la cornée.

À noter : aucun signal spécifique n’a été identifié chez les personnes ayant eu une première dose ou une deuxième dose de rappel.

Chez les enfants de moins de 12 ans, 152 cas (dont 15 graves) ont été déclarés pour plus de 528 400 doses injectées.

Chez les jeunes de 12 à 18 ans, 3 965 (dont 1 011 graves) ont été déclarés pour plus de 10,4 millions de doses injectées.

Le syndrome inflammatoire multisystémique chez l’enfant (PIMS) est sous surveillance.

Quels effets indésirables avec le vaccin Spikevax de Moderna ?

Depuis le début de la vaccination avec le vaccin Spikevax, 31 895 cas d’effets indésirables ont été rapportés sur plus de 23 985 500 injections réalisées. « Un grand nombre de cas concernent des réactions retardées locales non graves », précise l’ANSM. 20 % des cas recensés sont considérés comme « graves ».

Par ailleurs, depuis le 8 novembre, la HAS recommande pour la population âgée de moins de 30 ans et dès lors qu’il est disponible, le recours au vaccin Comirnaty qu’il s’agisse de primo vaccination ou du rappel.

Parmi les signaux confirmés : les réactions retardées (réactions locales douloureuses, érythémateuses, prurigineuses au site d’injection), les erythèmes polymorphes et les troubles vasculaires de type d’hypertension artérielle « continuent de faire l’objet d’une surveillance spécifique ». Des cas de myocardite et de péricardite ont « très rarement » été signalés après la vaccination via Spikevax.

Plusieurs signaux potentiels sont sous surveillance : Troubles du rythme, Zona, Réactogénicité plus sévère après la 2e dose, Déséquilibre/récidive de pathologies chroniques, Ictus amnésique (amnésie transitoire), Troubles auditifs (surdité et acouphènes), Pertes de connaissances, plus ou moins associées à des chutes, Polyarthrite rhumatoïde, Népropathies glomérulaires, Troubles menstruels, Syndrome de Parsonage-Turner, Hépatites auto-immunes, Thrombose veineuse cérébrale, Vascularites systémiques à ANCA, Troubles musculo-squelettiques, Thyroïdites, Anémie hémolytique auto-immune (AHAI), Hémophilie acquise, Vascularite, Uvéite.

Quels effets indésirables avec le vaccin Vaxzevria (AstraZeneca) ?

Depuis le début de la vaccination avec le vaccin Vaxzevria, 31 094 cas d’effets indésirables ont été rapportés, sur plus de 7 861 900 injections réalisées. « La grande majorité de ces cas concerne des syndromes pseudo-grippaux, souvent de forte intensité (fièvre élevée, courbatures, céphalées) », précise l’ANSM. 23 % des cas recensés sont considérés comme « graves ».

Parmi les signaux confirmés : syndromes pseudo-grippaux, thromboses associées à une thrombocytopénie, syndrome de fuite capillaire, syndrome de Guillain-Barré, thrombopénie immunitaire, paralysie faciale et myélite transverse.

Plusieurs signaux potentiels sont sous surveillance : Hypertension artérielle, Saignements cutanéo-muqueux (principalement des ecchymoses et des saignements du nez), Pathologie démyélinisante centrale, Erythème noueux, Colite ischémique, Vascularites, Surdité/baisse de l’audition, Myocardites/Péricardites, Troubles du rythme, Echecs vaccinaux, Vascularites cutanés, Artérites à cellules géantes, Pancréatites, Pseudopolyarthrites rhizoméliques et Syndrome de Parsonage-Turner, Sarcoïdose, Maladie de Still, Evenement thromboembolique veineux et artériel, Infarctus du myocarde, Pseudopolyarthrite rhizomélique.

Quels effets indésirables avec le vaccin Janssen (Johnson & Johnson) ?

Depuis le début de la vaccination avec le vaccin Janssen, 1 700 cas d’effets indésirables ont été rapportés, sur plus de 1 089 700 injections réalisées. « La majorité des effets indésirables sont non graves, attendus et d’évolution favorable, en particulier des effets de réactogénicité (par exemple des malaises) », précise l’ANSM. 36 % des cas recensés sont considérés comme « graves ».

Parmi les signaux confirmés : thromboses associées à une thrombocytopénie, syndrome de fuite capillaire, syndrôme de Guillain-Barré / polyradiculonévrite, thrombopénies immunitaires, thromboembolie veineuse, myélite transverse

Plusieurs événements / signaux potentiels sont sous surveillance : Zona, Myocardites/péricardites, Syndrome de Parsonage-Turner, Hypertension artérielle, Echec vaccinal, Purpura rhumatoïde, Infarctus du myocarde, Aplasie médullaire.

Quels effets indésirables avec le vaccin Novavax (Nuvaxovid) ?

80 cas ont été déclarés depuis le début de la vaccination (pour plus de 33 100 injections). 22 % des cas recensés sont « graves ».

Parmi les signaux confirmés : parasthésie / hypoesthésie, anaphylaxie.

Plusieurs événements / signaux potentiels sont sous surveillance : péricardite et douleurs thoraciques. L’ANSM recommande à toute personne présentant des symptômes tels qu’un essoufflement (dyspnée), des douleurs dans la poitrine, des palpitations (battements cardiaques forts,) ou un rythme cardiaque irrégulier de consulter rapidement un médecin.

Pas de lien entre les vaccins et l’infertilité, selon une étude américaine

D’après une récente étude publiée dans l’American Journal of Epidemiology, les vaccins Pfizer, Moderna ou encore Johnson & Johnson n’auraient aucune conséquence sur la fertilité des hommes et des femmes. « Nos travaux montrent que la vaccination contre la Covid-19 n’impacte pas la fertilité de l’un ou l’autre des partenaires chez les couples essayant de concevoir (un bébé) par voie sexuelle. Le délai de grossesse est le même quel que soit le statut vaccinal. »

Mêmes conclusions chez les hommes : la fertilité serait la même qu’ils aient reçu au moins une dose de vaccin contre la Covid-19 ou qu’ils ne soient pas vaccinés. En revanche, les chercheurs soulignent que l’infection à la Covid-19 pourrait diminuer temporairement leur fertilité. Ils ont constaté que les hommes testés positifs à la Covid-19 dans les 60 jours suivant une période donnée avaient une fertilité réduite par rapport à ceux qui n’avaient jamais été testés positifs au virus et à ceux qui avaient été testés positifs au moins 60 jours avant cette période.

Comment faire la différence entre les symptômes de la Covid-19 et les effets secondaires du vaccin ?

De manière confuse, les effets secondaires de la vaccination peuvent ressembler à certains des symptômes de la Covid-19, ce qui pose alors la question de savoir s’il s’agit d’une réaction normale du système immunitaire ou si l’on a attrapé le virus. Les chercheurs de l’étude britannique ZOE COVID Symptom expliquent comment faire la différence, même s’ils rappellent qu’il est difficile de prédire comment une personne se sentira après avoir reçu une injection car les effets secondaires varient d’une personne à l’autre. Ces derniers se répartissent en deux groupes, en premier lieu les effets locaux (douleur, rougeurs, démangeaison au site d’injection, gonflement des ganglions lymphatiques au niveau de l’aisselle) qui peuvent apparaître au lendemain de la vaccination et durer un peu plus d’une journée.

Il y a aussi des « effets systémiques » qui concernent l’organisme en général : le plus souvent de la fatigue et des maux de tête, mais également de la fièvre, des frissons, des douleurs musculaires ou articulaires, de la diarrhée et des nausées. Ces derniers « culminent environ 24 heures après l’injection et restent un jour ou deux. Ce sont eux qui peuvent facilement être confondus avec certains des symptômes de la Covid-19 », notent les chercheurs. Il est donc normal de ne pas se sentir tout à fait bien dans les premiers jours suivant la vaccination. Au Royaume-Uni, un tiers des personnes (34 %) ayant reçu le vaccin Oxford/AstraZeneca ont éprouvé au moins un effet systémique, tandis qu’environ une personne sur huit en a fait état après avoir reçu la première dose du vaccin Pfizer.

Les chercheurs font également savoir qu’une personne est plus susceptible de ressentir des effets secondaires après la première dose du vaccin si elle a déjà eu la Covid-19. Ces effets secondaires disparaissant généralement en un jour ou deux. Enfin, la perte d’odorat (anosmie) et la toux persistante ne sont pas des effets secondaires du vaccin, mais deux des signes courants de la Covid-19 : si l’un de ces symptômes apparaît, il est important de s’auto-isoler et de passer un test dès que possible.

Myocardite et péricardite après vaccination : ce qu’il faut savoir

Depuis juillet 2021, les myocardites (inflammation du muscle cardiaque) et péricardites (inflammation de la membrane qui entoure le cœur) sont considérées comme des effets indésirables pouvant survenir suite à une vaccination contre le Covid-19 par un vaccin à ARN messager (Pfizer-BioNTech ou Moderna), notamment chez les hommes jeunes.

Myocardite et péricardite, le risque est plus élevé lorsqu’on contracte la Covid-19 qu’avec le vaccin

Selon une étude menée par l’Université d’Oxford et publiée dans la revue Nature le 14 décembre 2021, le risque de myocardite, de péricardite et d’arythmie cardiaque est distinctement plus élevé lorsqu’on est infecté par la Covid-19 qu’après avoir reçu l’un des vaccins anti-Covid. « La myocardite peut mettre la vie en danger, la plupart des événements associés à la vaccination ont été légers et spontanément résolutifs. Le risque observé ici est faible et limité à la période de 7 jours suivant la vaccination, alors que le risque à vie de morbidité et de mortalité suite à l’infection par le SRAS-CoV-2 est substantiel » résulte l’étude. Les chercheurs ont expliqué que lorsqu’on est infecté par la Covid-19, il y aurait 40 fois plus de risque de développer une myocardite.

Les risques de myocardite et péricardite augmentent dans les 7 jours après la vaccination avec Moderna

EPI-PHARE a conduit une étude basée sur les données du Système national des données de santé dans le but de mesurer l’association entre les vaccins Comirnaty (Pfizer) ou Spikevax (Moderna) et le risque de développer une myocardite ou une péricardite. L’étude a porté sur toutes les personnes âgées de 12 à 50 ans hospitalisées en France pour une myocardite ou une péricardite entre le 15 mai et le 31 août 2021, soit 919 cas de myocardites et 917 cas de péricardites.

L’objectif : comparer les risques de survenue d’une hospitalisation pour myocardite ou péricardite entre les personnes vaccinées et non vaccinées. Les résultats dévoilés par l’Agence nationale du médicament (ANSM) montrent que la vaccination par un vaccin à ARN messager augmente le risque de myocardite et péricardite dans les 7 jours suivants. « Ce risque apparaît plus marqué chez les hommes de moins de 30 ans en particulier après de la deuxième dose de Spikevax, même si le nombre de cas apparaît peu fréquent », indique l’ANSM.

L’ANSM souligne néanmoins que l’évolution clinique des cas de myocardite et péricardite apparaît favorable, avec une durée d’hospitalisation de 2 à 4 jours en moyenne. « Sur la période étudiée, aucun décès n’a été rapporté parmi les personnes hospitalisées pour une myocardite ou une péricardite suite à la vaccination », note-t-elle. Sans oublier, rappelle-t-elle, qu’une infection par le SARS-CoV-2 dans le mois précédent est aussi associée à la survenue d’une myocardite et d’une péricardite.

Quels sont les différents types de vaccins développés contre la Covid-19 ? Comment fonctionnent-ils ?

Chaque vaccin fonctionne selon le même principe : stimuler le système immunitaire de façon à obtenir une réponse ciblée de l’organisme contre un antigène (une substance étrangère d’origine virale, cellulaire ou bactérienne). Le système immunitaire apprend à reconnaître rapidement l’agent étranger pour le combattre plus efficacement par l’intermédiaire de lymphocytes B qui produisent des anticorps spécifiquement dirigés contre l’agent en question. Il existe plusieurs technologies vaccinales qui activent différemment la réponse immunitaire.

Les vaccins vivants atténués ou inactivés

C’est la forme la plus traditionnelle de vaccination (utilisée depuis les années 1880). Il s’agit d’administrer un virus affaibli (non pathogène) ou tué par traitement chimique afin de susciter une réponse immunitaire contre le « vrai » virus, lorsque l’organisme y sera confronté.

De nombreux vaccins utilisent cette approche, notamment le vaccin contre la grippe, le pneumocoque, le tétanos, la rubéole ou les oreillons. Cette technique demande néanmoins de grandes quantités de virus et beaucoup de temps pour fabriquer les vaccins (6 mois à un an).

Les vaccins sous-unitaires ou à protéines virales

Ce type de vaccin délivre des protéines virales synthétiques aux cellules. Pour rappel, le coronavirus possède des pointes « spicules » à sa surface (des protéines virales), qui lui permettent d’entrer en contact avec les cellules à infecter. Ces dites-pointes sont isolées en laboratoire et reproduites en grand nombre dans une sorte d’« usine » vivante, comme une plante ou une cellule d’insectes. Elles sont ensuite injectées au patient pour faire réagir son système immunitaire afin qu’il apprenne à combattre ces protéines lorsqu’il se trouve à leur contact.

Les vaccins contre l’hépatite B et le papillomavirus reposent notamment sur ce procédé. La production peut se faire à grande échelle, plus rapidement que pour un vaccin atténué ou inactivé. Il arrive toutefois que les protéines n’engendrent pas une réaction suffisante du système immunitaire. Un adjuvant est alors nécessaire pour augmenter leur efficacité.

Les vaccins à vecteurs viraux non répliquants

Cette technique est basée sur l’utilisation d’un virus non pathogène ou peu dangereux pour l’Homme. À la manière d’un cheval de Troie, on injecte un virus atténué conçu pour être inoffensif et véhiculer un gène du SARS-CoV-2 jusque dans les cellules humaines (la plupart du temps un adénovirus). Le système immunitaire apprend ainsi à reconnaître le coronavirus.

Ce mode d’action est plutôt récent, mais a déjà été utilisé pour le vaccin contre Ebola, ou dans le cadre de thérapies géniques. Il implique de produire suffisamment de vecteurs viraux pour pouvoir adresser le fragment à l’intérieur des cellules.

Les vaccins à ADN ou à ARNm

L’ADN et l’ARNm (ARN messager) d’un virus contiennent des informations génétiques permettant la production de protéines. Le principe des vaccins à ADN ou ARN messager consiste à transformer les cellules humaines en « usines » à protéines. Cette technologie est récente. Jusqu’à la pandémie, l’utilisation de ce type de vaccins n’avait jamais été approuvée en dehors de la recherche médicale.

  • Les vaccins à ADN. Concrètement, un fragment d’ADN (plasmide) de virus est injecté dans une cellule humaine. Une fois pris en charge, ce fragment est transcrit sous forme d’ARN qui sert de matrice et permet de produire des protéines spécifiques au virus ciblé. Ces protéines sont ensuite relâchées dans l’organisme, le système immunitaire apprend à les reconnaître et à les combattre.
  • Dans le cas du vaccin à ARNm, ce n’est pas l’ADN du virus, mais directement l’ARNm qui est acheminé jusqu’à la cellule par le biais des nanoparticules de lipides. Cette dernière se charge ensuite de produire les protéines habituellement utilisées par le virus pour pénétrer dans notre organisme.

“Ces vaccins ont l’avantage de la rapidité — ils peuvent être rapidement conçus et fabriqués », précise la Dre Marie-Paule Kieny. Mais ils sont très fragiles. C’est pourquoi les premiers vaccins à ARNm développés contre la Covid-19 présentaient un inconvénient majeur : ils avaient besoin de températures négatives très élevées, -80 °C pour le vaccin développé par les laboratoires Pfizer/BioNTech par exemple. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les deux laboratoires ont fourni aux agences de santé des données démontrant la stabilité de leur vaccin lorsqu’il est stocké entre -25 °C et 15 °C, soit la température de congélateurs médicaux classiques.

Quelles sont les étapes de fabrication d’un vaccin ?

Le développement d’un vaccin prend en moyenne une dizaine d’années. « Des prototypes de candidats-vaccins sont mis au point en laboratoire à partir de germes, puis on lance la production pharmaceutique et on réalise les premiers tests sur des animaux. Il faut ensuite obtenir des autorisations réglementaires pour mener des essais cliniques plus vastes sur l’Homme. Une fois les contrôles satisfaisants, on fait une demande d’enregistrement du vaccin auprès des autorités compétentes (Agence européenne des médicaments pour l’Union européenne par exemple, ou Food and Drug Administration aux Etats-Unis). Viennent ensuite les phases de conditionnement et de livraison aux différents pays », explique la Dre Kieny.

Phases essais cliniques coronavirus

© Santé Magazine

Ces trois phases d’essais cliniques peuvent être réalisés en parallèle, mais l’extrême rigueur reste de mise. « Tous les critères de sécurité classiques sont respectés et un vaccin présentant des effets secondaires majeurs ne sera pas mis sur le marché », insiste la vaccinologue.

Le fait qu’un vaccin contre la Covid-19 a pu être développé en 12 à 18 mois constitue une première mondiale. Jusqu’alors c’est le vaccin contre les oreillons qui avait été mis au point le plus rapidement (en 4 ans). Il a fallu 7 ans pour développer un vaccin contre la polio, 9 ans pour un vaccin contre la rougeole, 15 ans pour un vaccin contre le HPV (papillomavirus humain), 34 ans pour un vaccin contre la varicelle, et 36 ans plus tard, les chercheurs sont toujours en quête d’un vaccin contre le VIH. 

Comment la qualité d’un vaccin et sa production sont-elles surveillées ?

Le contrôle qualité occuperait près de 70 % du temps de production d’un vaccin. Comme indiqué plus haut, chaque étape de fabrication est soumise à de nombreux contrôles relatifs à l’efficacité du vaccin, à sa qualité et à la sécurité du produit (présence de la substance active dans les quantités attendues, pureté, vérification de l’élimination des produits intervenant dans la fabrication, etc).

Les conditions de mise sur le marché des vaccins contre la Covid-19 ont été renforcées. En Europe, chaque lot de vaccins fait l’objet d’un contrôle par l’industriel et par une autorité indépendante via une procédure de libération des lots. Cette procédure consiste à contrôler la qualité de chaque lot de vaccin avant sa mise sur le marché. Si le lot est conforme, un certificat de libération est remis et permet la circulation du lot sur l’ensemble du marché européen.

Quels que soient les vaccins développés, des contrôles qualité classiques sont donc effectués sur des échantillons de produits finis, mais également sur des produits en cours de fabrication :

  • concernant l’identité du vaccin, autrement l’adéquation du produit fini avec ce qui est attendu ;
  • son activité en laboratoire ou chez l’animal ;
  • la stabilité de ses composants ;
  • et l’absence de contamination par des micro-organismes étrangers.
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Santé

Une étude révèle pourquoi nos muscles s’affaiblissent avec l’âge

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Avec l’âge, il n’est pas rare de voir ses capacités musculaires diminuer. La bonne nouvelle, c’est qu’il existerait des moyens d’action pour limiter les effets du vieillissement sur les capacités musculaires.

C’est du moins ce qui ressort d’une nouvelle étude, ou plutôt du premier atlas complet consacré au vieillissement musculaire, publié dans la revue spécialisée Nature Aging (Source 1).

Une équipe de recherche sino-britannique a utilisé plusieurs approches de séquençage cellulaire et d’imagerie pour analyser divers échantillons de muscles squelettiques humains provenant de 17 individus, tout au long de leur vie d’adulte (de 20 à 75 ans).

L’équipe a ainsi découvert que les gènes contrôlant les ribosomes, ces particules cellulaires dont le rôle est de traduire l’information génétique pour produire des protéines, étaient moins actifs dans les cellules souches musculaires provenant de sujets âgés. De fait, cela altérerait la capacité des cellules à réparer et régénérer les fibres musculaires, à mesure que l’on avance en âge. En outre, chez les sujets âgés, les cellules non musculaires présentes dans les échantillons prélevés produisaient davantage de CC2, une molécule pro-inflammatoire qui exacerberait la détérioration des muscles.

La bonne nouvelle, c’est que l’équipe a également découvert plusieurs mécanismes compensatoires pour pallier ces effets délétères sur les muscles. Il y avait notamment un changement dans les fibres musculaires à contraction lente, pour exprimer les gènes caractéristiques des fibres musculaires à contraction rapide perdues, et une régénération accrue du peu de fibres de ce type qui resteraient. Les scientifiques ont aussi identifié des populations de noyaux cellulaires (contenant le matériel génétique des cellules) spécialisés au sein des fibres musculaires, qui aideraient à reconstruire les connexions entre nerfs et muscles, lesquelles diminuent avec l’âge. Ces noyaux auraient leur importance dans le maintien de la fonction musculaire.

Un énorme potentiel pour mieux vieillir

En Chine, au Royaume-Uni et dans d’autres pays, nous avons des populations vieillissantes, mais notre compréhension du processus de vieillissement lui-même est limitée. Nous disposons désormais d’une vision détaillée de la manière dont les muscles s’efforcent de maintenir leur fonction le plus longtemps possible, malgré les effets du vieillissement”, a déclaré le professeur Hongbo Zhang, coauteur de l’étude et chercheur à l’Université Sun Yat-sen de Guangzhou, en Chine, dans un communiqué (Source 2).

Grâce à ces nouvelles connaissances sur le vieillissement sain des muscles squelettiques, les chercheurs du monde entier peuvent désormais explorer des moyens de combattre l’inflammation, de stimuler la régénération musculaire, de préserver la connectivité nerveuse, et bien plus encore. Les découvertes issues de recherches comme celle-ci ont un énorme potentiel pour développer des stratégies thérapeutiques qui favorisent un vieillissement en meilleure santé pour les générations futures”, a ajouté le Dr Sarah Teichmann, du Wellcome Sanger Institute de Cambridge, au Royaume-Uni.

Rappelons que si l’affaiblissement des muscles lié au vieillissement est la plupart du temps physiologique, celui-ci peut affecter la vie quotidienne, et engendrer de graves complications (chutes, immobilité, sarcopénie). C’est pourquoi trouver des moyens d’enrayer sinon de freiner la perte musculaire liée à l’âge est essentielle pour un vieillissement en bonne santé.

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Santé

Des « inondations du siècle » frappent la Chine, et ce n’est peut-être que le début

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De nombreuses villes de Chine s’affaissent, augmentant le risque d’inondations
Reuters/Youtube De nombreuses villes de Chine s’affaissent, augmentant le risque d’inondations

Reuters/Youtube

INONDATIONS – Les images sont impressionnantes. Depuis plus de 48 heures, le sud de la Chine fait face à de graves inondations. Leur ampleur est telle que l’on parle d’un évènement qui n’arrive qu’une fois par siècle. Depuis jeudi, des pluies torrentielles inondent la province de Guangdong, la plus peuplée avec ses 127 millions d’habitants et la plus prospère économiquement avec sa capitale Canton, ville portuaire au nord-est de Hong Kong.

Actuellement, elle est sous les eaux alors que toute la zone a été placée en alerte rouge ce mardi 23 avril. Quatre personnes sont décédées et dix autres sont toujours portées disparues dans la province de Guangdong, selon China news. Pour l’instant, environ 110 000 habitants ont été relogés alors que la région est totalement à l’arrêt.

Et ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle. Le 18 avril dernier, une étude parue dans la revue Science faisait un constat inquiétant sur l’état des villes en Chine. « Environ 40 % des terres subissent un affaissement classé de modéré à grave, ce qui accroît le risque d’inondation pour une grande population » peut-on lire en introduction.

Près de la moitié des villes chinoises menacées

Cela veut dire que le sol se dérobe sous de nombreuses villes chinoises. Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques ont examiné 82 villes de plus de 2 millions d’habitants au moyen de satellites ; ils permettent de mesurer les mouvements verticaux des terres dans tout le pays.

« Parmi les terrains urbains examinés, 45 % s’affaissent plus rapidement que 3 millimètres par an, et 16 % s’affaissent plus rapidement que 10 millimètres par an, touchant respectivement 29 et 7 % de la population urbaine » affirment les chercheurs. Ce déclin est le fruit de plusieurs facteurs naturels comme la géologie mais aussi humains comme le poids des bâtiments.

Mais selon les auteurs de l’étude, le plus gros problème est la perte des eaux souterraines, comme les nappes phréatiques. Ils ont en effet pu associer l’extraction de l’eau de plus de 1 600 puits et des niveaux croissants d’affaissement. À cause de l’urbanisation rapide de ces régions, davantage d’eau est prélevée pour répondre aux besoins de la population.

« En Chine, de nombreuses personnes vivent dans des zones qui ont été sédimentées assez récemment, du point de vue géologique. Ainsi, lorsque vous retirez les eaux souterraines ou que vous drainez les sols, elles ont tendance à s’affaisser », expliquent les chercheurs.

L’ombre du changement climatique

Dans les villes côtières, cet affaissement fait peser sur des millions de personnes la menace d’inondations à mesure que le niveau de la mer monte. D’ici 2120, plus d’un cinquième des terres côtières chinoises seront sous le niveau de la mer. Un problème alors que ces régions abritent 10 % de la population vivant sur les littoraux chinois.

Pour les auteurs de l’étude, le risque d’inondation est une vraie épée de Damoclès qui va s’installer au-dessus des populations urbaines. Car en plus de l’augmentation du niveau de la mer, il y a une intensification des événements extrêmes à cause du réchauffement climatique explique le Giec. Les pluies torrentielles qui ont frappé le sud de la Chine pourraient rentrer dans cette catégorie.

Toutefois, il existe des stratégies efficaces existent pour faire face à ce lent déclin. Des problèmes d’affaissement ont touché par le passé d’autres grandes villes d’Asie comme Osaka ou Tokyo au Japon. Tokyo par exemple s’est alors fourni en eau courante en l’acheminant d’autres régions, et en adoptant une loi interdisant l’utilisation d’eau de pluie. À chaque fois, cela a permis de ralentir l’affaissement.

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Santé

Le Rabbit est LE sextoy que tous les couples adorent (et on comprend pourquoi)

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En couple ou en solo tout le monde l’adore (pour les bonnes raisons !)

Ce n’est pas un hasard si le Ladi Bi est tant apprécié. Sa technologie avancée avec deux moteurs indépendants offre une palette de 49 vibrations différentes, permettant un ajustement parfait à vos désirs. De plus, grâce à sa fonction mémoire, il se souvient de vos préférences pour une satisfaction instantanée à chaque utilisation.

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Article rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle, relu, corrigé et enrichi par la rédaction.

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Santé

Ce phénomène qui a lieu dans l’utérus influencerait les traits du visage

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Récemment, une étude scientifique a mis en évidence l’influence de l’alimentation de la future mère sur les traits du visage de son futur bébé, via une augmentation de l’activité de certains gènes. Voilà qu’une nouvelle étude vient montrer qu’il n’y aurait pas que la génétique qui aurait une influence directe sur les traits du visage.

Publiée dans la revue Nature Cell Biology (Source 1), celle-ci indique qu’une augmentation de la pression hydrostatique (la force exercée par un liquide dans une structure qui le contient) peut entraver le développement “sain” des traits du visage. C’est du moins ce qu’une équipe de recherche de l’University College de Londres (Royaume-Uni) a constaté chez des embryons de souris, de grenouille, et chez des embryoïdes humains, des structures cellulaires cultivées in vitro à partir de cellules souches humaines. Les différences de pression dans l’utérus pourraient ainsi influer sur le risque de malformation faciale.

Dans le détail, l’équipe a découvert que lorsque les cellules de la crête neurale (cellules souches embryonnaires qui formeront les traits du visage) sont exposées à des niveaux de pression hydrostatique plus élevés que d’habitude, cela peut entraver certaines voies de signalisation cellulaire, et augmenter le risque de malformation crânio-faciales.

Des implications importantes pour la recherche

“Lorsqu’un organisme subit un changement de pression, toutes les cellules – y compris l’embryon à l’intérieur de la mère – sont capables de le ressentir”, explique le professeur Roberto Mayor, qui a dirigé l’étude, dans un communiqué (Source 2). “Nos travaux montrent que les embryons sont sensibles à la pression, mais nous ne savons pas à quel point ils le sont ; par exemple, un changement dans la pression à l’intérieur de l’utérus pourrait-il affecter l’embryon ? Cela nécessitera des recherches supplémentaires pour comprendre comment les changements à l’intérieur du corps ainsi que la pression environnementale pourraient influencer le développement de l’embryon humain”, a-t-il ajouté. Avec, donc, de potentielles applications cliniques, in fine, sur la prévention ou le traitement des malformations faciales.

Les chercheurs indiquent également que ces découvertes pourraient également avoir d’importantes implications pour la recherche scientifique utilisant des cellules souches, car leur développement et différenciation pourraient être influencés par la pression. La façon dont les scientifiques les manipulent aurait donc son importance.

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Santé

la réponse flegmatique de l’insoumis aux étudiants qui l’attendaient

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Jean-Luc Mélenchon, ici arrivant à Sciences Po Paris, le 22 avril 2024.
Jean-Luc Mélenchon, ici arrivant à Sciences Po Paris, le 22 avril 2024.

Jean-Luc Mélenchon, ici arrivant à Sciences Po Paris, le 22 avril 2024.

POLITIQUE – « Jean-Luc Mélenchon, dégage ! », « Complice du Hamas »… À son arrivée à Sciences Po Paris, lundi 22 avril en début de soirée, pour une conférence prévue de longue date, Jean-Luc Mélenchon a été accueilli par un comité d’accueil virulent. Le leader de La France insoumise venait y parler de la Palestine et de la situation à Gaza.

Derrière cet accueil musclé, comme on peut le voir sur la vidéo plus bas, des membres du collectif d’extrême droite Nemesis et de l’Union nationale interuniversitaire (UNI), syndicat étudiant de plus en plus proche d’Éric Zemmour, venus pour protester contre sa présence au sein de la grande école parisienne.

Face aux accusations de complicité avec le Hamas portées par l’un des jeunes militants, Jean-Luc Mélenchon a préféré ne pas entrer dans la confrontation. « Laissez, laissez, laissez, c’est bien. Il a le droit de le penser », a-t-il simplement réagi à l’adresse des journalistes qui le suivaient. « J’ai eu leur âge et je faisais à peu près pareil », a-t-il répondu ensuite, alors qu’un reporter lui demandait s’il n’avait pas peur de la violence et du collectif Nemesis et de l’UNI.

Un amphithéâtre acquis à sa cause

Une fois à l’intérieur de Sciences Po, l’Insoumis a pu s’exprimer devant un public acquis à sa cause. Dans le grand amphithéâtre Émile Boutmy plein à craquer où il a été applaudi à de nombreuses reprises, notamment quand il a évoqué la situation à Gaza, le triple candidat à la présidentielle a salué « l’attitude ouverte et respectueuse de cet établissement », dénonçant par contraste ceux « qui ont cédé aux pressions » et « se sont mis à genoux ».

Une référence à sa conférence annulée jeudi dernier par l’université de Lille. Les Insoumis avaient alors voulu relocaliser l’événement dans une salle privée, mais il avait été aussi annulé, cette fois par la préfecture du Nord. « L’ennemi n’est pas seulement l’extrême droite (…) mais c’est l’immense chaîne des lâchetés de ceux qui cèdent avant d’avoir combattu », avait asséné le tribun de 72 ans, appelant à « briser la chaîne du légal pour passer à la chaîne du légitime ».

« Aucun d’entre nous n’a la moindre tentation d’apologie du terrorisme », a également déclaré Jean-Luc Mélenchon, en réaction à la convocation par la police pour « apologie du terrorisme » de la candidate aux européennes Rima Hassan, septième sur la liste des Insoumis pour le scrutin du 9 juin. « Il paraît qu’il y a toute une liste de gens qui seraient poursuivis pour apologie du terrorisme. Voilà maintenant une incrimination qui n’a pas le début du commencement de la moindre démonstration », a-t-il assuré.

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Santé

J’ai testé le nouveau rouge à lèvres longue tenue Revlon et voici pourquoi je suis devenue accro

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Sur le marché de la beauté, les nouveautés ne cessent de se multiplier ! Du côté du maquillage, les lancements de produits ne manquent pas. En tant que journaliste beauté, j’ai la chance de pouvoir tester bon nombre d’entre eux en avant-première… Dans cet article, je vous parle de l’une de mes dernières découvertes coups de cœur !

Il s’agit du nouveau rouge à lèvres liquide signé Revlon : le Colorstay Limitless Matte. C’est simple : cette pépite m’a réconciliée avec la texture matte. Longtemps considéré asséchant et peu confortable, ce fini se réinvente ! Bien décidé à reconquérir le cœur des beautystas, même les plus exigeantes en termes de sensorialité.

Zoom sur le Colorstay Limitless Matte de Revlon, un rouge à lèvres à la formule novatrice

Force est de constater que le rouge à lèvres mat a signé son grand retour en 2024 ! Longue tenue, haute couvrance, sans transfert… ce type de produit cumule les qualités. Mais pour les personnes qui ont tendance à avoir les lèvres sèches, j’en fais partie, difficile d’y succomber sans redouter de se retrouver avec la bouche totalement desséchée !

La bonne nouvelle, c’est que le rouge à lèvres Colorstay Limitless Matte de Revlon ne réserve pas ce genre de mauvaise surprise. Grâce à sa formule novatrice, ce produit se situe à mi-chemin entre le maquillage et le soin. En plus de résister jusqu’à 24 heures, il laisse une sensation agréable sur la bouche. 

crédit photo : Revlon

Quels sont les actifs qui rendent le Colorstay Limitless Matte de Revlon si confortable ?

Si une telle performance est possible, c’est grâce aux actifs puissants qui composent ce rouge à lèvres. Enrichi en triple acide hyaluronique et en extrait de cranberry, ce dernier ne laisse rien au hasard. Une fois déposé sur les lèvres, il assure une hydratation durable, un confort optimal, ainsi qu’une protection efficace contre les radicaux libres. 

Il faut le tester pour le croire : la couleur ne bouge pas du matin jusqu’au soir et les lèvres sont comme enveloppées d’un nuage de douceur. Avec sa texture légère, le rouge à lèvres Colorstay Limitless Matte de Revlon est agréable à souhait. Il s’adapte aux mouvements de la bouche et offre une souplesse et un confort inégalés.

@frenchtouchofmakeup

@revlon ca arrive en avril ! #makeup

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Colorstay Limitless Matte de Revlon : 16 teintes toutes plus éclatantes les unes que les autres

Facile à appliquer, cette nouveauté dispose d’un applicateur breveté, aussi souple que précis. Parfait pour dessiner le contour des lèvres, il dispose également d’un côté plat qui répartit la matière uniformément en une couche fine. Un autre de ses atouts réside cette fois dans la diversité qu’il propose…

crédit photo : Revlon

En effet, en plus d’être résistant, confortable, riche en actifs et simple à appliquer, le rouge à lèvres Colorstay Limitless Matte de Revlon est aussi ultra-pigmenté. Il se décline en pas moins de 16 teintes vibrantes ! Avec ce produit, il y en a vraiment pour tous les goûts et toutes les carnations. Disponible à partir d’avril 2024 aux alentours de 12,50 euros, il risque de faire craquer plus d’une passionnée de beauté. Vous voilà prévenue !

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Santé

À quoi sert une échographie des testicules ?

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Quand faut-il pratiquer une échographie du testicule ?

L’échographie complète l’autopalpation du patient et l’examen clinique pratiqué par le médecin.

• En urgence

Une douleur, un gonflement et une rougeur du testicule nécessitent une échographie le plus rapidement possible. « Ce sont des signes d’alerte qui doivent amener, chez l’enfant et chez l’adulte, à consulter un médecin rapidement », explique la Pr Laurence Rocher, radiologue et membre du groupe de travail « organes génitaux » au sein du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie. 

Ces symptômes peuvent révéler une infection du testicule (orchiépididymite). Il peut s’agir aussi, en particulier chez l’enfant et l’adulte jeune, d’une torsion du cordon spermatique. « Cette torsion est une urgence chirurgicale car il y a un risque de nécrose du testicule avec une perte définitive de sa fonction puisqu’il ne pourra plus fabriquer de spermatozoïdes » , rappelle la radiologue. Pour elle : « l’échographie peut aider à la prise en charge dans de nombreux cas où les signes cliniques ne sont pas évidents. »

• En dehors de toute urgence

L’échographie est justifiée dans certaines situations :

– Quand le testicule apparaît trop petit ou qu’il est anormalement gonflé sans forcément être douloureux (le symptôme peut révéler la présence d’eau ou hydrocèle). 

– Quand le patient exprime une gêne ou une sensation de pesanteur. Il peut s’agir d’une varicocèle (formation de varices sur les veines du testicule). « Une tumeur du testicule doit être également éliminée. Une masse extra-testiculaire palpée est le plus souvent bénigne (kyste…) et l’échographie le confirmera », explique la Pr Rocher.

– En cas d’infections à répétition, qu’elles soient d’origine urinaire ou testiculaire. 

– Dans le cadre d’un bilan d’infertilité, à la recherche d’une éventuelle malformation du testicule ou toute autre cause pouvant expliquer un problème de production de spermatozoïdes. «  Certaines malformations doivent faire rechercher une mutation génétique. Un conseil génétique avant une procréation médicalement assistée aidera la prise en charge du couple », précise la radiologue. 

Faut-il faire une échographie si le testicule n’est pas descendu ?

Les testicules du petit garçon doivent normalement descendre dans les bourses à une certaine étape de la vie foetale. Dans le cas contraire, on parle de cryptorchidie. Cette anomalie qui peut toucher un testicule ou les deux, est souvent découverte dans la petite enfance. Elle est de plus en plus fréquente « probablement en lien avec l’exposition pendant la grossesse à des perturbateurs endocriniens », explique la Pr Rocher. 

Néanmoins, le recours à l’échographie n’est pas systématique. « Si le médecin peut palper le testicule – même haut situé – l’échographie ne sert à rien. En revanche, si le testicule n’est pas repérable à la palpation, le chirurgien (pédiatre ou adulte) demandera souvent une échographie voire une IRM pour rechercher le testicule », estime la radiologue.

Une fois l’anomalie découverte, il est parfois nécessaire d’intervenir chirurgicalement pour remettre la glande en place. C’est important car la cryptorchidie est un facteur de risque d’infertilité et de cancer du testicule à l’âge adulte. « Les parents n’en sont pas toujours informés ou ils n’informent pas leur enfant devenu jeune adulte ; par ailleurs il n’y a pas de contrôle échographique systématique ni de proposition de préservation de la fécondité, ce qui peut être discutable », estime Laurence Rocher. 

Comment et où se passe une échographie testiculaire ?

L’examen ne nécessite aucune préparation. En cas d’urgence, l’échographie est réalisée à l’hôpital. « Si le patient a consulté au service d’accueil des urgences et qu’une échographie est demandée, il faut s’organiser pour qu’elle soit réalisée sans délai », souligne la radiologue. Pour un premier bilan d’infertilité, l’examen peut être pratiqué dans un centre de radiologie en ville. Mais pour les lésions dont la nature est difficile à évaluer (nodule de petite taille…),  il vaut mieux consulter dans un centre hospitalier spécialisé.  

À l’échographie, faut-il examiner 1 seul ou les 2 testicules ?

Lors de l’examen, le radiologue examine systématiquement les deux testicules pour vérifier chacun d’entre eux et les comparer. « Cette comparaison aide à apprécier la vascularisation du testicule, par exemple. Pour les tumeurs, le risque d’avoir une tumeur est plus important chez un patient qui a déjà été opéré d’une tumeur, surtout s’il y a des calcifications qu’on appelle microlithiase », rappelle la Pr Laurence Rocher. 

Que montre l’échographie du testicule ?

Le radiologue peut mesurer le volume du testicule, observer l’ensemble des structures (épididyme et canaux déférents), évaluer l’état des tissus (homogènes ou pas, présence d’un nodule qui n’a pas forcément été repéré à la palpation…). 

L’échographie couplée à un doppler permet également d’observer les flux sanguins dans les veines du testicule et de repérer des signes d’inflammation. Ainsi une hypervascularisation fait penser à une infection, une hypovascularisation à une torsion du cordon spermatique. 

L’échographie suffit-elle à détecter un cancer du testicule ?

« L’échographie permet le plus souvent de repérer une tumeur et d’affirmer la nature suspecte d’une masse dans le testicule », répond la radiologue. Mais l’examen ne suffit pas en soi à poser un diagnostic de cancer. Pour en savoir plus, il va falloir réaliser un dosage sanguin et d’autres examens d’imagerie. « Mais certaines tumeurs du testicule sont de petite taille et elles ne sont pas forcément malignes. Tous les nodules ne sont pas des tumeurs cancéreuses », rappelle la radiologue. 

Quand une lésion est suspecte ou incertaine, la recommandation est de pratiquer une ablation partielle ou totale du testicule (orchidectomie), en fonction de la taille de la tumeur, afin d’analyser ses cellules. « On ne pratique jamais de biopsie du testicule car il y a un risque théorique que d’éventuelles cellules cancéreuses essaiment le long du trajet », explique la radiologue.

Quand faire une échographie de contrôle ?

Dans certains cas, il est recommandé de refaire des échographies à intervalles réguliers pour vérifier l’état du testicule et son fonctionnement, notamment après une intervention chirurgicale (cure de  cryptorchidie, contrôle après torsion du cordon spermatique…). Là encore, l’examen complète l’autopalpation du patient et l’examen clinique du médecin. 

Pour la Pr Rocher, cette échographie de contrôle devrait être l’occasion d’évoquer l’avenir du patient et sa capacité à avoir des enfants à l’âge adulte. Or, le sujet n’est pas toujours abordé par le pédiatre, l’urologue ou le chirurgien. « Les jeunes et leur famille ne savent pas forcément qu’il est possible de préserver sa fécondité en effectuant un prélèvement de sperme par éjaculation, dès la fin de la puberté, afin de conserver un échantillon dans une banque de sperme », rappelle-t-elle. Cette mesure de précaution permettrait à ces adolescents ou jeunes adultes de préserver leur chance de fonder, plus tard, une famille. 

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Santé

HOLISLIM®, le programme bio de NATURFIT®

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Découvrez Holislim®, le programme bio et complet de Naturfit®, qui permet de détoxifier, drainer et brûler les graisses pour accompagner de façon naturelle la perte de poids.

Le sève de bouleau : l’ingrédient star du programme HOLISLIM®

Véritable élixir naturel, la sève de Bouleau est reconnue depuis des millénaires pour ses propriétés détoxifiantes incomparables. Elle favorise l’élimination des déchets et des toxines qui s’accumulent dans l’organisme, grâce à ses actions drainantes et diurétiques. La sève de Bouleau stimule le fonctionnement des organes dits émonctoires, tels que le foie, les reins ou la peau, ce qui permet de détoxifier son corps en douceur. Elle a aussi un fort pouvoir reminéralisant de par sa richesse en vitamines, minéraux et oligo-éléments. La sève de Bouleau, contrairement à d’autres diurétiques naturels, reminéralise l’organisme en même temps qu’elle le détoxifie.

Au vu de toutes ses qualités, on comprend mieux pourquoi la sève de Bouleau est l’ingrédient phare du programme Holislim® ! Cette cure, composée à 100% d’extraits de plantes BIO, est pensée pour accompagner un objectif de perte de poids et de bien-être, dans le respect des besoins de chaque femme.

HOLISLIM® : un programme complet en 3 étapes pour booster son métabolisme

Avec son programme Holislim®, la marque française 100% féminine Naturfit, ne souhaite pas proposer un énième produit minceur miracle, mais des compléments alimentaires naturels qui aident les femmes à se sentir bien dans leur corps et à retrouver confiance en elles. Cette cure de 30 jours, sous forme d’ampoules, se déroule en 3 temps : 10 jours pour détoxifier son corps, 10 jours pour le drainer et 10 jours pour brûler les graisses.

Le point commun à toutes les ampoules ? De la sève de Bouleau française BIO cultivée en région PACA, 100% pure et récoltée à la main entre mars et avril, dans le respect de l’environnement.

Chacune des 3 formules contient 1 g de sève de Bouleau certifiée BIO et différentes plantes également 100% BIO, choisies pour leurs actions spécifiques, en fonction de l’étape du programme.

Etape 1 : détoxifier

Pour faciliter l’élimination des toxines et soutenir le foie dans le processus de détoxification, les 10 premières ampoules sont composées de sève de Bouleau, en association avec du Pissenlit, du Radis noir et du Fumeterre, tous reconnus pour leur effet détoxifiant.

Etape 2 : drainer

Le drainage est la seconde étape pour retrouver un organisme plus sain et gagner en vitalité. Les ampoules contiennent, en plus de la sève de Bouleau, de la Piloselle et de la Reine des prés qui soutiennent les fonctions d’élimination de l’organisme. On retrouve également du Frêne, qui vient renforcer le drainage.

Etape 3 : brûler les graisses

La dernière étape du programme Holislim® a pour objectif de soutenir la dépense énergétique et de déstocker les graisses. Pour remplir cette mission, les ampoules associent la sève de Bouleau avec du Thé Vert, du Guarana et du Café Vert, reconnus pour leur action brûle-graisses.

À qui s’adresse le programme bio HOLISLIM® ?

Tout au long de la vieles besoins du corps évoluent. Avec le programme Holislim®, la marque Naturfit® souhaite donner un coup de pouce aux femmes qui cherchent à faire un reset de leur corps, pour retrouver de la vitalité et maintenir une silhouette dans laquelle elles se sentent belles.

Pour profiter de tous les bienfaits du programme Holislim®, il est important de bien respecter les conseils d’utilisation et de faire la cure dans sa totalité. Mais une fois encore, Naturfit® pense à tout en proposant un programme facile à intégrer dans un quotidien souvent bien chargé. Une formule complète dans un programme court, adapté aux modes de vie de chacune.

  • Jour 1 à 10 : une ampoule DETOX, le matin ou le midi à diluer dans un demi verre d’eau ;
  • Jour 11 à 20 : une ampoule DRAINER, le matin ou le midi à diluer dans un demi verre d’eau ;
  • Jour 21 à 30 : une ampoule BRÛLER, le matin ou le midi à diluer dans un demi verre d’eau ;

Et bien sûr, le programme Holislim® est à mettre en place dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée, et d’un mode de vie sain.

Avec ce programme bio en 3 étapes, Naturfit® propose donc une solution globale pour se sentir plus légère et détoxifier son corps tout en douceur. Holislim®, c’est 100% de plantes BIO et des formules très concentrées. Le plein de nature dans une petite ampoule, pour permettre à chaque femme de faire de son corps un allié à toutes les étapes de sa vie !

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Santé

à quoi va servir la station de dépollution des eaux pluviales de Champigny-sur-Marne

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Dans l’idée de rendre la Seine et la Marne « baignables » pour les Jeux olympiques et au-delà, les ministres des Sports et de la Transition écologique inaugurent une station de dépollution des eaux pluviales à Champigny-sur-Marne (photo d’illustration prise à la station d’épuration de Valenton, également théâtre de travaux avant les JO).
EMMANUEL DUNAND / AFP Dans l’idée de rendre la Seine et la Marne « baignables » pour les Jeux olympiques et au-delà, les ministres des Sports et de la Transition écologique inaugurent une station de dépollution des eaux pluviales à Champigny-sur-Marne (photo d’illustration prise à la station d’épuration de Valenton, également théâtre de travaux avant les JO).

EMMANUEL DUNAND / AFP

Dans l’idée de rendre la Seine et la Marne « baignables » pour les Jeux olympiques et au-delà, les ministres des Sports et de la Transition écologique inaugurent une station de dépollution des eaux pluviales à Champigny-sur-Marne (photo d’illustration prise à la station d’épuration de Valenton, également théâtre de travaux avant les JO).

JO DE PARIS 2024 – Si Emmanuel Macron, Anne Hidalgo et Amélie Oudéa-Castéra parviennent à tenir leur promesse de piquer une tête dans la Seine, ce sera un peu grâce à la SDEP. Derrière cet acronyme se trouve la Station de Dépollution des Eaux pluviales de Champigny-sur-Marne, nouvel équipement inauguré ce mardi 22 avril dans le Val-de-Marne par la ministre des Sports et son homologue chargé de la Transition écologique, Christophe Béchu.

Car si la baignade est interdite depuis plus d’un siècle dans la Seine, du fait d’un arrêté préfectoral de 1923 encore en vigueur, l’exécutif promet de longue date qu’elle sera de nouveau possible cet été pour les athlètes participant aux Jeux olympiques, puis à terme pour la population. Un engagement qui représente un coût très important pour les finances publiques (environ 1,4 milliard d’euros pour le « plan baignade » dans son ensemble), et qui a nécessité de nombreux grands projets.

Faire face aux pluies importantes

Celui de Champigny-sur-Marne, chiffré à plus de 50 millions d’euros, répond à l’un des principaux enjeux liés à la qualité de l’eau : éviter que des pluies trop importantes ruissellent jusqu’aux cours d’eau et donc aux lieux de baignade en charriant avec elles des polluants amassés en chemin, notamment des eaux usées et polluées. En l’occurrence, la commune du sud-est de Paris accueille le bassin-versant du ru de la Lande, c’est-à-dire que tout un système de petits cours d’eau, alimentés par les précipitations, s’y jettent dans la Marne.

C’est la raison pour laquelle le site a été choisi pour recueillir ces eaux pluviales, les collecter, les traiter et enfin les rejeter propres dans la rivière.

À Champigny-sur-Marne, quelque 8000 mètres cubes d’eau de pluie vont pouvoir être stockés, dépollués et finalement rejetés propres dans la Marne.
Capture d’écran YouTube À Champigny-sur-Marne, quelque 8000 mètres cubes d’eau de pluie vont pouvoir être stockés, dépollués et finalement rejetés propres dans la Marne.

Capture d’écran YouTube

À Champigny-sur-Marne, quelque 8000 mètres cubes d’eau de pluie vont pouvoir être stockés, dépollués et finalement rejetés propres dans la Marne.

Comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessous, plusieurs lieux de collecte ont ainsi été créés à Champigny-sur-Marne depuis le début des travaux, en 2020, pour récupérer les eaux de pluie dans un réservoir de 8 000 mètres cubes.

Pour rappel, en juillet 2023, c’est à cause de pluies très importantes que les niveaux de pollution relevés dans la Seine avaient bondi, conduisant à l’annulation des épreuves test de natation en eau vive censées servir de grande répétition, en plein Paris, aux Jeux olympiques de cet été. Depuis, un autre immense bassin destiné à la captation de ces eaux pluviales a été construit aux environs de la gare d’Austerlitz, dans le XIIIe arrondissement.

Relâcher une eau propre dans la nature

La station du Val-de-Marne ne fait pas que conserver les eaux pluviales pour qu’elles ne se déversent pas : elle les traite aussi, à raison de 700 litres par seconde.

Au cours d’un périple à travers plusieurs grilles destinées à filtrer les déchets et les impuretés, mais aussi des bassins de décantation permettant de nettoyer les matières en suspension, et enfin un passage sous des lampes UV éliminant les bactéries, l’eau des précipitations est rendue propre et finalement rejetée dans la Marne, qui rejoint ensuite la Seine au niveau de Charenton-le-Pont et Ivry-sur-Seine, quelques kilomètres plus loin.

C’est dans la même logique que les deux grandes stations d’épuration du sud-est de Paris ont fait l’objet de travaux de modernisation, à Valenton (dans le Val-de-Marne) et Noisy-le-Grand (en Seine-Saint-Denis). Surtout, rappelle le cabinet de Christophe Béchu à la veille de l’inauguration, un accent particulier a été mis sur le contrôle et la mise en conformité des branchements du système d’eau aux abords de Paris. Au total, quelque 10 000 « mauvais branchements » qui participaient à ce que des eaux usées soient rejetées dans la Seine et la Marne doivent avoir été corrigés d’ici aux JO.

Des « jours de contingence » en cas de problèmes météo

Reste qu’en cas de forts orages par exemple ou d’erreur humaine comme celle qui avait conduit à la pollution de la Seine au beau milieu des épreuves test de triathlon, en août dernier, tous ces équipements pourraient ne pas suffire. Raison pour laquelle les autorités insistent sur les « jours de contingence » d’ores et déjà prévus autour des épreuves prévues dans le fleuve parisien et devant permettre un report, le temps que l’eau soit de nouveau baignable. À cet égard, le ministère des Sports prévoit un renforcement des contrôles, qui deviendront quotidiens à partir de la fin mai, et des procédures durcies.

Quant à savoir si le grand public, lui aussi, pourra se baigner dans la Seine et la Marne d’ici à l’été 2025, une trentaine de sites possibles ont déjà été identifiés et/ou sont candidats (parmi lesquels Maisons-Alfort et trois lieux dans Paris par exemple). Et puisqu’il n’est pas prévu que les arrêtés préfectoraux d’interdiction soient abrogés (la baignade est également interdite dans la Marne, depuis 1970), mais seulement que des dérogations soient accordées ponctuellement par le préfet d’Île-de-France, il faudra encore que la baignade soit compatible avec le trafic fluvial et les autres activités pour être autorisée.

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Santé

Énervée de l’attente, une femme enceinte agresse trois soignants à l’hôpital de Marseille

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La situation a dégénéré à l’hôpital de Marseille. Dans les couloirs de l’hôpital Nord de Marseille, une femme d’une quarantaine d’années s’impatiente pour voir un soignant aux urgences obstétricales. Mais, elle juge le temps d’attente trop long.

Selon plusieurs médias, elle s’énerve et porte des coups de tête et des coups de pied à plusieurs membres du personnel soignant. Elle a même utilisé un balai qui se trouvait à proximité pour agresser les soignants. « Cette dame agressive, s’est jetée sur la sage-femme, lui a mis un coup de poing, lui a craché dessus, une autre collègue sage-femme qui a voulu s’interposer, s’est pris un gros coup de balai dans la main, que la dame a trouvé sur le chariot de la femme de ménage. Et la femme de ménage aussi s’est prise des crachats, et des coups de pied dans le ventre », raconte un témoin de la scène au micro de BFM Marseille.

Il a été nécessaire que la sécurité et les forces de l’ordre interviennent pour rétablir le calme. Le compagnon de la patiente a également dû intervenir pour apaiser la situation. Cette dernière a été transférée dans un autre service. Les trois personnes blessées sont en arrêt maladie et une des sages-femmes s’est vue prescrire une ITT de trois jours. Les membres du personnel agressés ont été pris en charge par une cellule psychologique et une réunion entre les syndicats et la direction de l’hôpital a eu lieu. « Le risque c’est que les sages-femmes de ces secteurs ne veuillent plus rester. […] Nous demandons une prime de risque dans les établissements difficiles », pointe Kader Benayed, secrétaire général adjoint de SUD santé 13.

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